François Bayrou

Infos
François Bayrou (/fʁɑ̃.swa•baj.ʁu/) est un homme politique français, né le 25 mai 1951 à Bordères, actuel député des Pyrénées-Atlantiques. En 2007, il réunit 18, 57% des suffrages au premier tour de l’élection présidentielle française et lance un nouveau parti au centre de l'échiquier politique, le Mouvement Démocrate (ou MoDem) après avoir été le président de l'UDF.
François Bayrou

François Bayrou (/fʁɑ̃.swa•baj.ʁu/) est un homme politique français, né le 25 mai 1951 à Bordères, actuel député des Pyrénées-Atlantiques. En 2007, il réunit 18, 57% des suffrages au premier tour de l’élection présidentielle française et lance un nouveau parti au centre de l'échiquier politique, le Mouvement Démocrate (ou MoDem) après avoir été le président de l'UDF.

Biographie

François Bayrou en 2006.

Origines, études et famille

François René Jean Lucien Bayrou est né le 25 mai 1951 à Bordères, entre Pau et Lourdes. Il est le fils de Calixte Bayrou et d'Emma Sarthou (originaire de Serres-Morlaàs), tous deux agriculteurs. Bachelier en 1968, il se marie en 1971 à l'âge de 20 ans et suit des études dans une classe préparatoire littéraire (hypokhâgne et khâgne) et à l'Université Bordeaux III. Il obtient l'agrégation de lettres classiques à 23 ans. Son père meurt d'un accident du travail, et, tout en enseignant, il aide sa mère à tenir l'exploitation. Il réussit à vaincre son bégaiement. Il est l'auteur d'une biographie d'Henri IV, Le roi libre, qui a remporté un grand succès (300 000 exemplaires vendus). Grâce à ses droits d'auteur, il s'est lancé, avec succès, dans l'élevage de chevaux pur-sang de course. Avec son épouse Élisabeth, il a six enfants (Hélène, Marie, Dominique, Calixte, Agnès, André) et neuf petits-enfants. Il est cousin du poète irlandais Théo Dorgan, petit-fils de sa grand-mère maternelle Amélie Dorgan. Voici la devise qui l'a fait rêver enfant : « Henri de Navarre a grandi au château de Coarraze à quelque deux kilomètres à vol d’oiseau de ma maison natale . J’ai beaucoup rêvé sur la devise qui orne encore aujourd’hui le portail du château : “lo que a de ser no puede faltar”, “ce qui doit arriver ne peut pas manquer”. »Dans son livre sur Henri IV, Le Roi libre, p. 12. Lors de son dernier grand meeting de campagne, à Pau, le 19 avril 2007, il l'a complétée d'une deuxième devise prise à Henri IV : "Lo biarnes qu’ey praube, mes no baxe cap", « Le Béarnais est pauvre, mais il ne baisse pas la tête ». Il serait, selon certains, membre du club Le Siècle.

Carrière politique

Les débuts

Jeune, François Bayrou est proche des mouvements non-violents, notamment de la communauté de Lanza del Vasto. À 30 ans, en 1982, il devient conseiller général, puis quatre ans plus tard député UDF des Pyrénées-Atlantiques. Enseignant dans l'école publique, laïc convaincu, c'est aussi un catholique pratiquant, d'inspiration politique démocrate-chrétienne - son père avait été maire, MRP, de son village de Bordères.

