Vitrolles (Bouches-du-Rhône)

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Blason de Vitrolles Vitrolles (en occitan provençal: Vitròla selon la norme classique ou Vitrolo selon la norme mistralienne) est une commune française, située dans le département des Bouches-du-Rhône et la région Provence-Alpes-Côte d'Azur. Ses habitants sont les Vitrollais. Située au bord de la rive Est de l'étang de Berre, non loin de l'aéroport de Marseille-Marignane et de la gare TGV Aix-en-Provence, Vitrolles se
Vitrolles (Bouches-du-Rhône)

Blason de Vitrolles Vitrolles (en occitan provençal: Vitròla selon la norme classique ou Vitrolo selon la norme mistralienne) est une commune française, située dans le département des Bouches-du-Rhône et la région Provence-Alpes-Côte d'Azur. Ses habitants sont les Vitrollais. Située au bord de la rive Est de l'étang de Berre, non loin de l'aéroport de Marseille-Marignane et de la gare TGV Aix-en-Provence, Vitrolles se situe au milieu du triangle Salon, Aix-en-Provence, Marseille. Coincés entre l'aéroport et l'autoroute, d'anciens marais salants, les Salins du lion, malgré leur petite surface, présente une grande diversité d'oiseaux observables toute l'année.
- Population en 2002 : 37 760 habitants

Histoire

La première mention écrite du lieu, dit "castrum quod vocatur Vitrolla" apparaît dans un cartulaire de l'abbaye de Saint-Victor de Marseille en 994. Le village de Vitrolles prend sa naissance vers le de notre ère quand, à la chute de l'empire romain, la population de la region cherche à se proteger des invasions barbares, Goths, Francs et Sarrasins, en se réfugiant autour du rocher de granit rose (le rocher = lou roucas en provençal) dominant la plaine du massif de l'Arbois. Le village se constitue alors autour de celui-ci et s'entoure de remparts comportant deux portes : Notre Dame au sud et le Portalet à l'ouest. Pendant la majeure partie du Moyen Âge le village passe de mains en mains aux différentes familles comtales provençale et sera même confisqué par la reine Jeanne qui la revend pour 3000 florins. C'est pendant le Moyen Âge que seront construites sur le rocher la chapelle Notre Dame de Vie et la tour Sarrasine (inscrite à l'inventaire des monuments historiques) qui figure sur le blason de la ville. Le village reviendra dans le domaine comtal en 1461 jusqu'à l'annexion de la Provence par le roi Louis XI. Jusqu'à la révolution française le village est nommé Vitrolles-lez-Martigues. En 1802 le village prend le nom de Vitrolles. Au cours du , Vitrolles se modernise avec notamment la dénomination de ses voies et rues, durant cette période le village compte une population de 1000 habitants en moyenne. Durant la première moitié du le nom de Vitrolles changera pour devenir Vitrolles le Roucas ou Vitrolles lou roucas pour finalement prendre sa forme définitive en 1962. La population a alors tendance à décroître régulierement jusqu'a la fin des années 1950, quand l'expension du port autonome de Marseille provoque l'arrivée de grands groupes industriels (principalement des groupes pétroliers mais aussi liés à la siderurgie) autour de l'étang de Berre. Avec le développement du port jusqu'a Fos-sur-Mer, la partie ouest du département des bouches du Rhône est promise à un développement exceptionnel. L'État projette la création d'au moins une ville nouvelle autour de l'étang de Berre. Ce projet rencontrant le refus des élus locaux et surtout de ceux de la ville de Marseille, il fut décidé qu'une "agglomération nouvelle" sera faite à partir des centres anciens. L'État dota les communes d'une structures similaire à celle des "villes nouvelles" de l'époque qui se créaient autour de Paris et près de Lyon mais le syndicat communautaire d'aménagement ainsi créé eu à développer des territoires discontinus le long des rives de l'étang de Berre. C'est ainsi que les petits villages provençaux situés au bord de l'étang comme Berre-l'Étang, Vitrolles, Istres, Fos-sur-Mer, Miramas ou Marignane reçoivent alors des subventions de l'État afin de construire au plus vite des logements. Des HLM sont construites et Vitrolles voit sa population augmenter considérablement, la création d'une zone industrielle et le retour des Français d'Algérie dont la ville absorbe une bonne partie, provoque un développement très rapide et souvent urbainement mal conçu. Vitrolles passe en quelques années du statut de pittoresque village provençal à celui de "ville dortoir".

