Hugo Chávez

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Hugo Chávez Hugo Rafael Chávez Frías, né le à Sabaneta dans les llanos, au sud du Venezuela, est le président du Venezuela depuis le 2 février 1999.
Hugo Chávez

Hugo Chávez Hugo Rafael Chávez Frías, né le à Sabaneta dans les llanos, au sud du Venezuela, est le président du Venezuela depuis le 2 février 1999.

Débuts

Fils de Hugo de los Reyes Chávez et d'Elena Frías de Chávez, tous deux enseignants, il a quatre enfants (Rosa Virginia, María Gabriela, Hugo Rafael et Rosinés). Il a été marié deux fois et est actuellement séparé de sa seconde épouse. Dans sa jeunesse, ses parents décident de l'envoyer à l'Académie militaire du Venezuela qu'il quitte avec le diplôme de Sciences et Arts militaires. Il étudie également la science politique à l'université Simón Bolívar de Caracas en 1989-1990, et obtient sa maîtrise. Le 24 juillet 1983, lors de la journée du 200 anniversaire de la naissance du Libertador (Libérateur) du Venezuela et des autres colonies espagnoles d'Amérique du Sud, Simón Bolívar, Chávez crée avec notamment Raúl Isaías Baduel, au sein de l'armée, le Movimiento Bolivariano Revolucionario 200 (Mouvement révolutionnaire bolivarien 200, MBR-200) d'orientation socialiste.

Les coups d'État manqués (1992)

Le 4 février 1992, le MBR-200, dirigé par Hugo Chávez, tente un coup d'État contre le président Carlos Andres Perez. Le putsch prend pour nom « opération Ezequiel Zamora ». Cette tentative échoue, et Chávez est emprisonné pendant deux ans, épreuve à laquelle il se référera en évoquant « la prison de la dignité ». Lors de son séjour carcéral, il enregistre une vidéocassette dans laquelle il appelle à l'insurrection. Elle est diffusée vers 4 heures du matin dans la nuit du 26 au 27 novembre 1992, lors d'un deuxième coup d'État préparé par le MBR-200. La deuxième tentative avorte également, bien que les membres du MBR-200 aient tout de même pris le contrôle du pays pendant quelques minutes. En 1994, Rafael Caldera est élu pour la deuxième fois au Venezuela. Réalisant une de ses promesses politiques faites avant d'être élu, il ordonne la libération de Chávez. C'est à cette époque que Chávez fait la connaissance, par l'intermédiaire des Carapintadas (qui étaient en contact avec plusieurs des membres du MBR-200), de l'idéologue argentin négationniste Norberto Ceresolecf. Alberto Barrera Tyszka & Cristina Marcano, et Alberto Garrido, « Ceresole, la periodista y los Carapintadas » in , qui fera partie de son entourage jusqu'en 1999 et sera finalement contraint de quitter le Venezuela au terme d'une importante polémique.

La présidence de Hugo Chávez

Première élection à la tête du Venezuela (1998)

Une fois libéré, Chávez crée un parti politique nommé « Movimiento Quinta República, MVR » (Mouvement cinquième république), une version civile du MBR-200. C'est à la tête de ce parti qu'il prendra le pouvoir, quatre ans plus tard. En 1998, année de deux élections (législatives et présidentielle), sa cote dans les sondages augmente progressivement (30 % en mai, 39 % en août). Le slogan de la campagne électorale de Chávez le proclame « fléau de l'oligarchie et héros des pauvres ». La coalition de partis de gauche, rassemblée autour du MVR, remporte 34 % des sièges du Congrès national lors des élections législatives du 8 novembre 1998. Les deux partis Action Démocratique et COPEI qui s'étaient jusqu'alors partagés le pouvoir n'obtiennent ensemble que 9 % des voix. Chávez sort ensuite victorieux de l’élection présidentielle de 1998 avec 56 % des voix, la plus grande majorité à l’élection présidentielle depuis 40 ans au Venezuela. Le 2 février 1999, Chávez prête serment sur une constitution qu'il qualifie de moribonde, et promet un référendum afin de former une nouvelle Assemblée constituante. Il annule également le défilé militaire qui accompagne habituellement cette cérémonie, voulant ainsi illustrer la soumission de l'armée aux autorités civiles. Il est par contre remis au 4 février, date anniversaire de sa première tentative de coup d'État. Hugo Chávez à Porto Alegre, le 26 janvier 2003 Le 25 avril de la même année, 80 % des participants au référendum acceptent la formation d'une nouvelle Assemblée constituante, assortie d'une promesse d'élection générale, comprenant le poste de président, pour l'année 2000. Le faible taux de participation (40 % des inscrits) illustre le peu d'intérêt de la population pour ce débat constitutionnel. Le 7 août 1999, la nouvelle Assemblée constituante voit le jour. Elle a alors pour mandat de préparer une nouvelle constitution, afin de remplacer celle de 1961. Les 131 membres de l'Assemblée, la plupart sans aucune expérience politique, n'ont que trois mois pour la rédiger, ce qui est peu compte tenu de l'ampleur de la tâche. Pour la deuxième fois en un an, les Vénézuéliens ont à voter lors d'un référendum, cette fois pour l'adoption de cette nouvelle constitution. Les principaux changements de la Constitution bolivarienne du Venezuela par rapport à l'ancienne constitution sont :
- Changement de nom du pays en « République bolivarienne du Venezuela ».
- Abolition du Sénat, passant ainsi à un système monocaméral ;
- Le mandat du président passe de 5 ans à 6 ans ;
- Le président peut être réélu immédiatement à la fin de son mandat, une fois uniquement. La constitution antérieure permettait la réélection du président, mais seulement après une période d'au moins 10 ans.
- Mise en vigueur du « Référendum révocatoire » qui permet au peuple de destituer n'importe quel gouvernant, fonctionnaire ou administrateur public, y compris le président ; Le référendum du 15 décembre 1999 entérine la nouvelle constitution, le oui l'emportant avec 71, 4 % des voix. 55 % de la population en droit de voter s'est présentée aux urnes.

Première réélection (2000)

Néstor Kirchner et Hugo Chávez en juillet 2004 Les élections générales promises par Chávez ont lieu le 30 juillet 2000. Chávez est réélu président avec 59, 5 % des voix. Le MVR remporte 76 des 165 sièges de l'Assemblée nationale, ainsi que les gouvernements de 12 des 23 États (régions administratives) du pays. Dans les États de Merida et de Trujillo, l'armée doit intervenir, les gouverneurs sortants, soutenus par des manifestants, refusant d'accepter leurs défaites. Le 10 août 2000, dans le cadre d'une tournée de l'OPEP (pays producteurs de pétrole), Chávez se rend en Irak pour une visite officielle. Il est le premier chef d'État à se rendre en Irak depuis la guerre du Golfe en 1990.

