Techno hardcore

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La techno hardcore se divise en plusieurs sous-genres et certains de ces genres sont considérés comme représentatifs de la branche la plus radicale et dure de la techno avec un rythme souvent beaucoup plus rapide (170-220 BPM en général) mais surtout un spectre sonore plus appuyé dans les basses. Les raves des années 1990, rassemblent le plus grands nombres de ravers à chaque teuf. Cependant le son du hardcore commence par démarquait du reste de par sa
Techno hardcore

La techno hardcore se divise en plusieurs sous-genres et certains de ces genres sont considérés comme représentatifs de la branche la plus radicale et dure de la techno avec un rythme souvent beaucoup plus rapide (170-220 BPM en général) mais surtout un spectre sonore plus appuyé dans les basses. Les raves des années 1990, rassemblent le plus grands nombres de ravers à chaque teuf. Cependant le son du hardcore commence par démarquait du reste de par sa violence extrême. Les producteurs se mettaient en compétition sur le nombre de BPM a atteindre sur un morceaux. Leurs expérimentations étaient proches de celles conçues par le courant de la musique industrielle. En France, cette notion semble s'être perdue au fil du temps puisque tout un pan de la scène qui n'est pas des plus représentatifs essaie de devenir mainstream, se situant très loin de la musique industrielle et de l'expérimental tout en proclamant le contraire. Aussi, toute une partie de ce que l'on dénomme hardcore dans ce pays n'est souvent qu'une forme de hardtechno à laquelle on colle des sons graves, où l'usage de la saturation remplace le travail sur les harmoniques, en bref un son beaucoup plus facile d'approche pour le grand public hardtechno, d'où l'explosion de ce que l'on nomme hardcore.

Les origines (1990-1993)

Le hardcore est né au début des années 1990. Au départ principalement influencé par la musique industrielle mais aussi la trance, la jungle, le breakbeat et le mellow, ce n'est qu'en 1992 qu'il se détache de tous les autres styles existants par la rapidité de son rythme et la puissance des basses poussées à l'extrême (souvent celles d'un Roland TR-909 et/ou Roland TR-808, auxquelles on ajoute une distorsion très forte). Le premier titre qui s'est revendiqué hardcore est We have arrived de Mescalinum United, diffusé par le premier label hardcore créé : PCP (Planet Core Productions). C'est à cette époque que des groupes de DJ / producteurs qui auront par la suite un succès international comme Thunderdome (appartenant maintenant au groupe Universal Music Group) ou des pionniers comme DJ Rob et DJ Paul commencent à se faire connaître aux Pays-Bas (Rotterdam en particulier), en Belgique et en Allemagne. De l'autre côté de l'Atlantique, à Detroit et à New York, le style se développe peu à peu sous l'influence d'artistes comme Omar Santana ou Lenny Dee. Jusqu'en 1994, le hardcore est encore peu divisé en sous-genres. Néanmoins, le style envahit peu à peu l'Europe, puis les États-Unis et se diversifie.

Le gabber (1994-1998) et le Real Hardcore (1994-?)

Le mot gabber (qui a ensuite dérivé en gabba) provient de l'hébreu et signifie « ami » aux Pays-Bas. Le gabber est plus axé happy, tandis que le real hardcore est composé d'artistes restant accrochés à la ligne directrice du hardcore originel. On peut citer notamment des producteurs comme Liza N'Eliaz, Lenny Dee, Laurent Hô, Manu Le Malin, Psylocke. Les Hollandais sont quant à eux assez divisés sur la question. 3 Steps Ahead, Dj Promo, Gizmo ou encore Rob Gee mélangent parfois ces deux styles. Néanmoins, dans le fond ces musiques se rejoignent et il est parfois difficile de faire la part des choses. Le real hardcore quant à lui continua à obtenir un franc succès aux Pays-Bas, en Allemagne et en Belgique sous l'impulsion des fameux DJ charlie lownoise, Buzz fuzz, Neophyte ou encore 3 Steps Ahead. Des artistes provenant des pays de l'ex-bloc soviétique commencèrent à se faire une place non négligeable comme E-Man. La récupération politique (certes relative) de ce style par les mouvements d'extrême droite aux Pays-Bas et en Région flamande, sujette à des querelles dans le milieu, a poussé de nombreux artistes à s'en démarquer, que ce soit par leur style ou par leur créativité. Le point commun de ces deux styles est un profond mépris pour la dance et la trance, considérées comme peu innovatrices et très commerciales. De nombreux morceaux gabber évoquent cette rivalité, le plus connu étant Meet her at the Thunderdome de DJ E-rick&Tactic en réponse à Meet her at the love parade de Da Hool. Le style en lui-même n'a jamais évolué, et la relève arrive avec le hardstyle. C'est à cette époque la fin des deux compilations annuelles de Thunderdome (bien qu'ils aient sorti des compilations après 1999), qui laissera la place à Masters of Hardcore, dans un style plus dur. Autres compilations sorti sont : Terrordrome ; Cyberdrome, Ravers Revolution I & II, Dominator, Braindead...

