Piano

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Le piano est un instrument de musique polyphonique à clavier et à cordes frappées, il est donc classé parmi les percussions et les cordes. Le son est produit par les cordes, tendues sur un cadre rigide, au-dessus de la table d'harmonie. Elles sont frappées par des marteaux, couverts de feutre, actionnés par l'enfoncement des touches du clavier. La vibration des cordes est stoppée par un étouffoir lorsque la touche du clavier est relâchée. Un dispositif mécanique, app
Piano

Le piano est un instrument de musique polyphonique à clavier et à cordes frappées, il est donc classé parmi les percussions et les cordes. Le son est produit par les cordes, tendues sur un cadre rigide, au-dessus de la table d'harmonie. Elles sont frappées par des marteaux, couverts de feutre, actionnés par l'enfoncement des touches du clavier. La vibration des cordes est stoppée par un étouffoir lorsque la touche du clavier est relâchée. Un dispositif mécanique, appelé « échappement », permet à la corde de vibrer librement, puis au cours de son évolution, une répétition plus rapide de la note. Son nom provient d'une abréviation de piano-forte, locution italienne pour doux-fort, (piano en italien) ou fort (forte) qui se rapporte au fait que le volume du son du piano change en fonction de la force avec laquelle les touches sont frappées . Écouter un petit exemple du . Piano à queue moderne

Histoire du piano

Invention du piano-forte

Créé au début du par l'Italien Bartolomeo Cristofori, à Florence (Italie), sous le nom piano-forte, le piano naît de l'évolution d'un instrument appelé clavicorde et du tympanon (Moyen Âge). La date de fabrication du premier piano-forte par Bartolomeo Cristofori est incertaine, mais un inventaire réalisé par les employeurs de Cristofori, la famille Médicis, indique l'existence d'un instrument de Cristofori en 1700. Cristofori n'aura construit qu'une vingtaine de piano-forte avant sa mort en 1731. Il n'en existe que trois encore aujourd'hui, datant des années 1720. Comme la plupart des inventions, le piano a été imaginé à partir d'innovations technologiques précédentes : le clavicorde. Le piano-forte est un instrument à part entière entre le clavicorde et le piano du . Il a tout particulièrement profité des siècles de travail sur le clavicorde, qui a mis en évidence les méthodes pour construire une structure (en bois à cette époque), la table d'harmonie, le chevalet et le clavier. Cristofori était lui-même un facteur de clavicordes et de clavecins, bien au fait des techniques et connaissances associées. La découverte fondamentale de Cristofori est la résolution d'un problème mécanique fondamental des pianos : les marteaux doivent frapper les cordes mais cesser d'être en contact avec elles une fois frappées, afin de ne pas assourdir le son. De plus, les marteaux doivent retourner à leur position initiale sans rebondir violemment. Enfin, on doit pouvoir répéter une note rapidement. Les premiers instruments de Cristofori étaient construits avec des cordes fines et étaient beaucoup moins sonores que le clavicorde ou le clavecin de son temps. En deux siècles on assiste à un renversement complet du concept : faible tension des cordes/corps sonore léger/audition de la table - contre forte tension des cordes/corps sonore lourd/audition de la corde. Néanmoins, en comparaison du clavicorde, le piano forte d'alors permettait des nuances dynamiques et sonnait bien plus fort, avec une tenue des notes plus longue. Le nouvel instrument de Cristofori resta peu connu jusqu'à ce qu'un écrivain italien, Scipione Maffei, écrivit un article enthousiaste à son propos, incluant un diagramme du mécanisme. Cet article fut distribué de manière très large, et la plupart des facteurs de pianos-forte de la génération suivante mirent les découvertes de Cristofori en pratique après l'avoir lu. L'un de ces fabricants était Gottfried Silbermann, plus connu comme facteur d'orgue. Les piano-forte de Silbermann étaient quasiment des copies conformes de ceux de Cristofori, à une exception importante près : Silbermann inventa l'ancêtre de la pédale Forte, qui permet de relever en même temps tous les étouffoirs sur l'ensemble des cordes. Quasiment tous les pianos construits par la suite proposèrent cette pédale. Silbermann montra à Bach l'un de ces premiers instruments dans les années 1730. Bach n'apprécia pas l'instrument, trouvant que les notes aiguës avaient un son trop faible pour permettre une dynamique du son véritablement complète. Si ces remarques lui valurent une certaine animosité de la part de Silbermann, ce dernier sembla tenir compte de ces critiques. En effet, en 1747, Bach approuva une version plus récente de l'instrument. La facture de piano-forte prit son essor durant la fin du , avec le travail de l'école viennoise, comptant parmi ses membres Johann Andreas Stein et sa fille Nannette Stein ainsi que Anton Walter. Les pianos de style « viennois » étaient fabriqués sans cadre (seulement un barrage en bois), deux cordes par note et des marteaux recouverts de cuir. C'est pour de tels instruments que Mozart composa ses concertos et ses sonates. Aujourd'hui, des répliques de ces instruments sont fabriquées. Le piano-forte de l'époque de Mozart avait un son plus doux et plus clair que celui des pianos modernes, avec une tenue de la note plus importante.

