Domestication

Infos
Le mouton, une des premières espèces domestiquées. Une espèce domestiquée, animale ou végétale est une espèce qui a acquis des caractères morphologiques, physiologiques ou même comportementaux nouveaux et héréditaires, résultant d’une interaction prolongée, d'un contrôle voire d'une sélection délibérée de la part de l’être humain. La domestication désigne aussi l'état dans lequel la reproduction, les soins et l'alimentation des animaux,
Domestication

Le mouton, une des premières espèces domestiquées. Une espèce domestiquée, animale ou végétale est une espèce qui a acquis des caractères morphologiques, physiologiques ou même comportementaux nouveaux et héréditaires, résultant d’une interaction prolongée, d'un contrôle voire d'une sélection délibérée de la part de l’être humain. La domestication désigne aussi l'état dans lequel la reproduction, les soins et l'alimentation des animaux, ou le cycle des plantes sont contrôlés plus ou moins étroitement par l'humain. Dans le langage courant, l'expression animal domestique est souvent employée dans le sens restreint d'animal de compagnie, et le verbe domestiquer comme synonyme d'apprivoiser. Ce dernier terme peut s'appliquer à un animal isolé tandis que la domestication concerne une population ou une espèce entière. Une acception élargie de la domestication tend à traiter de toutes formes d'interaction régulière de l'espèce humaine avec une espèce animale ; de l'élevage intensif d'une espèce anciennement domestiquée à la chasse raisonnée d'une population animale considérée comme une ressource. La principale utilité des plantes et animaux domestiques est la production alimentaire, ainsi que celle d'autres produits utiles comme la laine, le coton, ou la soie ; les motifs de la pratique d'un élevage ou d'une culture ne sont cependant pas toujours strictement utilitaires et incluent l'agrément, le divertissement ou bien des pratiques religieuses. La domestication des plantes et des animaux a accompagné les débuts de l'agriculture et a été un facteur essentiel du développement humain. Si elle a permis la révolution néolithique, c'est aussi un processus qui se prolonge aujourd'hui. Carpes koï ; variété ornementale de la carpe

Le processus de domestication

Dates et lieux de domestication

Se reporter au tableau des dates et foyers par espèce, plus bas. Les domestications s'étalent du néolithique à nos jours, à l'exception de celle du chien, qui a précédé de plusieurs millénaires l'élevage d'autres espèces et la sédentarisation. Le Moyen Âge est une période blanche de ce point de vue, aucune domestication n'étant datée de cette période. Notre époque, à partir du , est par contre riche en nouvelles espèces élevées, et on peut parler pour plusieurs d'entre elles de domestication. Bouc, figurine en bronze trouvée dans le dème de Kephissia, probablement fabriqué en Attique, Les dates et foyers des domestications anciennes ont été estimés par des méthodes essentiellement archéologiques ; il s'agit plus spécialement d'archéozoologie. Ces méthodes consistent à fouiller ou exploiter les résultats de fouilles de sites d'occupation humaine préhistorique. Les restes animaux sont datés selon les méthodes archéologiques : on détermine l'espèce à laquelle ils appartiennent, on estime également l'âge auquel ils sont morts, voire le type d'animaux (d'une forme éventuellement domestique) qu'ils représentent, et on s'appuie sur d'autres indices comme les traces observables d'abattage ou de découpe. L'enjeu est de déterminer si on est en présence d'animaux sauvages ou d'élevage, et plus globalement la nature de leurs relations avec les humains. Ainsi le squelette d'un chat retrouvé auprès d'un tombeau humain indique qu'il s'agissait probablement d'un animal de compagnie, Communiqué du CNRS, Avril 2004. Article original : J.-D. Vigne, J. Guilaine, K. Debue, L. Haye & P. Gérard, Early taming of the cat in Cyprus, Science, 9 avril 2004.. Une certaine homogénéité d'âge des animaux dont on retrouve les restes indique qu'il s'agissait d'un élevage, où l'on abattait les animaux à l'âge optimal. Les nouvelles techniques et en particulier l'étude de l'ADN mitochondrial permettent de réestimer les dates de domestication de même que l'arbre généalogique des espèces domestiques actuelles ; ces connaissances sont donc toujours en évolution. La lignée du chien en particulier se serait séparée de celle du loup il y a entre 100 000 et 150 000 ans. Il est possible que l'ancêtre du chien se soit à cette époque rapproché et associé aux groupes humains qu'il suivait, pour les restes qu'il pouvait obtenir, en ayant un rôle d'alerte voire d'auxiliaire de chasse. La date de domestication issue des sources archéologiques correspondrait alors à une relation devenue plus étroite et à un contrôle plus fort de l'hommeVoir article détaillé Domestication du chien.. Groupe de bovins, en Égypte antique, vers 1400 av. J.C. Le processus de domestication et la diffusion des espèces et techniques d'élevage s'étalent sur des périodes longues et loin d'être parfaitement déterminées. On admet pour plusieurs espèces le principe de plusieurs foyers de domestication distincts. Cela n'exclut pas les croisements qui ont suivi et il semble vain de déterminer un ancêtre sauvage pour chaque race d'une espèce domestique. Après celle du chien, le premier foyer de domestication fut le Moyen-Orient, en particulier sa partie qu'on appelle le Croissant fertile. On remarque ensuite l'Asie de l'Est, le bassin méditerranéen et l'Amérique du Sud. Certaines régions du monde n'ont connu aucune domestication d'espèces locales sinon de très récentes comme l'Australie ou l'Afrique australe. Le nombre d'espèces domestiques disponibles s'est brusquement accru au de part et d'autre de l'Atlantique, avec ce qu'on nomme l'échange colombien. Le continent américain abritait alors cinq espèces animales domestiques, dont seul le chien était connu dans l'Ancien Monde. Les chevaux et bœufs par exemple y sont alors apparus tandis qu'un grand nombre de plantes domestiques américaines, nouvelles en Europe, en Asie et en Afrique y ont été adoptées.