L'accès aux portefeuilles ministériels

En 1993, il est nommé ministre de l'Éducation nationale dans le gouvernement de cohabitation d'Édouard Balladur. Il propose une réforme de la loi Falloux, qui aurait déplafonné la possibilité, pour les collectivités locales, de subventionner les investissements des établissements d’enseignement privé. Le 24 janvier 1994, près d'un million de manifestants s'en prennent à ce projet, pour défendre l'école laïque. La méthode de François Bayrou est alors critiquée à droite comme à gauche : il est accusé de vouloir « réformer à la hussarde », Le Monde, 24/04/2007. Finalement, le Conseil Constitutionnel rejette le projet de François Bayrou. Bien qu'il ait soutenu Édouard Balladur lors de l'élection présidentielle française de 1995, et qu'il se soit opposé au projet de référendum sur l'éducation proposé par le candidat Jacques Chirac, il obtient dans le premier gouvernement d'Alain Juppé un portefeuille élargi à l'enseignement supérieur, à la recherche et à la formation professionnelle. François Bayrou dirige une réflexion approfondie sur la condition des professeurs et des élèves qui inspire les documentaires de la réalisatrice Marie-Françoise Desmeuzes. Il conduit une réforme du collège, réforme les études supérieures (semestrialisation des études, semestre d'orientation en première année, création d’université de professionnalisation technologique), met en place le baccalauréat actuel (filières S, ES, L, STT, STL et STI), introduit les langues vivantes à l’école primaire. François Bayrou perd la responsabilité de la Formation professionnelle dans le deuxième gouvernement Juppé, mais reste à l'Éducation nationale jusqu'à la dissolution de 1997 ; l'élection est remportée par la gauche plurielle. L'opinion retient, de la présence de François Bayrou à ce ministère, sa méthode de réforme prudente et concertée avec les organisations syndicales (ce que critiqueront, puis approuveront Claude Allègre et Jack Lang). Roger Fauroux, qu'il avait chargé de présider une commission sur la réforme de l'école était néanmoins critique, déclare que François Bayrou gouvernait « avec le sondoscope en bandoulière », Le Monde, 24/04/2007.

La tête de l'UDF

Élu en 1994 président du CDS, il fusionne ce parti, en 1995 au congrès de Lyon, avec le Parti social-démocrate, de tradition laïque, d'André Santini, créant ainsi Force Démocrate (FD). directeur de "Démocratie moderne"; secrétaire général de l'UDF (1991) ; vice-président du CDS (1991-1994 -président du bureau politique de l'UDF (1995-1996); président délégué de l'UDF (1996-1998); président du conseil du Parti populaire européen (1996-1998); président du CDS (1995); président de Force démocrate (1995); vice-président du bureau politique de l'UDF (1995-1996); Il est élu en 1998 à la tête de l'UDF qui regroupe des partis du centre, dont FD, et de droite, dont Démocratie libérale (DL). Après les élections régionales de 1998, Alain Madelin et d'autres leaders de DL approuvent les présidents de région réélus grâce au soutien des élus Front national, alors que François Bayrou rejette toute compromission avec l'extrême droite. DL quitte alors l'UDF, dont les autres composantes fusionnent la même année pour créer un parti unifié, la Nouvelle UDF. François Bayrou conduit, lors des élections européennes de juin 1999, la liste UDF, qui recueille 9, 28% des voix ; il tient (contrairement à ses concurrents François Hollande et Nicolas Sarkozy) son engagement de siéger à Strasbourg et entre donc au Parlement européen, dont sa seconde de liste, Nicole Fontaine, obtient la présidence.

Élection présidentielle de 2002

François Bayrou se présente comme candidat de l'UDF à l'élection présidentielle de 2002. Sa campagne connaît des débuts difficiles ; les sondages le créditant longtemps de moins de 5% des intentions de vote. Plusieurs leaders de l'UDF appellent à voter pour Jacques Chirac dès le premier tour. Lors de la campagne présidentielle, à Strasbourg, et pendant une altercation verbale avec des jeunes qui avaient insulté la Maire de Strasbourg, Fabienne Keller, avec laquelle il se trouvait, il gifle un enfant de dix ans qui essayait de lui faire les poches. Contre toute attente, François Bayrou se classe quatrième, avec 6, 84% des voix, après Lionel Jospin. Il appelle Jacques Chirac, opposé au second tour à Jean-Marie Le Pen, à constituer une large coalition à partir de sa majorité de second tour. Jacques Chirac tente au contraire avec Alain Juppé de fusionner la droite et le centre dans un unique parti, l'Union pour la majorité présidentielle, rebaptisé ensuite Union pour un mouvement populaire (UMP). La majorité des parlementaires UDF, emmenés par Philippe Douste-Blazy, quittent l'UDF pour l'UMP. Cependant, trente députés UDF et apparentés sont élus et constituent un groupe parlementaire pour la XII législature (2002-2007). Parmi eux, François Bayrou qui revient à l'Assemblée nationale, élu dans la 2 circonscription des Pyrénées-Atlantiques. S'affirmant, dès la première question de confiance posée par le nouveau gouvernement de Jean-Pierre Raffarin, opposé à « l'État-UMP », il annonce l'intention de se prononcer librement sur chacun des actes du gouvernement.