Développement du piano-forte

Durant la longue période s'étendant de 1790 à 1890, le piano-forte de l'époque de Mozart subit de très nombreux changements qui amenèrent à la forme actuelle du piano puis moderne. Cette évolution de l'instrument a été causée par le besoin permanent des compositeurs et des pianistes d'un son plus puissant, plus soutenu. Elle fut aussi permise par la révolution industrielle en cours, qui mit à disposition des procédés technologiques permettant de produire des cordes en acier de grande qualité et la précision d'usinage pour la production de cadres en fonte. Au fur et à mesure de cette évolution, jouer du piano devint de plus en plus fatigant, la force nécessaire pour enfoncer les touches ainsi que la course de la touche ayant augmenté. La tessiture du piano-forte augmenta elle aussi, passant de 5 octaves à l'époque de Mozart aux 7 octaves 1/3 (voire parfois plus) des pianos modernes. Pendant la première partie de cette période, les progrès technologiques apportés sur le piano-forte durent beaucoup à la firme anglaise de Broadwood, qui avait alors déjà une grande réputation pour le son puissant et majestueux de ses clavecins. Au cours du temps, les instruments produits par Broadwood devinrent plus grands, plus puissants et construits de manière plus robuste. La firme, qui envoya ses pianos-forte à Haydn et Beethoven, fut la première à construire des pianos-forte avec une tessiture de plus de 5 octaves : 5 octaves 1/5 dans les années 1790, 6 octaves en 1810 (ce qui permit à Beethoven d'employer les notes ajoutées dans ses dernières œuvres), 7 octaves en 1820. Les facteurs viennois suivirent cette tendance. Ces deux écoles, néanmoins, se distinguent par des mécaniques différentes : celle de Broadwood étant plus robuste, celle de l'école viennoise plus sensible.

Naissance du piano moderne

Piano à queue Hansen Au cours des années 1820, les firmes Erard (1780-1959) et Pleyel (Paris), développèrent l'instrument et se firent une concurrence stimulante. Chopin et Liszt, utilisèrent leurs pianos. La firme Érard apporta certainement les innovations les plus importantes surtout au point de vue de la mécanique du piano. Ignace Pleyel, musicien, puis son fils Camille surent s'entourer de chercheurs acousticiens, de scientifiques (Gustave Lyon, Auguste Wolf). Ils développèrent beaucoup la sonorité et furent les premiers en France à adopter le croisement des cordes et le cadre métallique d'une pièce, permettant à l'instrument plus de puissance et des cordes plus longues. Pleyel fit construire à Paris une célèbre salle de concert portant son nom (qui a été réaménagée complètement en 2006) et implanta la première usine électrifiée (c'est l'ancêtre de la production moderne en usine). En 1821, Sébastien Érard inventa le double échappement, qui permet à une note d'être répétée, même si la touche n'est pas encore revenue à sa position initiale. Ce mécanisme est très avantageux pour le jeu rapide. Amélioré par Henri Herz vers 1840, le principe du double échappement devint finalement le mécanisme standard des pianos à queue, utilisé par tous les facteurs. (La firme Erard déposa en France et en Angleterre, plusieurs centaines de brevets décrivant des améliorations importantes des pianos) Le déclin de la firme Erard fut en partie du a sa volonté de conserver l'instrument à cordes parallèles (ou obliques) dans lequel l'homogénéité du son est meilleure entre les basses et les mediums. Malgré la tendance, Erard continua longtemps à produire instruments à cordes parallèles et instruments à cordes croisées. D'autres innovations importantes ont été apportées durant cette période :
- l'utilisation de trois cordes au lieu de deux pour toutes les notes sauf les plus graves.
- le cadre métallique : situé au-dessus de la table d'harmonie, il sert à contenir la tension des cordes. Le cadre métallique fut la solution permettant de résister alors que les cordes devenaient plus épaisses, plus tendues et en plus grand nombre (la tension des cordes d'un piano de concert moderne avoisine les 20 tonnes). Le cadre métallique fut inventé en 1825 à Boston par Alpheu Babcock, achevant la tendance d'utiliser de plus en plus de parties métalliques pour renforcer le piano.
- le croisement des cordes, les cordes basses, passant au dessus des cordes blanches, et portant sur un chevalet séparé. Cette configuration répartit mieux les tensions mais permet surtout une plus grande longueur de cordes donc une plus grande puissance.
- les marteaux recouverts de feutre : les cordes en acier, plus dures, nécessitent l'usage d'un marteau plus mou afin de conserver une belle sonorité. Les marteaux recouverts de feutre compressé furent introduits par le fabricant parisien Jean-Henri Pape en 1826 ; ils sont désormais utilisés universellement.
- la pédale tonale, inventée en 1844 par Jean Louis Boisselot et améliorée par le facteur Steinway en 1874. Le piano de concert moderne atteignit sa forme actuelle aux alentours du début du . Depuis, seules des améliorations mineures ont été apportées à l'instrument. Récemment cependant, l'ajout d'une nouvelle pédale, appelé par son inventeur, a éveillé l'intérêt de pianistes renommés tels que Martha Argerich, Anne Queffélec ou Georges Pludermacher.

