Escalade

Infos
Dordogne). L’escalade ou varappe (du nom d’un couloir rocheux sur le Salève près de Genève Emploi comme nom commun, vers 1896, de Varappe, nom d'un couloir rocheux du mont Salève, près de Genève où dès 1876 des grimpeurs se retrouvaient.) est un sport consistant à atteindre le haut d'une paroi rocheuse, d'un bloc, d'une structure artificielle (SAE) ou d'une structure en glace. Pour des raisons de sécurité, l’escalade se pratique avec un équip
Escalade

Dordogne). L’escalade ou varappe (du nom d’un couloir rocheux sur le Salève près de Genève Emploi comme nom commun, vers 1896, de Varappe, nom d'un couloir rocheux du mont Salève, près de Genève où dès 1876 des grimpeurs se retrouvaient.) est un sport consistant à atteindre le haut d'une paroi rocheuse, d'un bloc, d'une structure artificielle (SAE) ou d'une structure en glace. Pour des raisons de sécurité, l’escalade se pratique avec un équipement de sécurité, même lorsque la hauteur est faible (blocs). On parle toutefois de varappe 'à main nue' lorsque celle-ci se fait sans équipement: une telle pratique est réservée à des personnes expérimentées, sur des parois ou blocs d'un niveau faible par rapport à leur capacité.

Équipement

Pour la falaise, l'équipement est composé basiquement d’un baudrier, de chaussons, d’une corde et de mousquetons. La corde est attachée au baudrier du grimpeur généralement par un nœud en huit, et est reliée par des mousquetons (ou dégaines) à des points d’ancrage sur la paroi. La corde est maintenue par une personne qui est chargée de bloquer la corde en cas de chute ; ce freinage se fait avec un dispositif mécanique relié au baudrier de l'assureur : le système d'assurage (par exemple : un descendeur en huit, un nœud de demi-cabestan, ou un Grigri, etc). L'assureur est situé au sol ou en paroi. En paroi, l'assureur est obligatoirement relié à des points d'ancrage. La corde utilisée doit être impérativement une corde dynamique, c’est-à-dire pourvue d’une certaine élasticité (à l'opposé des cordes statiques) et d'une grande résistance aux frottements. Pour les blocs, l’« équipement de sécurité » se compose d'un ou plusieurs pareurs (comme en gymnastique par exemple) qui se chargeront en cas de chute d'amortir le grimpeur et d'éviter les retours au sol. On peut éventuellement rajouter un ou plusieurs « crash-pad », matelas de réception à double densité qui permet d'amortir au mieux une chute et qui se placent aux endroits stratégiques (souches, cailloux, départ de bloc en dévers ou plafond). De manière générale, il est déconseillé de pratiquer seul. Selon les conditions, le grimpeur peut avoir recours à des équipements spéciaux, par exemple piolets et crampons pour les cascades de glace.