Élections régionales et européennes de 2004

L'UDF obtient 12% des voix aux élections régionales et aux élections européennes de 2004, où progresse le nombre de ses élus conseillers régionaux et députés européens ; aux cantonales de la même année, le nombre de ses conseillers généraux et présidents de conseils généraux progresse également. Aux régionales en Aquitaine, les listes de François Bayrou arrivent, avec 16% des voix, en troisième position derrière la liste PS du président Alain Rousset, qui sera réélu, et celle de l'UMP radical Xavier Darcos, ministre délégué à l'Enseignement scolaire. Devancée dans toutes les régions par l'UMP, les listes UDF fusionnent avec celles de l'UMP au second tour. Au Parlement européen élu en 2004, l'UDF quitte le groupe parlementaire de droite du Parti populaire européen auquel appartient l'UMP, pour rejoindre, avec ses alliés du Parti démocrate européen, le groupe de l'Alliance des démocrates et des libéraux pour l'Europe. En 2005 et 2006, il s'oppose de plus en plus à la politique du gouvernement de Dominique de Villepin, sur son contenu et sur ses modalités - en particulier le mépris dans lequel est, selon lui, tenu le Parlement (sur l'adhésion de la Turquie à l'Union européenne, la privatisation des autoroutes, l'instauration par ordonnance du CNE, etc.). Sa ligne politique est contestée par l'unique ministre UDF du gouvernement, le ministre de l'Éducation nationale, Gilles de Robien, favorable à une alliance avec l'UMP ; Gilles de Robien demande fin 2005 que les militants soient appelés à se prononcer : la motion de défense d'une UDF "libre et indépendante" présentée par François Bayrou est approuvée à 92% (Congrès de Lyon, janvier 2006). Lorsque le Parti socialiste a déposé une motion de censure le 16 mai 2006, dans le cadre de l'affaire Clearstream 2, contre le Gouvernement Dominique de Villepin, François Bayrou et dix députés de son groupe (sur trente) ont voté ce que F. Bayrou a qualifié de « censure franche » par opposition à la censure « des couloirs » (plusieurs dizaines de députés UMP partisans de Nicolas Sarkozy s'étaient rassemblés à la buvette de l'Assemblée Nationale). C'est la première censure votée par François Bayrou contre un gouvernement de droite depuis son accession à la tête de l'UDF en 1998. Le président de l’UDF a néanmoins apporté son soutien à la liste du candidat Alain Juppé à la municipale partielle de Bordeaux en août 2006.

