Auxonne

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Auxonne (se prononce Aussonne) est une commune française, située dans le département de la Côte-d'Or et la région Bourgogne. Ses habitants sont les Auxonnais et Auxonnaises.
Auxonne

Auxonne (se prononce Aussonne) est une commune française, située dans le département de la Côte-d'Or et la région Bourgogne. Ses habitants sont les Auxonnais et Auxonnaises.

Géographie

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Communes limitrophes

-dans le canton d'Auxonne :Athée, Billey, Flagey-lès-Auxonne, Flammerans, Labergement-lès-Auxonne, Les Maillys, Poncey-lès-Athée, Soirans, Tillenay, Villers-les-Pots, Champdôtre et Villers-Rotin ;
-dans le canton de Dole (arrondissement de Dole, département du Jura, région Franche-Comté) :Biarne ;
-dans le canton de Montmirey-le-Château (arrondissement de Dole, département du Jura, région Franche-Comté) :Chevigny et Peintre ;
-dans le canton de Rochefort-sur-Nenon (arrondissement de Dole, département du Jura, région Franche-Comté) :Rainans.

Histoire

Les origines

Plaisirs nautiques sur la Saône Les historiens modernes s’accordent pour mettre en doute la véracité des assertions contenues dans la Chronique de Bèze (du nom du monastère fondé par Amalgaire dans la première moitié du ), concernant le vocable « Assona » pour désigner Auxonne dans la première moitié du VIIe siècle. Les trois premiers actes authentiques où apparaît le nom d’Auxonne datent de 1172, 1173 et 1178. Les deux premiers sont associés à la personne du comte Etienne II d’Auxonne († 1173), le troisième est une bulle du pape Alexandre III. L’acte de 1173 est une donation faite par le comte au monastère de Saint-Vivant-de-Vergy, et l’acte pontifical de 1178, une confirmation de toutes les possessions du prieuré de Saint-Vivant, qui comprenaient la ville d’Auxonne. Les droits des religieux sur Auxonne remontaient aux environs de 870 ; date de l’établissement de leur monastère dans le pagus (Comté) d’Amaous, (ou Amous), en Bourgogne jurane, (plus tard, appelée le Comté de Bourgogne, puis la Franche-Comté), à six milles de la Saône, sur des terres appartenant à Agilmar, évêque de Clermont. Le lieu prit le nom qu’il a gardé encore aujourd’hui de Saint-Vivant-en-Amaous. (Entre Auxonne et Dole). Les moines ne restèrent en Amaous qu’une vingtaine d’années ; les Normands d’Astings détruisirent le monastère lorsqu’ils envahirent la Bourgogne. Le comte Manassès leur construisit un nouveau monastère (vers 895-896), en Bourgogne franque, dans le comté de Beaune, sur les pentes de la montagne de Vergy. Pendant leur séjour en Amaous ils auraient défriché la région, et installé des cabanes de pêcheurs au bord de la Saône. Selon une hypothèse émise par certains historiens, ces cabanes auraient été le germe de la future ville d’Auxonne. Installés sur le domaine éloigné de Vergy, loin de leurs terres difficiles à défendre, les moines de Saint-Vivant éprouvèrent le besoin d’inféoder (sans doute à Guillaume IV, comte de Vienne et de Mâcon, († 1155) leurs domaines en Amaous pour les soustraire aux convoitises et conserver leurs droits et propriétés. Selon cette deuxième hypothèse, ce féodal aurait établi en bordure de Saône, une ville neuve qui prit le nom d’Auxonne. Auxonne se trouvait donc dans le pagus d’Amaous. Depuis le partage du traité de Verdun de 843, qui plaça l’Amaous dans le lot de Lothaire et malgré les partages compliqués qui suivirent, ce comté relevait de la mouvance du comte de Bourgogne. (C’est-à-dire de la future Franche-Comté).