La polarisation du peuple vénézuélien

À la suite des attentats du 11 septembre 2001, les cours du pétrole brut s'effondrent. Cela provoque une crise économique au Venezuela, troisième exportateur mondial de pétrole. Le gouvernement, faute de moyens financiers, est aux prises avec des troubles sociaux. Le patronat accuse les réformes sociales d'être à l'origine de la crise du pays. Le 10 décembre 2001, le patronat et les syndicats vénézuéliens appellent à une grève générale pour protester contre les mesures économiques d'Hugo Chávez. Cette grève paralyse le pays pendant plus de 12 heures. Des milliers de partisans du gouvernement se réunissent à Caracas, afin de soutenir le président, et écoutent un discours de Chávez vantant les mérites de ses mesures. Cette grève et cette manifestation en faveur du gouvernement illustrent la polarisation du peuple vénézuélien. D'un côté, la partie de la population avantagée par l'ancien système économique, notamment les personnes liées à l'industrie pétrolière, accusées, en premier lieu par Chávez, d'être corrompues. Ils jouissent de l'appui du patronat et des médias locaux, et sont très bien organisés. De l'autre côté, la majorité de la population, qui vit sous le seuil de pauvreté (80 % des Vénézuéliens), au profit de laquelle sont destinées les réformes du nouveau gouvernement. C'est cette majorité qui a porté Hugo Chávez à la présidence et qui continue de le soutenir. Durant le mois de février 2002, trois officiers, le contre-amiral Carlos Molina Tamayo, le colonel Pedro Soto et le capitaine Pedro Flores, demandent tour à tour la démission du président et appellent la population au soulèvement. Hugo Chávez réplique dans un discours à la nation que « le Venezuela est engagé dans une lutte entre la vie et la mort, entre le passé et le futur ». Aucune mesure de sanction ne fut prise contre ces officiers, Chávez prônant une « absolue liberté d'expression ». Le dimanche 7 avril, Chávez, en direct à la télé et avec un sifflet (voir les archives du programme Alo Presidente), met à la porte sept dirigeants de la Compagnie nationale des pétroles du Venezuela (PDVSA), et en force douze autres à prendre leur retraite. Mécontents, les cadres de la compagnie protestent, ce qui incite la principale centrale syndicale ouvrière du pays, la Confederacion de Trabajadores de Venezuela (Confédération des travailleurs du Venezuela, CTV), dans une décision soutenue par le patronat, à appeler la population à une grève générale de 24 heures. La CTV est majoritairement composée des membres des deux partis ayant formé le précédent gouvernement, l'Accion Democrática (AD) et le Partido Social Cristiano de Venezuela (COPEI). Quant au secteur pétrolier, responsable de 80 % des exportations du pays mais n'employant que 2 % de la main d'œuvre, il bénéficie d'un poids disproportionné lors des grèves.

Le coup d'État de Carmona (2002)

Le 11 avril 2002, une gigantesque manifestation de l'opposition se dirige vers le palais présidentiel de Miraflores. Au niveau du pont « Llaguno », sur lequel sont rassemblés de nombreux partisans d'Hugo Chávez, des francs-tireurs postés sur les édifices alentour ouvrent le feu sur la foule. Dans la soirée, un groupe de militaires, par la voix du général Lucas Rincon, demande à Hugo Chávez de démissionner, mais il refuse. Hugo Chávez est arrêté et un nouveau gouvernement autoproclamé est mis en place. Pedro Carmona, président de la chambre de commerce du Venezuela, en prend la tête. Il a été reçu, quelque temps auparavant, à la Maison Blanche et par le Premier ministre espagnol, José Maria Aznar. Madrid et Washington reconnaissent le nouveau gouvernement. Le lendemain, malgré un silence médiatique établi par les putschistes en place, a lieu une manifestation massive de la population de Caracas, soutenue par la garde présidentielle restée fidèle à Chávez, qui renverse Carmona. Les ministres de Chávez qui s'étaient pour la plupart cachés reprennent leurs fonctions. Comme le prévoit la Constitution, le vice-président Diosdado Cabello assume l'intérim de la présidence, jusqu'à ce qu'Hugo Chávez soit localisé, puis libéré. Pendant ce bref pouvoir, Carmona a :
- dissout l'Assemblée nationale et promis des élections législatives pour décembre 2002 ;
- promis une élection présidentielle dans l'année ;
- déclaré l'annulation de la constitution de 1999 introduite par Chávez ;
- promis un retour au système parlementaire bicaméral ;
- annulé 49 lois qui donnaient au gouvernement un plus grand contrôle sur l'économie ;
- rétabli le général en retraite Guaicaipuro Lameda comme président de la compagnie Petróleos de Venezuela ;
- renvoyé les juges de la Cour suprême. Ces événements sont filmés par des journalistes d'une chaîne irlandaise, Radio Telefís Éireann, qui étaient sur place pour tourner un reportage sur le programme d'Hugo Chávez. Ils en ont tiré un documentaire controversé, The Revolution will be not televised (Chavez, le film). Le 18 décembre 2005, le président colombien Alvaro Uribe dénonce le « complot » organisé par d'anciens militaires vénézuéliens contre Hugo Chávez. Ils se seraient réunis à Bogotá dans le bâtiment de la force publique colombienne, avec des militaires colombiens.

Le référendum révocatoire de mi-mandat (2004)

Hugo Chávez a mis en place, dans la nouvelle constitution, la possibilité pour le peuple de décider de la révocation du président vénézuélien, une fois la moitié de son mandat effectué. L'opposition a réuni le nombre de signatures nécessaires pour entamer la procédure de révocation à mi-mandat. Mais ces signatures ont été refusées par le Conseil National Electoral (CNE), car elles auraient été réalisées avant la fin de la période de mi-mandat réglementaires. L'opposition a donc repris sa quête de signatures et a de nouveau réuni le nombre suffisant de signatures pour permettre l'organisation du référendum révocatoire. Mais cette fois, le gouvernement et le CNE ont argué que l'opposition s'était livrée à des falsifications et que les noms de certains des signataires appartenaient à des morts ! Dans un climat très tendu, le gouvernement a tout de même décidé d'accepter la liste de signatures présentée par l'opposition et a mis en place pour le 15 août 2004 le référendum révocatoire. À ce moment, tous les sondages donnent Chávez gagnant avec 60 % des intentions de vote. Ce type de référendum n'existe, dans le monde, que dans trois pays. Chávez affirme qu'en cas de victoire, il se représentera à l’élection présidentielle qui suivra, ce qui peut être interprété comme contraire aux dispositions de la Constitution de 1999. Dans le pays, la fracture entre le gouvernement et l'opposition est plus que jamais palpable et les officiels ne font rien pour mettre fin aux tensions. Carlos Andres Perez, ancien président de la république déchu pour corruption, déclare ainsi que « contre Chávez, il faut utiliser la violence (…), une dictature devrait être instaurée ensuite. » Chávez affirme, pour sa part, que les chefs de l'opposition sont pires qu'Hitler... Le référendum révocatoire est mis en place pour le 15 août 2004. Pour en garantir la régularité, il est surveillé par la Fondation Carter et par l'Organisation des États américains (OEA). Des machines à voter fournies par la société italienne Smartmatic sont utilisées lors du scrutin. Plus tard, les autorités décident d'utiliser des machines fournies par la société Choicepoint, qui utilisent les empreintes digitales pour confirmer la régularité des votes. Or, ces machines ont tendance à se bloquer et certaines personnes attendent jusqu'à 12 heures avant de pouvoir voter. La durée d'ouverture des bureaux de vote est prolongée deux fois afin de s'assurer que tout le monde puisse voter. Mais l'important est que les votes se produisent dans le calme. Le soir, les résultats préliminaires indiquent que plus de 58 % des votants se prononcent contre la destitution de Chávez. Ce chiffre est confirmé par la fondation Carter et l'OEA, mais les opposants affirment que le résultat est entaché de fraudes. Dans les jours qui suivent, la majorité de l'opposition s'accorde à reconnaître Chávez gagnant et seul le parti de Mendoza refuse d'admettre la victoire du No. Le résultat final promulgué le 23 août 2004 du CNE : Conseil National Electoral (du Vénézuéla)dirigé par 5 personnes dont 4 étaient ouvertement chavistes donne les chiffres suivants, avalisés par les observateurs internationaux présents sur place :