Élection présidentielle de 2007

François Bayrou en campagne Bercy le 18 avril 2007, devant 17000 personnes, TF1, 18 avril 2007 Le , à Issy-les-Moulineaux, à l'occasion d'un conseil national statutaire de l'UDF, François Bayrou jette les grandes lignes de ses ambitions présidentielles en proposant une « Révolution civique ». François Bayrou souhaite rassembler des personnalités venant de droite, de gauche et du centre ; il prend en exemple Henri IV (qui a mis fin aux guerres de religion entre catholiques et des protestants) et Charles de Gaulle (qui lors du GPRF en 1945 a gouverné avec les communistes, les socialistes et le centre ; et de nouveau en 1958 avec les socialistes et le centre). Le congrès d'Issy-les-Moulineaux vit également Gilles de Robien, défenseur de l'alliance avec la droite, sifflé par la salle. À l'automne 2006, il publie sous le titre Au nom du Tiers-État un recueil de ses discours à l'Assemblée nationale, précédés d'un essai sur les origines du « mal français ». Il fustige « la crise de régime et la manière dont les clans se l'approprient » au cours des vingt-cinq années précédentes, c'est-à-dire sous les Présidences de François Mitterrand et de Jacques Chirac. François Bayrou présente se candidature à l'élection présidentielle du printemps 2007 le à Serres-Castet, dans sa circonscription des Pyrénées-Atlantiques. Les intentions de vote en faveur de François Bayrou selon les instituts de sondage passent de 8% environ début décembre à 10% mi-janvier, 12% fin janvier, 13% mi-février, 19% fin février, 22% dans la première quinzaine de mars. Le journaliste Serge Moati déclare alors qu'il pourrait devenir une surprise de l'élection présidentielle de 2007. Sur LCI, dans leur débat hebdomadaire, Jacques Julliard et Luc Ferry, ainsi que Christophe Barbier, estiment que François Bayrou veut, sur le modèle du MRP de la IV République, faire de l'UDF le pivot incontournable des grandes formations, ce qui, selon certaines de leurs analyses, empêcherait la seule véritable alternance (entre gauche et droite). En février-mars 2007, plusieurs candidats potentiels se rallient au candidat de l'UDF : le président du Parti fédéraliste, Christian Chavrier, puis en mars 2007, c'est au tour de la présidente du parti écologiste Cap 21, Corinne Lepage ; le 13 mars, Édouard Fillias, d'Alternative libérale ; le , Antoine Waechter, président du Mouvement écologiste indépendant. Nicolas Miguet a également appelé à voter pour François Bayrou. François Bayrou publie en mars 2007 chez Plon son "Projet d'espoir", qui sera le livre politique le plus vendu au cours de la période (370 000 exemplaires en deux mois). En mars et avril, le candidat de l'UMP Nicolas Sarkozy reçoit le soutien de plusieurs personnalités réputées proches de l'UDF : Simone Veil (qui avait déjà soutenu la candidature de Jacques Chirac en 2002 contre celle de François Bayrou) déclare que Bayrou est « le pire de tous » et que sa candidature est « une imposture » ; Gilles de Robien et André Santini, membres de l'UDF ; Valéry Giscard d'Estaing, fondateur de l'UDF, le . François Bayrou y répond en dénonçant une « collection d'élus épuisés ». Des personnalités non membres de l'UDF soutiennent en revanche François Bayrou : le député européen (élu sur une liste UDF) et ancien journaliste Jean-Marie Cavada ; deux ministres délégués du gouvernement Villepin, tous deux UMP : Azouz Begag, ministre délégué à la promotion de l’égalité des chances et François Goulard, ministre délégué à l'enseignement supérieur. Le , un peu plus d'une semaine avant le premier tour, Michel Rocard, dont des proches avaient déjà appelé à voter Bayrou (collectifs « Spartacus » et « les Gracques ») demande une alliance entre l'UDF, le PS et les Verts. Il est suivi, le par Bernard Kouchner., puis par Claude AllègreLe Parisien, 16 avril 2007 et Daniel Cohn-BenditLe Parisien, 17 avril 2007. François Hollande, premier secrétaire du Parti socialiste, estime la proposition inconcevable et Ségolène Royal la juge « baroque » tandis que Dominique Strauss-Kahn précise qu'il ne serait premier ministre qu'en cas de majorité socialiste. François Bayrou obtient 18, 57% au premier tour de l'élection présidentielle de 2007, le , soit électeurs, le plaçant en 3 position, derrière Ségolène Royal du Parti socialiste (25, 9 %) et Nicolas Sarkozy de l'UMP (31, 2 %), tous deux qualifiés pour le second tour. Le , lors d'une conférence de presse, il annonce qu'il ne donne aucune consigne de vote pour le deuxième tour de l'élection présidentielle, mais déclare accepter le débat public que lui a proposé la candidate PS Ségolène Royal, ajoutant qu'il était prêt à en faire autant avec Nicolas Sarkozy (UMP), initiative que ce dernier récuse le soir même. Il annonce également la création d'un nouveau Parti démocrate, qui sera ensuite nommé « Mouvement démocrate ». Le 10 mai, à la Mutualité, le Conseil national de l'UDF vote une motion pour la création de ce Mouvement Démocrate (ou MoDem), à l'unanimité moins 4 voix et 4 abstentions. Parallèlement, les députés UDF ralliés à Nicolas Sarkozy fondent le Nouveau Centre, formation qui se réclame du centre-droit et de la tradition de l'UDF. Le débat proposé par Ségolène Royal sur les convergences et divergences entre leurs projets politiques est le premier débat public réunissant, entre les deux tours d'une élection présidentielle, deux personnalités dont l'une est présente au second tour et l'autre non. La presse quotidienne régionale, puis Canal+, refusent d'organiser ce débat (officiellement pour respecter les consignes du CSA sur l'égalité des temps de parole des deux finalistes) ; François Bayrou a parlé de pressions exercées, de la part du candidat UMP, sur les médias dans le but d'empêcher ce débat, ce qui est corroboré par le journaliste de RMC, Jean-Jacques Bourdin. Le débat a finalement lieu le , et est retransmis par BFM TV et RMC. La semaine suivante, au lendemain du débat télévisé entre Nicolas Sarkozy et Ségolène Royal, François Bayrou confirme au Monde que, comme il l'avait laissé entendre dès avant le premier tour, puis le , il ne votera pas, le , pour Nicolas Sarkozy, sans pour autant dire qu'il votera pour Royal, qu'il votera blanc ou qu'il s'abstiendra de voter.