Scénarios de domestication

Plusieurs scénarios ont été proposés comme ayant mené à la domestication des espèces animales. La tradition d'adoption de bébés animaux, voire leur allaitement au sein est souvent donnée pour origine de la domestication, étant donné que par le phénomène d'empreinte, il est facile d'obtenir de cette façon des animaux familiarisés par leur contact précoce avec les humains. Pourtant il faut noter que le processus de domestication implique l'élevage de lignés d'animaux sur de nombreuses générations, ce qui n'est pas le cas si le recrutement se fait en permanence par prélèvement d'animaux sauvages. Par ailleurs cette pratique, toujours observée actuellement, est caractéristique des peuples de chasseurs-cueilleurs, qui précisément, n'ont pas d'animaux domestiques. Ces apprivoisements seraient donc intégrés à une culture basée sur la chasse et non l'élevage, et il y aurait une opposition entre sociétés et J. F. Downs, Domestication : an examination of the Changing Social Relationship Between Man and Animals, 1960, cité par J.-P. Digard.Philippe Descola, Pourquoi les Indiens d'Amazonie n'ont-ils pas domestiqué le Pécari? in De la préhistoire aux missiles balistiques B. Latour & P. Lemonnier (dir), Paris, 1994, La Découverte : 329-344. Ce schéma ne parait donc pas pouvoir être retenu directement comme moyen de domestication. Pourtant si le facteur culturel est sans doute essentiel pour expliquer la domestication voire la non-domestication d'une espèce, le système économique et culturel d'une société n'est pas figé. La plupart des sociétés basées sur la chasse élève des chiens, pour lequel ce schéma a pu être un élément important de la domesticationJean-Pierre Digard, L'homme et les animaux domestiques : Anthropologie d'une passion, 1990, voir Bibliographie.. Il est possible que la domestication soit passée par une phase de commensalisme entre ces animaux et l'homme, c'est-à-dire un rapprochement et une aide dans l'intérêt mutuel. En effet, cette relation s'observe toujours chez le chien paria, et on présume qu'elle a été une étape de la domestication du porc. Plusieurs espèces étaient les objets d'une tradition de chasse qui a évolué vers un contrôle des populations, et une gestion de population sauvage devenue raisonnée. Cette chasse a pu devenir sélective, visant par exemple les animaux les plus âgés et les mâles en surnombre, et conduire à un mode d'élevage extensif, puis intensifié. Tous ces stades sont actuellement pratiqués dans le cas du renne, dans des régions différentes. Ce processus semble avoir concerné plusieurs espèces, dont les chèvres et moutons, ainsi que les petits camélidés (lamas). Enfin l'élevage a pu simplement commencer avec des animaux capturés puis élevés en stricte captivité. C'est le cas de la plupart des domestications récentes ou contemporaines. C'est dans cette situation que le contrôle et la sélection peuvent être les plus forts, permettant une transformation plus rapide des espèces élevées. Le scénario de domestication d'une espèce peut avoir correspondu à l'un de ces schémas ou en avoir été une combinaison simultanée ou successive. Dans le cas du lapin, les étapes de la domestication à partir de la simple chasse ont été l'établissement de garennes fermées au Moyen Âge, qui constituaient des sortes de réserves de chasse. Dans certaines de ces garennes a été pratiquée une sélection, permise par la capture des animaux vivants grâce aux furets. Cette sélection a abouti à l'apparition des premières variétés de lapin au cours du , qui se distinguaient par leur coloris et leur tailleDirk VAN DAMME et Anton ERVYNCK, Furets et lapins médiévaux au château de Laarne (Flandres orientales, Belgique). Contribution à l’histoire d’un prédateur et de sa proie, Université de Liège, 1991, . cité .. L'élevage a ensuite été intensifié et la forte sélection a abouti à une grande variabilité des races domestiques. Le comportement du lapin d'élevage a probablement évolué conjointement, du fait d'une sélection d'animaux moins farouches, celle-ci ayant pu être aussi bien intentionnelle qu'indirecte : les animaux plus difficiles à recapturer ne pouvant pas être donnés à de nouveaux éleveurs. Les pratiques d'élevage et de sélection qu'on peut observer sur la période historique peuvent donner une idée de celles qui ont produit la domestication. Celles-là sont très variées, ainsi que les connaissances et représentations qu'ont les éleveurs de l'hérédité et de l'influence qu'ils peuvent avoir sur une population animale. Certains d'entre eux opèrent une sélection méthodique au sein d'un cheptel, d'autres ne conçoivent pas l'influence que peut avoir le choix des reproducteurs sur leurs produits, au sein d'une espèce ou variété. Ces éleveurs peuvent croire pourtant à l'intérêt d'acquérir une nouvelle lignée ou d'opérer des croisements avec des animaux de souches différentes de la leur et participer ainsi à leur diffusion. La sélection exercée par les éleveurs est d'ailleurs loin d'avoir constamment la même direction, une pratique relevée pour plusieurs espèces et à différentes époques consistant par exemple à sacrifier les animaux ayant eu la croissance la plus forte ou la plus rapide afin de laisser les autres finir leur croissance. Cette pratique qui a vraisemblablement un effet de contre-sélection a d'ailleurs été dénoncée comme telle par des observateurs pour les moutons par exemple, ou en pisciculture d'étang où la pratique du consiste à repeupler un étang après sa pêche par vidange en y relâchant les poissons les plus petits. Ainsi, quoique la carpe ait eu une longue tradition d'élevage en France, les performances d'élevage de ce poisson étaient médiocres. Des lignées à croissance nettement plus rapide y ont été réintroduites à partir d'Europe centrale à la fin du , où un élevage sélectif était pratiqué. Parmi la diversité des pratiques, on relève aussi celle consistant à faire saillir une femelle par des congénères sauvages pour les qualités réelles ou supposées que cela procure aux produits de tels croisements (chien/loup ; porc/sanglier en Europe). Quoique ceci semble aller à l'encontre du processus de domestication, ces hybridations ont pu contribuer à conjuguer les caractères domestiques, en particulier comportementaux d'une espèce avec ceux d'une sous-espèce locale sauvage bien adaptée à son milieu. Cela a probablement été le cas des races de chiens nordiques. La domestication d'une espèce est le fruit d'une histoire multiple qu'il est difficile de reconstituer. Ses facteurs importants sont les prédispositions de cette espèce, les pratiques des éleveurs ou proto-éleveurs sur de longues périodes qui opèrent une sélection consciente ou non et les échanges d'animaux qui permettent aux lignées les plus domestiquées de se diffuser.

