Vitré (Ille-et-Vilaine)

Infos
Château-fort de Vitré surplombe les faubourgs du haut de son éperon rocheux Vitré (en gallo Vitræ (
-) et Gwitreg en breton) est une commune française, située dans le département d'Ille-et-Vilaine et la région Bretagne. Le nom de Vitré viendrait de l’anthroponyme gallo-romain Victor ou Victrix, le nom du propriétaire d’un domaine gallo-romain se situant dans la région. Une autre hypothès
Vitré (Ille-et-Vilaine)

Château-fort de Vitré surplombe les faubourgs du haut de son éperon rocheux Vitré (en gallo Vitræ (
-) et Gwitreg en breton) est une commune française, située dans le département d'Ille-et-Vilaine et la région Bretagne. Le nom de Vitré viendrait de l’anthroponyme gallo-romain Victor ou Victrix, le nom du propriétaire d’un domaine gallo-romain se situant dans la région. Une autre hypothèse voudrait que l'origine du nom viendrait de Vicus signifiant « petite agglomération » en latin. Les habitants sont les Vitréens ou Vitréennes. La ville est une ancienne sous-préfecture (jusqu'en 1926) et chef-lieu de canton de plus de 18 000 habitants. Elle se trouve dans la région des Marches en Haute-Bretagne, face au Maine et à l'Anjou. Elle a obtenu le label ville d'Art et d'Histoire du fait de son très riche patrimoine. En 2008, la cité fête son 1 millénaire d'histoire et ouvre de nombreuses festivités.

Géographie

Situation

La ville est située sur les pentes encaissées du fleuve Vilaine et celles d'une dépression parallèle Est-Ouest qu'occupe la voie ferrée Paris-Rennes. Ainsi, Vitré est coupée en trois parties : les quartiers Nord, le centre-ville historique et les quartiers Sud. Situé à l'entrée Est de la Bretagne, le pays de Vitré est traversé par la voie express Paris-Brest (N157 - E50), qui prolonge l'autoroute A 11. Comme dans l'ensemble du département d'Ille-et-Vilaine, les communes du pays de Vitré sont accessibles grâce aux routes dites « quatre voies » gratuites. Vitré est la ville-centre d'un territoire d'environ 90 000 habitants, territoire qui s'étend sur sept cantons (Vitré-Est, Vitré-Ouest, Argentré-du-Plessis, Châteaubourg, la Guerche-de-Bretagne, Janzé et Retiers). Clou doré Vitré était une halte sur le chemin secondaire du Pèlerinage de Saint-Jacques-de-Compostelle nommé « Via Turonensis ». Il rejoignait le Mont-Saint-Michel à Saint-Jean d'Angely en passant par Vitré et Angers. Vingt-huit clous dorés ornent les trottoirs vitréens et sont identiques à ceux des villes espagnoles. L'altitude moyenne de Vitré est d'environ 89 m (place de la gare). Le point culminant, 127 m, se situe dans la zone d'activités « Les Ménardières », rue Pierre et Marie Curie. Le point le plus bas, 67 m, se trouve près de l'entreprise S.V.A. (Société Vitréenne d'Abattage), sous le viaduc de la rocade. Vitré est un pôle urbain puisque la ville concentre 12 000 emplois. Son aire urbaine, constituée de 12 communes périphériques, compte 24 690 habitants dont 62% situés dans la ville centre. Au niveau linguistique, la langue traditionnelle a toujours été le gallo et on y a jamais parlé le breton.

