François Mitterrand

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François Mitterrand, né le 26 octobre 1916 à Jarnac (Charente) et mort le 8 janvier 1996 à Paris, fut un homme d'État français, 4 Président de la V République et 21 Président de la République française du 21 mai 1981 au 17 mai 1995. Il détient le record de longévité (14 ans) à la tête de la République française.
François Mitterrand

François Mitterrand, né le 26 octobre 1916 à Jarnac (Charente) et mort le 8 janvier 1996 à Paris, fut un homme d'État français, 4 Président de la V République et 21 Président de la République française du 21 mai 1981 au 17 mai 1995. Il détient le record de longévité (14 ans) à la tête de la République française.

Biographie

Origine et famille

François Maurice Adrien Marie Mitterrand est né dans une famille bourgeoise catholique et conservatrice de Charente. Son père, Joseph, était ingénieur de la Compagnie Paris Orléans, puis industriel vinaigrier et président de la fédération des syndicats de fabricants de vinaigre. Il a trois frères (Robert, polytechnicien, Jacques, général, et Philippe) et quatre sœurs : Marie-Josèphe, Marquise de Corlieu, Colette, épouse du capitaine Landry, Geneviève, Mme Eugène Delachenal, Antoinette, Mme Ivaldi.
- 1925-1934 : Études secondaires au collège Saint-Paul d'Angoulême où François Mitterrand devient membre de la JEC, structure étudiante de l'Action catholique.
- 1934-1937 : École libre des sciences politiques (diplôme obtenu en juillet 1937).
- 1934-1935 : Il milite environ un an aux Volontaires nationaux, mouvement de jeunesse des Croix-de-feu du colonel de La RocqueJacques Bénet, camarade de chambrée de François Mitterrand parle de trois ans à Patrick Rotman et Jean Lacouture pour leur livre François Mitterrand, le roman du pouvoir. Pierre Péan cite (dans Une jeunesse française, éd. Fayard, 1994, p. 23 à 35) la correspondance de F. Mitterrand, montrant que F. Mitterrand, arrivé à Paris à l'automne 1934, s'est engagé au plutôt à l'hiver 1934-1935. Les Volontaires nationaux ont été dissous en juin 1936, et François Mitterrand n'a jamais pris sa carte au Parti social français, successeur des divers mouvements animés par La Rocque.. Il participe aux manifestations contre « l'invasion métèque » en février 1935 puis à celles contre le professeur de droit Gaston Jèze, après la nomination de ce dernier comme conseiller juridique du Négus d'Éthiopie, en janvier 1936Il évoque cette période, dans un article de l’Écho de Paris du 4 juillet 1936, comme « les glorieuses journées de mars », cité dans Une jeunesse française.. Il cultive par la suite des relations d'amitiés ou de famille avec des membres de La CagouleHenry Rousso évoque dans Le Syndrome de Vichy, p. 365, ces liens personnels entre F. Mitterrand, ajoutant qu'ils sont « sans signification particulière » et que leur rappel est « une constante de l'extrême droite ». Pierre Péan démontre aussi qu'« inévitablement le futur président croise dans son entourage des cagoulards », tout en rejetant l'idée qu'il ait pu être favorable aux objectifs de cette organisation terroriste.. Il est un temps critique littéraire et écrit sur la société contemporaine et la politique dans la Revue Montalembert et dans le quotidien L'Écho de Paris d'Henri de Kerillis, proche du Parti social français. Il y écrit notamment un article regrettant que le quartier latin se soit laissé envahir par le « dehors ». « Désormais, le quartier Latin est ce complexe de couleurs et de sons si désaccordés qu'on a l'impression de retrouver cette tour de Babel à laquelle nous ne voulions pas croirePierre Péan, Une Jeunesse française. François Mitterrand, 1934-1947. » Il publie également le 18 mars 1936, un compte-rendu de la conférence donnée par Marcel Griaule sur l'Éthiopie, concluant notamment qu'. Il se serait aussi inquiété de l'expansionnisme nazi lors de l'Anschluss dans l'un de ses articles Article publié par la Revue Montalembert, reproduit dans François Mitterrand, Politique I, éd. Fayard, 1977, pp. 11/14..
- 1937-1939 : Service militaire dans l'infanterie coloniale.
- 1938 : Il se lie avec Georges Dayan (juif et socialiste) après l'avoir sauvé d'agressions d'antisémites de l'Action française et devient son meilleur amiJean Lacouture, Mitterrand, une histoire de Français, éd. du Seuil, « Points », pp. 46/48. En septembre, il est incorporé pour son service militaire dans le 23 régiment d'infanterie coloniale.
- Septembre 1939 : À l'engagement de la France dans la Seconde Guerre mondiale, alors qu'il termine ses études d'avocat à Paris, il est envoyé sur la ligne Maginot avec le grade de sergent-chef, à proximité de Montmédy.
- Mai 1940 : Il se fiance avec Marie-Louise Terrasse (future Catherine Langeais). Elle rompt en janvier 1942.
- 28 octobre 1944 : Il se marie avec Danielle Gouze (actuelle présidente de la fondation France Libertés fondée en 1986). Ils ont trois fils :
- Pascal, décédé en bas âge ;
- Jean-Christophe, né le 19 décembre 1946, ancien conseiller aux affaires africaines du président ;
- Gilbert, né le 4 février 1949, maire de Libourne et ancien député de la Gironde.
- De sa relation avec Anne Pingeot il a eu une fille :
- Mazarine Pingeot, née le 18 décembre 1974, à Avignon.

Carrière politique

Régime de Vichy et Résistance


- 14 juin 1940 : le sergent Mitterrand est fait prisonnier par l'armée allemande.
- 1941 : après dix-huit mois dans les stalags et deux tentatives infructueuses, il s'évade en décembre et rentre en France.
- 1942-1943 : travaille à la Légion française des combattants et des volontaires de la révolution nationale en tant que contractuel du gouvernement de Vichy puis à partir de juin au Commissariat au reclassement des prisonniers de guerre où il favorisera la fourniture de faux-papiers pour aider les évasions.
- Juin-août 1942 : participe à des réunions au château de Montmaur où sont jetées les premières bases de son réseau de Résistance.
- 15 octobre 1942 : reçu par le maréchal Pétain avec plusieurs responsables du Comité d'entraide aux prisonniers rapatriés de l'Allier.
- 1943 :
- Démission en janvier du Commissariat, suite au remplacement de Maurice Pinot par André Masson. Il commence à prendre Morland comme pseudonyme.
-Février : cofonde le Rassemblement national des prisonniers de guerre avec Maurice Pinot.
- Printemps 1943 : décoré de l'Ordre de la francisquePierre Péan, op. cit., pp. 292-295. Selon Jean Pierre-Bloch, chef de la section non militaire du BCRA à l'époque, « c'était sur notre ordre que François Mitterrand était resté dans les services de prisonniers de Vichy. Lorsqu'il a été proposé pour la francisque, nous avons parfaitement été tenus au courant ; nous lui avions conseillé d'accepter cette “distinction” pour ne pas dévoiler. » (De Gaulle ou le temps des méprises, éd. La Table ronde, 1969, p. 216 (n° 2202).
-Été 1943 : François Mitterrand passe à la clandestinité, traqué par la Gestapo, le Sicherheitsdienst et la Milice.
- Novembre 1943 : il se rend à Londres puis à Alger où il rencontre le général de Gaulle et le général Giraud.
- 1944
- Février 1944 : dirige en France le Mouvement national des prisonniers de guerre et déportés qui unifie tous les réseaux de résistance de prisonniers de guerre.
- Août 1944 : participe à la libération de Paris où il s'empare du siège du commissariat général aux Prisonniers de guerre.
- Octobre 1944 : il monte avec Jacques Foccart l'opération Viacarage dont l'objectif est la libération des camps de prisonniers et de concentration La plupart des hommes ayant participé sur le terrain à cette mission périlleuse y laisseront la vie.