Seconde réélection (2006) et échec de la réforme institutionnelle (2007)

Le 3 décembre 2006, Chávez gagne l'élection présidentielle avec près de 63 % des voix, battant le chef de l'opposition, Manuel Rosales. Hugo Chavez a depuis lancé une réforme des institutions qui supprime le nombre limite de mandats, inscrit le socialisme dans la constitution et permet des mesures d'exception pour la liberté de la presse ou la liberté d'expression en général. Ainsi, le 24 octobre 2007, le socialisme est inscrit dans la constitution du Vénézuela : pour de nombreux opposants, il s'agit d'une remise en cause du pluralisme politiqueGerardo Reyes, « Le socialisme érigé en doctrine d'État », dans Nuevo Herald, article repris dans Courrier international n°887, 31-10 au 07-11-2007, p.21. Lorsque l'état d'urgence est proclamé, la liberté de la presse est suspendue, ainsi que les normes de la justice. Cette réforme a fait l'objet d'une manifestation étudiante demandant le report du référendum populaire prévu le 2 décembre. Les manifestations ont été dispersées le 2 novembre, Edicom, 2 novembre 2007 sur le site du journal Le Monde. Les manifestations se sont poursuivies et le 8 novembre une fusillade a fait 8 blessés au retour d'une de ces manifestations à Caracas, La Tribune, 8 novembre 2007. L'ancien chef des armées du pays, le général Raul Baduel, qui avait permis le retour au pouvoir de Chavez a qualifié la réforme de en novembre 2007. Il avait déjà dénoncé en juillet 2007 à propos de cette réforme , Le Monde, 7 novembre 2007. Le 2 décembre 2007, l'électorat vénézuélien a rejeté par référendum la réforme constitutionnelle proposée par Hugo Chavez en accordant au "non" une courte majorité de 50, 7%. Hugo Chavez a reconnu sa défaite."Venezuela: séisme politique après le non au référendum de Chavez", AFP, 3 décembre 2007