Climat

Le château de Vitré sous la neige Vitré bénéficie d'un climat océanique légèrement dégradé. Les hivers sont humides et en moyenne doux. Les étés sont relativement secs, modérément chauds et ensoleillés. La ville bénéficie d'environ 1 850 heures d'ensoleillement chaque année (près de 2000 heures en 2003). Elle est située dans une région au reliefs relativement élevés bien exposée aux vents de Sud-Ouest, par suite plus humide avec des hauteurs annuelles de précipitations comprises entre 800 et 1000 mm (≈ 900 mm en 2001 et 2002, entre 600 et 800 mm entre 2003 et 2006). Au niveau des températures, elle est peu différenciée du bassin de Rennes dans les vallées, elle le devient plutôt sur les hauteurs avec une moyenne annuelle de températures s'abaissant jusqu'à 10°C et une certaine rigueur en hiver avec une forte exposition aux vents. En moyenne, il y a 70 jours de brouillard par an, 15 jours d'orage, 9 jours de neige et 6 jours de grêle. Une certaine continentalité fait que l'amplitude des températures est plus importante que sur l'ouest de la Bretagne, avec des extrêmes plus marqués (- 15°C le 19/01/1985 et + 39.5°C le 5/08/2003). Les orages estivaux peuvent être très violents comme celui du 16 juillet 2003 où 76 mm d'eau par mètre carré ont été relevés, ce qui a provoqué des inondations et des dégâts notables dûs aux grêlons et aux rafales de vents. Pour la plupart, ces orages proviennent du sud de la Bretagne ou de la Loire-Atlantique et prennent la direction de Vitré. Par le passé, des tempêtes notoires ont dévasté une partie de la ville avec la tempête Lothar le 26/12/1999 ou encore lors de la tempête du 15/10/1987 où, pour l'anecdote, une vache s'était même envolée!

Communes limitrophes

Démographie

À la fin du , la ville aurait eu entre 4 000 et 5 000 habitants, quand Rennes et Nantes en avaient autour de 13-14 000. Durant la Renaissance, sa population est estimée par Arthur de La Borderie à 7 800 habitants en 1560 soit autant que les villes de Vannes et Quimper. À l’époque de la naissance de Madame de Sévigné vers 1620, la ville aurait compté 7 500 habitants. En 1762, trois fois moins étendue que la ville actuelle, Vitré comptait quasiment autant d'habitants qu'aujourd'hui. Selon le subdélégué, la cité comptait environ 14 000 habitants concentrés dans la ville intra-muros et les faubourgs, pour la plupart des artisans de la toile et du tricot. Population municipale de Vitré 1789-2006 En 1789, à la veille de la Révolution, la population atteignait 10 850 habitants quand Rennes en avait 35 000 soit un rapport de 1 à 3. La période post-révolutionnaire entraine une baisse démographique sensible, et sous le Second Empire, en 1861, on dénombre 8 904 vitréens. Jusqu'à la Grande guerre, une progression modérée mais constante porte le chiffre à 10 613 en 1911 avec l'arrivée de la caserne militaire du 70 Régiment d'Infanterie dans le quartier de la Trémoïlle. Les militaires et leur famille représentent alors jusqu'à 2 000 personnes ! Les conséquences de la guerre, le départ de la caserne militaire et la crise économique font régresser la population à 8 506 habitants (recensement de 1936). Après la Seconde guerre mondiale, l'essor économique reprend, accentué d'un exode rural, et on recense 13 491 habitants en 1982, 14 490 habitants en 1990 et 15 313 habitants en 1999. Par conséquent, elle devient la 4 ville du département après Rennes, Saint-Malo et Fougères et la 13 de Bretagne. En 2006, le recensement complémentaire indique une population d'environ 18 000 habitants, et est donc en forte croissance depuis 1999 (≈ +2, 7%/an). L'écart entre Vitré et Rennes tend à se réduire en passant d'un rapport de 1 à 13 en 1999 à un rapport de 1 à 11 en 2006, car son dynamisme démographique est supérieur à celui de la capitale bretonne. Mais la municipalité est décidée à ne pas en rester là puisque son objectif est de répondre à la très forte demande en logements. Ainsi, la ville pourrait atteindre les 20 000 habitants avant 2015. Pour cela, de nombreux secteurs sont ouverts à l'urbanisation depuis peu, situés aussi bien au nord qu'au sud de la ville, et cela, grâce à une politique de réserve foncière poussée. La cité aménage son espace en se référant à la loi S.R.U. en évitant l'étalement urbain, en densifiant et en promouvant les transports gratuits, les constructions écologiques et environnementales. Une fois l'objectif atteint, le chef-lieu de canton deviendra grand puisqu'il rentrera dans le rang des « villes moyennes » (entre 20 000 et 200 000 habitants) au même titre que Saint-Malo, Fougères ou encore Laval. Les trois cantons de Vitré (Vitré-ouest, Vitré-est et Argentré-du-Plessis) comptent 44 623 habitants en 1999 (42 113 habitants en 1990). La communauté d'agglomération Vitré-Communauté compte 55 464 habitants en greffant le canton de Châteaubourg.