Point de vue biologique

Hereford, race sélectionnée pour la production de viande. Le processus de domestication commence lorsqu'un nombre restreint d'animaux est isolé de l'espèce sauvage. Cette population peut alors connaître un phénomène de microévolution, en s'adaptant aux conditions d'élevage et du fait de la sélection humaineAchilles Gautier, Domestication animale et animaux domestiques prétendument oubliés, Université de Liège, 1991, . cité .. Cette évolution est marquée par l'apparition de traits domestiques, c'est-à-dire des nouveaux caractères interprétés comme des mutations génétiques conservées voire sélectionnées alors que les allèles qui les portent seraient restés rares ou auraient été éliminées par sélection naturelle à l'état sauvage. Ce sont des caractères morphologiques comme par exemple la taille plus grande ou plus petite que celle de l'espèce sauvage, des coloris nouveaux, le poil long, frisé ou encore la queue enroulée ; ce sont aussi des caractères physiologiques comme l'augmentation de la prolificité, et la précocité de la croissance. On note aussi la perte de caractères physiques comme les cornes pour une partie des races de mouton ou d'aptitudes comme une diminution de la mobilité ; de la vitesse de course ou de l'aptitude au vol, ainsi que la perte d'aptitudes comportementales. Ceci fonde une interprétation de la domestication comme altération du génotype, ce qui est indiscutable dans le cas de l'albinisme. De même et plus tôt, Buffon a décrit la domestication en termes de dégénérescencePatricia Pellegrini, De l'idée de race animale et de son évolution dans le milieu de l'élevage, Ruralia, mai 1999 .. La variabilité morphologique est importante chez certaines espèces et beaucoup moins chez d'autres comme le chameau de Bactriane. On interprète également les transformations de la domestication avec la notion de néoténie, selon laquelle des caractères morphologiques comme les oreilles pendantes ou comportementaux comme l'attachement, à l'origine propres aux stades juvéniles, se prolongent à l'état adulte. Si les premières espèces domestiquées sont élevées depuis quelques millénaires, ce temps est-il pour autant indispensable à cette évolution ? Des expériences spécifiquesUne expérience menée en Russie sur une période de 50 ans a consisté à sélectionner des renards sur des critères comportementaux. Elle tend à montrer la possibilité d'une évolution rapide vers la domestication, ainsi que la liaison entre les caractères comportementaux et phénotypiques. « Early canid domestication : the farm fox experiment », American Scientist, Vol. 87 No. 2 (mars-avril 1999) Article by Lyudmila N. Trut, Ph.D. , . ainsi que les domestications contemporaines montrent qu'avec une forte sélection, les transformations caractéristiques de la domestication peuvent apparaître relativement rapidement, dans l'intervalle d'une dizaine à quelques dizaines de générations. Du point de vue écologique, certaines espèces sont élevées à l'état domestiques dans un milieu identique ou proche de celui de leurs ancêtres sauvages comme le chameau ou le renne. À l'inverse, on remarque que le nombre relativement faible d'espèces domestiques est compensé par leur distribution souvent très large, dans des milieux et sous des climats variés et très différents de ceux d'où l'espèce est originaire. La poule, originaire de régions tropicales est élevée jusqu'au cercle polaire arctique, et le porc, originaire de régions tempérées, est élevé jusqu'en climat équatorial plutôt que d'autres espèces de suidés, originaires de ces climats mais non domestiquées. Le régime alimentaire des espèces domestiques peut varier très fortement du fait de l'accès aux ressources naturelles d'un nouveau milieu, et bien sûr avec l'alimentation artificielle parmi laquelle les céréales cultivées sont primordiales, y compris pour le chien. Il est difficile de déterminer à quel point ces changements de climat et de régime alimentaire se sont accompagnés d'une adaptation physiologique héréditaire vers une éventuelle tolérance des animaux domestiques à ces variations. Certains auteurs ont estimé dans le sens inverse que les espèces domestiques avaient été choisies parmi celles qui sont les moins spécialisées du point de vue alimentaire et écologiqueJean-Sébastien Pierre , 2005, Université de Rennes 1, cours, 34 p, page 20. (espèces dites Euryèces). Les déplacements et introductions par l'être humain d'espèces domestiques dans des espaces où elles étaient absentes a eu des conséquences importantes sur les équilibres écologiques dès le néolithiqueVigne J.-D., 1994. « Les transferts anciens de mammifères en Europe occidentale : histoires, mécanismes et implications dans les sciences de l’homme et les sciences de la vie », In : Des animaux introduits par l’homme dans la faune de l’Europe (L. Bodson, éditeur). Colloque d’histoire des connaissances zoologiques, 5, Université de Liège, B : 15-38., puisqu'ils pouvaient constituer des invasion biologique et entraîner la disparition d'espèces locales.