Des mesures sujettes à polémique

Chávez a menacé les membres des Forces armées en disant que ceux qui n'approuvaient pas la politique du Président n'y avaient pas leur place, bien que l'armée soit, d'après la Constitution bolivarienne, au service de la nation, et non à celui d'un individu ou d'un projet politique. Les entreprises privées ayant des relations contractuelles avec le gouvernement sont invitées à se passer des services des membres de l'opposition et, en particulier, des personnes ayant donné leur signature pour la réalisation du référendum révocatoire de 2004. Le logiciel Maisanta permet ainsi d'identifier les opposants de Chávez grâce à leur numéro de carte d'identité . Le 4 septembre 2006, Hugo Chávez a annoncé l'organisation en 2010 d'un référendum qui permettrait de modifier la constitution afin d'abolir toute limite du nombre de mandats pouvant être effectués par un président. Cette proposition a été interprétée dans certains médias comme Le Monde, le journal de 20h de TF1 du 3 décembre 2006Reportage de Jean Philippe Héquette et d'Alain Ammar. Et ce dernier de déclarer en conclusion du reportage que « S'il est largement réélu, Hugo Chávez a promis d'organiser un référendum qui pourrait lui permettre de devenir président à vie, un cauchemar pour les libéraux et les démocrates du Venezuela » - ou Challenges« Chez lui, Hugo Chávez devrait se faire réélire président pour six ans, à la suite de quoi il veut changer la Constitution pour être président à vie. » - Philippe Boulet-Gercourt, , 30 novembre 2006. comme l'organisation d'une présidence à vie. Le président en titre serait pourtant toujours régulièrement soumis à l'épreuve du suffrage universel. Par ailleurs, dans de nombreux pays aucune limite de mandat n'existe pour le chef de l'État. Le 18 janvier 2007, le parlement vénézuélien (dont tous les membres appartiennent pourtant au MVR (Parti chaviste) puisque l'opposition a boycotté les dernières législatives) accorde à M. Chavez les pleins pouvoirs pour une durée de dix-huit mois, en votant une loi l'autorisant à légiférer par décrets, Le Figaro, 18 janvier 2007.. En avril 2007, Hugo Chavez est accusé, selon les termes du Figaro, de « bâillonner la télévision d'opposition » lorsqu'il refusa de renouveler la licence de RCTV (plus précisément, c'est la commission nationale des télécommunications qui a pris cette décision), la plus ancienne chaine de télévision, critique envers lui jusqu'à soutenir et à favoriser le coup d'État de 2002, Le Figaro, 26 mai 2007.. La concession hertzienne ainsi libérée a été attribuée à la nouvelle télévision publique Teves (« Televisora Venezolana Social »). Une étude de l'Institut de recherches en communication (Ininco) a révèlé que « 74 % des contenus de la chaîne publique relevaient de la propagande gouvernementale ». Marcel Granier, président de RCTV, et d'une dizaine de chaînes de télévision, s'est dit sûr que « la démocratie et RCTV reviendront au Venezuela ». Le quotidien d'opposition Tal Cual a affirmé en éditorial que « la fermeture de RCTV marque le point le plus haut de l'escalade d'agressions contre la liberté d'expression au Venezuela ». « L'Organisation des États américains (OEA) et le Mercosur peuvent bien dire qu'Hugo Chavez est un démocrate, mais ses actes le démentent totalement », a-t-il ajouté, Le Monde, 28 mai 2007.. Cependant, la couverture médiatique occidentale sur l'affaire RCTV a été fortement critiquée et qualifiée ouvertement de "désinformation" par l'ACRIMED, ACRIMED, 1er juin 2007. et le Monde Diplomatique, Monde Diplomatique, 30 mai 2007. notamment. Le 26 mai 2007, L'armée s'empare de l'infrastructure de diffusion de la chaine de télévision RCTV. Le 27 à minuit, elle cesse d'émettre sur le réseau hertzien mais peut émettre sur le cable. Elle ne peut ainsi plus toucher qu’un foyer vénézuélien sur cinq, RFI, 28 mai 2007. Elle y reprend sur le câble le 16 juillet , . Plusieurs milliers d'étudiants ont manifesté contre cette décision, Le Monde, 13 juin 2007. Mgr Baltasar Porras Cardoso, un évêque vénézuélien a dénoncé le « sectarisme » du chef de l'Etat, comparant Chavez à Hitler, Mussolini et Castro dans les colonnes du quotidien brésilien O Estado de Sao Paulo. Le maire de Caracas a considéré que « Le gouvernement ferme les chaînes critiques car il ne veut pas qu'on voie ces . ». A l'inverse des centaines de milliers de manifestants ont manifesté leur soutien à Chavez début juin"Venezuela: manifestation massive pro-Chavez après la fermeture de RCTV". Pour contrer les opposants, M. Chavez a demandé à ses partisans de former des « conseils étudiants », qui pourraient recevoir 600 millions de dollars de l'Etat, Le Monde, 13 juin 2007. Manifestation de soutien à RCTV au Venezuela le 27 mai 2007 Des intellectuels, universitaires et hommes politiques britanniques principalement issus de la gauche radicaleIl faut appeler un chat : quand on a des membres de partis trotskistes, des "left wing of Labour", "altermondialiste", une stalinienne revendiquée, un castriste, etc., radical est un doux euphémisme dont John Pilger, Harold Pinter, Tariq Ali, Kelvin Hopkins et Julia Buxton, ainsi que des universitaires français comme Annie Lacroix-Riz ont soutenu cette décision de ne pas renouveler la concession de la RCTV, en raison de sa participation au coup d'État de 2002 contre Chavez. Ils rappellent que cette chaîne a utilisé son canal pour appeler maintes et maintes fois au soulèvement contre le gouvernement démocratiquement élu, et que les conspirateurs de 2002 ont violé la constitution vénézuélienne en de nombreux points lors des deux jours de leur prise de pouvoirThe Guardian, 26 mai 2007. Le sociologue Luis Lander considère qu'affimer que « RCTV le représentant de la démocratie est une blague », Le Figaro, 26 mai 2007.. Pour sa part, Salim Lamrani, chercheur français spécialiste des relations entre Cuba et les États-Unis, rappelle qu'en 2006 il y avait pas moins de 16 chaînes privées de plus au Vénézuéla par rapport à 2000, contre seulement 4 chaînes publiques supplémentaires. Sur la même période, le nombre de radios privées a augmenté de 75, contre 7 pour le secteur public. Devant une telle augmentation du nombre de médias privés, il considère que l'affirmation d'une volonté d'hégémonie médiatique de la part de Chavez est pour le moins discutable. Les défenseurs de la chaîne rappellent que c'est à la commission de contrôle des médias de traiter ces questions mais qu'elle a été mise sous la coupe de Chavez. Human Rights Watch, Reporters sans frontières, l'Union Européenne ou les États-Unis ont condamné unanimement la décision d'Hugo Chavez. Le président bolivien Evo Morales, allié et ami de M. Chavez, a déclaré qu'il ne fermerait jamais une chaîne de télévision. Le ministre de la communication vénézuélien Willian Lara a ensuite accusé Globovision, une chaine privée locale de Caracas, de diffuser des images subliminales appelant à l'assassinat du président vénézuélienLe ministre reproche à la chaine d'avoir passé des images de l'attentat manqué contre Jean-Paul II accompagnée d'une chanson de Ruben Blades dont les paroles disaient "Have faith".. Le président de Globovision a dénoncé ces allégations comme « ridicules ». Une enquête a été ouverte par le gouvernement chaviste. Parlant de "fascisme" à propos de Globovision, Chavez a enjoint la chaine à "se calmer, autrement c'est moi qui vais leur infliger le calmant". Hugo Chávez en 2006 Deux à trois fois par semaine, toutes les chaînes de télévision et stations de radio doivent interrompre leur programmation et transmettre intégralement et en direct les discours d'Hugo Chavez. Entre 1999 et 2006, les médias ont dû relayer ainsi ces discours à 1 339 reprises, selon un décompte du quotidien El Nacional, soit environ 170 fois par an, Le Monde.. D'après Maxime Vivas, "écrivain, altermondialiste" et auteur d'un livre pour le journal l'Humanité, El Nacional, « journal qui approuva le putsch (qu’il qualifia de "démocratie retrouvée") est d’un anti-chavisme délirant » et affirme que « de toute évidence, le chiffre, à supposer qu’il ne soit pas purement bidonné (comme l’information d’El Nacional annonçant naguère la démission de Chávez) correspond plutôt au total des apparitions de Chávez à la télévision en sept ans, sous des formes diverses et dans des circonstances précises », . Le quotidien vénézuélien El Universal estime que la stratégie de réduction de la liberté de la presse d'Hugo Chavez est plus "raffinée" que la censure pure et simple et passe ainsi par des procès contre les journalistes sur des questions sans rapport avec leur métier pour dissuader la critique. Les agences gouvernementales sont également invitées par des primes à "instiller une autocensure et à neutraliser les critiques éventuelles". Selon El Universal, . L'ONG Espacio Público a ainsi recensé en 2006 106 atteintes à la liberté d'expression, El Universal, 22 juin 2007. De même, le non renouvellement de la licence de la RCTV ne permet plus à la chaine d'être accessible qu'à 1/5 de la population tout en évitant la censure directe. Le 22 juillet 2007, Hugo Chavez a annoncé que les étrangers le critiquant ou critiquant son gouvernement seraient expulsés, The Chicago Tribune, 23 juillet 2007.