Élections municipales de 2008

Le 16 novembre 2007, il annonce sa volonté de conduire une liste pour l'élection municipale de 2008 à Pau. http://afp.google.com/article/ALeqM5jOSl96srWNwwiji3ATuBj0XVzOYg

Prises de position

L'Europe

François Bayrou et l'UDF s'inscrivent dans la tradition europhile du centre français. L'Europe a donc une place centrale dans son projet politique : « L’Europe est la clé de la liberté de choix : elle permet d’écrire l’avenir ». « Sans Europe, sans union politique et sans démocratie, la marche du monde devient une fatalité sur laquelle les peuples de notre continent auront perdu le pouvoir de peser. Chaque fois qu’il s’agit de peser sur l’avenir du monde, on retrouve “le besoin d’Europe”. » François Bayrou est député européen de 1999 à 2002. Il affirme, en décembre 2004, son opposition à l'entrée de la TurquieQuestion de F. Bayrou à l' à propos de l'ouverture des négociations d'adhésion de la Turquie à l'Union européenne, publiée au Journal officiel du 05/10/2005 (question n°2177) dans l'Union européenne et demande - en vain - un vote de l'Assemblée nationale sur cette question. En 2005, il fait campagne en faveur du Traité établissant une Constitution pour l'Europe, que les électeurs français consultés par référendum rejettent le 29 mai 2005. Son programme pour la présidentielle de 2007 milite pour la ratification d’« un texte, simple, lisible, court, sans ambiguïté, qui donnera forme aux principes d’une Union européenne sortie de ses paralysies et de ses impasses » qui devrait, en France, prendre la forme d'un nouveau référendum.

La VI République

Dans son projet de modernisation du système politique français, le rôle du Parlement devrait être augmenté de façon à constituer un contre-pouvoir effectif face à l'exécutif. Il a déclaré à plusieurs reprises souhaiter le passage à une VI République. Le 5 avril 2006, il estime que la crise du Contrat première embauche (CPE) s'est soldée par « un effondrement des institutions » et que « le moment est venu »Critique des institutions actuelles.

Les régions

François Bayrou, qui parle couramment béarnais, défend le "trésor" que constituent selon lui les cultures et identités régionales de France. Il appelle à ratifier la Charte européenne des langues régionales ou minoritaires, que la France a signée. Il s'est notamment prononcé pour le rattachement de la Loire-Atlantique à la région Bretagne, conformément au vœu des collectivités locales, ainsi que pour la "réunification de la Normandie" actuellement divisée en deux régions.

