Cadence (jazz)

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Dans la musique occidentale, une cadence — de l'italien cadenza, qui signifie chute — est une succession d'accords donnant une forme et un cadre au morceau qui participe à l'effet produit par celle-ci.
- La structure de la cadence détermine un certain nombre d'effets liés au rapports qu'entretiennent les accords entre eux — certaines notes et certains accords ont tendance à être attirés par d'autres, ou du moins, amènent à d'autres, pour des r
Cadence (jazz)

Dans la musique occidentale, une cadence — de l'italien cadenza, qui signifie chute — est une succession d'accords donnant une forme et un cadre au morceau qui participe à l'effet produit par celle-ci.
- La structure de la cadence détermine un certain nombre d'effets liés au rapports qu'entretiennent les accords entre eux — certaines notes et certains accords ont tendance à être attirés par d'autres, ou du moins, amènent à d'autres, pour des raisons de consonances et de dissonances. Par ailleurs, le résultat d'une cadence peut également être déterminé par les origines culturelles, c’est-à-dire, par les types de musique auxquels l'oreille des auditeurs est habituée. Les rapports harmoniques entre les notes — dissonances et consonances — et les origines culturelles sont on ne peut plus liés.
- Pour comprendre les cadences, il est utile d'avoir en tête un ou plusieurs tableaux modaux.
- Le présent article traitera essentiellement des cadences dans le jazz et les musiques populaires dérivées ou apparentées. Pour plus d'informations sur les cadences dans la musique en général, consulter l'article Cadence (musique).

Cadences et structures

Il existe plusieurs « types » de cadences en fonction de leurs caractéristiques.

Cadences diatoniques

- V - I : c'est une cadence dite « parfaite », car sa consonance est dite parfaite, ou ouverte — le rapport harmonique entre la fondamentale, ou tonique, et la quinte, est une consonance « idéale », cela est dû à l'ordre des harmoniques lors de l'émission d'un son.
- I - V : demi-cadence ;
- V - VI : cadence rompue ;
- VI - II - V - I : le fameux « anatole » ;
- II - V - I : le très célèbre « deux, cinq, un » ;
- I - IV - V : cadence utilisée dans le blues ou le rock principalement. Cette liste de cadences n'est pas exhaustive, il en existe beaucoup d'autres qui portent des noms, ou non (exemple : anatole, le christophe…). Exemple de cadence « simple » sur une tonalité mineure (cf. tableau modal mineur) : En degrés, le tableau donnerait ceci : Il exite des cadences qui ne sont pas diatoniques, c’est-à-dire qui comportent des accords étrangers à la tonalité.

Cadences non diatoniques

Il arrive que certaines grilles comportent des accords étrangers à la tonalité. Il y a au moins deux raisons à cela :
- soit il y a pendant le morceau un changement de tonalité — modulation ;
- soit on garde la même tonalité, mais on introduit des accords d'une autre tonalité — accords « empruntés ». :Exemple : F7 ne peut pas appartenir à la tonalité de Eb majeur, car son II-m7 est Fm7 et l'accord de 7 dans une gamme majeure n'est présent que sur le V de la gamme. (cf. tableau modal). Il est possible de repérer les changements de tonalité, ainsi que les emprunts.

Cadences et substitutions

Substitution diatonique

Il s'agit là de remplacer un accord par un autre, tout en conservant la fonction de l'accord substitué, dans le cadre d'une suite harmonique et d'une tonalité. Le but est en particulier de jouer sur les "couleurs" d'une suite harmonique sans changer ni sa structure tonale globale ni ses rapports de tensions/detentes. Les principes de substitutions (diatoniques ou non) sont intimement liés à ceux des enrichissements. Substitutions et enrichissements sont deux systèmes qui permettent de décrire et d'utiliser la même chose mais le point de vue change, ce qui peut amener à ouvrir des arborescences differentes. Je me propose donc de décrire paralellement ces deux systemes, dans le cadre diatonique.

Substitution tritonique

Il convient tout d'abord de préciser qu'une gamme, qui va de la tonique jusqu'à l'octave supérieure ou inférieure, comporte huit degrés (ou notes) et s'étale sur 6 tons (intervalles sonores constants), de la manière suivante (ici pour une gamme de Do Majeur) : degrés : Do Ré Mi Fa Sol La Si Do tons (écarts) : 1 1 1/2 1 1 1 1/2 Note : on parlera de cette gamme majeure comme étant structurée en "1 | 1 | 1/2 | 1 | 1 | 1 | 1/2", trait commun à toute les gammes construites avec les mêmes écarts entre leurs degrés. Venons à présent à la substitution tritonique ; comme son nom l'indique, elle consiste à substituer un accord, typiquement celui de cinquième, avec un accord dont la tonique est décalée de 3 tons. Il faut noter que, les gammes étant construites sur un total de 6 tons, il n'existe donc qu'une seule substitution tritonique par accord considéré (i.e. on peut compter les 3 tons en montant ou en descendant la gamme). dans la gamme de Do Majeur, on substituera dans la majorité des cas l'accord de cinquième, c'est à dire Sol 7, noté souvent G7, et dont l'arpège est Sol-Si-Ré-Fa (ou G-B-D-F). sa substitution tritonique est Db7 (ou Ré bémol 7), arpégé Réb-Fa-Lab-Si (ou Db-F-Ab-B). Cet accord de Db7 n'est pas dans la gamme de Do, et on pourrait donc penser qu'il est nécessaire de changer de gamme pour utiliser cet accord dans un morceau, d'autant plus que les deux notes modulantes sont la tonique et la quinte, les piliers classiques d'un accord. Mais il n'en est rien en Jazz, puisque cette musique considère la tierce et la septième comme étant les notes les plus importantes d'un accord, car le jazz se focalise sur l'harmonie. Une substitution tritonique a donc pour effet de remplacer un accord par un autre qui possède les memes tierces et septièmes, mais inversées : ici Si est la tierce de G7 et la septième de Db7, inversement pour Fa. C'est cet intérêt pour l'harmonie qui permet de substituer G7 avec Db7, car Réb et Lab apportent de la "couleur" au morceau ; lorsque l'on improvisera, on prendra soin d'intégrer les notes modulantes Réb et/ou Lab au chorus, de manière à souligner le passage sur cet accord. D'autre part, les substitutions tritoniques sont très utilisées dans les structures (ou cadences) en II-V-I, ce qui revient à un II-IIb-I ; celà produit un effet de descente progressive du II vers le I, là ou le II-V-I classique passe par le V pour relancer la tension harmonique qui se résout avec le I.

Voir aussi

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Sujets connexes
Accord (musique)   Accord d'emprunt   Blues   Cadence (musique)   Consonance   Culture   Degré (musique tonale)   Dissonance   Fondamentale   Harmonie   Harmonique   Italien   Jazz   Mode (musique tonale)   Modulation (musique)   Mouvement harmonique   Musique   Musique occidentale   Musique populaire   Note   Quinte   Substitution tritonique   Tonalité   Type de musique  
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