Point de vue comportemental

Un chien Fox-terrier et sa maîtresse. La domestication est non seulement une modification des caractères physiques d'une espèce, mais aussi de son comportement. Cette évolution consiste en premier lieu en un caractère moins farouche, à une tolérance voire une familiarité plus facile à l'égard des humains et à l'atténuation des comportements potentiellement dangereux à leur égard. C'est aussi une adaptation aux conditions d'élevages, donc aux groupes importants et à la promiscuité, qui peuvent être mal tolérés par les congénères sauvages. L'éthologue Konrad Lorenz a décrit notamment la domestication comme une perte des comportements spécialisés sociaux et autres, au profit de l'hypertrophie des besoins de base comme la reproduction et l'alimentationAutobiographie de Konrad Lorenz publiée dans Les Prix Nobel en 1973, Éditeur Wilhelm Odelberg, Nobel Foundation, Stockholm, 1974 . . Dans le cas du chien, l'évolution comportementale semble beaucoup plus radicale et ne peut en aucun cas être réduite à la perte du caractère farouche ou sauvage. Une série d'expérience reprises par plusieurs équipes de chercheurs a montré une aptitude des chiots à interpréter les signes de communication humains supérieure à celle des loups et des primates, New Scientist magazine, 26 février 2000 .. L'attachement qu'un chien porte à son maître et la propension à lui obéir, bien que pouvant être l'objet d'une éducation ou dressage sont des caractères innés issus de la domestication. L'éthologie est aussi évoquée concernant la domestication pour discuter des caractères comportementaux qui permettent ou ont permis à une espèce d'être domestiquée. Le principal d'entre eux serait le caractère social d'une espèce. Le fait qu'elle vive en groupe hiérarchisé aurait permis à l'éleveur d'exercer un contrôle sur ces animaux en prenant la position de l’élément dominant du groupe.

Point de vue zootechnique

Actuellement, les objectifs intentionnels de la domestication (dans le cas de nouvelles espèces) ou de l'amélioration des races domestiques concernent essentiellement la production (rarement le travail produit par les animaux). Ce sont l'adaptation aux conditions d'élevage, la prolificité, la vitesse de croissance, et souvent la qualité de la chair ou celle d'autres produits comme le lait ou la laine. La sélection moderne des espèces d'élevage fait appel à des outils notamment statistiques appliqués aux notions génétiques. Elle demande une évaluation aussi objective que possible des sujets et une organisation rigoureuse des programmes d'élevages, pour obtenir une amélioration des performances des lignées en fonction d'objectifs déterminés. La sélection sur des critères étroits de performance est critiquée pour les inconvénients qu'elle amène en terme de fragilité des sujets par exemple, et pour la menace qu'elle fait subir à la biodiversité des races domestiques, en leur substituant un nombre réduit de lignées. Elle tend en réponse à intégrer des critères plus larges de sélection, comme la facilité de mise-bas en plus de la performance laitière ou de croissance pour les bovins par exemple. D'autre-part, les variétés peu sélectionnées ou dites rustiques sont reconnues non seulement en tant que ressources génétiques potentielles, mais aussi pour leur adaptation à certains modes ou systèmes d'élevage de type extensif. La sélection des animaux parait donc liée à des objectifs et un type d'élevage précis. Malgré ces limites, la sélection contemporaine montre une assez grande efficacité. Le "progrès génétique" obtenu peut être très sensible à l'échelle de quelques années, montrant que la transformation des espèces domestiques est loin d'être arrêtée. Les efforts portent également sur des nouvelles espèces d'élevage, en particulier parmi les poissons.

Point de vue culturel

La domestication est aussi un phénomène culturel en ce qu'elle a impliqué lors des premiers élevages un bouleversement des rapports de l'homme avec la nature et avec les espèces concernées. Les systèmes culturels humains et leur évolution semblent être en premier lieu le facteur qui a déterminé la domestication des espèces - ou leur non domestication.

Espèces animales domestiques

La liste des espèces domestiques est modulable selon les critères adoptés. On limite en général celle des espèces domestiques les plus répandues et les plus anciennes à une trentaine. Cette liste est complétée par d'autres animaux dont l'élevage est ancien, par les nouvelles espèces domestiques puisque l'ancienneté de l'élevage de plusieurs espèces n'empêche pas que la domestication soit un phénomène contemporain, et par d'autres espèces en fonction de leur lien plus ou moins étroit avec l'homme.