Le piano moderne

Piano droit moderne right

Le clavier

Le clavier du piano est composé de 88 touches (sauf exception). Les 52 touches blanches correspondent aux notes non altérées, et les 36 touches noires aux notes altérées (dièse ou bémol). Les touches du piano sont généralement faites en épicéa ou en tilleul, bois choisis pour leur légèreté. L'épicéa est généralement utilisé pour les pianos de bonne qualité. Historiquement, les touches noires étaient recouvertes d'ébène et les touches blanches d'ivoire. Bien évidemment, les éléphants étant désormais protégés, les matières synthétiques l'ont remplacé. Néanmoins, de l'ivoire peut toujours être obtenu, mais en quantité limitée. Des facteurs de piano ont d'ailleurs proposé des matières plastiques imitant la sensation et/ou l'aspect de l'ivoire aux doigts du pianiste. L'os est parfois employé, ou de l'ivoire fossile. Certains claviers atteignent 8 octaves. Les touches supplémentaires peuvent être généralement cachées sous un petit couvercle afin de ne pas troubler les pianistes habitués à la disposition à 88 touches. Une autre solution proposée pour éviter d'être désorienté est de colorer ces touches supplémentaires de manière inversée. Ces notes sont ajoutées principalement afin d'augmenter la résonance. Seul un très petit nombre de morceaux utilisent ces notes. D'autres pianos, dits d'étude, peuvent ne disposer que de 5 ou 6 octaves. La très grande majorité des partitions écrites pour le piano supposent l'utilisation d'un piano à 88 touches. Une octave sur un clavier correspond à la distance entre deux notes successives du même nom, entre do et do par exemple. L'octave est plus précisément une différence de 6 tons entre deux notes. Sur le clavier, on obtient l'octave en prenant la 13 touche (blanches et noires comprises) à partir de la touche de départ.

Le mécanisme

légende) L'un des mécanismes primordiaux du piano est le mécanisme d'échappement : si la touche et le marteau étaient directement liés, lors de la propulsion du marteau vers la corde, ce dernier resterait bloqué sur la corde, entraînant un étouffement du son produit. Afin d'éviter cet assourdissement, le marteau est propulsé par l'intermédiaire d'une pièce en forme d'équerre, le bâton d'échappement, qui bascule en arrière lorsque sa partie horizontale atteint une butée (réglable). Ainsi le marteau est libre de repartir en arrière dès qu'il a percuté la corde, qui peut alors vibrer sans être étouffée par le marteau. Pour éviter que le marteau ne reparte sans contrôle dans la mécanique, il se bloque dans l'attrape, pièce solidaire soit pour les pianos droits du chevalet (pièce de base du mécanisme, à ne pas confondre avec le chevalet de table d'harmonie, qui porte les cordes) ; soit pour les pianos à queue, de la touche. Simultanément, l'enfoncement de la touche actionne l'étouffoir, permettant à la corde de vibrer librement jusqu'au relâchement de la touche. Le système qui vient d'être décrit (présent sur tous les pianos depuis l'origine) a un défaut : tant que la touche n'est pas revenue entièrement à sa position initiale, on ne peut jouer à nouveau la note, ce qui pose problème pour le jeu rapide. Afin de régler ce problème, Sébastien Érard inventa le système appelé — à tort — double échappement. Dans ce mécanisme, on a ajouté un levier supplémentaire et un ressort placé de manière à repousser le mécanisme vers le bas et le marteau vers le haut. Dans ce cas, lorsque le marteau échappe à l'attrape par relâchement de la touche, il est aussitôt replacé au-dessus du bâton d'échappement, permettant de rejouer sans même avoir relâché la touche entièrement (si le ressort est trop tendu, il arrive même que le marteau refrappe tout seul la corde : c'est le phénomène de grelottage). Ce mécanisme est présent sur tous les pianos à queue modernes, mais très exceptionnellement sur les pianos droits. Bien évidemment, il n'existe qu'un seul mécanisme d'échappement dans ces pianos, mais le fait de pouvoir rejouer rapidement la note donne l'impression qu'un autre mécanisme prend la suite. Il vaudrait mieux parler de mécanisme de répétition.

Le pédalier (appellé "lyre" sur un piano à queue)

Pédalier de piano moderne Le pédalier d'un piano est généralement composé de 2 ou 3 pédales, éventuellement quatre.
- À droite, la pédale forte sert à prolonger le son en empêchant les étouffoirs de s'appuyer sur les cordes une fois les touches relâchées.
- À gauche, la pédale douce (ou una corda) déplace le clavier d'un piano à queue et les marteaux de manière à ce qu'il n'y ait plus que deux des trois cordes d'une note qui soient frappées (ou, sur certains dispositifs, que les trois cordes soient frappées avec la partie moins tassée des marteaux). Sur un piano droit, cette pédale rapproche les marteaux des cordes, ce qui diminue la vitesse de frappe et allège le toucher. Dans les deux cas, le son est moins fort, dans le cas du piano à queue, le timbre aussi change du fait du mode vibratoire du son (conservation de l'énergie) différent avec 2 cordes au lieu de trois. Sur les pianos Stuart and Sons, les deux différents mécanismes de la pédale douce sont présents, il y a donc quatre pédales en tout, dont deux pédales douces.
- Sur certains pianos, la pédale du milieu est une pédale de soutien (ou de sostenuto, ou tonale) qui permet de tenir les notes déjà appuyées au moment où cette pédale est enfoncée (et non toutes les notes qui sont jouées tant que cette pédale est enfoncée, comme c'est le cas de la pédale forte), ce qui la rend pratique pour tenir des accords. Cette pédale est plus souvent présente sur les pianos de concert que sur les pianos d'étude.
- Sur certains pianos droits, la pédale du milieu est une sourdine, appelée parfois sourdine d'appartement servant à réduire le volume sonore grâce à un feutre s'intercalant entre les marteaux et les cordes. Cette sourdine ne joue aucun rôle dans l'interprétation mais uniquement afin d'assourdir le son pour de ne pas déranger l'entourage. En absence de pédale destinée à cet usage, cette sourdine est activée par une poignée sur laquelle on tire, à droite, sous le clavier.
- Sur d'autres pianos droits, principalement américains, la pédale du milieu est une pédale forte qui ne fonctionne que pour les notes graves, le plus souvent a partir du Mi2 jusqu'au premier La. Sur les pianos Borgato, il y a deux pédales forte de plus qu'un piano à queue standard : une pour les graves et une pour les aigus.
- Sur les pianos équipés de capteurs MIDI et d'un synthétiseur additionnel, la sourdine a été supprimée, et la pédale du milieu actionne alors une barre rotative garnie de caoutchouc, qui arrête la course des marteaux avant qu'ils ne touchent les cordes, permettant de jouer sur la seule partie électronique de l'instrument, le toucher reste plus proche d'un piano que certains claviers électroniques, mais le fait de devoir arrêter les marteaux plus loin des cordes entraîne un léger dérèglement du fonctionnement optimal, ce qui dégrade légèrement l'acoustique normale ou demande des corrections de l'intonation des marteaux (renforcer le timbre pour le préserver malgré la propulsion moins grande du marteau). Ces systèmes s'installent en général assez facilement sur tout piano droit et même sur des pianos à queue.
- Lorsqu'elle existe, la quatrième pédale, dite pédale harmonique, a un double effet : lorsqu'elle est enfoncée à moitié -en rémanence- , les étouffoirs se soulèvent, et seuls les étouffoirs des notes jouées retombent au relâchement des touches; c'est l'inverse de la pédale tonale. Lorsqu'elle est enfoncée complètement -en résonance-, elle se comporte comme une pédale forte ordinaire. Cette configuration permet, d'insérer au milieu d'une séquence de resonance générale une gamme articulée par les étouffoirs. Ainsi la résonance générale demeure jusqu'au relâchement complet de la pédale, avec un ou plusieurs traits de notes articulées joués au cours de cette séquence.

