Christianisme irlandais

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Le Livre de Kells, chef d'œuvre de l'art irlandais Croix celtique Le christianisme irlandais ou 'christianisme celtique' est une pratique du christianisme qui se développa en Irlande puis en Écosse et en Angleterre, entre autres à la suite de l'évangélisation par Saint Patrick au . Les pratiques irlandaiss restèrent pratiqués :
- jusqu'à la fin du VIIe siècle en Northumbrie : le synode de Whitby (664) consacra l'abandon des spécificités de l'église irlandais
Christianisme irlandais

Le Livre de Kells, chef d'œuvre de l'art irlandais Croix celtique Le christianisme irlandais ou 'christianisme celtique' est une pratique du christianisme qui se développa en Irlande puis en Écosse et en Angleterre, entre autres à la suite de l'évangélisation par Saint Patrick au . Les pratiques irlandaiss restèrent pratiqués :
- jusqu'à la fin du VIIe siècle en Northumbrie : le synode de Whitby (664) consacra l'abandon des spécificités de l'église irlandaise et l'église acheva l'unification avec Rome avec les conciles d'Hertford en 673 et de Hatfield en 680,
- jusqu'en 710-712 chez les pictes écossais (en 710, le roi Nechtan adopta les pratiques romaines et les moines d'Iona se convertirent en 712)
- jusqu'en 768 au pays de Galles (sous l'influence d'Elfoddw, évêque de Bangor) (cependant, le sud du pays de Galles n'aurait suivi qu'en 777)
- jusqu'au début IXe siècle en Bretagne (réforme imposée par les carolingiens)
- jusque vers 840 en Cornouailles Des différences mineures subsistèrent jusqu'au XIIe siècle (lorsque les fils de Malcolm III et Sainte Margaret d'Écosse Scotland reformèrent l'église écossaise) et jusqu'en 1172 en Irlande où le synode de Cashel vit Henri II d'Angleterre forcer la soumission à l'autorité de l'Eglise catholique romaine. Le christianisme irlandais se distingue principalement de celui de l'Église romaine par ses coutumes, notamment par la forme de la tonsure (celle des Irlandais découvrait l'avant du crâne d'une oreille à l'autre et laissait les cheveux longs à l'arrière) semblable aux druides, par la datation de la fête de Pâques (les Irlandais célébraient cette dernière le dimanche avant la pleine lune du printemps) et par son organisation non-centralisée. La croix celtique est le symbole caractéristique du christianisme irlandais. Surtout dû à des moines itinérants, dans la tradition du Immram celte, et par la fondation d'abbayes, le christianisme irlandais s'implanta sur le continent. A travers plusieurs missions irlandaises (notamment en Gaule, à la période mérovingienne) il connut un succès remarquable. Plus tard, après Charlemagne, les Églises royales y privilégièrent la tradition romaine, qui l'emporta finalement dans tout l'occident. Néanmoins, de nombreuses fondations conservent le souvenir de la grandeur passée de la tradition irlandaise, comme l'abbaye de Luxeuil en France, celle de Bobbio en Italie ou celle de Saint-Gall en Suisse, que l'on doit toutes les trois à Saint Colomban (543–615) qu'il ne faut pas confondre avec Saint Colomba. Plus importante fut l'influence du christianisme irlandais en Angleterre : il fut distillé dans le nord de celle-ci, auprès de tribus celtes restées païennes : les Scots et les Pictes, depuis l'Irlande. Saint Colomba (521–597) évangélisa ces peuples et fonda le monastère de Iona (563) sur une île située au large de la côte ouest de l'Écosse. Bientôt, l'influence irlandaise essaima depuis ce lieu, principalement par l'intermédiaire des Scots. Des missionnaires écossais, en effet, se rendirent auprès des Anglo-Saxons qui étaient établis au nord de la rivière Humber (en Northumbrie) : ils furent les premiers évangélisateurs de ce peuple. Mais ils se heurtèrent à l'influence de l'Église romaine, présente dans le sud de l'île depuis l'extrême fin du et dès le suite à l' activité d'Augustin de Canterbury et ses collaborateurs, un moine catholique qui avait été envoyé en Angleterre par saint Grégoire pour propager la suprématie de Rome. En 664, le christianisme irlandais fut finalement rejeté au profit des coutumes romaines par les Northumbriens, lors du synode de Whitby qui opposa Wilfrid d'York à l'évêque irlandais Colman. Les Scots adoptèrent finalement les traditions romaines au , les Irandais au .

Héritage

Le christianisme romain doit, dans une grande mesure et par l'entremise des missionnaires anglo-saxons, son goût pour la mission à la tradition irlandaise, importée dans le nord des îles britanniques au . D'autres traditions irlandaises ont été adoptées par Rome et font partie de l'orthodoxie : c'est le cas de la confession auriculaire (en privé) et de la Toussaint, fête de « tous les saints » célébrée le premier novembre.

Voir aussi

-Pélagianisme
-Jean Scot Erigène
-Brendan de Clonfert
-Saint Gildas
-Saint Pirmin
-Saints bretons
-Expansion du christianisme du Ve siècle au XVe siècle
-Saint Monon

Lien externe

- par Christian-J. Guyonvarc'h, Professeur émérite à l'université Rennes II. Catégorie:Mouvement chrétien dissident avant la Réforme Catégorie:Religion en Irlande Catégorie:Monde celtique Catégorie:Histoire du christianisme de:Keltische Kirche en:Celtic Christianity it:Cristianesimo celtico ja:ケルト系キリスト教 nl:Keltisch christendom pt:Cristianismo céltico
Sujets connexes
Abbaye   Angleterre   Anglo-Saxons   Bobbio   Brendan de Clonfert   Bretagne   Christianisme   Confession   Cornouailles   Croix celtique   Druide   Expansion du christianisme du Ve siècle au XVe siècle   France   Gaule   Henri II d'Angleterre   Humber   Immram   Iona (Écosse)   Irlande   Italie   Jean Scot Erigène   Livre de Kells   Monachisme   Mérovingiens   Northumbrie   Pictes   Pâques   Pélagianisme   Rock of Cashel   Saint-Gall   Saint Monon   Saint Patrick   Saint Pirmin   Saints bretons   Scots (peuple)   Suisse   Synode   Toussaint   Wilfrid d'York  
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