Les médias

François Bayrou a souvent remis en cause l'objectivité des médias français appartenant à de grands groupes industriels ; il dénonce la connivence entre ces médias et certains politiques. Le 2 septembre 2006, par exemple, interviewé durant le journal de 20 heures de la chaîne française de télévision privée TF1 par la présentatrice Claire Chazal, en direct de l'université d'été de l'UDF à La Grande-Motte, il déclarait : Les grands médias ont orchestré pour les Français un choix dicté à l'avance. L'argent et la politique doivent être séparés ; notamment lorsque des puissances économiques détiennent de puissants médias (…) c'est un problème républicain. et Il y a des puissances très importantes qui, en particulier, ont des intérêts dans les médias, et qui poussent à ce choix tout fait : Nicolas Sarkozy d’un côté, Ségolène Royal de l’autre.Acrimed, 13 septembre 2006, Dans son blog de John-Paul Lepers, le journaliste français John-Paul Lepers publie la vidéo d'une interview de François Bayrou durant laquelle il détaille la teneur des conversations qu'il aurait eues selon lui, suite à cette intervention, avec Patrick Le Lay, président de TF1, et Étienne Mougeotte, vice-président et directeur d'antenne de TF1, le 4 septembre 2006 dans les locaux de la chaîne LCI (également partie du groupe Bouygues). Il rapporte qu'Étienne Mougeotte y aurait déclaré qu'il était pour la bipolarisation de la politique française, François Bayrou jugeant ces propos irrecevables. Jean-Pierre Elkabbach, président d'Europe 1, a vivement réfuté les accusations de François Bayrou, lui conseillant de « tourner sept fois sa langue dans sa bouche ». Démentant tout intervention de la famille Lagardère, il a ajouté : « Aujourd'hui, tout média qui essaierait de tricher, de maquiller la vérité, se tirerait une balle et disparaîtrait. Ce n'est pas possible. »Elkabbach réfute les critiques de Bayrou sur l'indépendance des médias, Yahoo! news, 05/09/2006. Néanmoins, Le Canard enchaîné, au cours des mois de campagne, a mis l'accent sur plusieurs dérapages d'Elkabbach, qui viennent largement nuancer cette protestation ; au sujet de F. Tapiro, présenté par un invité comme l'un des inspirateurs de la politique du candidat UMP, Elkabbach a laissé échapper à l'antenne : "ce n'est pas non plus notre (sic) maître à penser". Cette mise en scène de la bipolarisation dans les médias - selon François Bayrou - se traduit, d'une part par une surexposition des deux candidats UMP et PS, d'autre part dans le contenu des affirmations et questions. La surexposition des candidats UMP et PS a été confirmée par les avis successifs du CSA. Et selon les chiffres de celui-ci, la part d'antenne accordée à la candidature de François Bayrou a été :
- à la télévision : de l'ordre de 8% en décembre, 7% en janvier, 17% en février et début mars (soit constamment moins que sa part dans les intentions de vote) ;
- à la radio : de l'ordre de 5% en décembre, 13% en janvier, 11% en février, 18% en mars. Concernant la presse, le journaliste du Monde Patrick Roger a témoigné de la très faible place que son journal accordait à la candidature de François Bayrou. En termes de contenu, François Bayrou a notamment critiqué Claire Chazal, qui lui affirmait le 2 décembre sur TF1 que le second tour se joue toujours entre droite et gauche à 50-50 ; ou Jean-Marie Colombani, qui qualifiait d' "Impératif démocratique", titre de son éditorial du Monde le 19 avril 2007, le fait de voter contre François Bayrou.

Autres sujets

De fin 2005 à juin 2006, François Bayrou prend position contre la loi DADVSI. Éducation : « Je le dis à chacune de mes interventions : l’éducation est ma priorité. Et la priorité à l’éducation, ça a une traduction claire : on garantit les moyens et dans un contrat, on définit les résultats à obtenir, ambitieux, chiffrés, vérifiables.»Réponses de M. Bayrou au SNES, 2 avril 2007. http://www.snes.edu/snesactu/spip.php?article2521 Afrique : « Il n’y a qu’une politique juste et efficace de lutte contre l’immigration, que nous devrions imposer à la communauté internationale et à l’Europe : c’est de garantir aux Africains qu’ils peuvent vivre convenablement en Afrique, de leur travail, comme des hommes debout. » Discours de Lille du 14 décembre 2006 http://www.bayrou.fr/discours/bayrou-lille-141206.html Voir sur plus de 100 sujets les propositions formulées par François Bayrou sur la page "Propositions" de son .