Gouvernement provisoire et Quatrième République

Ascension, glissement vers la gauche et libéralisme colonial (1944-1954)
Peu après, François Mitterrand participe au gouvernement des secrétaires généraux voulu par le général de Gaulle avant l'installation du gouvernement provisoire à Paris. Invité à « plancher » devant l'atelier « L'Abbé Grégoire », affilié à la loge maçonnique Grande Loge de France (GLF), il est expulsé manu militari à la demande de Jean Pierre-Bloch, qui ne peut tolérer la présence d'une personne décorée de la Francisque dans une logeGhislaine Ottenheimer, Renaud Lecadre, Les Frères Invisibles, Pocket, 2002, p.180. Le 27 octobre 1944, il épouse Danielle Gouze. En 1945, François Mitterrand et André Bettencourt apportent un témoignage en faveur du fondateur du groupe L'Oréal, mais aussi collaborateur et ancien financier de la Cagoule, Eugène SchuellerSelon l'historien et universitaire israélien Michel Bar-Zohar dans L'Oréal, des années sombres au boycott arabe chez Fayard. François Mitterrand est alors (brièvement) engagé comme président-directeur général des Éditions du Rond-Point (et directeur du magazine Votre Beauté) appartenant au groupe fondé par Schueller André Bettencourt rejoint la direction du groupe L'Oréal. Selon Bar-Zohar, ibid, Schueller financera la campagne électorale de François Mitterrand de 1946 ce qui n'avait pas été indiqué dans les ouvrages antérieurs de Jean Lacouture, d'Éric Duhamel, de Pierre Péan et de Franz-Olivier Giesbert. Pierre Péan confirme néanmoins que François Mitterrand a bien rencontré Eugène Schueller à deux ou trois reprises (Une jeunesse française, p. 504). . En février 1946, François Mitterrand adhère à l’Union démocratique et socialiste de la Résistance (UDSR), qu'il préside ensuite de 1953 à 1965 et qui lui offre un premier laboratoire politique Selon Pierre Clostermann dans L'Histoire vécue, un demi-siècle de secrets d'État, Flammarion, 1998, pp.159-167, certains membres de cette formation, comme Eugène Claudius-Petit et Philippe Livry-Level auraient été opposés à son adhésion, lui reprochant pour le moins la faiblesse de ses titres de résistance. Selon MM. Péan et Lacouture, Claudius-Petit aurait au contraire recommandé à Paul Ramadier de nommer Mitterrand au gouvernement.. Le 10 novembre 1946, François Mitterrand est élu député de la Nièvre à la tête d'une liste « Unité et action républicaine », au programme anticommuniste. En 1949, il est élu conseiller général du canton de Montsauche. Il est réélu en 1955, 1961, 1967 et 1973. En 1947 François Mitterrand devient le plus jeune ministre de France avec le portefeuille des Anciens Combattants dans le gouvernement du socialiste Paul Ramadier. Dans les années qui suivent, il détient plusieurs portefeuilles ministériels, dont ceux de l'Information, de la France d'outre-mer, et le ministère délégué au Conseil de l'Europe. En mai 1948, parmi 800 délégués (dont Konrad Adenauer, Winston Churchill, Harold Macmillan, Paul-Henri Spaak, Albert Coppé et Altiero Spinelli), il participe au congrès de La Haye, à l'origine du Mouvement européen, auquel il adhère . En 1950, René Pleven le nomme ministre de l'outre-mer. Il est partisan de l'instauration d'une union franco-africaine où les territoires d'outre-mer jouiraient d'une autonomie négociée et librement consentie et s'efforce d'améliorer le sort des Africains, encore soumis à un régime très dur. Il est alors traité de « bradeur d'empire » : il s'attire dès cette époque une vive hostilité de la part des colons et du RPF, le parti gaulliste de l'époque, qui s'exprime notamment par la voix de Jacques Foccart, Édouard Frédéric-Dupont et Maurice BayrouJean Lacouture, Mitterrand, une histoire de Français, op. cit., tome 1, pp. 162/171 et sqq. ; Franz-Olivier Giesbert, François Mitterrand, une vie, op. cit., pp. 178/180 et sqq.. Il participe aux négociations entamées par René Pleven pour légaliser le Rassemblement démocratique africain et apparenter les députés RDA à l'UDSR. Afin de consolider cette politique libérale, « François Mitterrand relève le gouverneur Laurent Péchoux, qui avait été nommé par son prédécesseur Paul Coste-Floret pour démanteler le RDA. François Mitterrand s'aliène alors le MRPÉric Duhamel, L'UDSR ou la genèse de François Mitterrand, CNRS éditions, 2007, p. 275. » En août 1951, le Mouvement républicain populaire obtient de René Pleven que François Mitterrand quitte le ministère de l'Outre-Mer. Ne faisant plus partie du gouvernement, François Mitterrand devient président du groupe parlementaire et renforce son influence sur l'UDSR, et obtient l'élection, au poste de secrétaire général, d'un ses partisans, Joseph Perrin. Pour autant, il reste loyal à René Pleven, resté président du ConseilÉric Duhamel, L'UDSR, ou la genèse de François Mitterrand, op. cit., pp. 162/170. En 1952, il prend en charge le dossier tunisien dans le gouvernement d'Edgar Faure et esquisse un plan d'autonomie interne. Mais le gouvernement Faure est renversé six semaines seulement après sa formation. Les libéraux en matière coloniale (c'est-à-dire ceux qui refusent la répression systématique, et prônent l'égalité des droits entre colons et colonisés, puis l'autonomie, voire l'indépendance si elle est réclamée avec force par la population et un interlocuteur crédible) sont provisoirement écartés du pouvoirJean Lacouture, Mitterrand, une histoire de Français, op. cit., tome 1, pp. 172/173 et Franz-Olivier Giesbert, François Mitterrand, une vie, op. cit., pp. 185/186. Après la formation du gouvernement d'Antoine Pinay, François Mitterrand critique la participation systématique de l'UDSR aux gouvernements et demande un recentrage à gauche. Il dénonce à l'Assemblée la politique répressive du gouvernement et défend avec vigueur le droit des Tunisiens à l'autonomieDiscours du 19 juin 1952 et 6 janvier 1953 à l'Assemblée nationale, reproduits dans Politique I. En 1953, il devient ministre délégué au Conseil de l'Europe, mais démissionne rapidement en raison de son hostilité à la répression menée au Maroc et en Tunisie ; il préconise vis-à-vis de ces pays, ainsi que pour l'Indochine, une politique plus libérale. Il signe, avec des personnalités comme Albert Camus, Alain Savary ou Louis Vallon, le Manifeste France-Maghreb, demandant que « soient mis en œuvre tous les moyens légaux pour que les principes des droits de l'homme soient appliqués sans distinctions en Afrique du Nord »Sur F. Mitterrand et les conflits coloniaux en 1952/1953 : Franz-Olivier Giesbert, François Mitterrand, une vie, op. cit., pp. 185/186 ; Jean Lacouture, Mitterrand, une histoire de Français, op. cit., pp. 174/179 ; Éric Duhamel, L'UDSR, ou la genèse de François Mitterrand, op. cit., pp. 270/272. Le 23 novembre 1953, il est élu président de l'UDSR par le comité directeur : cinquante votes pour et onze bulletins blancs. Éric Duhamel, L'UDSR, ou la genèse de François Mitterrand, op. cit., p. 173. Il soutient alors une ligne libérale pour l'outre-mer : arrêt de la guerre d'Indochine, constitution d'un ensemble franco-africain, fédéral puis confédéralÉric Duhamel, L'UDSR, ou la genèse de François Mitterrand, op. cit., pp. 263 et 276/282 (ce qui revient à accorder l'autonomie, voire l'indépendance-association aux territoires colonisés). Il publie au même moment Aux frontières de l'Union française. Indochine-Tunisie, préfacé par Pierre Mendès France. Il se prononce pour l'indépendance de l'Indochine (avec, si possible, une association) et pour une refonte des liens avec les pays africains : la défense, la monnaie et la politique étrangère doivent relever de l'Union française, avec une pleine association des Africains aux décisions ; les autres domaines doivent relever de l'autonomie des populations locales. Plus généralement, l'élection de François Mitterrand marque une évolution de l'UDSR vers des positions plus à gauche, cependant que le nouveau président du parti « se positionne dès lors pour atteindre l'hôtel Matignon »Éric Duhamel, L'UDSR, ou la genèse de François Mitterrand, op. cit., p. 175.
Dans la tourmente de la guerre d'Algérie (1954-1958)
En 1954, il est nommé ministre de l'Intérieur dans le gouvernement Pierre Mendès France. Il est alors opposé à l'indépendance de l'Algérie. Ses tentatives de muter le gouverneur général Léonard et le directeur de la Mosquée de Paris, puis d'augmenter le SMIG d'Algérie, rencontrent l'hostilité des colons et de l'administration Franz-Olivier Giesert, François Mitterrand, une vie, op. cit., pp. 195/196 et Jean Lacouture, Mitterrand, une histoire de Français, op. cit., tome 1, pp. 181/182. Du 19 au 23 octobre 1954, il se rend en Algérie, où il rencontre une nette hostilité de la part des partisans de l'Algérie françaiseJean Lacouture, Mitterrand, une histoire de Français, op. cit., tome 1, pp. 182/183. Le 5 novembre de cette même année, à la tribune de l'Assemblée nationale, alors que les premiers conflits de la guerre d'Algérie éclatent, il déclare : Selon une interprétation rétrospective, ces propos pourraient avoir été destiné à calmer l'aile colonialiste des députés centristes et selon la correspondance entre François Mitterrand et Pierre Mendès France, le ministre de l'Intérieur aurait plaidé — en vain — auprès du président du Conseil pour un accommodement. Le gouvernement de PMF étant selon Mitterrand le seul qui puisse lutter énergiquement contre les abus, notamment la torture policière, F. Mitterrand souhaitait qu'il durât le plus longtemps possible, quitte à « composer ». Cf. la contribution de Jean-Pierre Peyroulou dans Mohamed Harbi et Benjamin Stora, La Guerre d'Algérie, p. 170 de l'édition en format de poche (Hachette).. En novembre 1954, le gouvernement annonce une forte augmentation des investissements sociaux en Algérie dans l'agriculture et l'éducation, et entend préparer François Mitterrand, ministre de l'intérieur, autorise alors Germaine Tillion à mener une enquête dans la zone d'insurrection, afin, entre autres, de signaler les éventuelles exactions policièresJean Lacouture, Mitterrand, un histoire de Français, op. cit., p. 187. En accord avec le président du Conseil, il fusionne la police d'Alger avec celle de Paris. Les décrets du 20 janvier 1955, qui mettent fin à l'autonomie de la police d'Algérie, contribuent à permettre la mutation de deux cents agents soupçonnés d'actes de torture ou de l'avoir encouragée. Parmi eux, le directeur des Renseignements généraux d'AlgerMohamed Harbi et Benjamin Stora (dir.), La Guerre d'Algérie, éd. Hachette, 2005, p. 168. Les députés conservateurs en matière coloniale critiquent fermement cette décision. D'après François Mitterrand, la suppression de ce est à l'origine de la chute du gouvernement Mendès-France, un mois plus tard (lettre à Pierre Mendès-France, 31 août 1959) L'historien Jean-Pierre Peyroulou, dans sa contribution à l'ouvrage collectif sur La Guerre d'Algérie (voir bibliographie) ne serait pas loin de partager ce point de vue - Mohamed Harbi et Benjamin Stora (dir.), La Guerre d'Algérie, op. cit., p. 169/170. En tout état de cause, le sénateur Henri Borgeaud, porte-parole des pieds-noirs, avait ainsi menacé : François Mitterrand assiste Pierre Mendès France dans les négociations qui aboutissent à l'autonomie de la Tunisie et du Maroc. En 1956, il est nommé garde des Sceaux dans le gouvernement Guy Mollet. François Mitterrand participe aux travaux du gouvernement, qui accorde l'indépendance à la Tunisie et au Maroc, l'autonomie à l'Afrique noire. Sur la question algérienne, il critique fermement (en privéCf. Jean Lacouture, Mitterrand, une histoire de Français, pp. 192-195 et Franz-Olivier Giesbert, François Mitterrand, une vie, chapitre 22, « La torture ») la dérive répressive qui suit l'échec de la tentative de libéralisation, en février 1956. Néanmoins, c'est lui qui est chargé par le Conseil de ministres, de défendre le projet de loi remettant les pouvoirs spéciaux à l'armée François Mitterrand a déclaré à Jean Lacouture que c'était une faute. Les témoignages recueillis par son biographe montrent tous un François Mitterrand hésitant, bouleversé quand il apprend les méthodes de torture (notamment par Jean Bérard, magistrat travaillant en Algérie, ou par Paul-Henri Teitgen) ne sachant pas vraiment que faire. Ses collaborateurs ne l'avaient jamais vu ainsi.. Néanmoins, François Mitterrand reste au gouvernement, car il veut accéder à la présidence du Conseil où, pense-t-il, sa marge de manœuvre serait plus large, où il pourrait donc rendre plus libérale la politique algérienne Cf. les biographies citées de MM. Lacouture et Giesbert . Dans un tout autre domaine, il fait adopter le statut de l'Agence France-Presse (AFP). Après la démission de Guy Mollet, François Mitterrand refuse de participer à un gouvernement, à moins de le diriger. Il n'y parvient pas, bien que le président René Coty ait sérieusement envisagé de faire appel à lui. Le 1 juin 1958, il refuse de voter la confiance à Charles de Gaulle, expliquant ainsi son vote : En septembre 1958, il appelle à voter non au référendum sur la Constitution, qui est néanmoins adoptée à une très large majorité, puis promulguée le 4 octobre 1958. François Mitterrand est battu aux élections législatives le 30 novembre 1958 (législature mise en congé jusqu'à la mise en place des nouvelles institutions en janvier 1959).
Récapitulatif de ses fonctions gouvernementales