Partie acoustique

Cordes et étouffoirs dans un piano à queue. Les cordes aigües (en acier) croisent les cordes graves (en cuivre) Pointes d’accroche des cordes, chevalet.

Les cordes

Les cordes sont faites en acier de diamètre variable (plus mince dans l'aigu). Les cordes de grave sont dites filées dans la mesure où elles sont gainées d'un fil de cuivre destiné à les alourdir (sinon, le piano devrait être bien trop long). Chaque corde est tendue entre une cheville (qui sert à accorder) et une pointe d'accroche. Chaque corde est calculée en diamètre et longueur pour être à une tension donnée (environ 80 kg) lorsqu'elle est accordée a sa fréquence fondamentale. elle devra alors être suffisamment sollicitée (tension suffisante) pour pouvoir conserver l'énergie qu'elle reçoit lors de l'impact du marteau, et la retransmettre le plus longtemps possible à la table d'harmonie. Au delà d'une certaine tension, la corde se déforme (devient plastique), et casse (fluage et point de rupture) en deçà, une certaine élasticité est préservée. Plus importante quand la corde est neuve, (et cause d'un désaccord plus rapide), cette élasticité se dissipe petit a petit en quelques années, permettant alors une meilleure stabilité d'accord. Certains procédés sont employés en usine et en restauration pour diminuer rapidement l'élasticité (surtension, chaleur), qui est cause du besoin de plusieurs accords annuels les 2 premières années de la vie d'un instrument (voir les brochures des constructeurs). La trop grande raideur des cordes anciennes nuit au timbre, d'où l'intérêt de les remplacer sur un piano de bonne qualité. Il y a plusieurs manières d'attacher les cordes à la pointe :
-Montage indépendant de toutes les cordes par des bouclettes ;
-Montage à cheval, chaque corde faisant un aller et retour ;
-Montage mixte, pour éviter qu'une même corde serve à deux notes différentes (les notes à cordes triples sont montées avec une corde en aller et retour et une corde en bouclette). Aucun de ces trois montages n'est clairement meilleur que les autres. La cheville est plantée dans une pièce en bois dur ou multipli nommée sommier. La tension des cordes étant d'environ 800 N, les 250 cordes d'un piano exercent une traction de plusieurs tonnes (20 tonnes sur un piano de concert moderne). La longueur vibrante de la corde est comprise entre une agrafe (ou une barre du cadre, ou un sillet) et le chevalet de table d'harmonie. Le montage par agrafes est meilleur dans les graves, le montage par un sillet rigide est meilleur dans les aigus, ce qui fait que la plupart des pianos ont un montage mixte. La corde présente une bien trop petite surface pour produire un son exploitable. Elle transmet donc sa vibration à la table d'harmonie par le chevalet, grâce à la position surélevée de ce dernier par rapport aux agrafes et aux pointes d'accroche. Cette position surélevée permet à la corde d'appuyer sur la table d'harmonie et de transmettre plus facilement son énergie vibratoire tout en rigidifiant la table, ce qui améliore le rendement (jusqu'à un certain point). De nombreux pianos modernes sont équipés de « maisonnettes » ou « d'échelles duplex » dans les aigus et le haut médium, ce sont petits sillets situés entre le chevalet la pointe d'accroche inventées par Steinway, et qui ont pour objet de créer une harmonique supplémentaire pour enrichir les sons aigus. Leur rôle prête a controverse, accordés a une fréquence de la note ils réduisent l'énergie de la corde par un effet de filtre (?) légèrement désaccordés, ils rajoutent de la brillance inharmonique, qui se mélange au spectre déjà naturellement inharmonique des cordes de pianos, la deuxième solution semble donc plus appropriée... Blüthner utilise une corde supplémentaire ajoutée à chaque chœur appelée "système aliquot", mais non sollicitée par le marteau, et accordée elle précisément à la hauteur d'un partiel (nom exact des « harmoniques » du piano). Celle ci rentrant en résonance par sympathie ajoute une composante soyeuse au timbre. Un déséquilibre de phase est automatiquement présent dans la vibration simultanée des 3 cordes en acier d'une note de piano, générant des modifications dans le timbre lors de la décroissance du son. Les notes les plus graves n'ont qu'une grosse corde par note (corde filée), les intermédiaires ont deux cordes, les aiguës trois, (deux sur les pianos-forte anciens, d'où le nom d
'una corda donné à la pédale douce). Un piano à quatre cordes par chœur a été fabriqué par l'italien Borgato, les 4 cordes permettent (sans doute) un équilibre des phases 2 par 2, le son est alors puissant mais la décroissance du son rémanent est peut être plus prévisible en ce cas vu le moindre déséquilibre, c'est-à-dire que si une corde vient a se désaccorder, il serait plus fréquent d'avoir une fausse note que sur un piano classique à 3 cordes par chœur. Les cordes sont frappées par des marteaux, initialement munis d'une petite tête en bois recouverte de cuir (piano-forte), actuellement munis d'une grosse tête recouverte de feutre tendu.