Liste restreinte

Plusieurs animaux domestiques ont longtemps été considérés et classifiés comme des espèces distinctes de celles dont ils sont issus, lorsque celles-ci existent toujours à l'état sauvage. Actuellement et dans ce cas, la classification d'une variété domestiquée comme une sous-espèce de l'espèce dont elle est issue tend à s'imposerInstruction CITES pour le service vétérinaire de frontière (Suisse), CITES, 20 décembre 1991, , . Ainsi le nom scientifique du porc a été changé de Sus domesticus à Sus scrofa domesticus, ce qui le désigne comme une sous-espèce du sanglier. Dans cette liste, les cas du furet et du ver à soie ne font pas consensus : du point de vue légal pour le furet (classé dans certains pays dont la Suisse La détention de furet en Suisse est soumise à autorisation de détention d'animaux sauvages, délivrée par les offices vétérinaire de canton. , brochure de l'Office vétérinaire fédéral (Suisse), 16 pages, . ou la Californie comme animal sauvage) et en tant qu'insecte qui ne serait pas concerné par la notion d'animal domestique pour le second. Ces deux espèces sont à d'autres points de vue parmi celles dont la domestication est la plus poussée. La carpe et le poisson rouge ne sont pas non plus toujours cités au sein d'une liste restrictive d'espèces domestiques. Il est à noter que certaines espèces considérées comme distinctes et qui ont été domestiquées séparément sont néanmoins interfécondes. Elles partagent alors le genre. Ce sont par exemple le genre Bos qui réunit bœuf, zébu, yak, gayal et banteng, le genre Camelus : chameau de Bactriane et dromadaire, le genre Lama : lama et alpaga ou le genre Anser (les oies). Certaines variétés domestiques peuvent alors être issues de l'hybridation de plusieurs espèces : le sanglier des Célèbes (Sus celebensis) a été domestiqué séparément de l'espèce Sus scrofa et ne subsiste probablement à l'état domestique qu'au sein de variétés issues de l'hybridation de ces deux espècesPigs, Peccaries and Hippos Statut Survey and Action Plan : Chapter 5.7 The Sulawesi Warty Pig (Sus celebensis), 1993, IUCN , .. Le cheval et l'âne (genre Equus) donnent des hybrides stériles : mulet et bardot, ainsi que le canard de Barbarie et les races de canard domestique issues du canard colvert qui produisent le canard mulard.

Deuxième cercle

On peut élargir la liste avec : Les deux premières espèces, malgré l'ancienneté de leur élevage, ne sont en général pas détachées comme populations de celles de leurs congénères sauvages, et leur reproduction n'est pas entièrement contrôlée. Les suivants sont des animaux d'agrément et de volière, parfois opposés à ce titre aux animaux domestiques de rente. Le daim est dans ce cas, son élevage relevé en Égypte antique n'a probablement pas été continu jusqu’à nos jours. Les critères qui font qu'une population est perçue ou non comme domestique ne correspondent pas toujours exactement à des faits biologiques ou techniques objectifs et la frontière entre animaux domestiques et sauvages est souvent floueCeci est bien rendu dans l'album Astérix en Corse : Obélix remarque en arrivant dans le village corse : « Tiens, des sangliers domestiques ! » Ce à quoi Ocatarinetabellatchitchix répond : « Non, ce sont des cochons sauvages »..

Nouvelles domestications

Animaux de rente
- Plusieurs espèces de poissons sont élevées de façon intensive depuis quelques décennies voire quelques années seulement : truite arc-en-ciel, saumon atlantique, bar, daurade royale, turbot, la morueMarc SUQUET, Christian FAUVEL, Jean-Louis GAIGNON , INRA, 2004., sériole, plusieurs espèces de poisson-chat et de tilapia, qui peuvent être considérées comme étant en cours de domestication, puisque le cycle de l'élevage est entièrement maîtrisé, qu'une sélection est appliquée sur ces espèces et qu'elle a déjà permis d'améliorer leurs qualités du point de vue de l'élevageVoir le numéro spécial Domestication des poissons, INRA, 2004, cité en bibliographie..
- Dans le domaine de l'aquaculture, des espèces de crevettes sont également élevées à grande échelle, le cycle d'élevage étant complètement maîtrisé. La crevette à pattes blanches (Penaeus vannamei) et la Crevette géante tigrée (Penaeus monodon) représentent la plus grande part de la production de crevettes d'élevagesVoir l'article wikipédia sur la crevetticulture Élevage de crevettes..
- Parmi les rongeurs, il y a quelques espèces dont l'élevage pour la chair s'est établi ces dernières décennies, avec une volonté délibérée de domestication : l'aulacodeD. Eddreai, M. Ntsame, P. Houben 2001, INRA Prod. Anim. Vétérinaires sans frontières. et le cricétome ou rat de Gambie élevés en Afrique de l'Ouest sur un mode similaire à celui du lapinDABAC (projet de promotion de l'élevage de gibier en Afrique centrale) ., et le capybara (ou cabiai) au Brésil élevé sur un mode semi-extensif.
- Plusieurs grands herbivores sont élevés avec un projet de domestication justifié par le fait qu'étant adaptés à leur milieu, ils permettent de mieux l'exploiter que les espèces domestiques classiques : l'éland de Derby (Taurotragus oryx) en Afrique australe, le bœuf musqué (Amérique et Europe du Nord) et l'élan en Europe du Nord ; l'élevage de cette espèce est relevé chroniquement : pour le lait vers 200 av JC et au pour l'attelage.
- L'autruche a été élevée à grande échelle pour les plumes dès la première moitié du . Elle est élevée de nos jours pour la chair et ses autres produits comme le cuir et les œufs. Animaux de compagnie et d'ornement
- Il faut noter, parmi les nouvelles domestications, des animaux de compagnie dont la reproduction est facilement maîtrisée, en particulier parmi les rongeurs et qui satisfont en général au critère de familiarité avec l'homme : souris (Mus musculus), chinchilla, rat (Rattus norvegicus), hamster doré, gerbille de Mongolie et octodon.
- Les oiseaux de volière et d'agrément donnent lieu au développement en élevage de nombreuses variétés. Les services de l'État français en ont établit une liste assez exhaustive parmi environ 70 espècesListe des animaux domestiques selon la législation française (Basée sur des circulaires en référence au Code de l'environnement.).. Ce sont par exemple plusieurs espèces de perruches parmi lesquelles la perruche ondulée ou encore des passériformes comme le diamant mandarin.
- On peut rapprocher de cette catégorie plusieurs espèces de poissons d'aquariophilie qui font l'objet d'une sélection importante ; par exemple le guppy ou le combattant. Animaux d'étude Les études et expérimentations ont utilisé fréquemment des animaux de différentes espèces domestiques. Certaines de ces espèces comme la souris et le rat semblent avoir été sélectionnées conjointement comme animaux de compagnie et de laboratoire. Une espèce au moins a été domestiquée à des fins uniquement scientifiques : la drosophile, dont la rapidité du cycle d'élevage, a fait un organisme modèle dans la recherche en génétique.