Cinquième République

Survie politique et premières tentatives d'union de la gauche (1959-1971)
En mars 1959, il est élu maire de Château-Chinon (il le reste jusqu'à mai 1981), et un mois plus tard sénateur de la Nièvre. Il s'inscrit au groupe de la Gauche démocratique. En octobre 1959, a lieu le faux attentat de l'Observatoire dans lequel François Mitterrand est impliqué et qui le mène à être inculpé pour outrage à magistrat. La loi d'amnistie de 1966 met fin à la procédure. Le 18 mai 1962, François Mitterrand est appelé à témoigner à décharge au procès du général Salan par Jean-Louis Tixier-Vignancour. Le témoignage de Mitterrand porta sur l'« affaire du Bazooka », tentative d'assassinat perpétrée contre le général Salan le 16 janvier 1957 et qui avait fait un mort, le colonel Rodier. Mitterrand appuya la thèse de Salan à propos du complot gaulliste fomenté (plus ou moins indirectement, c'est selon) par Michel Debré (d’autres personnalités comme Roger Frey et Alain Griotteray furent aussi citées comme prenant aussi plus ou moins part au complot). Cette thèse du complot gaulliste fomenté directement par Debré fut reprise par Mitterrand dans un éditorial du Courrier de la Nièvre. Les auteurs et commanditaires de l'attentat, Philippe Castille, Michel Fechoz et René Kovacs notamment, avaient motivé leur action par la nécessité de remplacer le général Salan, considéré avec Pierre Mendès France comme le liquidateur de l'Indochine, par un général authentiquement favorable à l'Algérie française. Pour François Mitterrand, . Une partie de la gauche s'en prit alors à Mitterrand, lui reprochant d'être intervenu dans un règlement de compte au sein de la droite française, d'avoir été jusqu'à saluer Salan dans son box et d'avoir pris place au milieu de ses partisans. Le 25 novembre 1962, Mitterrand retrouve son siège de député de la Nièvre et abandonne celui de sénateur. Lors du référendum de 1962, il appelle à voter contre l'élection du Président de la République au suffrage direct. Le oui l'emporte avec 62, 25 % des suffrages exprimés (46, 66 % des inscrits). En 1964, il devient président du conseil général de la Nièvre. Il prend la tête de la Convention des institutions républicaines (CIR) et publie Le Coup d'État permanent, qui renforce sa position d'opposant de gauche à Charles de Gaulle. En 1965, bien que représentant d'une petite formation politique (la CIR), il est le candidat unique de la gauche à l'élection présidentielle Son comité de soutien comprend notamment Hervé Bazin, Georges Conchon, René Char, Jean Guéhenno, Jean Giono, Roger Ikor, ou encore Jean Vilar . Son résultat est inespéré (en seconde position avec une dizaine de millions de voix) tout comme celui du candidat centriste Jean Lecanuet (15 % des suffrages). François Mitterrand reçoit alors l'appui pour le second tour de toute la gauche mais aussi du centriste Jean Monnet, du conservateur modéré Paul Reynaud Franz-Olivier Giesbert, François Mitterrand, une vie, op. cit., p. 328 et Éric Roussel, Charles de Gaulle, éd. Gallimard, 2002, p. 783 et d'une partie de l'extrême-droite : Jean-Louis Tixier-Vignancour et des partisans de l'OAS. Au soir du second tour, Mitterrand est battu avec le score de 45, 51 % des suffrages contre 54, 49 % au général de Gaulle. Fort de ce résultat (personne ne pensait que de Gaulle pourrait perdre, ni même être mis en ballottage), il prend la tête de la Fédération de la gauche démocrate et socialiste (FGDS), qui regroupe la gauche non communiste (essentiellement la SFIO, le parti radical, la CIR et divers clubs). Il forme également le premier contre-gouvernement en France, en 1966, expérience qui ne dure qu'un an. Aux élections législatives de mars 1967, le scrutin uninominal à deux tours et la nouvelle disposition qui relève le seuil et élimine du second tour tous les candidats n'ayant pas obtenu au premier tour au moins 10 % des inscrits, favorisent la majorité sortante face à une opposition hétéroclite (PC, PS et centristes de Jacques Duhamel) et désunie. Mais avec 194 sièges, l'ensemble des partis de gauche (FGDS, Parti communiste) parvient à gagner 63 sièges, le parti communiste restant la principale force de gauche avec 22, 5 % des suffrages. Selon, René Rémond dans son ouvrage général intitulé "Notre siècle" (Fayard, 1988), si les transferts de voix se sont bien effectués à gauche, celle-ci a aussi bénéficié de l'apport des voix de l'extrême-droite proche de l'OAS et (en dépit du soutien à la droite de groupuscules comme Occident, apporté par anticommunisme) et d'une . Néanmoins, la coalition gouvernementale est reconduite avec une majorité réduite à un seul siège à l'Assemblée nationale (247 sièges sur 487 dont 231 sièges en métropole). En Métropole, au premier tour, l'ensemble de la gauche (FGDS, PSU, PC) obtient même plus de voix que les seuls partis gouvernementaux gaullistes et giscardiens (46 % contre 42, 6 %) alors que le Centre démocrate de Duhamel recule de trois points à 7 % des voix. Mais avec le taux exceptionnel en France de 38 % des suffrages (en hausse de deux points par rapport au précédent scrutin), l'Union pour la V république reste le premier parti de France René Rémond, Notre siècle, 1988, Fayard, p664 et s.. Le 28 mai 1968, il déclare : Cette déclaration fait suite à l'absence du général de Gaulle, parti consulter le général Massu en Allemagne et plus généralement à une réelle vacance du pouvoir décrite notamment par Jacques Foccart dans son Journal de l'Élysée, tome 2, éd. Fayard/Jeune Afrique. Il propose le nom de Mendès France pour former le gouvernement provisoire et annonce qu'il est candidat à la présidence de la République, au cas où une élection anticipée aurait lieu. De Gaulle a en effet annoncé qu'il organiserait un référendum, et qu'il démissionnerait si le non l'emportait (une idée à laquelle le Général a finalement renoncé). Le discours du 30 mai de De Gaulle réplique de façon sèche. Les élections législatives anticipées de juin 1968 se soldent par un raz de marée gaulliste (293 sièges pour la seule UNR et 61 sièges aux républicains indépendants) et une majorité à droite jamais vue depuis le Bloc national de 1919 alors que la gauche s'effondre de 194 à 91 députés. François Mitterrand parvient toutefois à sauver son siège de député. En 1969, discrédité, Mitterrand ne peut se présenter à la présidence de la République : Guy Mollet refuse de lui accorder le soutien de la SFIO. La gauche, représentée par Gaston Defferre pour les socialistes et Jacques Duclos pour les communistes, est éliminée du second tour de l'élection présidentielle, qui voit la victoire de Georges Pompidou face au centriste Alain Poher.
Premier secrétaire du PS (1971-1981)
En juin 1971, lors du congrès d'Épinay, la Convention des institutions républicaines fusionne du Parti socialiste (créé en 1969 en remplacement de la SFIO). François Mitterrand est élu Premier secrétaire du PS, avec l'appui de l'aile gauche du parti, le CERES mené par Jean-Pierre Chevènement, et celui de deux puissantes fédérations, le Nord de Pierre Mauroy, les Bouches-du-Rhône de Gaston Defferre. Comme l'a rapporté Pierre Mauroy , François Mitterrand n'envisageait pas initialement de devenir Premier secrétaire : cette tâche devait revenir au dirigeant du Nord, et François Mitterrand lui-même devait exercer un rôle comparable à celui de Léon Blum entre 1921 et 1938. Mais Augustin Laurent a réclamé que Pierre Mauroy fût son successeur à la mairie de Lille sans exercer de responsabilités nationales. En juin 1972, il signe le Programme commun de gouvernement avec le Parti communiste de Georges Marchais et le Mouvement des radicaux de gauche de Robert Fabre. En mars 1973, aux élections législatives, le Parti socialiste obtient presque autant de voix que le Parti communiste au premier tour et davantage au secondJean Lacouture, Mitterrand, une histoire de Français, op. cit., p. 374, mettant fin à une supériorité qui remontait à 1946. Les élections cantonales qui ont lieu en septembre de la même année confirment cette évolution. Par ailleurs, le PSU chute de 4 à 2 % par rapport à 1968Louis Mexandeau, Histoire du Parti socialiste, éd. Tallandier, 2005, p. 386.. Au congrès du PS tenu à Grenoble la même année, la motion finale de François Mitterrand obtient 96 % des voixLouis Mexandeau, Histoire du Parti socialiste, op. cit., p. 389. Le 2 avril 1974 est annoncée la mort de Georges Pompidou, président de la République en exercice. Le 19 mai 1974, candidat unique de la gauche à l'élection présidentielle, François Mitterrand perd face à Valéry Giscard d'Estaing avec 49, 2 % des voix au second tour. L'ambassadeur soviétique à Paris et le directeur de L'Humanité n'auraient pas caché leur satisfaction devant cette défaite. D'après Jean Lacouture, Raymond Aron, Mémoires, pp. 569 et sqq., cité dans Jean Lacouture, tome I, chapitre XII) et François Mitterrand lui-même, le gouvernement soviétique et les dirigeants du parti communiste ont tout fait pour l'empêcher d'être élu : ils le trouvaient trop anticommuniste et trop habile dans sa stratégie de rééquilibrage au détriment du PCF. L'historien Jean-Pierre Azéma a insisté dans son intervention au colloque « Changer la vie » de 1999 (voir bibliographie) sur la jeunesse du nouveau parti socialiste et la faiblesse de son implantation locale, deux handicaps qui ont disparu en 1981. Pendant l’été 1974, François Mitterrand se rend incognito sur le Larzac à une fête rassemblant plusieurs milliers de militants luttant contre l'extension du camp militaire voisin. Reconnu par la foule, il est la cible d'invectives et de jets de pierre. Des paysans