La table d'harmonie

La table d'harmonie est une mince planche de bois (idéalement plus mince au bord qu'au milieu). Elle est renforcée par des nervures en bois (barres de table d'harmonie). Elle est mise en vibration par l'intermédiaire des chevalets, qui transmettent la vibration des cordes. C'est certainement la partie du piano où les matériaux employés sont de la plus grande importance. Dans les pianos de qualité, elle est réalisée en épicéa (planches d'épicéa collées entre elles par leurs bords). L'épicéa est choisi pour son rapport élevé résistance/poids. Les meilleurs facteurs de piano utilisent un épicéa avec un bois au grain fin et sans défaut ; ils s'assurent de plus, que le bois a séché durant une période suffisamment longue avant de l'utiliser pour en faire une table d'harmonie. Pour les pianos bas de gamme, la table d'harmonie est réalisée en contreplaqué. Les chevalets doivent être le plus au centre possible de la table, car les bords de la table sont fixés et ne peuvent pas vibrer. C'est la raison pour laquelle, sur les très grands pianos, les cordes n'atteignent pas le bout de la table.

Structure

La table d'harmonie, surplombant le barrage Le piano moderne nécessite une structure solide, notamment pour soutenir l'importante tension des cordes. C'est pourquoi les matériaux utilisés dans la construction d'un piano comprennent le bois massif et des pièces en métal épaisses. Ainsi, même un petit piano droit peut peser aux alentours de 130 kg, et un grand piano de concert de type Steinway D pèse 480 kg. Le plus grand piano à queue actuel, le Fazioli F308 pèse 691 kg. Classiquement, le piano repose sur de grosses poutres, nommées barrage. Sur le piano droit, elles se situent derrière l'instrument. Sur les pianos très anciens (suivant les marques et les modèles, jusqu' aux alentours des années 1880 à 1910), il n'y a pas d'autre structure de renforcement. C'est ce qu'on appelle — à tort, puisqu'ils n'ont pas de cadre — des pianos à cadre bois. Sur le piano moderne, on a commencé à ajouter, du côté des cordes, de petits renforts métalliques, puis de grandes poutres métalliques parallèles (sur les pianos à cordes parallèles), puis un cadre monobloc en fonte, permettant le croisement des cordes. On a aussi commencé a croiser les cordes en 2 éventails (originellement toutes les cordes sont parallèles, verticalement, ou obliques). Ce « piano à cordes croisées » permet une plus grande longueur de cordes et une meilleur répartition de la tension. Sur certains pianos droits économiques, le cadre métallique est fait de telle manière qu'il n'y a plus besoin de barrage (cadre autoporteur). Le piano à queue est entouré d'une caisse nommée ceinture.

Entretien et réglages

Le piano nécessite un grand nombre de réglages, en sus de son accord, qui n'est jamais que le réglage de la tension des cordes. Pour produire le son d'une note, une soixantaine de pièces mécaniques est mise en jeu ; toutes peuvent avoir du jeu, ou nécessiter un réglage tridimensionnel. Ce travail de réglage est assez long et délicat et nécessite donc d'être réalisé par un accordeur/régleur ou réparateur au grand savoir-faire. Avertissement : certaines des opérations sommairement décrites ci-dessous peuvent entraîner des réparations onéreuses si elles sont mal comprises.Un livre américain excellent pour ceux qui veulent vraiment comprendre la façon de réparer ou de régler un piano est Piano Servicing, Tuning & Rebuilding de Arthur Reblitz, récemment traduit en français (
Entretien, Accord et Restauration du Piano'', Editions L'entretemps). Carl-Johan Forss, un suédois ayant enseigné l'accord, le réglage et la réparation du piano en Norvège, a récemment publié trois ouvrages techniques consacrés à ces disciplines. Cette trilogie de référence (plus de 1500 pages abondamment illustrées) est actuellement traduite et publiée dans plusieurs pays, dont l'Allemagne, l'Angleterre, la France et la Russie.