Le rattachement au duché de Bourgogne

En 1172, la ville avait pris de l’importance : le comte Etienne II d’Auxonne, de la branche cadette de Bourgogne-Comté, fils de Guillaume IV, s’y était installé. Son successeur, Etienne III, comte d’Auxonne († 1241), fils du précédent, chef de la branche cadette de Bourgogne-Comté, maître de riches domaines, ambitieux, puissant, et soutenu par les premières familles du pays, nourrissait quelques prétentions à supplanter la branche aînée. Il y travaillait ostensiblement. En 1197, profitant de troubles survenus en Allemagne, Etienne III, adjura la fidélité à Othon Ier, († 14 janvier 1201), et porta l’hommage d’Auxonne au duc de Bourgogne Eudes III, tout en garantissant les droits de Saint-Vivant de Vergy. En retour, Eudes III s’engageait à l’aider dans sa lutte contre le palatin. Auxonne échappait à la mouvance comtale. En 1237, à la tête de la Comté, le faible Othon III, († 19 juin 1248), successeur et fils d’Othon de Méranie († 6 mai 1234) ; était-ce le moment attendu ? Le 15 juin de cette même année, aux termes d’un accord d’échange conclu à Saint-Jean de Losne entre Jean de Chalon, (1190- † 30 septembre 1267), personnage principal de l’accord, fils d’Etienne III associé depuis longtemps aux affaires de son père et héritier de Béatrice de Chalon (1170 (n.s.) † 07 avril 1227), sa mère, Etienne III lui-même et Hugues IV, duc de Bourgogne, la ville d’Auxonne et tout ce que Etienne III possédait dans le bassin de la Saône, étaient cédés au duc de Bourgogne contre la baronnie de Salins et une dizaine de positions stratégiques de première importance en Comté. En entrant sous la domination des ducs de Bourgogne, Auxonne devenait une tête de pont du duché sur la rive orientale de la Saône, en terre d’Empire, et échappait à l’influence germanique. Le rattachement d’Auxonne au duché de Bourgogne lui donna un statut de ville frontière entre duché et comté de Bourgogne, entre influence française et influence germanique qui déterminera les destinées de la ville pour les siècles suivants.

Auxonne sous les ducs Valois

À l’abri derrière ses remparts qu’elle ne cessa de fortifier, la place forte fut une base de première importance pour lancer des opérations militaires : c’est depuis Auxonne qu’Eudes IV, en 1336, écarta la menace des barons comtois entrés en dissidence alors qu’il était leur souverain légitime depuis son mariage avec Jeanne de France, héritière de la Comté. Entre 1364 et 1369 c’est au tour de Philippe le Hardi de lutter, depuis Auxonne, contre barons comtois, routiers des compagnies et Tards-Venus. En ce début du , avec la guerre civile qui ravageait la France, la guerre rôdait sans cesse autour des murs, obligeant la ville à rester continuellement en alerte. Entre 1434 et 1444, nouvelle menace, celle des Écorcheurs cette fois : les Auxonnais veillèrent aux remparts pendant que la redoutable soldatesque ravageait la campagne. Comme si tant de malheur ne suffisait pas, deux incendies à cinq ans d’intervalle, les 7 mars 1419 et le 15 septembre 1424, dévastèrent la ville. Il fallut attendre 1444, pour retrouver une période de tranquillité qui dura jusqu’à l’avènement de Charles le Téméraire en 1467. En 1468, à la suite du traité de Péronne, la tension se ranima entre le roi de France et le duc de Bourgogne Charles le Téméraire ; aussitôt, la cité s’activa à remettre ses défenses en ordre. En 1471, elle apporta sa contribution à la lutte contre l’armée du Dauphiné, envoyée par Louis XI qui pénétrait dans le duché. La politique aventureuse de leur fougueux duc avait finalement conduit sa dynastie à sa perte. À la mort du duc, le 5 janvier 1477, Louis XI s’empara sans délai du duché qui n’opposa pratiquement pas de résistance. L’armée royale rentra dans Dijon le 1 février 1477.