non-violents l’entourent, le protègent puis le soignent. Sept ans après, élu président en 1981, il annulera le projet d’extension du camp militaire et rendra leurs terres aux paysansLe Nouvel Observateur, 6 août 2003. Aux élections cantonales de mars 1976 et aux élections municipales de mars 1977, le PS devance largement le PCF. En septembre 1977 a lieu la rupture de l'Union de la gauche, les communistes mettant des conditions exorbitantes à l'actualisation du Programme commun. Aux élections législatives de mars 1978, la gauche qui était majoritaire au premier tour est néanmoins battue par la droite (UDF-RPR). Toujours d'après Lacouture, Aron et Mitterrand, cette défaite est largement imputable aux roueries du Parti communiste. Michel Rocard remet alors en cause François Mitterrand et la direction du Parti socialiste. En avril 1979, il s'allie avec le CERES de Jean-Pierre Chevènement contre Michel Rocard (la deuxième gauche) pour remporter le congrès de Metz du Parti socialiste. En janvier 1981, au congrès extraordinaire de Créteil, il est désigné comme candidat du PS et adopte les « 110 Propositions » comme programme. Le 24 avril 1981, au premier tour des élections présidentielles, François Mitterrand talonne le président sortant avec 25, 85 % des voix contre 28 % pour Valéry Giscard d'Estaing. Jacques Chirac est troisième avec 18 % des suffrages. Au soir du 10 mai 1981, François Mitterrand est élu président de la République avec 51, 76 % des suffrages exprimés contre 48, 24 % à Valéry Giscard d'Estaing. Le soutien de Jacques Chirac au président sortant est resté extrêmement ambigu : il déclare ne pouvoir voter, à titre personnel, que pour Valéry Giscard d'Estaing mais refuse de donner une consigne de vote.
Présidence de la République (1981 - 1995)
;; Premier septennat (1981-1988) Le 21 mai 1981, le septennat du nouveau président s'ouvre par une cérémonie au Panthéon. Puis il nomme son premier gouvernement dirigé par Pierre Mauroy. Le lendemain, il dissout l'Assemblée nationale. Les élections qui suivent, les 14 et 21 juin 1981, lui donnent la majorité absolue au Parlement. Un deuxième gouvernement de Pierre Mauroy fait entrer quatre ministres communistes. De nombreuses réformes sociales sont alors adoptées. Sur le plan économique, le septennat est marqué dans un premier temps par une vague de nationalisations et par une politique de maîtrise de l'inflation, infléchie vers l'austérité à partir du tournant de la rigueur, passage à une culture de gouvernement. Le septennat s'achève en 1988 sous la première cohabitation de la V République. ; Gouvernement Mauroy (mai 1981 - juillet 1984)
- 1981 :
- Réformes nationales :
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- Augmentation du SMIC de 10 %, des allocations familiales et logement de 25 %, handicapés de 20 %.
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- Suppression de la Cour de sûreté de l'État et abolition de la peine de mort.
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- Abrogation de la loi dite « anticasseurs », qui établissait notamment le principe d'une responsabilité pénale collective.
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- Autorisation des radios locales privées.
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- Première fête de la musique.
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- Régularisation des immigrés sans papiers qui exercent un travail et peuvent le prouver.
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- Création de l'impôt sur les grandes fortunes (supprimé en 1987, rétabli en 1988 sous le nom d'ISF, Impôt de solidarité sur la fortune).
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- Premier blocage des prix
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- Première des quatre dévaluations du franc (les autres suivront en 1982, 1983 et 1986)
-Politique étrangère
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- Discours de Cancun. L'exorde de Mitterrand : "Salut, Aux prêtres brutalisés, Aux syndicalistes emprisonnés, Aux chômeurs qui vendent leur sang pour survivre, Aux indiens pourchassés dans leurs forêts, Aux travailleurs sans droits, Aux paysans sans terres, Aux résistants sans armes".
- 1982 :
- Politique nationale
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- Nationalisation de banques (les 36 premières banques de dépôt, ainsi que Paribas et Suez) et de grands groupes industriels (CGE, PUK, Rhône-Poulenc, Saint-Gobain, Thomson).
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- Semaine de 39 heures (durée légale du travail).
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- 5 semaine de congés payés.
- Ordonnances sur le cumul emploi-retraite, le travail à temps partiel, et l'insertion professionnelle des jeunes de 16 à 18 ans.
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- Retraite à 60 ans.
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- Fin de l'indexation des salaires sur les prix.
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- Lois Auroux sur le droit du travail
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- Loi Quilliot sur les droits et les devoirs des bailleurs et locataires.
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- Loi-cadre Defferre sur la décentralisation.
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- Création des zones d'éducation prioritaire (ZEP).
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- Création de la Haute Autorité pour la communication audiovisuelle (ancêtre de l'actuel CSA).
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- Durcissement du contrôle des changes.
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- Abrogation du délit d'homosexualité
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- Création de la cellule antiterroriste de l'Élysée
- Politique étrangère
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- Première visite d'un chef d'État français en Israël. Discours de la Knesset dans lequel François Mitterrand déclare que appartient à Israël et appelle au respect des droits des Palestiniens de Gaza et de Cisjordanie.
- 1983 :
- Politique intérieure
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- Troisième gouvernement de Pierre Mauroy.
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- 1 plan de "rigueur" en mars (« tournant de la rigueur »).
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- Abrogation de la loi Peyrefitte, dite Sécurité et Liberté.
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- Loi Roudy sur l'égalité salariale entre hommes et femmes dans les entreprises.
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- Loi Badinter sur l'indemnisation des victimes de crimes et délits.
- Politique étrangère
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- Crise des euromissiles : soutien de François Mitterrand à l'installation de missiles Pershing 2 en Allemagne pour faire contrepoids aux missiles soviétiques. Discours du Bundestag sur l'équilibre des forces le 20 janvier 1983 : En octobre, à Bruxelles, il déclare :
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- Août 1983, opération Manta renforçant l'intervention française au Tchad.
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- Attentat du Drakkar le 23 octobre 1983 à Beyrouth. Cinquante-huit soldats français et deux cent trente-neuf marines américains sont tués. François Mitterrand se rend au Liban dès le lendemain.
- 1984 :
- Politique intérieure
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- Crise sidérurgique dans le nord : plan de « modernisation ». Fermeture ou reconversion des anciennes mines de charbon, accélération du processus initié depuis les années 1960.
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- Élections européennes : Percée du Front national
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- Loi sur la formation professionnelle.
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- Abandon du projet de loi Savary sur l'enseignement suite aux manifestations pour l'« enseignement libre ».
- Politique étrangère et européenne
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- Présidence semestrielle par la France de la Communauté européenne.
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- François Mitterrand se rend en Union soviétique et y défend publiquement les droits de l'homme et les contestataires, notamment Andreï Sakharov. ; Gouvernement Fabius (juillet 1984 - mars 1986)
- juillet-décembre 1984 :
- Nouveau gouvernement de Laurent Fabius, fin de la participation des communistes au gouvernement.
- Septembre 1984 : Accord franco-libyen sur qui ne sera pas respecté par la Libye.
- Libéralisation de l'audiovisuel, création des premières chaînes de télévision privées (dont Canal+).
- Nouveau statut pour la Polynésie.
- Novembre 1984 : début d'affrontements sanglants en Nouvelle-Calédonie.
- Commémoration de la bataille de Verdun, où a lieu la célèbre poignée de main entre le président Mitterrand et le chancelier Helmut Kohl.
- 1985 :
- Politique intérieure
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- Inauguration de la Géode au parc de la Villette à Paris.
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- Loi Montagne
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- Instauration du mode de scrutin proportionnel aux élections législatives prévues l'année suivante.
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- Loi limitant le cumul des mandats.
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- Réforme du Code pénal.
- Politique étrangère et européenne