Principales pannes mécaniques

Technique d'accord

right En principe l'accord du piano se fait selon le tempérament égal. Le piano s'accorde suivant une certaine hauteur de diapason. L' Europe a connu tout au long de son Histoire une grande variété de diapasons, parfois très éloignés les uns des autres. À une certaine époque, on a pu nommer le diapason 435 Hz le la des physiciens (435 Hz), aujourd'hui on utilise différents la des musiciens (440 à 445 Hz). Vérification rapide avec la tonalité du téléphone (environ 440 Hz). Pour accorder une note, on utilise une clef d'accord, clef munie d'un embout carré (pianos antiques) ou étoilé à 8 branches, d'une taille correspondant à celle des têtes des chevilles (3 tailles selon les marques). Le maniement de la clef est délicat : il ne s'agit pas de tourner simplement la clef, car les différentes pentes de la corde migrent avec un certain retard, et doivent être équilibrées entre elles, tout comme les différentes cordes des graves aux aigüs. Il faut tourner la clef en restant bien dans l' axe de la cheville, sans essayer de l' incliner ou la tordre, ce qui a des effets néfastes sur la tenue d' accord. Pour la plupart des pianos, il faut approcher la justesse par le bas, en ayant très peu à remonter et en laissant l'élasticité de la corde finir le travail, pour éviter de stocker dans le sur-diapasonnement (longueur de corde entre le sillet ou l'agrafe et la cheville), une surtension qui ne demanderait qu'à désaccorder le piano par la suite. En effet, obtenir un piano juste sur le coup est une chose, obtenir un piano qui reste juste longtemps en est une autre. À cette fin, surtout si l'instrument n'est pas accordé régulièrement, et afin d'équilibrer les tensions dans l'instrument, il ne faut pas hésiter à effectuer avant l'accord un, voire deux pinçages ou ébauches : technique de rééquilibrage des tensions généralement employée pour remonter un piano au diapason (et il est souvent préférable de faire en deux visites si le diapason est vraiment trop bas, reprendre alors l'accord au bout de quelques semaines/jours lorsque l'instrument aura travaillé avec les centaines de kilos de tension supplémentaires appliqués). D'une façon générale, l' entretien de l' accord consistant à entretenir l' équilibre des tensions des cordes dans les trois dimensions de l' espace, il ne faut jamais hésiter à faire accorder son piano suffisamment souvent. La cheville quant à elle tenant à frottement dur dans un bloc en hêtre, se vrille sur elle même lorsque l'on tourne la clef. Dans un sommier en bon état, on peut laisser la cheville légèrement vrillée, la tension de la corde la tirant de son coté. Ceci fait en quelque sorte un blocage qui permet une meilleure tenue de l'accord, et si le blocage lâche, la corde est légèrement retendue, ce qui est moins perceptible que l'inverse. C'est la bonne tenue (le « calage ») des chevilles qui est le geste le plus long a maîtriser pour l'apprenti accordeur, les pianos réagissant différemment à cause de la glisse plus ou moins bonne des cordes dans les divers coudes. Sur un piano, la plupart des notes sont produites par plusieurs cordes vibrant en sympathie. Cela fait que si deux de ces cordes produisent une fréquence même légèrement différente, la sonorité est affreuse (cet effet peut être recherché pour le piano « bastringue »). L'accord des 2 et 3 cordes ensemble s'appelle « l'unisson ». Les effets de phase entre les cordes, le temps plus ou moins long entre l'impact (bruit) du marteau et la stabilisation des phases entre elles fait que différents timbres peuvent être obtenus selon la façon d'accorder les unissons (il s'agit plutôt d'une utilisation de l'énergie sonore mettant plus l'accent sur l'attaque ou plus sur le son rémanent). De par sa frappe, son écoute, l'accordeur génère déjà un type de dynamique sonore qui lui convient. Pour trouver la justesse de la partition (nom donné au tempérament), octave de référence qui sert de modèle pour toute l'étendue du piano, on commence à accorder une corde en fonction du diapason (en général le la 440 ou 442 Hz), en étouffant les autres cordes avec un coin d'accord ou une bande de feutre insérée entre les cordes. Puis on trouve la hauteur des autres notes de cette partie en accordant des intervalles et en comparant les battements d'harmoniques que ces intervalles génèrent. Une fois la partition réalisée, les autres notes sont accordées octave par octave au moins sur une corde, en réalisant d'oreille des preuves (comparaisons d'intervalles entre eux) quant à la justesse. Puis on libère une autre corde à chaque chœur (ou unisson), et on cherche à faire disparaître le battement. Ce battement est facile à reconnaître à l'oreille : on entend une sorte de « oua-oua-oua ». Plus on est proche de l'unisson, plus la fréquence du battement diminue, jusqu'à disparaître. L'accordeur expérimenté prend soin de gérer l'attaque et le son rémanent de chaque note de façon à fournir une sensation agréable et égale tant pour l'oreille que pour les doigts du pianiste (qui « écoute » beaucoup avec ses doigts !). Il convient de souligner qu'à la différence des autres instruments à accord par chevilles comme la harpe et le clavecin que l'instrumentiste accorde toujours lui-même, les pianistes qui savent accorder un piano sont très rares. Accorder un piano demande du temps, de la patience et nécessite une formation professionnelle. Suivant l' état du piano (écart à la justesse, élasticité des cordes, importance des frottements : frein du sommier autour des chevilles, frottement de la corde sur ses points de contact), et l' état de l' accordeur (expérience, état de forme, exigence, éventuel bruit ambiant néfaste, présence ou absence d' outils logiciels), il faut compter de 40 minutes à deux heures et demie — hors opérations annexes — pour accorder un piano. Pour un clavier de 88 touches, on compte environ 220 cordes et autant de chevilles qui doivent toutes être vérifiées. Il faut souligner également qu'une tentative d'accord par un amateur non formé sur un piano très faux, nécessitant une tension supplémentaire de une ou deux tonnes, peut éventuellement se solder par la casse du piano (rupture irrémédiable du cadre). Il existe des logiciels et des appareils d'accord dédiés au piano ou génériques. De par leur prix et les connaissances qu'ils supposent, ces outils s'adressent à un public de techniciens confirmés et ne sont d'aucune utilité à des amateurs ; leur intérêt est de pouvoir travailler dans un environnement bruyant (magasin), de pouvoir recopier le même accord d' un technicien à l' autre sur un piano de concert pour le stabiliser au mieux, de proposer une grande variété d'étirement des aigus selon les goûts du pianiste.