Le rattachement au royaume de France

Le statut particulier des terres d’Outre-Saône qui n’étaient pas un domaine de la couronne donné en apanage, n’arrêta pas Louis XI dans sa conquête. Mais les Comtois se soulevèrent, suivis par les Auxonnais. Après 2 ans de résistance face à l’envahisseur, après le carnage de Dole du 25 mai 1479, laissée sans soutien par Marie de Bourgogne, Auxonne soutint le siège de l’armée royale commandée par Charles d’Amboise pendant une douzaine de jours, avant d’ouvrir ses portes, le 04 juin 1477, à l’envahisseur français. La ville, rattachée à la couronne de France, allait partager les destinées de la royauté. En fin politique, Louis XI, en même temps qu’il confirma solennellement le maintien de tous les privilèges de la ville afin de s’assurer la fidélité de ses nouveaux sujets, s’empressa de construire, aux frais de toute la province, la puissante forteresse qui domine toujours place de l’Iliote, afin de se prémunir contre toute tentative de rébellion. Lieutenant Bonaparte Quatorze ans plus tard, le traité de Senlis (23 mai 1493), signé entre Charles VIII et Maximilien sépara à nouveau les deux Bourgognes ; Auxonne redevint tête de pont française sur la rive Impériale. Les guerres d’Italie ranimèrent les tensions du côté de l’Empire. À nouveau les remparts furent consolidés et la construction de la porte de Comté réalisée (1503). Le 14 janvier 1526, le traité de Madrid signé après la défaite de Pavie, entre François Ier et Charles Quint, le roi de France fut contraint d’abandonner, entre autres territoires, la Bourgogne, et le comté d’Auxonne. Les États de Bourgogne, réunis le 8 juin 1526 refusèrent de se séparer de la couronne de France. En riposte, l’Empereur voulut conquérir le comté d’Auxonne. Devant les murs de la cité, Lannoy, commandant des armées impériales, trouva une résistance si vive de la part de tous les habitants qu’il dut renoncer. La ville perdit définitivement sa situation de place-frontière avec la conquête de la Comté sous Louis XIV, mais resta une place importante, dont témoigne encore le stationnement du 511e régiment du train. La ville d'Auxonne est restée célèbre en raison des deux séjours qu’y fit un jeune lieutenant en second au régiment de la Fère nommé Napoléon Bonaparte qui devait par la suite faire connaître son nom à travers toute l’Europe. Le quartier Bonaparte conserve la chambre qu'il occupait lors d'un de ses séjours. On peut voir également dans le petit musée qui est installé dans une tour du château, son équerre, son fleuret et des objets qu'il a offerts lors de son séjour, ainsi qu'un de ses chapeaux.

Napoléon Bonaparte à l’École Royale d’Artillerie à Auxonne

Héraldique

Administration

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Le canton d'Auxonne et ses seize communes

La ville d'Auxonne est le chef-lieu de son canton, dont elle est la commune la plus peuplée. Elle fait partie de l'arrondissement de Dijon, du département de Côte d'Or et de la région Bourgogne.

Démographie

Par ailleurs, lors du recensement de 1999, la population totale, incluant les doubles comptes, était de 7 785 habitants.

Tableau de l'Évolution démographique

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Économie

La ville possède une antenne de la Chambre de commerce et d'industrie de Dijon.

Patrimoine

Patrimoine religieux

L'Église Notre-Dame L'Église Notre Dame : La construction de la partie principale a duré tout le , d'abord la nef vers 1200, puis le chœur, l'abside et les absidioles entre 1200 et 1250. La construction des portes date du début du . Les chapelles latérales ont été élevées aux . Vers 1516, sous la direction de Maître Loys, architecte de l'église Saint Michel à Dijon, on commença la construction du portail, surmonté de deux tours de hauteurs inégales. En 1525, le Jacquemart (aujourd'hui disparu) est installé dans sa tour. En 1858, une campagne de réfection est organisée, sous l'égide de la municipalité et exécutée par Phal Blando, architecte de la ville. Cette campagne comprend deux portails latéraux, la mise en place du clocher élancé, pyramidal et octogonal, légèrement vrillé, appelé clocher tors. Sa flèche d'ardoise s'élève à 33 mètres au-dessus de sa plate-forme, soit 11 mètres plus haut que le précédent. L'église est également remarquable pour les gargouilles et les statues (notamment des prophètes) qui embellisssent l'extérieur. À l'intérieur, plusieurs éléments sont notables :
- La Vierge au Raisin, statue attribuée à Claus de Werve de l'école de Claus Sluter, chef d'œuvre incomparable de la sculpture médiévale bourguignonne du milieu ,
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' La Vierge à l'Enfant, Statue du ,
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Saint Antoine ermite, statue polychrome de la fin du ,
- Christ de Pitié, statue du début du ,
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Les Orgues, léguées par Jehannotte Magrée en 1410. Elles furent remaniées en 1615 et en 1789 par François Callinet. Elles furent également restaurées à la fin du ,
- Une Chaire à prêcher du faite en pierre rouge de Sampans,
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Un Lutrin
' aigle en bronze,
- Un Polychrome du représentant la chasse de saint Hubert.