Le speedcore

Dérivé du hardcore mais en beaucoup plus rapide à partir de 300BPM tandis que le hardcore ne dépasse généralement pas les 180-190Bpm.

Artcore, darkcore

Ruffneck se réclame de la création de ses styles. Suite à la banqueroute de son ancien label, il recrée deux entités. La première, Supreme Intelligence, regroupe des artistes de darkcore, dont les fameux Endymion, un style se rapprochant du terror mais à un rythme plus proche du hardcore original. Beaucoup se réclament du second, Gangsta notamment qui dit produire du artcore. Le artcore serait la relève du gabba, plus sombre, avec notamment DJ Nosferatu. Aujourd'hui ces deux labels se sont rassemblés sous le nom Enzyme Records. Le mot artcore est galvaudé car il est très utilisé dans la scène, depuis des années, pour beaucoup de styles de hardcore créés par des artistes très différents. Le préfixe art est beaucoup trop généraliste pour pouvoir s'appliquer à un seul artiste ou un seul mouvement.

Frenchcore

Le Frenchcore est un style qui s'exporte de plus en plus en dehors des frontières françaises. C'est un style de Hardcore très dansant ayant des origines dites « industriel ». Créé par le groupe Micropoint (duo composé de DJ Radium et d'Al Core). Il essaie de s'ouvrir à d'autres influences comme la fusion rock hardcore/techno hardcore représentée par les groupes Fast Forward, Palindrome, ou encore Moshpit.

Le happy hardcore (1994-?)

c'est encore un autre dérivé, plus joyeux et mélodieux. Cette variante est plus légère que le Hardcore . Il se parodie souvent en reprenant des samples et chansons d'autres registres.

Doomcore ou nordcore

Le doomcore est une variante beaucoup plus lente : elle se caractérise par des kicks assez lourds qui en général ne dépassent pas 130-140 bpm. La musique est pessimiste et le principal effet de réverbération donne un effet mélancolique. Ce courant semble s'être en partie développé dans le sillage des productions de Marc Acardipane et Miroslav Pajic (dit Miro) sur leur label Cold Rush, subdivision de PCP (Planet Core Productions) qui posèrent les bases de ce style. Le clan nordcore, basé à Hambourg, a aussi été une influence majeure pour le style, bien qu'évoluant à des tempos beaucoup plus élevés. En France c'est surtout le DJ Manu le Malin qui lui a donné une visibilité. Quelques noms d'acteurs de la scène hardcore œuvrant exclusivement ou fréquemment dans le genre : Fifth Era, DJ Darkside, Zanthrax, Hibou, Wilfuck, Moleculez, Dr Macabre, Dr Strange, Dark Invaders, les labels EBE et Black Monolith, le collectif londonien Crossbones. Même s'il compte un solide noyau dur de supporters, le courant reste très sous-exposé à cause de son caractère moins immédiatement festif, voire glauque. En revanche de nombreux producteurs en vue intègrent des éléments doom dans un hardcore/gabber plus accessible (par exemple The Outside Agency, Ophidian ou The Armageddon Project). Il est donc aussi possible de considérer le doom comme une atmosphère, un esprit un peu romantique, mais il reste un style typiquement définissable techniquement.

Artistes de la scène Hardcore


-3 Steps Ahead
-Al Core
-Annihilator (Dj Scott Brown)
-Anti
-Armaguet Nad
-Attila
-Bastor
-Beatcrusher
-Bodylotion
-Buzz Fuzz(Mark Vos)
-Budburnerz
-Celsius
-Chaosbringer
-Coreback
-Dar
-DJ Promo (Sebastian Hoff)
-Dj The Prophet
-Dj Waxweazle
-Docteur Macabre
-English Muffin
-Esteban
-Explore toi
-Fist of Fury
- French Gabber Team
-Helius Zhamiq
-Gobelin
-Goetia
-Gizmo
-Joshua
-La Peste
-Laurent Hô
-Lenny Dee
-Lingouf
-Liza N'Eliaz
-Ketaklak
-MANIAK
-MIDDLE M
-Matt Fraktal
-Manu le Malin
-Mescalinium United
-Micropoint
-Mouse
-mr beer
-Murmure
-Neokoros
-No Name
-No-tek
-Omar Santana
-Rave Creator
-Radium
-Saoulaterre
-Search & Destroy
-Scott Brown
-skunkmaster
-Speedyq's
-Speakterror
-Speed Freaks
-Tellurian (Michel Klaassen)
-Technohead
-The Original Gabber
-Tieum
-Titanium Steel
-Torgull
-Ybrid
-Wilfuck
-Xmf (The Hacker)
-Zip coretex