Classification

Escalade sur une voie à The Roaches, Staffordshire, Royaume-Uni. On distingue de nombreux types de pratique de l'escalade, classifiés selon la nature du terrain, la méthode d'ascension et le type de protection. Par terrain :
- L'escalade sur rocher se pratique sur des terrains rocheux raides.
- L'escalade est une des techniques de l'alpinisme.
- La cascade de glace est l'escalade sur des structures d'eau glacée.
- L'escalade en mixte ( ou Dry Tooling) combine des parties sur glace, comme en cascade de glace, et sur des terrains rocheux. Elle se pratique avec des crampons et des piolets.
- L'escalade sur bloc se pratique sans baudrier ni corde sur des blocs de rocher ou des murs rocheux de faible hauteur.
- Le deep-water soloing (DWS) ou psicobloc se pratique sans assurage là où les rochers surplombent l'eau.
- La grimpe urbaine est l'escalade sur les façades des bâtiments.
- L'escalade en salle est l'escalade sur des murs d'escalade en intérieur; elle est souvent utilisée pour l'entrainement, notamment hors saison.
- Une tour artificielle d'escalade est un mur d'escalade en bois, plastique, béton, ciment, ou acier utilisé en extérieur.
- La via ferrata se pratique sur des falaises équipées avec des échelles, câbles, etc.
- La grimpe d'arbre se pratique sur les arbres.
- Le grimper de corde est la montée chronométrée sur une corde suspendue, par la seule force des mains. Par la méthode d'ascension :
- Escalade en solo
- En escalade artificielle toutes les possibilités d'ascension sont utilisées, de la traction sur le matériel à la montée sur des étriers placés sur des points d'ancrage.
- En escalade libre le grimpeur n'utilise que ses mains, pieds et autres parties du corps pour la progression. La corde et autres équipements ne sont utilisés que pour la protection. Par type de protection :
- L'escalade sportive se pratique sur des voies entièrement ou presque entièrement protégées par des points d'ancrage.
- En escalade en terrain d'aventure le grimpeur doit juger de la qualité de l'équipement qu'il rencontre et placer lui-même des protections supplémentaires.
- En moulinette, où la corde passe par un ancrage situé en haut de la paroi.
- L'escalade en solo est l'escalade sans partenaire. Elle peut être réalisée avec une corde comme protection ou sans aucune forme de protection ("solo intégral"). Le solo intégral est une pratique très dangereuse et très peu de personnes s'y essayent. Le solo peut aussi se pratiquer au-dessus d'une étendue d'eau profonde, comme protection.
- L'escalade sur bloc repose sur la prise en compte par le grimpeur de la chute au sol qui doit être sans gravité (par opposition au solo intégral). Un partenaire (effectuant une "parade") et un "crash pad" pour amortir les chutes sont souvent utilisés. L'escalade sur bloc se pratique aussi bien en intérieur qu'en extérieur.
- L'escalade ou varappe à main nue est pratiquée sans équipement de sécurité. Elle est réservée aux pratiquants de haut niveau, sur des parois en dessous de leur niveau.

Aspects Techniques

Monter en tête

Monter en tête Le premier grimpeur escalade la paroi. À chaque point, il accroche une dégaine (deux mousquetons reliés par une sangle) et y fait passer sa corde. Le grimpeur procède ainsi jusqu’à arriver au relais. Il faut bien remarquer que lorsque le premier de cordée se retrouve au-dessus du dernier point accroché, la chute éventuelle est plus importante que s’il se trouve en dessous. En effet il tombera d’environ 2 fois la distance baudrier-point, plus l’élasticité de la corde. Pour cette raison, ce 1er grimpeur est souvent le plus expérimenté de la cordée, et est classé 1 voire 2 au dessus du niveau de la paroi. Arrivé au relais, le premier de cordée peut choisir de descendre immédiatement ou de faire monter le second grimpeur, obligatoire pour une voie de plusieurs longueurs. Dans le cas de la descente, une des procédures est appelée « moulinette »

Monter en second

Dès que celui qui monte en tête atteint le relais, il s'y « vache » : il s'accroche à la paroi à l'aide d'une sangle. Il assure d’en haut celui qui monte en second. La corde peut être plus ou moins tendue selon le souhait du second. Au fur et à mesure de sa progression, le second récupère les dégaines qu’a posées le premier pour assurer sa progression. Arrivé au relais, le second peut alors enchaîner sur la longueur suivante, qu’il gravira alors en premier (progression en réversible). Il peut aussi rester au relais pour assurer son compagnon. Cette deuxième solution, qui s’impose quand le second n’est pas assez expérimenté pour gérer une longueur en tête, présente l’inconvénient de nombreuses manœuvres au relais : ravaler la corde, rendre les dégaines au premier, gestion des 'vaches' (sangles). Tout cela prend du temps et peut être rédhibitoire pour les plus longues voies, c'est la grimpe en leader fixe.

Monter en moulinette

Cette fois-ci la corde passe par le relais en haut de la voie. La personne est constamment assurée, la corde légèrement tendue. L’assureur est au pied de la voie. Peut être une façon de débuter l’escalade en limitant la crainte de la chute, mais induit l'apparition de mauvais réflexes. En effet dès l'apparition de difficulté le grimpeur en moulinette a tendance à s'asseoir dans son baudrier, sortant ainsi de son escalade. Ce réflexe une fois installé il est alors très difficile de s'en débarrasser, le passage à l'escalade en tête s'en trouve largement compliqué.