Patrimoine militaire

La Tour Notre-Dame du château d'Auxonne
- Le Château d'Auxonne : l'un des trois châteaux (avec Beaune et Dijon) bâtis sous Louis XI après la défaite de Charles le Téméraire et achevés sous ses successeurs après la conquête du Duché de Bourgogne, et le seul qui soit encore debout en dépit de transformations ultérieures. Construit dans l'angle sud-ouest de la ville, le château comporte un corps de caserne datant de Louis XII et François Ier qui constitue peut-être le plus ancien bâtiment de caserne bâti à cet usage en France. Le château a 5 tours d'angles reliées par d'épaisses courtines : les deux tours accolées des Moulins, la tour de Beauregard, la tour du Pied de biche, la tour du Chesne (aujourd'hui démolie) et la tour Notre-Dame. Cette dernière est la plus massive, avec trois niveaux voûtés, ses 20 mètres de diamètre, ses 22 mètres de hauteur et ses murs épais de 6 mètres à la base. La Porte de Comté
- Les Remparts : Les fortifications sont mentionnées dans la charte de 1229 : il s’agissait à cette époque de simples remparts de terre, bordés d’un fossé surmonté de pieux et d’épines. Dès la première moitié du , au prix de mille sacrifices de la population, la ville était dotée de la ceinture de muraille qu’elle conforta jusqu’à l’intervention du comte d’Apremont en 1673. Cette enceinte médiévale couvrait un périmètre de 2600 mètres et comprenait 23 tours et tournelles et un pont fortifié. Le front de Saône, très difficile à construire, fut entreprit à partir de 1411. La muraille fit la fierté du duc de Bourgogne Philippe le Bon, qui déclara dans des lettres patentes du 23 décembre 1424 : « La place de notre ville d’Auxonne est très belle, forte et très bien fermée de murs et de fossés ». En 1479, en devenant maître de la Bourgogne, Louis XI construisit un château forteresse adapté au progrès de l’artillerie avec l’apparition du boulet métallique. Auxonne, placée dans une position stratégique de ville frontière dut supporter des guerres continuelles avec la Comté devenue terre d’Empire depuis le traité de Senlis en 1493. Les remparts médiévaux furent l’objet de soins et de renforcements continuels : au , avec Louis XII et François Ier. Avec Louis XIV et les guerres de conquêtes de la Comté, l’intérêt stratégique de la ville amena le roi à mettre la ville « en état de ne pas craindre les attaques de l’ennemi ». En 1673, c’est François de la Motte-Villebret, comte d’Apremont, d’origine tourangelle qui en fut chargé. Il détruisit à peu près l’enceinte médiévale pour mettre en place un système de défense à la Vauban dont une partie subsiste encore aujourd'hui. D’Apremont décèda en 1678 et c’est Vauban qui lui succèda pour assurer l’achèvement des travaux. Il dressa un magnifique projet qui complétait l’œuvre du comte d'Apremont, mais la signature du traité de Nimègues en 1678 lui fit perdre son intérêt et ce projet ne fut jamais réalisé.
- La Porte de Comté : A l'est de la ville, ce superbe exemple d'architecture militaire datant du règne de Louis XII montre un programme comparable à celui qui ornait la porte de secours du château de Dijon aujourd'hui disparue. On remarquera sur la face extérieure de la porte l'écu de France, soutenu par deux anges, et les porcs-épics, symboles royaux.
- La Tour de Belvoir (ou tour Belvoir). Sur les 23 tours de l'enceinte médiévale, il ne susbsite aujourd'hui que trois tours et sur ces trois tours, la tour Belvoir est la seule qui n'ait pas fait l'objet de modifications notables.
- La Porte royale du (1667-1717) Pendant la période médiévale, l’entrée nord de la ville était contrôlée par la porte de Flammerans. À l’occasion du renforcement des fortifications de la ville dont fut chargé en 1673, le comte d’Apremont, ingénieur de la place, ce dernier fit construire la Porte Royale en remplacement de la porte de Flammerans. Il confia, avant de devoir s’absenter, la réalisation des travaux à Philippe d’Anglart "Architecte et entrepreneur des bâtiments du Roy". À son retour, le comte d’Apremont n’étant pas satisfait du travail accompli fit recommencer le travail. La mort du comte, survenue en 1678 arrêta les travaux et c’est Vauban qui en assura l’achèvement en 1699. L’étage du pavillon central ne fut ajouté qu’en 1717. Côté ville, le corps central est flanqué de part en d’autre de deux pavillons parfaitement identiques, couverts d’une toiture à la Mansart. L’ouverture de la porte, vers la campagne est surmontée d’un trophée d’armes.
- La Tour du Signe sur laquelle on peut voir une salamandre, emblème de François Ier.
- L'Arsenal d'Artillerie du servant initialement à fournir des affûts de canon. Il a été construit par Vauban entre 1689 et 1693. Il a conservé son plan original avec maintenant trois bâtiments dont l'un sert maintenant de halles.
- La Statue du Lieutenant Napoléon Bonaparte, en bronze, par François Jouffroy, inaugurée en décembre 1857 au centre de la place d'armes. Bonaparte est représenté sous ses traits de jeunesse dans le costume d'officier d'artillerie. Le socle est orné de quatre différents bas-reliefs (Bonaparte à la Chapelle de la Levée, Bonaparte au pont d'Arcole, la cérémonie du sacre de Napoléon et une séance au Conseil d'État).
- Les Casernes, en pierre rose de Moissey, dans lesquelles Bonaparte occupa successivement deux chambres. Elles sont désormais occupées par le 511e régiment du train.