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- Lancement d'Eurêka, l'Europe de la technologie.
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- « Doctrine Mitterrand » accordant asile aux anciens gauchistes italiens non poursuivis pour crimes de sang et qui ont explicitement renoncé à la violence
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- Affaire du Rainbow Warrior
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- Ratification de la Convention européenne des droits de l'homme, qui interdit notamment le rétablissement de la peine de mort.
- janvier - mars 1986 :
- Signature de l'Acte unique.
- Inauguration de la Cité des sciences et de l'industrie à Paris.
- Loi littoral
- Début de l’opération Épervier, au Tchad contre le GUNT pro-libyen. ; Gouvernement Chirac (mars 1986 - mai 1988)
- mars-décembre 1986 :
- L'union de la droite RPR-UDF remporte les élections législatives. Jacques Chirac forme un nouveau gouvernement. C'est la cohabitation. Le Front national obtient 35 députés.
- Promulgation de la loi supprimant l'autorisation administrative de licenciement.
- 1 sommet de la francophonie.
- Inauguration du musée d'Orsay
- Privatisations de banques et d'entreprises publiques.
- Ordonnances du 1986 relatives à la liberté des prix et de la concurrence.
- Vague d'attentats terroristes à l'automne 1986 commis par le réseau Fouad Ali Salah.
- Manifestations étudiantes contre le "projet Devaquet" de réforme de l'Université.
- 1987 :
- Inauguration de l'Institut du monde arabe.
- Arrestation des militants du groupe terroriste Action directe puis arrestations des membres du réseau Fouad Ali Salah
- Privatisation de TF1 et création de M6
- Rupture (provisoire) des relations diplomatiques avec l'Iran en juillet après le refus de l'ambassade iranienne de remettre aux autorités françaises, un interprète de l'ambassade d'Iran suspecté d'être impliqué dans la vague d'attentats terroristes.
- Septembre 1987 : référendum en Nouvelle-Calédonie sur le maintien au sein de la République, boycotté par le FLNKS (98, 3 % contre l'indépendance, 40 % d'abstention).
- Célébrations du Millénaire capétien dans la basilique de Saint-Denis par François Mitterrand.
- 1988 :
- Inauguration de la pyramide du Louvre.
- Loi sur le financement des campagnes électorales présidentielles et législatives, suite à une proposition de François Mitterrand.
- 22 avril : En Nouvelle-Calédonie, attaque de la gendarmerie de Fayawé (île d'Ouvéa) par un commando canaque, tuant quatre gendarmes et prenant en otage les autres. Le 5 mai, assaut de la grotte d'Ouvéa par la gendarmerie : 21 morts (deux militaires et dix-neuf indépendantistes calédoniens). ;; Second septennat (1988-1995) Bien qu'il sache, depuis novembre 1981, qu'il est atteint d'un cancer de la prostate, il annonce sa candidature pour un second septennat le 22 mars 1988 au journal d'Antenne 2. L'information concernant ce cancer ne sera dévoilée que bien plus tard dans un livre Le Grand Secret, publié par son médecin traitant. Ce livre sera, chose exceptionnelle dans une démocratie, interdit pendant plusieurs années. Il ravive la controverse de la confidentialité de l'état de santé du chef de l'État que François Mitterrand avait pourtant déclaré vouloir rendre public. Le 8 mai, François Mitterrand est réélu en emportant l'élection présidentielle contre Jacques Chirac avec 54 % des voix. Le second septennat de François Mitterrand est marqué par l'instauration du RMI et de la CSG, les célébrations du bicentenaire de la Révolution, l'engagement dans la première guerre d'Irak, le référendum sur le traité de Maastricht mais aussi par les affaires politiques, la maladie du Président, la révélation publique de l'existence de sa fille adultérine Mazarine Pingeot et les divulgations sur "sa jeunesse". ; Gouvernement Rocard (mai 1988 - mai 1991) Il nomme Premier ministre Michel Rocard et dissout l’Assemblée nationale. Le groupe socialiste et apparentés remporte alors une majorité relative, les communistes refusent une alliance gouvernementale. Les gouvernements socialistes sont contraints à un jeu de bascule entre le groupe communiste et les éléments modérés de l'opposition, surtout l'Union du centre (UDC, groupe parlementaire autonome issu de l'UDF).
- 1988 :
- Accords de Matignon mettant un terme au conflit en Nouvelle-Calédonie.
- Création du revenu minimum d'insertion (RMI).
- Politique du « ni-ni » (ni nationalisation ni privatisation).
- Réforme de la Politique agricole commune (PAC).
- 1989 :
- Affaire Péchiney
- Inauguration du Grand Louvre.
- Inauguration de l'opéra Bastille.
- Inauguration de la grande arche de la Défense.
- Loi Jospin sur l'Éducation nationale
- Loi Joxe sur l'immigration : abrogation des mesures de la loi Pasqua et renforcement des recours à disposition des immigrés.
- Élargissement des possibilités pour entamer une procédure de révision d'une condamnation judiciaire.
- Loi d'amnistie pour la Nouvelle-Calédonie.
- 1990 :
- Soutien réticent à l'unification allemande, obtenu après la garantie de la reconnaissance de la frontière Oder-Neisse par le chancelier Helmut Kohl.
- Signature de la convention de Schengen.
- Discours de La Baule.
- Décision de l'opération Noroît pour le Rwanda début octobre.
- Création de la BERD.
- Création de la Contribution sociale généralisée (CSG).
- Suppression du contrôle des changes.
- L'administration des PTT est transformée en deux établissements publics : La Poste et France Télécom.
- Plan Jospin pour les lycées.
- Loi Gayssot interdisant les propos négationnistes et renforçant la législation contre le racisme.
- Loi Arpaillange sur le financement des partis politiques.
- 1991 :
- Plan quinquennal pour les universités, dit « Université 2000 ».
- Nouveau statut pour la Corse. Notion de invalidée par le conseil constitutionnel.
- Réglementation des écoutes téléphoniques : interdiction des écoutes administratives, contrôle des écoutes judiciaires.
- Participation de la France à la Première guerre du Golfe. ; Gouvernement Cresson (mai 1991 - mars 1992) En mai 1991, il remplace Michel Rocard par Édith Cresson laquelle altère rapidement son image par des propos maladroits sur les Anglais (« des homosexuels ») et les Japonais (« des fourmis »). Sa remarque « La Bourse, j'en ai rien à cirer » effrita encore davantage sa crédibilité. Elle cède la place dix mois plus tard à Pierre Bérégovoy.
- 1991 :
- Politique intérieure
-
- Édith Cresson première femme Premier ministre.
-
- Délocalisation d'une vingtaine d'organismes publics en banlieue parisienne ou en province, dont l'École nationale d'administration (ENA) à Strasbourg.
-
- Le service militaire est ramené à 10 mois.
-
- Loi Évin contre le tabagisme et l'alcoolisme.
-
- Révélation de l'affaire Urba (financement occulte du parti socialiste)
- Politique étrangère et européenne
-
- Refus de rencontre publique avec Boris Eltsine, président élu de Russie, afin de ménager les autorités soviétiques.
-
- En août, François Mitterrand et le monde entier sont confrontés au putsch de Ianaëv en Union soviétique et à la séquestration en Crimée de Mikhail Gorbatchev. Le président Mitterrand déclare alors vouloir attendre les intentions des « nouveaux dirigeants » soviétiques.
- 1992 :
- Loi Joxe sur l'aménagement du territoire. ; Gouvernement Bérégovoy (mars 1992 - mars 1993)
- 1992 :
- Politique intérieure
-
- Loi Joxe sur l'aménagement du territoire.
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- Refonte du Code pénal (achevée en 1994).
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- Création du Code de la consommation.
-
- Moratoire sur les essais nucléaires.
- Politique internationale et européenne
-
- 28 juin : François Mitterrand se rend à Sarajevo, alors sous le siège de l'armée serbe.
-
- Septembre : le traité de Maastricht, signé en février, est ratifié à une très courte majorité par référendum.
- 1993 :
- Loi Sapin sur le financement des partis politiques et la lutte anticorruption.
- Loi Neiertz instituant un délit d'entrave à l'interruption volontaire de grossesse (IVG) et dépénalisant l'auto-avortement. Le 1993, Pierre Bérégovoy se suicide. Le 4 mai, lors de ses obsèques, François Mitterrand dénonce , visant les médias en général. ; Gouvernement Balladur (mars 1993 - mai 1995) François Mitterrand ne peut empêcher la droite de remporter très largement les élections législatives en 1993 : le groupe socialiste et apparentés ne compte plus que 67 députés). Le président nomme alors Édouard Balladur à la tête du gouvernement : ce sera son dernier premier ministre.
- 1993 :
- Seconde cohabitation. Victoire de la droite aux élections législatives. Édouard Balladur, premier ministre
- Fin de la politique du « ni-ni ». Retour des privatisations.
- Suicide de Pierre Bérégovoy le 1 mai
- Au Rwanda, retrait des forces de l'opération Noroît en décembre.
- Assassinat de René Bousquet, ancien préfet de police du régime de Vichy.
- Affaire OM-VA impliquant Bernard Tapie, ancien ministre de la ville (1992-1993) et auquel François Mitterrand apporte tout son soutien.
- 1994 :
- Abandon de la révision de la loi Falloux.
- Élections européennes : La liste socialiste menée par Michel Rocard s'effondre à 14 % des suffrages.
- Affaire du sang contaminé impliquant les anciens ministres socialistes Laurent Fabius, Georgina Dufoix et Edmond Hervé.
- Pendant le génocide au Rwanda, opération Amaryllis du 8 au 14 avril, puis opération Turquoise du 22 juin au 21 août.
- Affaire Schuller-Maréchal
- Révélation au grand public de l'existence de Mazarine Pingeot.
- 1995 :
- Inauguration de la Bibliothèque nationale de France.
- Inauguration du pont de Normandie.
- 7 mai : Jacques Chirac est élu président de la République.
- 17 mai : Passation de pouvoirs entre le président sortant et le président nouvellement élu ; fin du second mandat de François Mitterrand.
Récapitulatif de ses premiers ministres