La place du piano dans la musique

Deux jeunes filles au piano (peinture de Pierre-Auguste Renoir)

Le piano et les types de musique

Le piano est un instrument très utilisé en musique classique occidentale. Beaucoup de compositeurs sont également pianistes, et utilisent le piano comme instrument de composition. Les chefs d'orchestre sont souvent pianistes de formation (ou violonistes…). Le piano est également couramment employé dans d'autres genres musicaux, tels que le jazz, le blues ou le ragtime, ainsi que la salsa. Il est parfois aussi employé dans le rock'n'roll (Jerry Lee Lewis, etc.), le rock (Pink Floyd, etc.) et dans certains courants pop (Queen, etc.).

Le piano dans la musique classique

Beaucoup d'œuvres, célèbres dans leur version pour orchestre ont été écrites à l'origine pour le piano. Citons par exemple :
- Danses hongroises de Brahms
- Les Tableaux d'une exposition de Moussorgsky
- Gymnopédies de Satie
- Le chant du Printemps de Mendelssohn À l'inverse, beaucoup d'œuvres du répertoire classique ont été transcrites pour le piano. Citons, par exemple, les transcriptions de Liszt des symphonies de Beethoven. Le piano est très utilisé en accompagnement de la voix : chœurs (surtout pour les répétitions des chorales), lieders, mélodies. Il est beaucoup utilisé en musique de chambre : en duo avec un autre instrument (souvent le violon, la flûte…), trios avec piano, quatuors avec piano, quintettes avec pianos, et avec des instruments à vent. Le répertoire compte aussi beaucoup de concertos pour piano (Mozart, Beethoven), ou deux pianos, (quelquefois quatre), voire piano avec un autre instrument.

Compositeurs pour piano (classique)

Le répertoire pour piano classique commence avec la fin du baroque : à l'époque de Jean-Sébastien Bach et de Scarlatti, on ne connaissait encore que le clavecin) ; le répertoire se développe avec le piano-forte à l'époque classique (Joseph Haydn, Wolfgang Amadeus Mozart…). Il atteint la maturité avec Ludwig van Beethoven, et avec l'époque romantique : Franz Schubert, Frédéric Chopin, Robert Schumann, Franz Liszt, Johannes Brahms… Plus près de nous, des compositeurs comme Gabriel Fauré, Claude Debussy, Maurice Ravel, Erik Satie, Isaac Albéniz, Rachmaninov, Moussorgsky, Scriabine… ont véritablement composé pour le type d'instrument que nous connaissons de nos jours.

Formes employées (piano classique solo)

La sonate est la forme de pièce pour piano la plus répandue. Elle est habituellement en trois mouvements : vif, lent, vif. Les genres de compositions pour le piano sont principalement :
- à l'époque baroque (clavecin) : la partita, la suite, le prélude, la fugue, la toccata, la passacaille, la sonate, la gavotte, les variations,
- à l'époque classique : la sonate, le menuet,
- à l'époque romantique, en plus de la sonate, apparaissent des formes plus libres : le nocturne, le scherzo, la ballade, la fantaisie, la mazurka, la valse, la rhapsodie ou des pièces sans structure pré-établie…

Modèles de pianos

Certains des pianos-forte les plus anciens ont des formes qui ne sont plus utilisées : le piano carré ou forte-piano par exemple, avec ses cordes et son cadre dans un plan horizontal comme le clavicorde. Sa mécanique était similaire à celle d'un piano droit. Les pianos carrés furent produits pendant le début du  ; leur son est considéré comme étant meilleur que celui du piano droit. La plupart n'avaient pas de cadre, même si les derniers modèles comprenaient de plus en plus de métal (ébauches de cadre). Le piano girafe, a contrario, avait une mécanique analogue à celle du piano à queue, mais avec les cordes disposées verticalement comme le clavicytherium, l'instrument, de haute taille, était assez rare. De nombreux clavicordes anciens ont été conservés, et on peut en voir dans les musées suivants :
-Dominicus Pisaurensis 1543 Museo de Lipsia Italie ;
-Onesto Tosi 1568 Museum of fine arts Boston USA. Le plus ancien piano-forte se trouve au Metropolitan Museum of Art de New York. Image:Piano a queue.jpg|Piano à queue Image:Piano cordes sxc hu.jpg|Attache des cordes basses d'un piano Image:Klavier Seitenaufnahme.jpg|Piano droit