Mouvements

Un grimpeur dans la nature. L'escalade est un jeu de placements et d'équilibre. Le grimpeur doit apprendre à progresser et gérer son centre de gravité dans un univers vertical, et acquérir ainsi un vocabulaire gestuel. Les pieds servent par appui sur des prises pour la progression et l'équilibre, ou par traction seulement (crochetage) pour l'équilibre. Contrairement aux idées reçues, l'essentiel de la progression se joue au niveau des pieds, les muscles des membres inférieurs étant nettement plus puissants et endurants que ceux des bras. Les mains servent par préhension et traction sur des prises pour l'équilibre et la progression, ou par coincement ou opposition pour l'équilibre. Les prises de mains peuvent être utilisées dans de nombreuses directions et être tenues par seulement quelques doigts voire phalanges. Certains mouvements spécifiques servent pour la progression dans les cheminées, les toits, les fissures ou les dièdres. Si la plupart des mouvements s'effectuent en statique, où au moins une prise est toujours maintenue durant la progression, certains mouvements dynamiques et spectaculaires (jetés) se réalisent à la manière d'un saut. Pour effectuer des rétablissements, le grimpeur doit parfois crocheter (se servir de) son talon pour s'équilibrer et moins forcer sur ses bras, ce qui lui permet de s'économiser et lui donne ainsi plus de chances de réussir sa voie ou son bloc. Pour maintenir son centre de gravité de manière à faciliter la progression, ce dernier doit se situer dans l'axe des appuis et proche du rocher.

Compétitions

Compétition sur le mur d'escalade du gymnase Jean-Christophe Lafaille à Voiron (France). Les compétitions se tiennent le plus souvent en salle sur des murs d'escalade dédiés mais aussi parfois sur des murs extérieurs, permanents ou provisoires (Comme pour la coupe du monde de Difficulté/vitesse à Chamonix (France)). Elles se déroulent généralement en trois tours : qualifications, demi-finale et finale, avec possibilité de super-finale en cas d'ex-aequo à la première place. Il existe trois disciplines principales :
- Difficulté : les concurrents grimpent la même voie les uns après les autres, en tête. Le vainqueur est celui qui atteint le plus haut point de la voie, en un seul essai. Une voie est réussie (comptée "TOP") lorsque la dernière dégaine de la voie a été mousquetonnée. Pour le classement, on tient compte également de la façon dont la dernière prise a été utilisée. Un grimpeur qui aura valorisé cette prise (initié un mouvement vers la prise suivante) sera classé devant celui qui l'aura simplement tenue, qui sera lui-même classé devant celui qui ne l'aurait que touchée avant de chuter. La durée d'ascension n'est, sauf cas exceptionnel, jamais prise en compte pour le classement. Un temps limite (généralement entre 5 et 10mn, suivant le type de voie) est toutefois octroyé à chaque grimpeur pour terminer sa tentative. Passé ce délai, le compétiteur est arrêté dans sa progression et la hauteur mesurée à l'endroit de cet arrêt. Les compétitions de difficulté peuvent aussi faire intervenir plusieurs voies lors du tour de qualification. Le classement est alors obtenu en effectuant la moyenne des classements obtenus sur chacune des voies. A l'issue des qualifications, sont retenus les 26 meilleurs pour la demi-finale. A l'issue de la demi-finale, il ne reste plus que les 8 mieux classés. En cas d'égalité sur un tour, les concurrents sont départagés d'après les résultats des tours précédents.La plupart du temps, les grimpeurs doivent grimper la voie à vue. Cela signifie qu'ils ne sont pas autorisés à voir les autres grimpeurs sur la voie (autrement les grimpeurs pourraient voir les astuces ou les erreurs des grimpeurs les ayant précédés, ce qui leur donnerait un énorme avantage), ni recevoir des conseils d'autres grimpeurs, et n'ont qu'un temps limité pour observer la voie à son pied.Sinon les grimpeurs grimpent la voie flash, après avoir pu observer les techniques et enchaînements donnés par l'ouvreur de la voie, qui effectue une démonstration, puis par les autres grimpeurs.
- Vitesse : sur deux voies identiques, les concurrents atteignent au plus vite le haut de la voie. Le vainqueur est celui qui réalise le meilleur temps. Les grimpeurs qui tombent avant d'arriver au sommet de la voie sont disqualifiés. Lors des qualifications, chaque grimpeur effectue généralement deux essais. Le classement est effectué d'après le meilleur des deux temps ou d'après le total des deux temps réalisés (notamment lorsque les deux voies ne sont pas rigoureusement identiques). Suivant le nombre de compétiteurs, les 8 ou 16 mieux classés accèdent au tour final qui se déroule sous forme d'élimination directe. Le 1 est opposé au dernier classé, le 2 à l'avant-dernier, etc. Chacun de ces duels se déroule en deux essais, avec changement de couloir entre chaque essai. Les grimpeurs les plus véloces arrivent à dépasser les 5m/s (20km/h).
- Bloc : La formule classique se déroule sur un circuit à vue de 4 à 8 blocs. Sur chaque bloc, les prises de départ à utiliser avec les mains et les pieds sont imposées, ainsi que la prise d'arrivée qui doit être tenue à deux mains. Une prise intermédiaire dite "bonus" sera également matérialisée. Chaque compétiteur dispose d'un temps fixe (généralement 6mn) pour observer et tenter de réussir chacun des blocs, en réalisant plusieurs essais si nécessaire. Entre chaque bloc, il bénéficie d'une période de repos de même durée.Pour chaque tour, les compétiteurs sont classés selon: Le nombre de blocs réussis, en ordre décroissant, puis la somme des nombres d'essais pour réussir les blocs, par ordre croissant, puis le nombre de prises bonus tenues, en ordre décroissant et enfin la somme des nombres d'essais pour tenir les prises bonus, par ordre croissant. La formule "contest" voit tous les compétiteurs d'une même catégorie disposer d'un temps commun, généralement 2 à 3 heures, pour tenter de venir à bout du plus grand nombre de blocs possibles parmi les plusieurs dizaines qui leur sont proposés, dans l'ordre qu'ils choisissent. Le nombre d'essais n'est pas pris en compte. Chaque bloc réussi rapporte au final 1000 points divisés par le nombre de fois où il a été réussi (le grimpeur qui est seul à réussir un bloc reçoit 1000 points, si 5 grimpeurs en réussissent un autre, ils reçoivent chacun 1000/5=200 points). Le vainqueur est celui qui aura obtenu le plus grand total de points. La formule contest est réservée au premier tour qualificatif des compétitions de bloc (parfois l'unique tour).