Histoire

Les origines

Il semblerait que le site de Vitré fut occupé très tôt, dès le néolithique. En Juillet 2006, un sondage archéologique préventif au cours d'un chantier à l'Est de la ville, a révélé la présence d'une ferme gallo-romaine bien conservée et remontant à environ 300 à 100 avant Jésus-Christ. Il s'agit d'un ensemble unique dans l'Ouest de la FranceOuest-France Juillet 2006. Avant qu'une véritable agglomération se créée, le site comprenait plusieurs petits villages (Le Vieil-Bourg, Sainte-Croix, Le Rachapt et Saint-Martin). L’an 1000 marqua la naissance d'une véritable agglomération de Vitré par la fusion avec les villages environnants. Un petit château en bois sur une motte féodale est construit sur la colline Sainte-Croix. Le château est incendié à plusieurs reprises, puis légué aux moines bénédictins de Marmoutier. Un autre château en pierre est construit en 1070 par Robert Ier sur son emplacement actuel, sur un éperon rocheux dominant la Vilaine. Puis, au , le château est agrandi et le « Vieil Bourg » avec l’église Notre-Dame se sont développés sur le plateau Est. La ville s’est vue encerclée par des remparts et des fossés extérieurs. C’est donc à cette époque que la ville close prend sa forme actuelle. En même temps, des « bourgs privilégiés », c’est-à-dire des faubourgs nés à la demande du Baron, se sont développés autour de la ville close. Dès le , Vitré réunit tous les éléments de la ville. Au , le château se transforme avec les progrès de l’artillerie comme les canonnières. Dans le même temps, la ville se développe et édifie des maisons à pans de bois et des hôtels particuliers à l’intérieur de l’enceinte de la ville. Vitré, ville prospère depuis le , fonda en 1472, une confrérie permettant le commerce international de textile. La ville, à son apogée, rentra dans l’aisance de la Renaissance...

Du au siècles : de l’âge d’or au déclin de la cité

Château de Vitré sur son éperon rocheux. Vitré était une ville avec une économie parmi les plus florissantes du Duché de Bretagne. Elle a continué son extension dans la ville close et dans ses faubourgs. Son apogée se situe au lorsque les confréries des Marchands d’Outre-Mer vendirent leurs toiles de chanvre et leur canevas dans toute l’Europe. Durant les guerres de religion à la fin du , la ville protestante fût assiégée durant 5 mois par les troupes de la Ligue sous le commandement du Philippe-Emmanuel de Lorraine, duc de Mercœur, gouverneur de Bretagne. Les réunions des États de Bretagne eurent lieu à Vitré en 1655, 1671, 1697 et 1705 lorsque Rennes était ravagé par la peste ou insurgé. C’est au cours du que les barons désertent la cité pour préférer la Cour de Versailles, qui est à la mode. La ville perd sa notoriété et devient un peu endormie dans ses remparts au centre d’une campagne active. Elle coupa les liens avec la campagne environnante qui lui fournissait le chanvre et le lin. Cela engendra le début du déclin de Vitré aussi bien au niveau économique que urbanistique. Cette situation s’accentua surtout au . Cette situation dura tout le et jusqu’à l’arrivée du chemin de fer au milieu du . Par ailleurs, la fin du sera mouvementé par la chouannerie, marquant la fin de la seigneurie de Vitré et le début d’un statut nouveau et important pour la ville : avoir le rôle de sous-préfecture.