Anciennes domestications

Certaines espèces ont été élevées voire réellement domestiquées, mais ne le sont plus, ayant totalement disparu ou n'existant plus qu'à l'état sauvage. Ces cas sont cependant douteux : le degré de domestication des animaux peut être difficile à déterminer, ainsi Digard relève plusieurs espèces dont l'élevage paraît attesté en Égypte antique (des antilopinés des genres gazella, oryx, addax, ainsi que l'Ouette d'Égypte et la hyène tachetée), quoique leur cas pourrait être qualifié de détention d'espèces sauvages plutôt que de domestication. ânes ou onagres attelés, étendard d'Ur, Pour deux autres cas, c'est l'identification de l'espèce qui n'est pas certaine : l'onagre, Equus hemionus aurait été domestiqué et utilisé notamment attelé dans la civilisation sumérienne (de 5000 à 2000 ans avant JC.) Néanmoins sur les représentations qui paraissent l'attester il pourrait s'agir plutôt d’Equus asinus ; l'âne domestique originaire d'Afrique, In: Wikipedia, Die freie Enzyklopädie, version du 19 juillet 2006, 15:51 UTC, (Page consultée le 28 juillet 2006, 18:09 UTC) .. En Europe la tourterelle des bois (streptopelia turtur) aurait été couramment élevée au Moyen Âge comme animal de compagnie. Dans ce cas également, il reste à confirmer qu'il s'agissait bien de cette espèce, qui n'existe de nos jours qu'à l'état sauvage, ou bien de la tourterelle domestique, qui n'est pas originaire d'Europe. On relève par ailleurs l'utilisation de l'éléphant d'Afrique du Nord en Égypte, et à Carthage peu avant notre ère ; les éléphants d'Hannibal (ayant traversé le sud de la France et les Alpes) étaient certainement de cette origine (voir article Éléphant de guerre). Ces animaux appartenaient à une sous-espèce aujourd'hui disparue.

Espèces non domestiquées

Toutes les espèces élevées ou utilisées par l'être humain n'ont pas subi une évolution vers la domestication. Plusieurs d'entre elles font l'objet d'un élevage établi de rente pour la fourrure ou la peau comme les ragondin, rat musqué, Martres, crocodile, ou la chair comme les grenouille, écrevisse, escargot ou cerf élaphe. Ces espèces sont rarement considérées comme domestiquées pour autant. Pour une part d'entre elles, l'élevage durant plusieurs décennies a engendré des modifications qui peuvent être interprétées comme un début de domestication. C'est le cas des renards et les visons élevés pour leur fourrures, chez qui on a vu de nouveaux coloris apparaître au fil des décennies d'élevage. Cependant, ces espèces ont été très peu sélectionnées sur des critères d'apprivoisabilité et d'adaptation aux conditions d'élevage, ce qui pose des problèmes sérieux de stress et comportements pathologiquesComité scientifique de santé et bien-être animal, (le bien-être des animaux élevés pour la fourrure), Commission Européenne, décembre 2001, 211 p, pages 36-46 ; 163-167, .. En aquaculture, les espèces de poissons peuvent être élevées sans domestication, soit du fait d'un mode d'élevage extensif laissant peu de prise au contrôle de la reproduction et à la sélection, soit par la limitation de l'élevage au grossissement après capture des juvéniles dans le milieu naturel, ce qui est le cas de l'anguille. Plusieurs espèces de coquillages marins sont l'objet d'un élevage intensif (voir conchyliculture). C'est le cas en particulier de l'huître et de la moule. Il n'y a en général pas de contrôle de la reproduction mais captage du naissain sauvage, donc une perméabilité entre les populations sauvages et de production, ce qui se rapproche du cas des abeilles. La maîtrise de la reproduction et des premiers stades d'élevage, acquise ces dernières années pour l'huître par exemple, est cependant une forme de domestication de ces espèces. On recense plusieurs espèces pour lesquelles il existe ou il a existé une tradition de dressage et d'utilisation, souvent pour la chasse, sans qu'un élevage durable et une sélection aient été pratiqués. La loutre et le grand cormoran ont été employés comme auxiliaires de pêche ; les faucons et de nombreuses espèces de rapaces sont dressées à la chasse, la fauconnerie étant une tradition toujours bien vivante. D'autres animaux comme le caracal au Moyen Âge, et le guépard, de jusqu’à nos jours sont employés pour la chasse. Le cas des macaques dressés à la cueillette de noix de coco en Thaïlande ne rend pas la liste exhaustive. D'autres espèces sont élevées pour l'ornement, en particulièrement des oiseaux de volières et des poissons d'aquariophilie et ne sont pas les objets d'une sélection durable. Elles restent, biologiquement, légalement ou dans la perception qu'en ont leurs détenteurs, des espèces sauvages détenues ou élevées en captivité.

