Urbanisation

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Certaines villes peuvent être contrainte par des montagnes, le rivage, des zones inondables, instables ou inconstructibles. Elles tendent à se densifier. Les quartiers historiques, les zones industrielles sont peu à peu englobées dans le tissus urbain croissant, ici à Pula L’étalement urbain se fait généralement au détriment des terres agricoles ou des reliques de milieux naturels (ici, banlieues du sud-ouest de Paris, Département des Yvelines.) Les villes (ici Stockholm) en artific
Urbanisation

Certaines villes peuvent être contrainte par des montagnes, le rivage, des zones inondables, instables ou inconstructibles. Elles tendent à se densifier. Les quartiers historiques, les zones industrielles sont peu à peu englobées dans le tissus urbain croissant, ici à Pula L’étalement urbain se fait généralement au détriment des terres agricoles ou des reliques de milieux naturels (ici, banlieues du sud-ouest de Paris, Département des Yvelines.) Les villes (ici Stockholm) en artificialisant les berges et en occupant les vallées sont un puissant facteur de fragmentation écopaysagère. Les barres et l'urbanisation des années 60-70 ; un habitat dense, de qualité souvent médiocre où la nature n'a que peu de place, qui a poussé le rêve de la maison individuelle, facteur d'étalement urbain (ici : Boulogne-Billancourt, Banlieue parisienne) et d'augmentation de l'empreinte écologique. Urbanisme dense de type européen ; Paris vu de la Tour Eiffel. Exemple d’urbanisation planifiée ; Ville nouvelle du Housing Development Board]de Singapore. L'urbanisation est le phénomène par lequel l'habitat humain se développe autour de villes existantes, généralement dans des territoires jugés attractifs ou pour des raisons culturelles et historiques (Capitales) ou religieuses (La Mecque, Lourdes..), ou sur des zones commercialement, industriellement ou militairement stratégiques (ex : bases militaires). Certaines villes champignons sont nées autour de ports et d'industries positionnées autour de ressources minérales, énergétiques ou humaines (main d'oeuvre bien formée, et/ou bon marché). L'urbanisation présente depuis les années 1800 un caractère exponentiel qui semble être vécu comme une fatalité par la plupart des gouvernements et aménageurs. L'écologie urbaine née à la fin du tente d'atténuer les impacts socio-environnementaux négatifs de la ville. Il existe des cas particuliers de villes construites par des réfugiés, de villes-ghetto, ou de villes liées aux Goulags ou bagnes.

Quelques chiffres

Carte des plus grandes villes, avec tendances En 1800, à peine 3 % de la population mondiale vivait en ville, contre 15 % en 1900, 50% vers l'an 2000, et au rythme actuel 65% de la population sera urbaine en 2025, et plus de 80 % dans de nombreux pays. Il y a déjà en l'an 2000, 213 villes de plus d'un million d'habitants, et 23 méga-villes de plus de 10 millions d'habitants, et selon l’ONU (FNUAP), la population urbaine pourrait encore doubler d'ici 100 ans.

Urbanisation et consommation de ressources

La ville consomme de l'espace et des ressources plus ou moins renouvelables, dans un monde limité. Les villes occupent souvent de riches terres, en zones alluviales et sur les littoraux. Or, même s'il existe des velléités expérimentales et marginales de quartiers ou construction autarciques ou plus ou moins énergétiquement autonomes (Biosphère I, Biosphère II) , les villes ne sont jamais autonomes, et l'urbanisation se fait généralement au détriment de l'agriculture périurbaine. La ville ou l'établissement humain ne peuvent exister sans l'agriculture nourricière, sans la nature qui produit 100 % de l'oxygène vitalement nécessaire aux habitants, sans de nombreuses ressources périphériques nécessaire pour la construction, l'entretien, la fourniture d'énergie et sans la possibilité d'évacuer en flux continu les milliards de tonnes de déchets gazeux, solides et liquides qui asphyxieraient en quelques heures n'importe quelle grande ville riche enfermée dans une bulle étanche. La FAO promeut des expérimentations d'agriculture urbaine, notamment dans les pays pauvres. Dans les années 1990, les approches dites de développement durable ont mis en évidence que les modèles économiques et urbanistiques dominants avaient produit des systèmes non-durables et à terme insoutenables d'habitat et de production/transformation, de transport et de consommation. Forêts/bois, eau, air, sol, foncier, agriculture, pêche, puits de carbone, énergies douces, propres, sûres et renouvelables, gestion des déchets, transports, etc. ne suffiront pas aux besoins croissants de la périurbanisation, et deviennent donc des domaines stratégiques et vitaux pour la société. On parle alors de ville renouvelée sur elle-même, et le calcul de l'empreinte écologique transforme un pressentiment confus en une évidence et une alerte pour les urbanistes et aménageurs.