Labels

On peut mentionner les labels hardcore français suivants :
-Anticore
-Ark-Aïk
-Audiogenic (regroupant Psychik Genocide, Neurotoxic, Arena, Dead End Records…)
-Beast
-Bloc 46
-Born 2 Kick
-Contrarotative
-CO2
-Core-tex labs
-Electrocut Records
-Epileptik
-Epiteth
-Explore toi recs
-Gti
-Go More Core
-Gwakai
-Hangars Liquides
-Hardcore Basic
-Homiciderecords
-H.I.V.
-Intero
-K-Ni-Bal
-Ks
-Maro-Trumm
-No-tek Records
-Out Of Control
-Sans Pitié
-The Speed Freaks
-Tchernobeat
-Unitek Records Les Sound System s hardcore français suivants :
-Fraktal
-Hara-Kiri
-Heretik
-K-Bal
-Klinykal
-LSDF
-Nawak
-PH4
-Psychiatriks
-Spyrotek=fmr

La scène hardcore suisse

La scène suisse a aussi pris de l'envergure avec le temps et continue de se développer encore maintenant, mais le modèle suivi par les Helvètes diffère un peu de leurs voisins français par leur son plus ancré "gabba" qu'industriel. Le temps commence à inverser cette tendance mélodique et de plus en plus de DJs suisses commencent à délaisser ce style de sons propres à la branche originale et à s'orienter vers des sonorités plus industrielles et à consonances 'UK' et 'French'. La liste ci-dessous comporte la plupart des artistes connus en Suisse mais aussi internationalement pour certains :
-Lem-X
-Cut A Kaos
-Dj Adrien
-Miss Jay-Kill
-Miss Mackie
-The Massacre
-Dj Guily
-Dj Homeboy
-Mayhem
-Teedz
-Dr.G
-Virus
-Divison Of Terror (D.O.T)
-Ear Terror Dj Team
-Geneva Gabber Force
-Jessy James
-K-Lamy T
-Atrax Team (Kook, K-Len, Mc Stash)
-Lucifer & Ray
-DMS
-Dave Speed
-Sensemann
-Airfire
-Gladius
-Hell Squad Dj Team
-JNS Dj Team
-Kronick
-Dark Stream
-Core Cracker
-Miss Bastard & Dj Darkness
-Oldskool's masters
-L'As de Pic
-Miss Flower
-Cut A. Kaos
-Dark system
-Downstroy Gva
-MTB aka Terror Blind

Le hardcore de nos jours

D'un point de vue international, le hardcore est une scène toujours très innovante, les DJ et liveurs les plus influents viennent des quatre coins du globe. Le hardcore expérimental est très apprécié au delà des frontières de la techno hardcore notamment dans le milieu de la musique industrielle, noise, power noise, power electronics et breakcore. D'un point de vue français, les DJ les plus connus sont hollandais, notamment sous la forme de groupements de DJs ou de compilations, Masters of Hardcore, Thunderdome ou encore Rotterdam Terror Corps, tous provenant de la scène gabber. Des labels comme Audiogenic ou Epileptik dans lesquels des DJ de renom exercent leur talents méritent d'être cités.Ce sont des labels trés appréciés aujourd'hui et distillant ce qu'on nomme le Frenchcore.

Divers

Les adeptes du hardcore (Gabbers) en Hollande s'habillent avec des marques telles que Lonsdale, Pit Bull Germany, Australian, Fred Perry, ou logo Dj et Air max Bw . Certains Gabbers sont assimilés à des Skinheads dû à leur style et certaines marques qui pourraient porter à confusion, Mais les Gabbers (ou encore Hardcoriens, Hardcormans)( fan de Techno Hardcore )) ne sont en aucun cas des Skinheads. Ceux-ci sont adeptes de la musique "Oï, Rac, Rif… ". Dans certains pays d'Europe, (France, Belgique…), on peut trouver une minorité de skinhead dans les soirées Gabbers. Cette minorité trouvant sans doute une sorte d’« exutoire » dans cette musique relativement violente, il n'en demeure pas moins qu'il s'agit d'une minorité peu appréciée par les puristes. La communauté HardCore se veut profondément tolérante et absolument pas raciste. Il suffit de constater la présence sur la scène hardcore hollandaise de Dj ou de Mc comme Mc Raw, DarkRaver, Dj Anas, Dj Bass-D… À noter aussi, un logo toujours très répandu : " United Hardcore Against Racism & Hate ".

Voir aussi

- Techno
- Musique industrielle
- Free party

Bibliographie

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- Catégorie:Techno hardcore Catégorie:Techno Catégorie:Genre de musique électronique Catégorie:Musique de danse be-x-old:Электронны гардкор bs:Hardcore techno de:Hardcore Techno en:Hardcore techno es:Techno Hardcore fi:Hardcore (elektroninen musiikki) hu:Hardcore techno it:Techno hardcore ja:ハードコアテクノ ko:하드코어 테크노 pt:Hardcore techno ru:Хардкор-техно sv:Hardcore techno
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