Lieux touristiques et monuments


- La Chapelle Notre Dame de Vie
: Elle trône au sommet du rocher. Accessible par un escalier taillé dans la roche calcaire, cette modeste construction fût bâtie dès le début de la période romane, autour de l’an mil et traduit les influences des églises de Catalogne, elles-mêmes teintées d’inspiration arabe. L’édifice possède plusieurs originalités. Le plan est tréflé mais l’abside et les absidioles sont noyées dans un massif de maçonnerie et ne se perçoivent pas de l’extérieurPar ailleurs, l’arc outrepassé de la porte primitive a été bouché mais est encore visible sur la façade. L’église présente une corniche, située à l’extérieur de l’abside et soutenue des côtés nord et sud par un corbeau représentant une tête imberbe, couronnée d’une coiffure conique comme celle des Persans. L’édifice a connu plusieurs modifications successives : premiers agrandissements vers 1636, création du clocher moderne en 1861, démolition de l’ermitage accolé côté ouest en 1898, etc. Cette chapelle abrite une statue ancienne en bois polychrome de la "Vierge à l'enfant". Le 14 août, la vierge descend du rocher à l'occasion d'une procession, et est exposée temporairement à l'église Saint-Gérard de Tenque.
- La tour sarrasine
: Cette tour est inscrite à l’inventaire des Monuments historiques. Bien que la date de sa construction soit inconnue, il est permis de penser, au vu des murs en moellons de petit appareil, qu’elle date du et faisait partie d’une place fortifiée enveloppant le haut du Rocher. Elle servit de lieu de garnison jusqu’au , parfois même de prison momentanée jusque vers 1850. Elle est parfois dénommée «la forteresse» ou simplement «la voûte». Jadis plus élevée, elle était pourvue sur son étage supérieur de minuscules ouvertures et de créneaux, visibles sur les armoiries vitrollaises.
- L'église Saint-Gérard
: La première église paroissiale Saint-Gérard (en l'honneur de Gérard de Tenque fondateur de l'ordre de Malte) se trouvait au fond du vieux cimetière. La toiture prenant appui sur le flanc du rocher, il y avait inévitablement des chutes de pierres et des dégâts fréquents. Après maints atermoiements, en 1732, le conseil de la communauté décide de construire une nouvelle église hors des remparts, laquelle sera terminée en 1744. La coordination des travaux est alors confiée à un architecte d’Aix-en-Provence, Henry Vallon. Le nouvel édifice est conçu dans le style roman avec un clocher à coupole byzantine et offre un ornement soigné : trois nefs voûtées en pierre de taille, un chœur de forme hexagonale, deux travées, un maître-autel en bois doré attribué au sculpteur Pierre Puget, symbolisant l’ancien et le nouveau testament, deux bustes en bois plâtré (saint Pierre et saint Gérard) et plusieurs tableaux des XVIIe et XVIIIe siècles dont un, l’Assomption de la Vierge (1709), signé Jean Claude Cundier. Ces derniers ont été restaurés en 2004 en même temps que l'église.
- La porte Notre Dame et le Portalet
: Au Moyen Âge, ces deux portes permettaient l'accès au village ceinturé de remparts. Au sud la porte Notre Dame abritait en 1668, l'annexe de l'hôpital avant d'accueillir la mairie en 1883. Après ce passage la rue du Portalet se termine par la porte ouest ou Portalet. On peut apercevoir sur les façades, des vestiges de l'époque médiévale Source et photos :

