Seconde Intifada

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La seconde Intifada ou Intifada Al-Aqsa (en Arabe إنتفاضة فلسطينية ثاني) désigne l'ensemble des événements ayant marqué le soulèvement des Palestiniens à partir de , en référence à la Première Intifada déclenchée en 1987.
Seconde Intifada

La seconde Intifada ou Intifada Al-Aqsa (en Arabe إنتفاضة فلسطينية ثاني) désigne l'ensemble des événements ayant marqué le soulèvement des Palestiniens à partir de , en référence à la Première Intifada déclenchée en 1987.

Contexte historique

- Processus de paix israélo-palestinien dans l'impasse ;
- Retrait israélien du Liban Sud interprété par certains comme un succès des méthodes du Hezbollah ;
- Luttes d'influence entre les factions palestiniennes du Fatah et du Hamas ;
- Désaccord d'une partie de la population israélienne avec les concessions proposées par le gouvernement en place lors des sommets de Camp David II puis de Taba .

Déclenchement

Le , un attentat palestinien fait un mort à Netzarim. Le , Ariel Sharon, parlementaire et membre du Likoud (à l'époque dans l'opposition politique au gouvernement de Ehud Barak), fait une visite sous haute sécurité sur l'esplanade des mosquées/Mont du Temple à Jérusalem. Sa venue, prévue et autorisée depuis longtemps, est encadrée par policiers. Plus d'un millier de Palestiniens l'attendent, dont de nombreux jeunes appartenant à la chabiba qui relève du Fatah. Cette visite est interprétée comme une provocation par les Palestiniens et la population arabe. La veille, Yasser Arafat, invité à diner par Ehud Barak à son domicile, s'entretient avec le Premier ministre israélien. Il s'agit de la première rencontre entre les deux dirigeants depuis le sommet de Camp David II. Le statut de l'Esplanade des mosquées et du Mont du temple occupe l'essentiel de la conversationTon rêve est mon cauchemar, Elizabeth Schemla, page 111. Arafat demande à Ehud Barak d'interdire la visite car il s'agit selon lui d'une provocation susceptible d'accroître les tensions entre les deux peuples et risque de provoquer de nouvelles émeutes. Le général Amos Guilad, chef d'Aman, et Yehouda Wilk, inspecteur général de la police, partagent ses craintes. Barak répond à Arafat qu'il ne peut pas s'opposer à la volonté d'un membre de la Knesset de se rendre sur l'endroitTsahal, Pierre Razoux, p.443. Le lien entre le deplacement d'Ariel Sharon et le déclenchement de la seconde Intifada est discuté : certains commentateurs israéliens et internationaux n'y voient que le prétexte au déclenchement d'une insurrection préparée par Yasser Arafat depuis l'échec du sommet de Camp David II à l'été 2000 et après 8 ans de négociations infructueuses et dans le contexte des attentats par les groupes extrémistes palestiniens. D'autres analystes excluent le caractère prémédité du soulèvement et pensent au contraire qu'Arafat n'a fait que prendre en marche le train de l'Intifada. Le rapport Mitchell a établi que les émeutes n'étaient pas la conséquence de la visite d'Ariel Sharon, bien que son effet provocateur aurait dû être prévu. Selon la même Commission, le Premier ministre Ehud Barak déclare que la visite était destinée à être un acte de politique intérieure dirigé contre lui par un adversaire politique et qu'il a refusé de l'interdire.

Chronologie

Cycle de la violence

Après le départ d'Ariel Sharon, des affrontements opposent des Palestiniens et des Israéliens. Des barres de fer, des pierres sont jetés sur les prieurs juifs du haut du mur des Lamentations et des cocktails molotov sur les forces israéliennes. Sept Palestiniens sont tués et plusieurs centaines sont blessés dont certains trouveront la mort dans les jours qui suivent.