Niveaux

Voie notée 7a en forme de colonnette Le niveau en escalade dépend du type d’escalade. Généralement, en France, la difficulté des voies (la cotation) est signalée par un chiffre (3 - 9) et une lettre de a à c ou un + ou un - si on utilise les anciennes notations. Par exemple, ... < 3a < 3b < 3c < 4a < ...
Sujets connexes
Alpinisme   Arbre   Assurage   Baudrier   Canyonisme   Cascade de glace   Casque   Chausson d'escalade   Club alpin français   Club alpin suisse   Club sportif   Comité européen de normalisation   Cordes de sports de pleine nature   Crampon   Crash pad   Descente en rappel   Dordogne (département)   Dégaine   Escalade   Escalade artificielle   Escalade en salle   Escalade en solo   Escalade en terrain d'aventure   Escalade libre   Escalade sportive   Escalade sur bloc   Europe   Facteur chute   France   Fédération française de la montagne et de l'escalade   Genève   Grigri   Grimpe d'arbre   Grimpe urbaine   Grimper de corde   Guide de haute montagne   Jean-Christophe Lafaille   Label de qualité   Liste des sites d'escalade   Liste des sites d'escalade en France   Matériel d'escalade   Ministère de l'Économie, des Finances et de l'Industrie   Moniteur   Moniteur d'escalade   Moulinette (escalade)   Mousqueton   Mur d'escalade   Normes et standards industriels   Parkour   Phalange (anatomie)   Piolet   Point d'ancrage   Protection (escalade)   Royaume-Uni   Salève   Sport   Topo d'escalade   Union internationale des associations d'alpinisme   Via ferrata   Vocabulaire de l'escalade et de l'alpinisme   Voie d'escalade   Voiron   Willy Welzenbach  
#
Accident de Beaune   Amélie Mauresmo   Anisocytose   C3H6O   CA Paris   Carole Richert   Catherinettes   Chaleur massique   Championnat de Tunisie de football D2   Classement mondial des entreprises leader par secteur   Col du Bonhomme (Vosges)   De viris illustribus (Lhomond)   Dolcett   EGP  
^