Fin de mandat et décès

En mai 1995, François Mitterrand achève son second septennat et, le 31 décembre, écoute les vœux de son successeur en simple citoyen, comme il l'avait annoncé un an plus tôt. Il devient aussi membre de droit au conseil constitutionnel français mais il refuse d'y siéger Il meurt le 8 janvier 1996 de son cancer de la prostate. Ses obsèques, le 11 janvier 1996, donneront l'occasion d'apercevoir côte à côte ses deux familles, officielle et officieuse. Il repose à Jarnac, Charente, dans le caveau familial.
Mandat de Député
-1946-1958 et 1962-1981 : député de la Nièvre
Mandat de sénateur
-1959-1962 : sénateur de la Nièvre, inscrit au groupe de la Gauche Démocratique
Mandat Locaux
-1949 : conseiller général du canton de Montsauche, il est réélu en 1955, 1961, 1967 et 1973
-1959-1981 : maire de Château-Chinon
-1964-1981 : président du Conseil général de la Nièvre
Fonction Politique
-1953-1965 : président national de l'UDSR
-1965-1968 : président de la Fédération de la gauche démocrate et socialiste
-1970-1971 : président du praesidium de la Convention des institutions républicaines
-1971-1981 : premier secrétaire du parti socialiste
-1972-1981 : vice-président de l'Internationale socialiste

Décorations et titres honorifiques

- Médaille de la Résistance avec rosette.
- Croix de guerre 1939-1945.
-Ordre de la Francisque remis en 1943
- Officier de la Légion d'honneur à titre militaire.
- Grand maître de la Légion d'honneur (1981)
- Docteur honoris causa de l'université de Liège (1992).