Quelques tours en images

Image:Auxonne tour notre dame.png|La Tour Notre-Dame Image:Auxonne tour du pied de biche.jpg|La Tour du Pied de Biche Image:Auxonne tour du signe.jpg|La Tour du Signe Image:Auxonne tour belvoir.jpg|La Tour Belvoir

Patrimoine civil

L'Hôtel de ville
- L'Hôtel de Ville : Edifice en brique du avec un toit d'ardoises, ancien logis des Ducs de Bourgogne. Il est de style néogothique et devint la propriété de la ville d'Auxonne en 1811 qui effectua des changements sur la façade (1857-1858).
- L'Hôpital, qui est apparu dans l'histoire de la commune au . Il a été reconstruit au (1843-1863). Sa chapelle et son apothicairerie sont remarquables.
- Une Maison à Colombages du sur la place d'armes.

Musées

- Musée Bonaparte, à l'intérieur de la tour Notre-Dame du château d'Auxonne. Il conserve les souvenirs du jeune lieutenant Napoléon Bonaparte lorsqu'il était élève à l'école d'artillerie.

Archives

-Registres paroissiaux et d'état civil depuis : 1559
-Dépouillements généalogiques :
-Délibérations municipales depuis : 1506

Célébrités

L'Arsenal Vauban, maintenant Les Halles
-Jean-Louis Lombard (1723-1794), Savant, professeur de mathématiques à l'École Royale d'Artillerie d'Auxonne et écrivain militaire français eut Napoléon Bonaparte comme élève
-Capitaine Jean François Landolphe (1747-1825), marin, né à Auxonne
-Claude-Nicolas AMANTON (1760-1835), né à Villers-les-Pots le 20 janvier 1760, mort en 1835. Il fut avocat au parlement de Dijon, adjoint puis maire d'Auxonne. Il a publié un grand nombre de mémoires judiciaires et plusieurs autres écrits et des recherches et notices biographiques sur différents personnages.
-Claude-Antoine Prieur-Duvernois dit Prieur de la Côte d'Or (1763-1832), conventionnel, né à Auxonne
-Claude-Xavier Girault (1764-1823), archéologue et historien né à Auxonne. Maire d'Auxonne de 1801 à 1805
-Raoul Motoret (1909-1978), écrivain, né à Auxonne
-Robert Daniel Syriex, artiste, vit à Auxonne

Jumelage

- Heidesheim am Rhein (Rhénanie-Palatinat) depuis 1964

Autres documents multimédia sur Auxonne

La Caserne Bonaparte      

Voir aussi

-Communes de la Côte-d'Or
-511e régiment du train ===
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