siècle : l’arrivée de la gare et du 70 RI réveille la ville endormie

Faubourg du Rachapt et Château de Vitré au fond Sans doute pour préparer cette arrivée, la ville décida de détruire les fortifications sud de la ville moyennant de désenclaver la ville close et améliorer la visibilité. La Porte d’En Haut (1835), Gâtesel (1839) et d’En Bas furent détruites. Vitré a, lui aussi, connu son Haussmannisation avec le percement de voies dans son centre médiéval. Vitré était aussi un nœud ferroviaire puisqu’une première voie fût ouverte le 15 avril 1857 sur la ligne Paris-Brest. Puis, une seconde voie en direction, cette fois-ci, de Fougères sera ouverte au public en 1867, et enfin en 1874, une troisième ligne vers La Guerche-de-Bretagne. La construction de la gare s’est effectuée en 1855 sous forme d’un petit castel néo-gothique en plein centre-ville, juste au sud de la ville close. Cet équipement capital pour le désenclavement de la ville a permis l’arrivée, le 14 juillet 1867, d’une garnison militaire. Elle sera logée dix ans plus tard, dans une caserne. Il s’agissait du 70 régiment d’infanterie. C’est à partir de cette période que l’urbanisation se fit au sud de la voie ferrée. Cependant, malgré ce réveil certain, la ville se développe peu et reste une petite ville de marché au sein d’une région agricole. D’ailleurs, elle perd son statut de sous-préfecture en 1926. Cette situation perdure jusqu’à la fin de la Seconde Guerre mondiale. Une fois la guerre finie, Vitré ne sera pas exempte de la période de prospérité économique qu’a connu la France et l’ensemble des pays capitalistes.

siècle : l’essor de Vitré

C’est surtout à partir des années 1950 que la ville s’est considérablement développée et étendue. Durant « les Trente Glorieuses », Vitré a connu un afflux de population grâce notamment au phénomène d’exode rural massif. De fait, les communes rurales périphériques ont très peu augmenté leur population. Vitré a gagné près de 3000 habitants en 20 ans, passant de 9611 habitants en 1954 à 12322 en 1975, soit une croissance de 28% ! De vastes lotissements se sont donc développés le long des axes structurants dans les quartiers ouest, est, nord et surtout sud de la ville. Dans les zones périphériques se trouvent de grandes entreprises agro-alimentaire, textile, de chaussures ou encore de la chimie fine de plus de 100 salariés et aussi de grands hypermarchés. À l’heure actuelle, les zones industrielles et commerciales continuent de se développer essentiellement au sud et à l’est, mais aussi dans la campagne. Dans les années 1970, l’arrivée de la route à 4 voies passant à 7 km au sud a accéléré la prospérité économique de la ville en attirant de nombreuses industries. Le taux de chômage est très faible par rapport à la moyenne régionale et encore plus au niveau national. Cet essor économique cache une grande proportion d'emplois dans l'industrie de l'ordre de 40% avec de nombreux emplois précaires. D'autant plus que le bassin économique vitréen souffre de plus en plus de la délocalisation d'entreprises à l'étranger. À l'heure actuelle, la ville s'étend toujours sous forme de quartiers pavillonnaires et de zones d'activités en périphérie. Dans le centre-ville, il y a un certain renouvèlement urbain sous forme de petits collectifs qui se fondent très bien dans les quartiers anciens. Entre 1999 et 2006, la population s'est encore accrue de plus de 17%; ce qui amène le nombre d'habitants à plus de 18 000, reflétant le dynamisme démographique que connaît la ville depuis la fin de la 2 Guerre Mondiale« Vitré et son Pays » de Daniel Pichot, Hervé Ronné, Éditions Ouest-France, mai 2005.

Monuments

Le centre historique de Vitré Le patrimoine de la ville de Vitré est d'une très grande richesse. C'est une des villes de Bretagne qui a le mieux conservé son aspect d'autrefois avec ses maisons à porche ou à pans de bois (3 ville de Bretagne après Rennes et Vannes), ses remparts, son patrimoine religieux, ses vieilles rues, etc. Vitré est un parfait exemple d'une ville d'il y a 500 ans.