Synthèse des fonctions politiques

Postes à responsabilités

; Chargé de mission
-1979-1981 : chargé de mission au cabinet de Pierre Méhaignerie, ministre de l'Agriculture du troisième gouvernement Raymond Barre.
-1981-1982 : chargé de mission au cabinet d'Alain Poher, président du Sénat. ; Conseiller
-1984-1986 : conseiller de Pierre Pflimlin, président du Parlement européen. ; Président
-1986-1993 : président du GPLILe GPLI est remplacé, en 2000, par l'ANLCI, Agence Nationale de Lutte Contre l'Illettrisme.
-1994 : président du CDS (qu'il transforme en Force démocrate).
-1998-2007 : président de l'UDF (fondu dans le MoDem le 1er décembre 2007) .
-Depuis le 2 décembre 2007 : président du MoDem (élu avec 96, 8% des votants)

Fonctions électives locales

; Conseil municipal
- 14/03/1983 - 12/03/1989 : membre du conseil municipal de Pau
- 20/03/1989 - 01/04/1993 : membre du conseil municipal de Pau ; Conseil général
- 22/03/1982 - 02/10/1988 : membre du conseil général des Pyrénées-Atlantiques
- 03/10/1988 - 27/03/1994 : membre du conseil général des Pyrénées-Atlantiques
- 30/03/1992 - 27/03/1994 : président du conseil général des Pyrénées-Atlantiques
- 28/03/1994 - 18/03/2001 : membre du conseil général des Pyrénées-Atlantiques
- 28/03/1994 - 22/03/1998 : président du conseil général des Pyrénées-Atlantiques
- 23/03/1998 - 18/03/2001 : président du conseil général des Pyrénées-Atlantiques
- 18/03/2001 - en cours : membre du conseil général des Pyrénées-Atlantiques

Fonctions parlementaires

; À l'Assemblée Nationale
- 02/04/1986 - 14/05/1988 : député de la 2 circonscription des Pyrénées-Atlantiques
- 13/06/1988 - 01/04/1993 : réelu député de la 2 circonscription des Pyrénées-Atlantiques
- 02/04/1993 - 01/05/1993 : réélu député de la 2 circonscription des Pyrénées-Atlantiques
- 01/06/1997 - 21/12/1999 : réélu député de la 2 circonscription des Pyrénées-Atlantiques président du groupe UDF à l'Assemblée nationale (1997-1998);
- 18/06/2002 - 17/06/2007 : réélu député de la 2 circonscription des Pyrénées-Atlantiques
- 18/06/2007 - en cours : réélu député de la 2 circonscription des Pyrénées-Atlantiques ; Au Parlement européen
- 20/07/1999 - 17/06/2002 : député. François Bayrou démissionne de son mandat de député européen en 2002 afin de revenir à l'Assemblée Nationale.

Fonctions ministérielles

- 30 mars 1993 - 11 mai 1995 : ministre de l'Éducation nationale du gouvernement Balladur
- 18 mai - 7 novembre 1995 : ministre de l'Éducation nationale, de l'Enseignement supérieur, de la Recherche et de l'Insertion professionnelle du premier gouvernement Juppé
- 7 novembre 1995 - 2 juin 1997 : ministre de l'Éducation nationale, de l'Enseignement supérieur et de la Recherche du second gouvernement Juppé

Bibliographie

Ouvrages de François Bayrou

- La Décennie des mal-appris, Flammarion, 1990,
- Le Roi libre, Flammarion, 1994,
- Le Droit au sens, Flammarion, 1996,
- Henri IV raconté par François Bayrou, Perrin jeunesse, 1998,
- Ils portaient l'écharpe blanche : l'aventure des premiers réformés, des Guerres de religion à l'édit de Nantes, de la Révocation à la Révolution, Grasset, 1998,
- Hors des sentiers battus : entretiens avec Sylvie Pierre-Brossolette (avec Sylvie Pierre-Brossolette), Hachette littératures, 1999,
- Relève, Grasset, 2001,
- Penser le changement (avec Luc Ferry), Atlantica, 2002
- Oui : Plaidoyer pour la Constitution européenne, Plon, 2005,
- Au nom du Tiers-État, Hachette Littératures, 2006,
- Projet d'Espoir, Plon, 2007,

Ouvrages consacrés à François Bayrou

- François Bayrou : portrait, Violaine Gelly, Bartillat, 1996 ;
- François Bayrou : “et si la Providence veut...”, Antoine Michelland et Philippe Séguy, Éd. du Rocher, 1996
- François Bayrou : Un autre chemin, Violaine Gelly et Virginie Le Guay, Bartillat, 2007
- François Bayrou : "quand la Providence veut ...", , Antoine Michelland et Philippe Séguy, Éd. du Rocher, 2007,
- François Bayrou : Confidences, Nicolas Voisin et Estelle et Jean Véronis, Max Milo, 2007