Liste des différents modèles de pianos

Piano girafe, Vienne, 1835. Piano blanc quart-de-queue.
- Piano d'étude (moins haut que le piano droit, aussi appelé piano de style épinette)
- Piano droit
- Piano à queue (jusqu'à 3 m environ)
- Piano trois-quarts-de-queue (jusqu'à 2, 35 m environ)
- Piano demi-queue (jusqu'à 2 m environ)
- Piano quart-de-queue (jusqu'à 1, 80 m)
- Piano crapaud (piano à très courte queue)
- Piano girafe (à queue verticale)
- Piano carré, ou piano-table (piano rectangulaire, pouvant servir de table quand les couvercles sont fermés, prisé par la petite bourgeoisie au 19° siècle) Schimmel transparent. Piano M. Liminal.
- Piano-pédalier
- Piano mécanique
- Piano numérique
- Piano silencieux
- Clavier maître (il s'agit d'un clavier de piano qui ne produit pas de son, contrôlant un équipement MIDI - par exemple un échantillonneur ou un synthétiseur.)
- Piano préparé (piano modifié — fréquence des notes, petits objets ou autres intercalés entre le marteau et les cordes, ou glissés sous les cordes — en général en vue de l'exécution d'une œuvre précise, dite « pour piano préparé »)
- Piano jouet (utilisés dans certaines pièces de musique contemporaine, comme dans les interprétations de John Cage par Margaret Leng Tan, ainsi que par certains artistes populaires tel que Pascal Comelade)
- Piano ou clavier muet (instrument ne produisant aucun son, destiné à l'exercice sans déranger l'entourage)
- Pianos exceptionnels : tous les facteurs de pianos réalisent des pianos exceptionnels (artcase) certains ne sont que des décorations ou des modifications spectaculaires de l'existant (pieds travaillés, marqueterie, peinture) d'autres sont des modifications radicales comme le de Schimmel ou le dessiné par et fabriqué par . Il est possible d'écouter ce piano .

Célèbres fabricants de pianos

Le logo du célèbre facteur de piano Érard
- Barratt & Robinson (1877) Londres, Grande-Bretagne
- Bechstein (1853)
- Blüthner (1853) Leipzig, Allemagne
- Bösendorfer (1828)
- Broadwood (1728) Londres, Grande-Bretagne
- Burger & Jacobi (1872) Bienne, Suisse
- Chavanne Toulouse (1989) Toulouse, France
- Érard (1777) pianos-forte
- Fazioli (1978)
- Feurich (1851)
- Gaveau (1847)
- Grotrian-Steiweg (1855)
- Ibach (1794)
- Kawai (1930)
- Niemeyer Dongbei, Chine
- Petrof (1864)
- Pleyel (1807)
- Rameau
- Rippen Ede, Pays-Bas
- Samick (1958) Inchon, Corée
- Sauter (1819)
- Schimmel (1885)
- Schindler (1884) Paris, France
- Schmidt-Flohr (1830) Saint-Gall, Suisse
- Seiler (1849)
- Steinway & Sons (1853)
- Thürmer (1834)
- Yamaha (1889)
- Young Chang (1956) (Nota : Pleyel, Érard et Gaveau sont aujourd'hui des marques fabriquées par Pianos de France, ex Rameau à Alès, dans le Gard)

Autres significations

-Du fait de sa large diffusion, on a surnommé de nombreux instruments de musique piano :
- Piano du pauvre ou Piano à bretelles : l'accordéon.
- Piano à pouces : la sanza (instrument africain).
-Piano est également un terme italien indiquant une nuance — doucement — opposée à Forte signifiant fort.
-Piano est aussi l'abréviation habituelle pour « piano de cuisine » et désigne, dans le jargon des cuisiniers professionnels et des gastronomes, un plan de travail et de cuisson.
-Piano est aussi une commune française de la Haute-Corse
-En argot le piano est le service anthropométrique de la police. Allusion à la prise des empreintes digitales durant laquelle les doigts sont allongés comme ceux d'un pianiste sur le clavier.

Notes et références

Voir aussi

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Sujets connexes
Accord (musique)   Accordéon   Afrique   Allemagne   Anthropométrie   Ballade   Bartolomeo Cristofori   Battement   Bechstein   Bienne   Blues   Bémol   Bösendorfer   Chevalet   Chorale   Chœur (musique)   Claude Debussy   Clavecin   Clavicorde   Clavicytherium   Clavier (musique)   Commune française   Corée   Diapason   Dièse   Dongbei   Ede   Erik Satie   Fantaisie   Fazioli   Flûte traversière   France   Franz Liszt   Franz Schubert   Frédéric Chopin   Fréquences des touches du piano   Fugue   Gabriel Fauré   Gaveau   Gavotte   Genre musical   Grande-Bretagne   Harmonique   Harpe   Haute-Corse   Henri Herz   Hertz   Ibach   Ignace Joseph Pleyel   Instrument de percussion   Instrument à cordes   Instrument à cordes frappées   Intervalle   Isaac Albéniz   Jazz   Jerry Lee Lewis   Johannes Brahms   John Cage   Joseph Haydn   Leipzig   Les Tableaux d'une exposition   Lied   Londres   Ludwig van Beethoven   Martha Argerich   Maurice Ravel   Mazurka   Menuet   Metropolitan Museum of Art   Musique concertante   Musique de chambre   Musique instrumentale (classique)   Mécanique de répétition   New York   Nocturne (musique)   Nuance (solfège)   Paris   Partita   Pascal Comelade   Passacaille   Pays-Bas   Petrof   Pianisme   Pianiste   Piano-forte   Piano-pédalier   Piano (Haute-Corse)   Piano mécanique   Piano numérique   Piano préparé   Piano silencieux   Piano à queue   Pink Floyd   Pleyel   Pop (musique)   Prélude   Quatuor   Queen   Quintette   Ragtime   Rameau   Rhapsodie   Robert Schumann   République populaire de Chine   Saint-Gall   Salsa   Samick   Sanza (instrument)   Scherzo   Schimmel   Schindler   Sommier   Sonate   Suisse   Suite de danses   Table d'harmonie   Tempérament   Termes italiens en musique   Toccata   Toulouse   Trio   Tympanon   Valse   Violon   Wolfgang Amadeus Mozart   Yamaha  
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