Corruption et népotisme

Le journal Le Monde, dans son édition du 2007« Au Venezuela, viva la corruption! », Le Monde, 2007., dénonce la corruption du régime en particulier grâce aux pétrodollars. Selon Le Monde, Hugo Chávez a multiplié les structures destinées à « siphonner » les ressources de Petroleos de Venezuela et les réserves de la Banque centrale. Citant un diplomate, le quotidien donne l'exemple du Fonden (Fonds de développement national), « un objet financier non identifié, un OFNI, une grosse tirelire dont l'usage dépend exclusivement du Président de la République et du ministre des finances ». Ces fonds ont des recettes de 22 milliards de dollars contre 60 pour le reste du budget. Selon Eleazar Diaz Rangel, directeur du quotidien Ultimas Noticias, favorable à Chávez, « un organisme comme le Fonden stimule la corruption ». La branche locale de Transparency International avance également que « le Venezuela se trouvait parmi les pays les plus corrompus d'Amérique latine, au même titre que le Paraguay, le Nicaragua ou le Panama et que désormais, le baromètre de la corruption de Transparency International le situe au sommet du classement régional, juste après Haïti. » L'ancien parlementaire Felipe Mujica affirme que Chávez « dispose de manière discrétionnaire des ressources de PDVSA, dont il a fait sa caisse noire. Les réserves de la Banque centrale ont été arbitrairement plafonnées à 30 milliards de dollars, l'excédent de 7 à 10 milliards de dollars étant mis à la disposition du Président de la République. » Fin mai 2007, un cousin du chef de l'Etat, Asdrubal Chavez, a été promu vice-président de l'entreprise publique Petroleos de Venezuela (PDVSA). Le frère aîné du chef de l'Etat, Adrian Chavez, a été nommé ministre de l'éducation. Son père, Hugo de los Reyes Chavez, est gouverneur élu de l'état de Barinas et le secrétaire d'Etat de Barinas est un autre frère d'Hugo Chavez, Argenis Chavez. Anibal Chavez est désormais maire élu de Sabaneta de Barinas et que Narciso Chavez brigue la mairie de Bolivar, Le Monde, 25 juin 2007. Hugo Chavez est accusé de clientélisme en ne finançant plus que les films dans la ligne du régime. Le réalisateur Oscar Lucien dénonce « une politique culturelle qui pratique l'apartheid au profit des partisans du gouvernement Chavez » à propos d'une subvention accordée à Danny Glover, acteur, proche d'Hugo Chavez et conseiller d'une télévision chaviste. Cette subvention « équiva à 17, 6 millions de dollars, cinq ans de production vénézuélienne », Le Monde, 15 juin 2007. Hugo Chavez est également accusé d' à chaque élection en rémunérant, chaque mois, les habitants très nombreux des favelas pour qu'ils s'inscrivent à son parti, votent pour lui et participent aux manifestations chavistes. Tout cela lui serait possible grâce à l'argent que lui procure le pétrole : 3 millions de barils jours, avec un baril à presque 100 dollars en novembre 2007, Le Figaro, 2 décembre 2006.

Mesures sociales et politiques du gouvernement Chávez

Politique intérieure

Agriculture, pêche et environnement

Dans un pays où l'économie est principalement fondée sur l'exploitation du pétrole et où la question de la terre n'est plus un véritable problème depuis les années 1960, Hugo Chávez décide de nationaliser les domaines non cultivés appartenant aux plus riches propriétaires et à ceux ne pouvant justifier de titre de propriété. Il les redistribue alors à des agriculteurs devant former de petites coopératives, afin de donner du travail aux plus pauvres et de limiter les importations dans un pays endetté et ayant des capacités de production agricole non exploitées. Malheureusement, les résultats ne sont -pour le moment- pas très concluants et de nombreux économistes craignent que la politique menée par M. Chavez ne rende le Vénézuéla encore plus dépendant des importations alimentaires qu'auparavant"
Violently, Venezuela redistributes its land", International Herald Tribune du 18/05/07.. Dans le pays, la culture des OGM est interdite. Un système de banque de semences est mis en place, afin de fournir qui le demande. Son but officiel est de préserver la diversité des plantes. La pêche intensive est interdite dans les eaux territoriales vénézuéliennes, afin de préserver la biodiversité maritime et de favoriser les petits pêcheurs. La pêche au chalut est ainsi interdite dans les zones côtières.

Démocratie participative

Selon l'UNESCO, l'analphabétisme a été éradiqué au Venezuela, et la politique de lutte contre la faim est présentée comme un exemple à suivre par le dernier rapport sur le Droit à l'Alimentation présenté à l'Assemblée Générale des Nations Unies. D'autre part, les taux de pauvreté et de pauvreté extrême ont considérablement baissé ces dernières années.

Éducation

Hugo Chávez a mis en place plusieurs programmes d'éducation (alphabétisation, etc.) :
-La "Misión Robinson" qui utilise, pour l'alphabétisation, la méthode cubaine "Yo sí puedo" au lieu de l'ACUDE (programme d'alphabétisation des gouvernements précédents) ;
-La "Misión Ribas" (qui vise à la poursuite de l'enseignement scolaire) ;
-La "Misión Sucre" (liée à l'éducation supérieure).

Microcrédits

Des systèmes de microcrédits d'initiative publique sont mis en place afin de faciliter le développement des petites entreprises parmi les franges les plus pauvres de la population n'ayant pas accès au crédit bancaire, faute de garanties suffisantes. À la différence du microcrédit commun, issu d'initiatives privées, celui mis en place ici est encouragé par le pouvoir mais également par le Haut Commissariat des Nations unies pour les réfugiés pour les initiatives visant les réfugiés colombiens , 3 janvier 2007, Reuters.

Politique militaire

Chaque branche des forces armées est impliquée dans différents programmes de développement : travaux publics, vaccinations ou construction de logements. Ces initiatives ont été largement critiquées par l'opposition qui les accuse d'être entachées de corruption. Chávez a répondu que de tels programmes sont les principaux moyens de développement possibles. Il a également déclaré que l'influence des américanistes au sein de la bureaucratie de l'État entravait le développement du pays. Avec Chávez, les forces vénézuéliennes ont diversifié leurs sources d'approvisionnement en armements, achetant du matériel au Brésil, à la Russie et à l'Espagne. Les États-Unis, craignant les transferts de technologie, ont pressé la Russie et l'Espagne de ne pas les livrer. Le Venezuela s'est également plaint que les États-Unis aient refusé ou retardé la vente de pièces pour les avions de combat F-16 achetés dans les années 1980. Chávez a rompu la coopération militaire entre les deux pays et demandé le départ des conseillers américains du pays. En 2005, Chávez a annoncé la création d'une grande « réserve militaire » pouvant atteindre 1, 5 million de personnes. À l´occasion du discours présidentiel du Nouvel An 2006 (d´après le site «Altermondialiste»), le président a présenté un projet de changement du nom des troupes vénézuéliennes. Dorénavant, les « troupes vénézuéliennes » deviendront «troupes bolivariennes», en hommage à Bolivar. Ce changement de nom (véritable leitmotiv du gouvernement de M. ChavezRappelons que le Venezuela s'appelle désormais République Bolivarienne du Venezuela, qu'une Université bolivarienne a vu le jour dans le pays, que de nombreuses écoles ont été renommées "écoles bolivariennes" et que de nombreux groupes bolivariens ont été créés dans tout le pays...) concernerait également la marine et la flotte aérienne.