Notes

Voir aussi

===
Sujets connexes
Affaire Clearstream 2   Agrégation en France   Alain Juppé   Alain Madelin   Alain Poher   Alain Rousset   Alliance des démocrates et des libéraux pour l'Europe   Alphabet phonétique international   Alternative libérale   André Santini   Antoine Waechter   Arnaud Lagardère   Assemblée nationale (France)   Avril 2006   Azouz Begag   BFM TV   Baccalauréat (France)   Bernard Kouchner   Biographie   Bordères   Béarn   Béarnais   Canal+   Cap 21   Catholicisme   Centre des démocrates sociaux   Centrisme   Charles de Gaulle   Christophe Barbier   Cinquième République   Claire Chazal   Claude Allègre   Coarraze   Conseil supérieur de l'audiovisuel   Conseiller général   Contrat première embauche   Corinne Lepage   Daniel Cohn-Bendit   Deuxième circonscription des Pyrénées-Atlantiques   Dominique Strauss-Kahn   Dominique de Villepin   Droit d'auteur et droits voisins dans la société de l'information   Dyslalie   Démocratie chrétienne   Démocratie libérale (parti politique)   Député   Députés de la XIIIe législature   Europe 1   Fabienne Keller   Force démocrate   France   François Goulard   François Hollande   François Léotard   François Mitterrand   Front national (parti français)   Gauche plurielle   Gilles de Robien   Gouvernement Alain Juppé (1)   Gouvernement Alain Juppé (2)   Gouvernement Dominique de Villepin   Gouvernement Jean-Pierre Raffarin (1)   Gouvernement Raymond Barre (3)   Gouvernement provisoire de la République française   Gouvernement Édouard Balladur   Groupe parlementaire   Guerres de religion (France)   Henri Grenet   Henri IV de France   Issy-les-Moulineaux   Jack Lang   Jacques Chirac   Jacques Julliard   Jean-Jacques Bourdin   Jean-Jacques Lasserre   Jean-Marie Cavada   Jean-Marie Le Pen   Jean-Pierre Elkabbach   Jean-Pierre Raffarin   John-Paul Lepers   Journal officiel de la République française   Journal télévisé   La Chaîne Info   La Grande-Motte   Lanza del Vasto   Le Canard enchaîné   Le Journal du dimanche   Le Siècle   Lionel Jospin   Liste des circonscriptions législatives des Pyrénées-Atlantiques   Liste des présidents du conseil général des Pyrénées-Atlantiques   Littérature antique   Loi Falloux   Loire-Atlantique   Luc Ferry   Maison de la Mutualité   Marie-Françoise Desmeuzes   Mars 2007   Michel Rocard   Ministre français de l'Éducation nationale   Motion de censure   Mouvement démocrate (France)   Mouvement républicain populaire   Mouvement écologiste indépendant   Nicolas Miguet   Nicolas Sarkozy   Nicole Fontaine   Non-violence   Nouveau Centre   Palais omnisports de Paris-Bercy   Parlement   Parlement européen   Parti démocrate européen   Parti fédéraliste (France)   Parti populaire européen   Parti social-démocrate (France)   Parti socialiste (France)   Patrick Le Lay   Pau   Personnalité politique   Philippe Douste-Blazy   Pierre Méhaignerie   Pierre Pflimlin   Plon   Privatisations en France   Pur-sang   Pyrénées-Atlantiques   Radio Monte-Carlo   Seconde cohabitation   Serge Moati   Serres-Castet   Serres-Morlaàs   Simone Veil   Strasbourg   Sylvie Pierre-Brossolette   Ségolène Royal   TF1   Traité de Rome de 2004   Turquie   Union européenne   Union pour la démocratie française   Union pour un mouvement populaire   Valéry Giscard d'Estaing   Xavier Darcos  
#
Accident de Beaune   Amélie Mauresmo   Anisocytose   C3H6O   CA Paris   Carole Richert   Catherinettes   Chaleur massique   Championnat de Tunisie de football D2   Classement mondial des entreprises leader par secteur   Col du Bonhomme (Vosges)   De viris illustribus (Lhomond)   Dolcett   EGP  
^