Châteaux guerriers ou d'agrément

Les remparts Est de Vitré sur la Promenade du Val
- Château de Vitré
- Les remparts et les tours d'angles (Tour des Claviers, tour de la Bridole)
- Château des Rochers-Sévigné (à 7 km de Vitré vers Argentré-du-Plessis)
- Château-Marie (, plafond à poutres apparentes peintes)
- Hôtel Ringues de la Troussanais (hôtel particulier de style renaissance bretonne)
- Les vieilles rues (Beaudrairie, Poterie, d'Embas, etc.) et places (Marchix, Gare, Château, Notre-Dame, etc.)

Patrimoine religieux

L'église Notre-Dame La tour-clocher Hôtel Sévigné La Gare de Vitré (1855) Jardin du Parc Aile Ouest de l'ancienne caserne du 70 Régiment d'Infanterie (1877)
- Chapelle Saint-Nicolas (à 500 m du château)
- Église Notre-Dame (, gothique flamboyant)
- Tour de l'ancienne église Saint-Martin (, détruite en 1897, subsiste une tour-clocher qui était considérée comme une des plus hautes de la province)
- Église Saint-Martin (néo-romane, bénite en 1885, œuvre de l'architecte Mellet)
- Église Sainte-Croix (construite en 1672 à flanc de coteau, modifiée en 1827)
- Temple protestant (salle du temple)
- Prieuré Notre-Dame (tribunal)
- Couvent des Augustins construit en 1620 dont subsiste deux fenêtres gothiques, une cloison et des poutres peintes.(carrefour direction Fougères/Rennes)
- Chapelles, oratoires, calvaires présents dans l'agglomération et en périphérie.

Autres monuments intéressants

- Menhir de « La Pierre Blanche » (Route de Beauvais vers Pocé-les-Bois) et menhir de « La Haute Pierre » à Champeaux
- Hôtel Sévigné-Nétumières ( inspiré du Parlement de Bretagne)
- La Gare (castel néo-gothique en tuffeau et brique)
- L'ancienne caserne du 70e régiment d'infanterie
- Le Jardin du Parc (kiosque, statue de M de Sévigné, essences botaniques variées et rares)

Personnalités liées à la ville

- Madame de Sévigné, illustre femme de lettre française, possédait le château des Rochers-Sévigné dans la campagne vitréenne. Dans ses lettres, elle décrivait la vie et la mondanité de la cité ainsi que des bretons en général, souvent avec ironie voire mépris. Elle était présente lors des États de Bretagne qui eurent lieu à Vitré au cours du XVIIe.
- Bertrand du Guesclin y épousa probablement en 1363 Tifenn Raguenel, fille de Robin III Raguenel, seigneur de Châtel-Oger, héros du combat des Trente, et de Jeanne de Dinan, vicomtesse de La Bellière
- Nicolas de Montmorency-Laval, dit Guy XVI de Laval (1476-1531), comte de Laval de 1500 à 1531, baron de Quintin et sire de Vitré.
- Jean du Mats de Montmartin
- François Dollier de Casson appartenant à une famille noble de Vitré. Il est considéré comme le second fondateur de Montréal et a écrit la première histoire de la ville.
- Pierre Landais, véritable homme d'État et champion de l'indépendance bretonne au
- Tancrède Abraham, artiste peintre et illustrateur
- Édouard Frain de La Gaulayrie, né à Rennes en 1840, conservateur-adjoint de la ville de Vitré, a publié de nombreux ouvrages sur les familles vitréennes et le commerce international.
- Bertrand d’Argentré, grand historien de la Bretagne
- Jacques Colebault, dit Jachet de Mantoue, un des compositeurs majeurs de la Renaissance, fameux maître de la musique polyphonique après Josquin des Prés et avant Palestrina
- Pierre-Olivier Malherbe, premier Européen à avoir fait le tour du monde en passant par les continents
- Jean-François Geffrard de la Motte de Sanois, né en 1723, passa son enfance à Vitré.
- Claude-Étienne Savary, orientaliste, pionnier de l'égyptologie et traducteur du Coran
- Arthur Le Moyne de La Borderie, autre grand historien de la Bretagne
- Auguste Pavie et Charles Rabot, fameux explorateurs, l'un du Laos et du Cambodge, l'autre de la péninsule de Kola et du Spitzberg
- Morvan Marchal, nationaliste breton qui dessina le drapeau moderne de la Bretagne, le Gwenn-ha-Du.
- René Alexandre, Acteur français
- Jean Choleau (1879-1965), Auteur de nombreux ouvrages sur Vitré et l'Ille-et-Vilaine dont "Au bon cœur de Madame de Sévigné", "Les bretons devant l'impot", "Les Bretons et l'aventure" dont certains serait consultables à la médiathèque de Vitré (35500).
- Paris-Jallobert, historien qui publie le Journal historique de Vitré en 1880
- Pierre Méhaignerie, député-maire de Vitré, trois fois Ministre : Agriculture (1977 à 1981), Équipement, Logement et Aménagement du Territoire (1986 à 1988) et Justice (1993 à 1995). De 1982 à 2001, il a été président du conseil général d'Ille-et-Vilaine. Entre 1995 et 1997, il a été président de la commission des Finances de l'Assemblée nationale et l'est de nouveau depuis juin 2005. Il est aussi président de la communauté d'agglomération de Vitré-Communauté.