Informations complémentaires

Discours

- Discours de François Mitterrand 1987
- Discours de François Mitterrand 1988
- Discours de François Mitterrand 1995

Surnoms

- « Le Vieux ». Surnom donné au sein du PS, notamment par Jean-Luc Mélenchon, vraisemblablement en imitation de l'usage des trotskistes d'appeler ainsi Trotsky.
- « Tonton ». Surnom donné par le Canard enchaîné. Il viendrait pour certains d'un nom de code que François Mitterrand aurait eu pendant la Seconde Guerre mondiale, pour d'autres de l'irruption télévisuelle de son neveu Frédéric Mitterrand, que Roland Topor caricaturera dans son émission Téléchat. L'ancien conseiller en communication de François Mitterrand, Gérard Cole, explique dans son livre Le Conseiller du Prince que Tonton était le surnom donné au président par les agents chargés de sa sécurité personnelle, ce surnom a ensuite été diffusé dans le but de remplacer le surnom «  le Vieux  » qui était jusque-là généralement utilisé. Il fut repris ensuite par des sympathisants socialistes tels Renaud qui donna ce surnom pour titre d'une chanson consacrée au président. Dans une récente émission, le publicitaire Jacques Séguéla a prétendu que ce surnom venait du publicitaire lui-même, qui était chargé de la campagne publicitaire des élections de 1981.
- « Dieu ». Célèbre réplique du Bébête Show : , par Kermitterrand. Selon Georges-Marc Benamou dans Le dernier Mitterrand, François Mitterrand avait suspendu une réplique de la marionnette Kermitterrand au robinet de la douche de son appartement privé du palais de l'Élysée.
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- « Florentin ». Ses amis lui donnent le surnom de « Florentin » en référence à l'art de l'esquive, illustré sous la Renaissance par des natifs de Florence comme Laurent le Magnifique ou Machiavel. Pour ses détracteurs, le surnom évoque plus l'intrigue et le cynisme politiques. L'inventeur de ce surnom semble avoir été François Mauriac, son ami fidèle et une de ses références littéraires.
- « Le prince ». cf. Florentin ci-dessus.
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Hommages

- Equipements :
- Bibliothèques : à Paris (la Bibliothèque nationale de France), à Gières, à Saintes, à Chenôve, au Pré Saint Gervais, à Guénange, à Saint-Denis de La Réunion
- Culturels : centre culturel à Cazouls-lès-Béziers (Hérault), médiathèque de Poitiers, Maison du livre de l'image et du son de Villeurbanne, médiathèque des Ulis (Essonne), centre culturel de Plouzané, espace culturel à Mont-de-Marsan, salle polyvalente à Carmaux
- Écoles : à Montpellier, à Château-Chinon, à Moissac, à Brasilia
- Statues : à Béthune, à Lille (devant la gare Lille-Europe) à Euralille, à Soustons (où Mitterrand possédait la bergerie de Latché)
- Parc & Square : à Saint-Pierre-du-Perray dans l'Essonne, à Bondy, à Evreux
- Le centre hospitalier de Pau,
- Une roseraie à Montauban.
- Urbaniste :
- Transport : à Paris la gare de la Bibliothèque François Mitterrand du RER et la station Bibliothèque François Mitterrand du métro, à Nantes un arrêt de Tram,
- Quais : à Paris sur la Seine le long du Louvre, à Nantes sur la Loire,
- Rues : à Limoges, à Mordelles, à Tonnerre,
- Avenues : à Mulhouse, à Casablanca (Maroc), à Étaples, au Mans, à Rennes,
- Boulevard : à Dunkerque, à Clermont-Ferrand,
- Ponts : sur la Garonne à Bordeaux, sur la Loire à Blois,
- Places & esplanades : à Limoux (11), à Châtellerault, à Joué-lès-Tours (Indre-et-Loire), à Lille devant la gare Lille-Europe (à Euralille), à Auxerre, à Seichamps (54), à Malzéville (54), à Angers, à Hérouville-Saint-Clair, à Saint-Jean, à Lisieux, à Clichy, à Portet sur Garonne, à Romagnat
- Un lotissement à Buire-le-Sec.
- Divers :
- Deux chansons de Renaud :
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-Tonton, étant un portrait de l'homme Mitterrand à la fin de sa vie,
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-Baltique, qui rend hommage à Baltique la chienne du président qui fut interdite d'entrée lors de la cérémonie des obsèques à Notre-Dame de Paris et qui resta sur le parvis, tenue par Michel Charasse.
- Deux blogs signés de François Mitterrand sont apparus pendant la campagne présidentielle de 2007 ainsi qu'un QG « Votez Mitterrand » appelant « les forces de l'esprit à venir au secours de la France laïque et socialiste ». Stéphane Edelson son directeur de campagne avait même fait imprimer des bulletins de vote. On en a retrouvé un premier dans une urne du 8 et trois autres dans le 10 arrondissement de Paris.

Notes et références

Bibliographie

Ouvrages de François Mitterrand

-1939 : Pluie amie.
-1940 : Premier accord.
-1945 : Les Prisonniers de guerre devant la politique, éd. du Rond-Point.
-1953 : Aux frontières de l'Union française. Indochine-Tunisie, éd. Julliard.
-1957 : Présence française et abandon, éd. Plon.
-1961 : La Chine au défi, éd. Julliard.
-1964 : Le Coup d'État permanent, Les débats de notre temps. Plon.
-1969 : Ma part de vérité (livre d'entretiens avec Alain Duhamel), éd. Fayard.
-1971 : Un socialisme du possible, éd. du Seuil.
-1971 : La Convention des institutions républicaines : François Mitterrand et le socialisme, Paris, Presses universitaires de France, 1971, 92- p. (textes recueillis par Danièle Loschark)
-1973 : La Rose au poing, éd. Flammarion.
-1974 : L'homme, les idées, le programme, éd. Flammarion.
-1975 : La Paille et le grain, éd. Flammarion.
-1977 : Politique I, éd. Fayard.
-1978 : L'Abeille et l'Architecte, éd. Flammarion.
-1980 : Ici et maintenant (livre d'entretiens avec Guy Claisse), éd. Fayard.
-1981 : Politique II, éd. Fayard.
-1986 : Réflexions sur la politique extérieure de la France. Introduction à vingt-cinq discours (1981-1985), éd. Fayard.
-1995 : Mémoire à deux voix (avec Elie Wiesel), éd. Odile Jacob.
-1996 : De l'Allemagne, de la France, éd. Odile Jacob.
-1996 : Mémoires interrompus (recueil d'entretiens avec Georges-Marc Benamou), éd. Odile Jacob
-1998 : Les Forces de l'esprit. Message pour demain, éd. Fayard
- Un livre consacré à Louis-Napoléon Bonaparte (Napoléon III) a été en préparation chez Gallimard... (Cf. "Faut-il réhabiliter Napoléon III ?", Dossier de la revue L’Histoire, n° 211, juin 1997.)