Réseau de distribution alimentaire MERCAL

Le réseau de distribution alimentaire MERCAL a été mis en place. Il s'agit de distribuer en dessous des prix du marché, dans des boutiques ou des supermarchés liés à l'Etat, . Cela doit permettre aux populations les plus pauvres d'accéder à une ainsi que le développement de l'artisanat alimentaire (par opposition à l'agriculture intensive). 13 millions de Vénézuéliens bénéficient du réseau de distribution MERCAL, soit un peu plus de la moitié de la population. Mais le MERCAL n'est pas réservé aux plus démunis et tout un chacun peut y faire ses courses, ce qui réduit l'aspect social de cette création. . Le système fonctionne sur la base du rationnement, comme deux litres d'huile ou un kilo de lait en poudre par personne. Ce système de distribution favorise cependant les arrangements, les produits vendus aux prix du MERCAL finissant souvent vendus à des prix classiques dans les boutiques. Par ailleurs il a entrainé une raréfaction de certains produits de base comme le lait; selon un diplomate étranger, Le régime a dénoncé un à propos de ces pénuries tandis que Fédécameras, l'organisation patronale vénézuelienne, y voit L'économie dirigée rend le prix du lait plus cher à Caracas, La Croix, 21 novembre 2007.

Santé

En échange de livraisons de pétrole vénézuélien, le gouvernement cubain de Fidel Castro fournit environ 20 000 médecins, qui participent au programme Barrio Adentro (à l'intérieur du quartier), un programme de santé pour les quartiers défavorisés, et sont également présents dans les zones rurales reculées. Les casernes militaires sont utilisées pour accueillir du matériel médical de haute technologie, multipliant ainsi les centres hospitaliers et permettant à une plus grande partie de la population d'y accéder gratuitement. Avec la politique éducative, c'est sans doute là la plus grande réussite du gouvernement de M. Chavez.

Politique internationale

Le discours de l'unité sud-américaine

Bien qu'ayant signé la convention de Quito concernant la CSAN, qui prévoit une union coordonnée des pays du continent, Hugo Chávez tente d'établir une union avec des pays comme l'Uruguay, le Paraguay et l'Argentine. Il a également déclaré vouloir former avec le Brésil de Lula, et d'autres pays d'Amérique du Sud, une compagnie transnationale du pétrole, appelée Petroamerica. Le 30 juin 2005, Chávez signe un contrat entre le Venezuela et 13 autres pays des Caraïbes, contrat portant sur des échanges pétroliers avantageux, afin de faciliter l'indépendance des pays des Caraïbes. Les signataires sont Antigua-et-Barbuda, les Bahamas, le Belize, Cuba, la République dominicaine, Grenade, la Guyana, la Jamaïque, la Dominique, Saint-Christophe-et-Niévès, Sainte-Lucie, Saint-Vincent-et-les-Grenadines, et le Surinam. La Barbade et Trinité-et-Tobago, qui étaient présents, n'ont pas signé l'accord. Les présidents du Venezuela et de Cuba, Hugo Chávez et Fidel Castro, suivis par le président bolivien Evo Morales, ont entamé, en avril 2005, la mise en œuvre de l'Alternative bolivarienne pour les Amériques (ALBA), renforçant la coopération entre les deux pays. Ces accords sont signés à La Havane, alors que la secrétaire d'État américaine Condoleeza Rice effectue une tournée en Amérique latine pour promouvoir le projet de Zone de libre-échange des Amériques (ZLEA). L'ALBA est présentée par Chávez et Castro comme l'application des principes de « solidarité plus vaste entre les peuples d'Amérique latine » et une alternative à la ZLEA. L'échange de pétrole vénézuélien contre des médecins cubains entre dans ce cadre, et il est également question d'agriculture ou de produits miniers. Depuis, le Nicaragua a adhéré à l'ALBA, ainsi que trois États des Caraïbes: la Dominique, Saint-Vincent-et-les Grenadines et Antigua-et-Barbuda. L'Équateur a récemment manifesté son intérêt. En juillet 2006, le Venezuela rejoint le Mercosur, marché commun sud-américain (sur le même modèle que l'UE), dont sont déjà membres le Brésil, l'Argentine, l'Uruguay et le Paraguay.

Différends militaires avec la Colombie

La Colombie, qui a une très longue frontière terrestre avec le Venezuela, s'est inquiétée plusieurs fois de l'expansion militaire du Venezuela et de son attitude par rapport aux organisations terroristes de Colombie, en particulier les groupes de guérilleros marxistes (FARC, ELN). Selon le gouvernement colombien et divers médias dont une revue américaine (
US News and World Report), Chávez aurait permis aux FARC et à l'ELN, de trouver refuge dans la zone frontalière des deux pays. Un convoi de munitions en provenance du Venezuela destiné aux FARC a été intercepté en Colombie, et des cadres du FARC transitent par le Venezuela pour se faire soigner à Cuba. La publication d'un reportage de la revue coïncide avec la campagne portant sur le référendum révocatoire. Le gouvernement colombien a fait à nouveau savoir en mars 2005 sa préoccupation pour la « course aux armements » à laquelle se livrerait Caracas .

Anti-américanisme et anti-impérialisme

L'hostilité affichée envers l'administration des États-Unis est un trait dominant de la politique étrangère vénézuélienne depuis 1998. Les dirigeants de Washington sont accusés de comploter pour perpétuer l'hégémonie de leur pays en Amérique latine, et renverser le gouvernement de Chávez. En mars 2004, celui-ci porte plainte contre les États-Unis auprès de l'Organisation des États américains (OEA), pour leur participation dans le putsch de 2002. Il dit avoir de nombreuses preuves de leur participation qui concerneraient, entre autres, la présence de navires de guerre de l'US Navy dans les eaux territoriales vénézuéliennes. Le 15 septembre 2005, lors du sommet du 60 anniversaire de l'ONU, il déclare qu'il faut transférer cette organisation : « Nous proposons que le siège des Nations unies quitte un pays qui ne respecte pas les résolutions de l’Assemblée générale ». Il annonce ensuite lors d'une émission de télévision de la chaîne américaine ABC que les États-Unis veulent envahir le Venezuela voir sur le site du nouvel obs. Le président du Venezuela Hugo Chávez a offert, le 7 septembre 2005, l'aide humanitaire de son pays aux victimes de l'ouragan Katrina, tout en critiquant vivement le gouvernement américain pour son manque de préparation face à cette catastrophe, lors d'un discours dans lequel il a cité en exemple la qualité des plans d'évacuation mis en place par Cuba lors des ouragans. En janvier 2006, Hugo Chávez lance une opération de réduction de 40 % du prix du fioul exporté aux États-Unis, en faveur des Américains pauvres. Il donne suite à une promesse prononcée en septembre 2005, après la catastrophe de l'ouragan Katrina. Les bénéficiaires se trouvent dans les États du Maine, du Massachusetts et du Rhode Island, et incluent aussi le quartier new-yorkais du Bronx ainsi que quatre tribus amérindiennes. Pour certains analystes américains, cette initiative est une campagne de communication destinée à rassurer l'opinion publique des États-Unis. Le 13 septembre 2006, il dénonce la version gouvernementale des attentats du 11 septembre. Il s'interroge sur un possible dynamitage des tours jumelles et l'usage d'un missile pour frapper le Pentagone : Paulo A. Paranagua, « Quinze jours dans la vie d'Hugo Chavez », dans Le Monde du 23-09-2007, . Sa déclaration est concommitante d'une résolution du Parlement vénézuélien demandant au président Bush des éclaircissements sur sa version des attentats.. Le 20 septembre 2006, lors d'un discours à l'assemblée générale de l'ONU, il qualifie le président américain de « menteur » de « tyran » et de « diable ». Au nom de l'anti-impérialisme, Chávez affirme désirer une disparition pure et simple du FMI, qu'il qualifie de « Dracula »« L'Argentine est en train de s'affranchir de Dracula, brisant les chaînes du Fonds monétaire international (FMI) » in , Le Monde, 14 août 2007. Le 30 avril 2007 Chávez a déclaré la sortie de son pays du FMI