Administration

L'extrême droite à Vitrolles

En 1995, Bruno Mégret membre du parti politique d'extrême droite Front national se présente aux élections municipales face à la liste du maire sortant socialiste, l'avocat Jean-Jacques Anglade. Il échoue au second tour mais aura réussi à obtenir 43% des voix au premier tour de scrutin, ce qui est le plus gros score jamais réalisé par un candidat du Front national dans une ville de plus de 30 000 habitants. L'élection est annulée par le conseil d'État en 1997 pour dépassement des frais de campagne et Bruno Mégret, frappé d'inéligibilité ne peut se représenter, il est remplacé par sa femme Catherine qui sera élue avec près de 53% des voix au second tour. Pendant "l'ère Mégret", la ville sera l'objet de changements notables en particulier sur le plan culturel. Le cinéma d'Art et Essai "les Lumières" sera fermé par l'administration Mégret et sa directrice Régine Juin, congédiée pour avoir diffusé un film sur le Sida suivi d'un débat. La plupart des associations culturelles ou sportives de la ville auront leurs subventions considérablement amoindries, voire supprimées. Le cas le plus célèbre restant celui du "sous-marin" une association de jeunesse du centre ville, qui refusant de se plier aux injections de fermeture de la mairie, verra son entrée murée par les services de la mairie. Le drapeau provençal à rayures jaunes et rouges flottant de coutume sur la mairie aux côtés des drapeaux français et européens sera remplacé par l'ancien drapeau royal des comtes de Provence et la ville renommée "Vitrolles en Provence" (appellation qui sera refusée par la préfecture). Certains noms de rues seront arbitrairement changés sans consultation publique, l'avenue Jean-Marie Tjibaou deviendra par exemple l'avenue Jean-Pierre Stirbois. En 2001, Catherine Mégret est réélue maire de Vitrolles avec 45, 3% des voix contre 44, 1% pour la liste socialiste et 10, 6% pour la liste de droite, cette élection sera de nouveau annulée courant 2002 pour cause de tract diffamant le candidat de droite. Le 6 octobre 2002, le docteur Guy Obino (PS) est élu face à Catherine Mégret avec 54, 05% des voix.

Démographie

Liste des maires de Vitrolles

-1800-1808 : Paul Gueidon
-1808-1812 : Pierre Joseph Gabriel Bertrand
-1813-1817 : Louis Barrigue de Monvalon
-1817-1823 : Jacques Pierre Hilarion Audibert
-1824-1830 : Louis Martin
-1830-1831 : Honoré-Étienne Emery
-1831-1837 : Hyppolite Baret
-1837-1842 : André Guilhen
-1842-1844 : Joseph Constant dit Constant le riche
-1844-1846 : Barthélemy Bontoux
-1847-1848 : Jean-Étienne Bonsignour
-1848-1848 : Casimir Berard
-1848-1850 : Jean-Joseph Audibert
-1850-1850 : Louis Faren
-1850-1863 : Honoré Lataud
-1863-1865 : Jean-Pierre Christophe
-1865-1867 : Jules Aimard
-1867-1870 : Jean Antoine Audibert
-1870-1874 : François Hilaire Touche
-1874-1878 : Lucien Sauvat
-1878-1892 : François Hilaire Touche
-1892-1908 : Vital Rouard
-1908-1912 : Pierre Gustave Constant
-1912-1925 : Cyprien Touche
-1925-1944 : Jules Guibaud
-1944-1954 : Henri Loubet
-1954-1966 : Victor Martin
-1966-1977 : Henri Bremond
-1977-1983 : Pierre Scelles
-1983-1997 : Jean-Jacques Anglade
-1997-2002 : Catherine Mégret
-Depuis 2002 : Guy Obino

Voir aussi

-Communes des Bouches-du-Rhône
-Les Pennes Mirabeau
-Marignane
-Rognac ==
Sujets connexes
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