Espèces végétales domestiques

Champ et épi de blé. La domestication des plantes est probablement plus importante encore que celle des animaux pour l'espèce humaine. Les premières plantes ont été domestiquées autour de 9000 avant JC dans le Croissant fertile au Moyen-Orient. Il s'agissait d'annuelles à graines ou fruits comme le haricot et bien sur le blé. Le Moyen-Orient a particulièrement convenu à ces espèces ; le climat à été sec favorisant le développement des plantes à semer, et la variété d'altitudes a permis celui d'une grande variété d'espèces. Avec la domestication s'est fait la transition d'une société de chasseur-cueilleurs à une société agricole et sédentaire. Ce changement mènerait par la suite, environ 4000 à 5000 ans plus tard, aux premières villes et à l'apparition de véritables civilisations. La domestication des plantes comme celle des animaux est un processus lent et progressif. Après les plantes annuelles, Des pluriannuelles et des petits arbres ont commencé à être domestiqués parmi lesquels le pommier et l'olivier. Quelques plantes n'ont été domestiquées que récemment comme le noyer du Queensland et le pacanier (noix de pécan). Dans différentes régions du monde, des espèces très variées ont été domestiquées. En Amérique du Nord, la courge, le maïs, et le haricot ont formé le cœur de l’alimentation des amérindiens. Le riz et le soja étaient les cultures les plus importantes de l’Asie de l'Est. Le critère initial de sélection de la domestication d’une céréale est de pouvoir être moissonnée sans que le grain ne se détache de l’épi, tout en conservant son pouvoir germinatif pour servir de semenceJacques Cauvin Naissance des divinités, naissance de l’agriculture, p.77 et s.. Ce problème a été résolu progressivement, permettant à la sélection de porter ensuite sur d'autres caractères comme l’adaptation de la plante à son environnement de culture ou sa productivité. Au cours des millénaires beaucoup d’espèces domestiquées sont devenues très différentes de leurs ancêtres. Les épis de maïs font maintenant plusieurs dizaines de fois la taille de ceux de leurs ancêtres sauvages. Le nombre d’espèces végétales cultivées est beaucoup plus important que celui des espèces animales élevées, et il est plus difficile encore dans le règne végétal de dresser la liste des espèces domestiquées. On trouve ici un tableau des 30 espèces les plus cultivées dans le monde. Voir aussi le Portail:Plantes utiles pour accéder à beaucoup d'autres articles concernant ces plantes.

Utilisation des animaux domestiques

La poule domestique a acquit la capacité de pondre sur une période considérablement allongée par rapport à celle de ses ancêtres sauvages. Les raisons pour lesquelles on a domestiqué des espèces et pour lesquelles on les élève aujourd’hui sont très diverses. Il faut remarquer aussi qu’elles sont probablement distinctes : les interactions avec une espèce animale qui allaient amener à sa domestication n’avaient pas comme but immédiat ni comme projet d’en exploiter certains caractères qui le seront plus tard. L’exemple caractéristique en est la laine du mouton qui est un produit de la domestication, la toison de l’ancêtre du mouton n’ayant pas ces caractéristiques. L’exploitation de la laine s’est donc développée dans un second temps, le mouton ayant été probablement domestiqué pour sa viande.

Produits

Les animaux domestiques sont élevés pour les produits qu’ils donnent. Ce sont les produits alimentaires : viande, lait, œufs, ou non-alimentaires : laine, fourrure, cuir ainsi que d’autres produits accessoires comme les excréments pour la fertilisation voire comme combustible. La production alimentaire est à notre époque la principale raison de l’élevage.

Travail

Attelage de 20 mules, à l’apogée de l’utilisation de l’énergie animale (Californie, fin ). Leur fonction est souvent de fournir un travail ou service. C’est en particulier le transport avec les chevaux, ânes, bœufs, chameaux et même le chien. Les animaux ont longtemps été la principale énergie du travail agricole. L’utilisation de la force des animaux pour le transport et l’agriculture s’est développée jusqu’au début du avec le transport sur les canaux, tiré par des chevaux, et les progrès du matériel agricole avant la motorisation. Voir article détaillé : Animal de trait. La fonction d’auxiliaire de chasse a certainement été le premier métier du chien domestique. Celui-ci effectue des travaux très variés, de la garde, protection, la conduite de troupeau jusqu’aux fonctions modernes de chien d’aveugle. Certaines espèces fournissent un travail ou service particulier, de communication pour le pigeon voyageur ou un mode de chasse particulier pour le furet. Combat de reines en Suisse.

Utilisation non utilitaire

La détention et l’élevage d’animaux domestiques sans objectifs strictement utilitaires ne sont pas récents. Les animaux de compagnie sont particulièrement développés de nos jours, ceux d’ornement ont souvent une longue tradition, quoique de nouvelles espèces soient apparues à l’époque moderne, parmi les poissons notamment. Le combat d’animaux est une activité très ancienne et toujours vivace, qui engendre un élevage spécialisé. Les espèces les plus courantes sont les coqs, les chiens, les vaches et taureaux, et même un grillon (acheta domestica) en Chine. Les animaux peuvent être les supports d’une activité sportive, ce qui est le cas des chevaux depuis l’Antiquité (souvent en association avec la chasse). On note encore d’autres destinations des animaux domestiques comme le spectacle.