Hors Amériques

En octobre 2004, Chávez signe un accord avec la Russie portant sur l'énergie et la livraison d'un important stock d'armes légères et d'aéronefs de combat. En 2004, il reçoit le controversé Prix Kadhafi des droits de l'Homme de la Libye, remis auparavant à Fidel Castro. Faisant suite à une coopération bilatérale initiée en 2001 dont le but affiché est de créer un partenariat stratégique, Chávez s'est rendu par deux fois en visite en République populaire de Chine pour signer des accords économiques avec ce pays qui considère le Venezuela comme son premier interlocuteur commercial et politique sur le continent sud-américain. Le président Hugo Chavez a annoncé le 11 juin 2006 qu'il se rendrait en Iran et en Corée du Nord qui revendique la possession de l'arme nucléaire, pays faisant partie « de l'axe du mal » selon Washington, pour « renforcer nos (…) alliances stratégiques ». Le département d'État américain a ajouté, en mai 2006, le Venezuela à sa liste des pays ne coopérant pas avec Washington dans la lutte contre le terrorisme. Sur ce thème le Venezuela demande, depuis 2005, aux États-Unis d'Amérique l'extradition de Luis Posada Carriles un terroriste et ancien agent de la CIA, reconnu coupable d'avoir fait exploser en vol un avion civil cubain parti de Caracas, le 6 octobre 1976, provoquant ainsi la mort de ses 73 passagers. Cette demande reste toujours sans réponse fin 2006. Hugo Chávez accuse également les États-Unis d'avoir participé à son enlèvement lors du coup d'État de l'opposition. Selon le Canard enchaîné du mercredi 26 juillet 2006, Hugo Chávez aurait, lors d'une visite à Minsk, le dimanche 23 juillet précédent, « loué le modèle social de Biélorussie », pays dirigé par Alexandre Loukachenko, condamné par le rapport 2006 d'Amnesty International. Lors de cette visite, Chávez a proclamé son intention de créer une alliance stratégique entre le Venezuela et la Biélorussie, au moyen d'une coopération dans les domaines scientifique, technique, industriel, pétrolier, gazier et militaire. Cette alliance serait destinée, selon lui, à « protéger la patrie contre les menaces extérieures et intérieures aux projets nationaux qui dérangent l’impérialisme, parce qu’ils sont fructueux ». En visite en Iran, le 30 juillet 2006, Hugo Chávez, qualifié de « frère » par le président Ahmadinejad, déclare que les opérations militaires israéliennes en cours au Liban sont comparables aux « actes d'Hitler », en évoquant le « fascisme israélien, Libération, 31 juillet 2006 ». Il déclare également que l'Iran a le droit de disposer de l'énergie atomique, prenant ainsi parti en sa faveur dans les négociations qui opposent ce pays aux puissances occidentales.

Divers

En 1998, la première initiative diplomatique, de Chavez, élu président, fut de soutenir la libération de Illitch Ramirez Sanchez, plus connu sous son nom de guerre Carlos. Selon lui les conditions de détention en France du chef terroriste vénézuélien seraient contraires aux droits de l'homme et le Venezuela pourrait réclamer officiellement son retour au pays natal.

Critiques et soutiens médiatiques

Les principales critiques issues des médias européens ou nord-américains ou de l'opposition vénézuélienne pointent du doigt l'« autoritarisme » et le « populisme » d'Hugo Chávez. Le président vénézuélien a été accusé par l'Institut international de la presse (IIP) d'étouffer les voix des médias ayant une attitude critique à son égard. De même, il a été très critiqué par le Comité pour la protection des journalistes (CPJ) et par la Société interaméricaine de la presse (SIP) qui lui reproche son « hostilité générale » à l’égard des éditeurs et des médias qui se disent « indépendants », des médias appartenant aux dirigeants de grandes entreprises ayant gouverné le pays avant Chávez. Lors de certains de ses discours, il a montré du doigt publiquement les journalistes présents. Cependant, la liberté de la presse est totale au Venezuela, et le gouvernement finance également les télévisions associatives. Il faut noter cependant que la plupart des médias nationaux vénézuéliens privés sont fortement hostiles à Hugo Chávez. Ils ont également incité le peuple à se soulever lors du coup d'État contre Chávez (démocratiquement élu avec 59 % des voix), soutenant l'opposition proche des États-Unis et de l'ancien président Carlos Andrez Perez. Les moyens utilisés par ces médias sont accusés d'avoir alimenté l'insurrection plutôt que de simplement la soutenir (diffusion répétitive des images montrant des blessés, imputation au président de la responsabilité des violences mortelles, annonce (inexacte comme on le sait désormais) de la démission de Chávez, puis de son arrestation). Plusieurs ONG dont Human Right Watch relayeront également ces critiques du rôle des médias privés pendant le putsch. A contrario, la chaîne publique vénézuélienne Venezolana de Televisión (VTV), qui a joué un rôle important lors du coup d'État de Carmona, demeure un ferme soutien du président. En témoigne l'émission hebdomadaire Aló Presidente (diffusée sur toutes les chaînes hertziennes du pays, comme d'ailleurs l'intégralité des interventions télévisées du président), au cours de laquelle Chávez lui-même endosse le rôle d'animateur de talk-show répondant aux doléances des téléspectateurs... Au cours de l'émission du dimanche 9 septembre 2007, il a parlé pendant un peu plus de sept heures. L'écrivain péruvien Mario Vargas Llosa affirme que Hugo Chávez exerce un « populisme belliqueux », et l'accuse de privilégier l'exportation de sa « prétendue révolution sociale » aux besoins de son peuple largement miséreuxMagazine L'actualité, février 2006, vol. 31 No.2. La menace de Chávez, en 2001, d'expulser les étrangers qui « outragent le Venezuela ou ses autorités » (et notamment les correspondants des journaux occidentaux) a également fait l'objet de vives critiques.