La pression urbaine

Bien que l'efficience énergétique progresse, et notamment dans les pays riches, ses effets positifs sont largement contrés et annulés par le gaspillage énergétique qui reprend depuis quelques années et par le fait que la consommation de ressource pas, peu, difficilement ou coûteusement renouvelables ne cesse de croître. Le métabolisme urbain tels que conçu dans les années d'après guerre puis à l'ère de la périurbanisation est particulièrement « gourmand » en ressources (espace, énergie, matériaux..). Le calcul de l'empreinte écologique en convertissant pédagogiquement ces ressources en équivalent-surface bioproductive, bien plus facile à visualiser que les "équivalents tonnes de pétrole", ou tonnes-équivalent-toxiques, ou tonnes de gaz à effet de serre, etc. Il suffit maintenant de se rapporter à la surface des terres émergées productives, divisées par le nombre d'habitants pour prendre conscience de la pression réelle que nous exerçons sur la planète. La ville dense, mais construite ou réhabilitée avec les principes de la HQE (Haute qualité environnementale) reprend alors de son intérêt.

Les raisons de l'urbanisation

De nombreux facteurs historiques, politiques et socioculturels peuvent expliquer l'urbanisation croissante : L'exode rural et le développement d'une société tournée vers l'industrie et les services ont fait des centres urbains la source principale d'emploi salarié. L'attrait culturel et politique des villes, en particulier des capitales, encourage l'arrivée de nouveaux habitants, malgré des hausses chroniques de loyers et de prix du foncier. Ce prix encourage une densification des constructions et l'exploitation du sous-sol (parkings, garages, commerces parfois) Les décisions politiques relatives à l'aménagement du territoire encadrent le développement des villes existantes ou créent ex nihilo des villes nouvelles. Le plan d'occupation des sols (ou POS) ou le plan local d'urbanisme (ou PLU) et le PADD, sont en France les principaux outils permettant aux collectivités d'appliquer ces politiques. Les techniques d'urbanisme orientent durablement l'occupation de l'espace dans les villes, les élus et techniciens étant par ailleurs confrontés à de nombreuses pressions contradictoire des habitants, commerçants, industriels, aménageurs, etc. L'attrait touristique de certaines régions très ensoleillées, enneigées en hiver ou proches de la mer a conduit au développement d'un habitat dense. On parle de mitage ou d'étalement urbain, voire de bétonnage du littoral pour décrire une occupation progressive et inéluctable de certaines vallées et littoraux. Le terme de baléarisation désigne par exemple la construction d'immeubles fonctionnels sur l'intégralité du front de mer pour accueillir de façon massive les touristes. L'urbanisation détruit alors le paysage même qui l'a fait naître.

Les modes d'urbanisation

Les villes peuvent se développer de façon horizontale ou verticale, voire les deux à la fois. Le développement horizontal est tantôt concentrique, dendritique, ou linéaire (fréquent dans les vallées, ou sur le bord d'axes importants), ceci en fonction du contexte biogéographique, politique ou historique (incluant l'évolution des conditions historiques de propriété). L'urbanisme s'appuie généralement sur l'existant, sur le réseau de transport et sur un ou plusieurs centres ou pôles (développement multi-polaires). De nombreuses villes nouvelles ont été crées. Hormis dans le cas de villes champignons liées à la découverte de filons d'or, ou de ressources rapidement épuisée, ou dans le cas de cités touchées par les retombées de Tchernobyl, depuis les années 1700, il est rare que les villes se stabilisent, disparaissent ou décroissent. Même Hiroshima et Nagasaki, ou les villes rasées durant la Première Guerre mondiale ou durant la seconde guerre mondiale, ou lors d'autres conflits ont rapidement été reconstruites et se sont développées. Ce n'est pourtant que dans les années 1970 avec les villes nouvelles, et dans les années 1990 que les urbanistes ont commencé à réfléchir aux conditions de soutenabilité du développement urbain. Et il faut attendre les années 2000 pour voire apparaître les premiers quartiers HQE (Bedzed par exemple à Londres) et 2006 pour le premier projet de ville HQE (en Chine).

Bibliographie

-Marc Wiel, La transition urbaine, ou la Passage de la ville pédestre à la ville motorisée, 2000, Bruxelles, Mardaga,
-Guy Ankerl, Urbanisation rapide en Afrique tropicale. Faits, conséquances et politiques. Paris, Berger-Levrault, 1987, ISBN 2-7013-0673-6

Voir aussi

- Empreinte écologique
- Haute qualité environnementale
- Quinzième cible HQE
- Périurbanisation
- Écologie du paysage
- Cité-jardin
- Ville nouvelle ==
Sujets connexes
Aménagement du territoire   Cité-jardin   Culture   Densité   Développement durable   Empreinte écologique   Exode rural   Fragmentation écopaysagère   Habitat humain   Haute qualité environnementale   Hiroshima   Industrie   Littoral   Mer   Nagasaki   PLU   POS   Paris   Paysage   Phénomène   Plan d'occupation des sols   Plan local d'urbanisme   Politique   Périurbanisation   Quinzième cible HQE   Services (économie)   Soleil   Territoire   Tour Eiffel   Tourisme   Urbanisme   Ville   Ville nouvelle  
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