Relai médiatique

La violence monte d'un cran, le 30 septembre, lorqu'un cameraman de France 2 filme la mort de Mohamed Al-Durah dans les bras de son père. Les autorités israéliennes rejettent la responsabilité sur Yasser Arafat, tandis que les Palestiniens accusent Israël d'avoir imposé ce conflit à ArafatTsahal, Pierre Razoux, p.444. ImageSize = width:204 height:420 PlotArea = top:40 right:40 bottom:40 left:40 AlignBars = justify DateFormat = yyyy Period = from:0 till:5581 TimeAxis = orientation:vertical ScaleMajor = unit:year increment:500 start:0 gridcolor:black Colors= id:dred value:rgb(0.6, 0, 0) id:vert value:rgb(0.40, 0.80, 0.67) id:bleu value:rgb(0.4, 0.6, 0.82) id:autres value:rgb(0.88, 0.80, 0.60) PlotData= bar:At from:start till:4458 color:vert width:50 align:center fontsize:S text:4458 palestiniens bar:At from:4458 till:5503 color:bleu width:50 align:center fontsize:S text:1045 israéliens bar:At from:5503 till:5580 color:autres width:50 align:center fontsize:S text:77 autres victimes TextData= pos:(8, 411) fontsize:S text:"victimes depuis le début " pos:(8, 400) fontsize:S text:"de la seconde intifada" pos:(8, 390) fontsize:XS text:"depuis le 28 septembre 2000" pos:(8, 10) text:Internazionale 30-11-06

Attentats palestiniens

Les Palestiniens s'en prennent aux emblèmes du pouvoir israélien dans les territoires occupés et leur tendent des embuscadent meurtrières. Marouan Barghouti s'impose comme « un vrai chef de guerre »Tsahal, Pierre Razoux, p.445.

Représailles israéliennes

Les généraux israéliens qui dirigent l'armée en Cisjordanie et dans la bande de Gaza demandent des instructions claires. Les troupes reçoivent l'ordre de ne circuler qu'en voitures blindées et sont autorisées à tirer dans les jambes des manifestants. Des brigades sont envoyées en renfort dans les territoires occupés. Après le lynchage de deux soldats réservistes israéliens en civil à Ramallah, retransmis par une télévision italienne, l'armée israélienne commence à répondre par des raids aériens contre des cibles de l'Autorité palestinienne.

Violence interpalestinienne

Depuis le début de la seconde intifada, plusieurs centaines de Palestiniens sont morts lors d'affrontements armés inter-palestiniens, selon les chiffres du ministère de l'intérieur de l'Autorité palestinienne. Selon une ONG, cette violence a causé entre 2000 et 2005 au moins 267 victimes par armes à feu (excluant autre catégorie d'arme) dont 98 pour la seule année 2005 . En 2005, le départ des troupes israéliennes et des populations juives de la Bande de Gaza, décidé par Ariel Sharon devenu Premier ministre, a laissé une situation tendue. Les échanges de tirs entre des membres du Hamas et du Fatah sont courants et des incidents armés ont également eu lieu en entre groupes rivaux palestiniens au Liban. On compte enfin parmi les victimes des Palestiniens accusés d'être des collaborateurs.

Bilans

Bilan humain

Depuis , les affrontements ont fait morts, dont Palestiniens et Israéliens au .

Conséquences politiques

- Élection du Premier ministre israélien de 2001
- Élections législatives israéliennes de 2003
- Plan de désengagement des territoires occupés
- Élections législatives palestiniennes de 2006

Traitement médiatique du conflit

- Guerre médiatique dans le conflit israélo-arabe

Voir aussi

- Intifada

Ouvrages sur le sujet

- Calvo-Goller et Michel A. Calvo, , Albin Michel, 2004, ISBN 2226151540
- Amos Harel et Avi Isacharoff, La 7 Guerre d'Israël, Éditions de l'Éclat et Hachette Littératures, 2005, ISBN 2-84162-114-6, ISBN 2-01-235860-8
- Luc Rosenzweig, Lettre à mes amis propalestiniens, Éditions de La Martinière, 2005, ISBN 2846751668
- Joël Kotek, Au nom de l'antisionisme. L'image des Juifs et d'Israël dans la caricature depuis la seconde intifada, Paris, Éd. Complexe, 2005, ISBN 287027999X ===
Sujets connexes
Affaire Mohamed Al-Durah   Arabe   Ariel Sharon   Arme à feu   Autorité palestinienne   Bande de Gaza   Cisjordanie   Ehud Barak   Esplanade des mosquées   Fatah   France 2   Hamas   Hezbollah   Internazionale   Intifada   Joël Kotek   Jérusalem   Liban   Likoud   Luc Rosenzweig   Mur des Lamentations   Netzarim   Palestiniens   Plan de désengagement des territoires occupés   Première Intifada   Processus de paix israélo-palestinien   Ramallah   Sommet de Camp David II   Sommet de Taba   Yasser Arafat  
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