Préfaces

- 1977 : Histoire du Socialisme en France, dessiné par Paul Gillon, éd. Service de l'Homme, préambule de Pierre Mauroy - ISBN 2-902-648-02-2

Ouvrages consacrés à François Mitterrand

Études sur la politique de François Mitterrand

Avant 1981
- Roland Cayrol, François Mitterrand, 1945-1967, Presses de la Fondation nationale des sciences politiques, 1967
- François Charmont, François Mitterrand et la Nièvre, Géopolitique de la Nièvre, 1945-1995, (préface de Laurent Fabius), mémoire de maîtrise de géographie politique (Université Paris IV-Sorbonne), Paris, L’Harmattan, 2001, rééd. 2002, 238 p.
- Christophe Lewin, Le Retour des prisonniers de guerre français. Naissance et développement de la FNPG. 1944-1952, Publications de la Sorbonne, 1986
- Éric Duhamel, L'UDSR ou la genèse de François Mitterrand, Presse du CNRS, 2007
- Daniel Singer, Is Socialism Doomed? The Meaning of Mitterrand, New York, Éditions Oxford Univ Pr, 1988. ISBN 019504925X
La Présidence de la République
La politique intérieure
- Serge Berstein, Pierre Milza et Jean-Louis Bianco (dir.) Les Années Mitterrand, les années du changement. 1981-1984 (titre de couverture : François Mitterrand, les années du changement. 1981-1984), éd. Perrin, 2001, 973 pp.
- Pierre Favier et Michel Martin-Roland, La Décennie Mitterrand, Paris, Éditions du Seuil, 1990-1999, 4 vol., 2713 p., Prix Espaces 89 du meilleur livre politique 1991-1992
- Thomas Férenczy, Chronique du septennat, 1981-1988, Lyon, La Manufacture, 1988, 129 p.
- Stanley Hoffmann, George Ross et Sylvia Malzacher, L’Expérience Mitterrand, PUF, coll. « Recherches politiques » 1988
- Serge July, Les Années Mitterrand. Histoire baroque d'une normalisation inachevée, Paris, Éditions Grasset, 1986, 284 p.
- Jean-Marc Regnault (dir.), François Mitterrand et les territoires français du Pacifique (1981-1988) : Mutations, drames et recompositions, enjeux internationaux et franco-français, éd. Les Indes savantes, 2003, 583 pp.
La politique extérieure
- Jean-François Bayart, La Politique africaine de François Mitterrand, essai, Paris, Karthala, 1984, 149 p.
- Frédéric Bozo, Mitterrand, la fin de la guerre froide et l'unification allemande. De Yalta à Maastricht, éd. Odile Jacob, 2005
- Jean-Pierre Filiu, Mitterrand et la Palestine : l’ami d’Israël qui sauva trois fois Yasser Arafat, éd. Fayard, 2005
- Bernard Lugan, François Mitterrand, l'armée française et le Rwanda, éd. du Rocher, 2005, 288 pp.
- Pierre Péan, Noires fureurs, blancs menteurs, éd. des Mille et une nuits, 2005
- Tilo Schabert, Mitterrand et la réunification allemande. Une histoire secrète (1981-1995), Paris, Grasset, 2005, 598 p., prix parlementaire franco-allemand

Essais biographiques

- François Audigier, François Mitterrand, Nouveau monde éditions, 2005
- Alain Duhamel, François Mitterrand, portrait d'un artiste, Paris, Flammarion, 311- p.
- Éric Duhamel, François Mitterrand, l'unité d'un homme, Flammarion, 1998
- Christina Forsne, François, Éditions du Seuil, Paris 1997.
- Franz-Olivier Giesbert, François Mitterrand, ou la tentation de l'histoire, Paris, Éditions du Seuil, 1977, 333 p. ; Le président, Paris, Éditions du Seuil, 1990, 394 p. ; La fin d'une époque, Paris, Éditions du Seuil, 1993, 303 p. ; François Mitterrand, une vie, Paris, Éditions du Seuil, 1996, 762 p. ; Le Vieil Homme et la mort : récit, Paris, Gallimard, 1996, 146 p.
- Jean Lacouture, Mitterrand, une histoire de Français (2 tomes : Les risques de l’escalade et Les vertiges du sommet), Paris, Éditions du Seuil, 1998, 434 et 625 p.
- Danièle Molho, François Mitterrand, Toulouse, Éditions Milan, 1995, 63 p.
- Pierre Péan, Une jeunesse française : François Mitterrand, 1934-1947, Paris, Fayard, 1994, 615 p. ; Dernières volontés, derniers combats, dernières souffrances, Paris, Plon, 2002, 329 p.
- Stéphane Trano, Mitterrand, une affaire d'amitié, Paris, L'Archipel, 2006, 327 p.
- Hubert Védrine, François Mitterrand. Un dessein, un destin, éd. Gallimard, coll. « Découvertes », 2006
- Paul Webster, Mitterrand : l'autre histoire, 1945-1995, Paris, Éditions du Félin, 1995, 261 p.

Mémoires, souvenirs et témoignages

- Jacques Attali, "C'était François Miterrand"
- Jacques Attali, Verbatim, Paris, Fayard, 1993-1995, 3 vol., 2257 p.
- Pierre Bergé, Inventaire Mitterrand, Stock, Paris 2001
- Michel Charasse et Robert Schneider, 55, faubourg Saint-Honoré : entretiens, Paris, Grasset, 1996, 324 p.
- Jacques Delors, Mémoires, éd. Plon, 2004, rééd. Presses Pocket, 2004
- Gérard-David Desrameaux, Lettre posthume à François Mitterrand, éd. Lanore, 2005
-Roland Dumas, Le Fil et la Pelote, éd. Plon, 1996
-Id., Affaires étrangères, tome 1, 1981-1988, éd. Fayard, 2007
- Claude Estier, Mitterrand président : journal d'une victoire, Paris, Stock, 1981, XXI-219 p.
- Pierre Joxe, Pourquoi Mitterrand ?, éd. Philippe Rey, 2006
- Ali Magoudi, Rendez-vous : La psychanalyse de François Mitterrand, Paris, Maren Sell éditeurs, 2005
- Claude Manceron, Cent mille voix par jour pour Mitterrand, éd. Robert Laffont, 1966
- Pierre Mauroy, Vous mettrez du bleu au ciel. Mémoires, éd. Omnibus, 2003
- Jean Pierre-Bloch, De Gaulle ou le temps des méprises, éd. La Table ronde, 1969
- Hubert Védrine, Les Mondes de François Mitterrand : à l'Élysée, 1981-1995, Paris, Fayard, 1996, 784 p.

Ouvrages divers

- Jean Daniel, Les Religions d'un président : Mitterrand, Grasset, 1988.
- Catherine Nay, Les Sept Mitterrand ou les métamorphoses d'un septennat, Paris, Grasset, 1988.
- C. Demangeat et Florence Muracciole, « Dieu » et les siens. Jacques, Jean-Louis, Georgina et les autres, P., Belfond, 1990.
- Alain Duhamel, De Gaulle-Mitterrand : la marque et la trace, Paris, Flammarion, 1991, 232 p.
- Laure Adler, L’Année des adieux, Paris, Flammarion, 1996, 342 p.
- Christophe Barbier, Les Derniers Jours de François Mitterrand, Paris, Grasset, 1997, 423 p.
- Georges-Marc Benamou, Le Dernier Mitterrand, Paris, Plon, 242 p.
- Françoise Carle, Les Archives du président : Mitterrand intime, Monaco, Éditions du Rocher, 1997 312 p.
- Laurence Engel, François Mitterrand : le fil d'Ariane, Paris, Michalon, 1996, 119- p.
- Emmanuel Faux, Thomas Legrand et Gilles Perez, La Main droite de Dieu, enquête sur François Mitterrand et l'extrême droite, Éditions du Seuil, 1994, 264 p.
- Caroline Lang, Michel Baverey et Robert Pledge, Le Cercle des intimes : François Mitterrand par ses proches, Boulogne, La Sirène, 1995, 126 p.
- Dominique Jamet (1997), La France tranquille de François Mitterrand : Jarnac, Château-Chinon, Solutré, Cluny, Vézelay, Hossegor, Latche, Belle-Île-en-Mer, Paris, Balland, 1996, 126 p.
- Danielle Mitterrand, En toutes libertés, Paris, Ramsay, 1996, 350 p.
- Roger Hanin, Lettre à un ami mystérieux, Grasset, Paris 2001.
- François Audigier, François Mitterrand, éd. Nouveau Monde, 2005, ISBN 2-84736-135-9.

Filmographie

-1984 : Le Bon Plaisir de Francis Girod. Un président de la République cherchant à dissimuler un enfant adultérin, d'après un roman de Françoise Giroud, Paris : Éditions Mazarine.
-2005 : Le Promeneur du Champ-de-Mars de Robert Guédiguian, avec Michel Bouquet dans le rôle de François Mitterrand.

Voir aussi

-François Mitterrand et la Seconde Guerre mondiale
-Premier mandat présidentiel de François Mitterrand
-Second mandat présidentiel de François Mitterrand
-François Mitterrand et la Seconde Guerre mondiale
-François Mitterrand et l'extrême-droite
-Affaire des écoutes de l'Élysée
-Baltique
-Famille Mitterrand
-Gauche
-Quatrième République
-Cinquième République
-Président de la République française
-Union démocratique et socialiste de la Résistance
-Convention des institutions républicaines
-Parti socialiste
-Parti politique
-Mouvements politiques
-Idées politiques ==
Sujets connexes
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