Affaire de son antisémitisme supposé

Le 24 décembre 2005, Hugo Chávez (de confession catholique) prononce un discours concernant les inégalités sociales dans lequel il dit : « Il y a dans le monde de quoi satisfaire les besoins de tout le monde, mais (il y a) des minorités, les descendants de ceux qui ont crucifié le Christ, les descendants de ceux-là même qui ont expulsé Bolivar d'ici et qui l'ont crucifié à sa manière à Santa Marta en Colombie. Une minorité s'est appropriée les richesses du monde, une minorité s'est emparé de l'or de la planète, de l'argent, des minerais, des eaux, des bonnes terres, du pétrole, des richesses et ils ont concentré les richesses en peu de mains : moins de dix pour cent de la population du monde est maîtresse de la moitié de la richesse de tout le monde. » - Site web du gouvernement vénézuélien (la phrase en question se trouve page 18) Une première dépêche publiée sur le site de la Jewish Telegraphic Agency le 30 décembre 2005 dénonce le discours de Chavez comme antisémite de la Jewish Telegraphic Agency. Cinq jours plus tard, les choses s'emballent avec la publication d'un communiqué du Centre Simon Wiesenthal qui reprend de façon tronquée le discours d'Hugo Chavez : « Le monde a des richesses pour tous, mais des minorités, les descendants du même peuple qui a crucifié le Christ, ont confisqué toutes les richesses du monde. » Ce communiqué est ensuite repris par la plupart des grands médias du monde, sans qu'apparemment ceux-ci ne cherchent à la comparer avec la retranscription du discours. Il est notable que les associations juives du Venezuela ont toutes défendu les propos de Chavez et critiqué fortement le Centre Wiesenthal. Le Comité juif américain ainsi que le Congrès juif américain ont tous deux confirmé les dires de la communauté vénézuélienne selon lesquels les commentaires de Chavez ne visaient pas les Juifs. Le journal Le Monde précise que « les représentants de la communauté juive se démarquent du Centre Simon Wiesenthal », et également que « Ce n'est pas l'opinion des intellectuels vénézuéliens de l'opposition ». Une trentaine d'entre eux, ex-recteurs d'université, professeurs et écrivains, ont signé en ligne une pétition « contre les allusions antisémites du discours officiel vénézuélien » rédigée et publiée par un site internet de l'opposition extrêmiste favorable au coup d'état
La communauté juive du Venezuela se démarque du Centre Simon Wiesenthal'', dans Le Monde du 13 janvier 2006.

Hugo Chávez vu de France

Hugo Chávez est suivi avec intérêt par la gauche altermondialiste. Il est souvent cité par Attac, et par le mensuel Le Monde diplomatique. Le journal a évoqué à plusieurs reprises un traitement médiatique français jugé particulièrement partial, Ignacio Ramonet voyant en particulier dans la polémique de mai 2007 concernant RCTV le symbole d'une "campagne de démolition haineuse" à l'encontre de Hugo Chávez. Ce diagnostic de partialité a pu être repris par d'autres sources d'information, comme Acrimed. Ce soutien d'une partie de la gauche altermondialiste est critiqué par le député européen socialiste Harlem Désir, un moment compagnon de route d'Attac : « Les apprentis sorciers d’Attac rompent de fait avec Lula et tous les réformistes d’Amérique latine, qui veulent construire leur Mercosur sur le modèle de notre Union européenne pour s’affranchir de la domination américaine et du néolibéralisme. Bernard Cassen et Jacques Nikonoff s’identifient désormais au seul Chávez, un militaire qui harangue son peuple des heures durant à la télévision sans accepter d’être interrompu par un seul journaliste. C’est leur droit. Mais c’est leur faute. » Contrairement aux prédictions de Harlem Désir, le Venezuela a rejoint le Mercosur en juillet 2006. mais cela ne l'empêche pas d'essuyer périodiquement les critiques de ses alliés brésiliens ou argentin, notamment.

Sources d'inspirations idéologiques de Hugo Chávez

Le bolivarisme

Le bolivarisme se revendique du meneur indépendantiste Simon Bolivar (libérateur des territoires situés entre le Venezuela et le Pérou contre le pouvoir colonial espagnol). Il prône aussi bien l'idée de justice sociale (qui n'a pourtant jamais été au centre des préoccupations de Simon Bolivar, lui-même possesseur d'esclave !) que l'unité sud-américaine.

La théologie de la libération

Deux citations d'Hugo Chávez éclaircissent sa pensée (« Où allez-vous, président Chavez ? » cf. liens externes) : « Parmi les éléments qui pourraient définir le socialisme du , je dirais que la première caractéristique est l’élément moral. Il faut commencer par cela, par la conscience, par l’éthique. Le Che a beaucoup écrit sur la morale socialiste. Quelle que soit la vision du monde que l’on a, il faut nous réapproprier le sens éthique de la vie. Ce que je dis là tient sans doute beaucoup du christianisme : « Aimez-vous les uns les autres » ou « Aimez votre prochain comme vous même ». En réalité, il s’agit de ceci : de la solidarité avec le frère. Il s’agit de la lutte contre les démons que le capitalisme a semés : l’individualisme, l’égoïsme, la haine, les privilèges. » « Je suis chrétien et je pense que le socialisme doit se nourrir des courants les plus authentiques du christianisme. » M. Chavez a aussi eu un débat avec le pape à propos de la colonisation des Amériques et la conversion des Amérindiens au christianisme. Ajoutons que certains analystes pointent les relations entre le gouvernement de M. Chavez et des groupes évangélistes qui sont en plein essor au Venezuela. Ces relations expliqueraient d'ailleurs en partie la décision de M. Chavez de ne pas renouveler le contrat de diffusion de RCTV, chaîne souvent décrite comme immorale par les protestants du pays à cause de ses telenovelas et autres programmes populaires. Lors d'un voyage officiel en Arabie saoudite, , il a invoqué le Christ devant un grand nombre de délégués musulmans.

Notes et références

Bibliographie

- Frédérique Langue, Hugo Chávez et le Venezuela : une action politique au pays de Bolívar, Paris, Budapest, Torino, Éditions l'Harmattan, 2002.
- Luis Bilbao, Chávez et la révolution bolivarienne (entretiens avec le président), Pantin, Le Temps des Cerises, 2005.
- Michael McCaughan, The Battle of Venezuela, Londres, Latin America Bureau, 2004.
- Maurice Lemoine, Chávez, présidente !, Paris, Flammarion, 2005, ISBN 2-08-068825-1.
- Alberto Barrera Tyszka, Cristina Marcano, Cynthia Rodriguez, Hugo Chavez Sin Uniforme/ Hugo Chavez Without Uniform, Debate, 2007,

Voir aussi

- Chavez, le film
- Histoire du Venezuela
- Liste des dirigeants actuels ==
Sujets connexes
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