Les formes de l’état domestique

La domestication en tant que relation, interaction ou contrôle humain sur une population animale existe sous différentes formes. Lorsqu’il ne s’agit plus de domestication à proprement parler, on peut employer le terme d’action domesticatoireDigard, cité par Bernard Denis, 2004, ''voir
-
Sujets connexes
ADN mitochondrial   Acheta domesticus   Addax   Afrique   Afrique australe   Afrique de l'Ouest   Afrique du Nord   Agriculture   Albinisme   Alimentation   Allaitement   Allèle   Alpaga   Amérique   Amérique du Sud   Anatomie   Ancien Monde   Angleterre   Anguille   Animal de compagnie   Animal de trait   Animal domestique en droit français   Anser   Antilope   Apis mellifera   Aquaculture   Aquariophilie   Arabie   Archéologie   Archéozoologie   Asie centrale   Asie de l'Est   Asie du Sud-Est   Astérix en Corse   Australie   Autruche   Banteng   Bar (poisson)   Bardot   Bassin méditerranéen   Bibliographie   Bien-être animal   Biodiversité   Blé   Bos   Brésil   Buffle   Caille du Japon   Californie   Camelus   Canard colvert   Canard de Barbarie   Canard domestique   Canard mandarin   Capybara   Caracal   Carpe (poisson)   Carthage   Cavia porcellus   Cercle polaire   Cerf élaphe   Chameau de Bactriane   Chasse   Chasseur-cueilleur   Chat   Cheval   Chien   Chien paria   Chinchilla   Chèvre   Cigogne   Civilisation   Civilisation chinoise   Civilisation de la vallée de l'Indus   Classification phylogénétique   Combat de reines   Combattant   Commensalisme   Comportement   Conchyliculture   Convention sur le commerce international des espèces de faune et de flore sauvages menacées d'extinction   Coq   Coq doré   Coquille Saint-Jacques   Coton   Courge   Crevette géante tigrée   Crevette à pattes blanches   Cricetomys   Crocodylidae   Croissant fertile   Cuir   Culture sélective des plantes   Cygne tuberculé   Céréale   Daim   Dauphin   Diamant mandarin   Dinde   Dingo   Domestication du cheval   Domestication du chien   Dorade   Dromadaire   Drosophile   Empreinte (psychologie)   Equus (genre)   Equus asinus   Escargot   Espèce   Espèces   Europe   Euryèce   Faisan de Colchide   Faucon   Fauconnerie   Fourrure   Fox-terrier   Furet   Game ranching   Gayal   Gazelle   Genre (biologie)   Georges-Louis Leclerc de Buffon   Gerbille de Mongolie   Germination   Gestion cynégétique   Gibier   Grand Cormoran   Grenouille   Guppy   Guépard   Génotype   Génétique   Hamster doré   Hannibal Barca   Haricot   Hereford (race bovine)   Hirondelle   Hirondelle rustique   Huître   Hybride   Hyène tachetée   Hémione   Hérédité   Inde   Indiens des Plaines   Invasion biologique   Japon   Java (île)   Kephissia   Konrad Lorenz   Koï   La Hulotte   Laine   Lait   Lama (animal)   Lama (genre)   Lapin domestique   Liste des animaux d'élevage   Lièvre   Loup   Loutre   Macaque   Marronnage (animaux)   Martres   Mauritanie   Maïs   Mexique   Moineau domestique   Morue   Mouche domestique   Mouette rieuse   Mouton   Moyen-Orient   Moyen Âge   Mulet   Mus musculus   Mustang (cheval)   Mutation (génétique)   Mytiloida   Méthode scientifique   Noix de coco   Nord-Amérindiens   Noyer du Queensland   Néolithique   Néolithique du Proche-Orient   Néoténie   Octodon degus   Océan Atlantique   Oie   Oie cendrée   Oie cygnoïde   Oie de Guinée   Olivier (arbre)   Organisme génétiquement modifié   Organisme modèle   Organisme nuisible   Oryctolagus cuniculus   Oryx   Ouette d'Égypte   Pacanier   Paon bleu   Parc zoologique   Passériformes   Perruche (oiseau)   Perruche ondulée   Physiologie   Pigeon biset   Pigeon voyageur   Pintade   Pisciculture   Plante utile   Poisson   Poisson-chat   Poisson rouge   Pollution génétique   Pommier   Porc   Poule   Primates   Préhistoire   Pérou   Race   Ragondin   Rat musqué   Rattus norvegicus   Renard roux   Renne   Riz   Régime alimentaire   Sanglier   Saumon   Saumon atlantique   Serin des Canaries   Seriola   Sibérie   Soie   Soja   Souris   Squelette   Statistique   Suidae   Suisse   Sumer   Sus celebensis   Suède   Sélection (biologie)   Thryonomys   Tibet   Tilapia   Tourterelle des bois   Tourterelle domestique   Tradition   Truite arc-en-ciel   Turbot   Ukraine   Union internationale pour la conservation de la nature   Vache   Variété (botanique)   Vautour fauve   Ver à soie   Viande   Vigogne   Vison   Vol (animal)   Vétérinaires sans frontières   Yak   Zootechnie   Zébu  
#
Accident de Beaune   Amélie Mauresmo   Anisocytose   C3H6O   CA Paris   Carole Richert   Catherinettes   Chaleur massique   Championnat de Tunisie de football D2   Classement mondial des entreprises leader par secteur   Col du Bonhomme (Vosges)   De viris illustribus (Lhomond)   Dolcett   EGP  
^