Culture

Plusieurs labels obtenus

Le centre historique.
- Vitré, ville d'Art et d'Histoire en 1999
- Classée « Plus beaux détours de France »
- Ville lumière, lauréate 2000 du concours national pour la qualité des éclairages nocturnes du centre-ville pour une mise en valeur du patrimoine historique
- Lauréate en 2004 du concours LUR (Ligue Urbaine et Rurale) pour la qualité des entrées de ville (ZA de la Baratière)
- Marianne d'Or 1987 et 2001 pour la mobilisation et les actions menées en faveur de l'emploi
- Prisme d'Or 2001 pour la qualité de la réhabilitation de l'ancienne tannerie (rue Pasteur)
- « Paysage en héritage » 2003 pour la qualité de l'aménagement de la traversée urbaine (de la place du Général de Gaulle à la place Saint-Yves).

Expérimentations locales

Vitré a également été une ville-test pour :
- Les cartes VITALE qui ont été distribuées dès 1994 à Vitré car l'usine Oberthür qui fabrique ces cartes y est implantée.
- Vitré fait partie des 10 villes de France sélectionnées pour le programme E.P.O.D.E. qui permet de lutter contre l'obésité des enfants. La municipalité s'est engagée pendant 5 ans, à mettre en place des actions concrètes, au plus près de la population. Les enseignants, professionnels de santé, parents, associations, commerçants, écoles sont mobilisés pour lutter contre ce fléau.

Formation

Vitré dispose d'un nombre important d'établissements de formation et accueille plus de 2 500 élèves en provenance de tout le Pays de Vitré. Le panel va de la maternelle aux études supérieures : (
-) Effectif regroupant école maternelle et élémentaire.

Théâtres, cinéma, salles de spectacle et de concert

Le centre culturel Jacques Duhamel Vitré possède plusieurs salles de spectacles et de concert. Le Conservatoire municipal de musique agréé est un lieu d'apprentissage de musique qui intervient lors d'initiation musicale dans les écoles. Le centre culturel « Jacques Duhamel » regroupe un théâtre, des salles de spectacles et de concerts, et des salles aménagées pour les congrès en collaboration avec celui de Fougères. Un parc des Expositions regroupent les divers salons, concerts et manifestations tout au cours de l'année. Enfin, un cinéma associatif l'« Aurore » est constitué de 324 places. Un projet d'agrandissement avec 2 salles supplémentaires dont une « Art et Essais » est prévu pour 2007.

Musées et lieux d'exposition

Les 4 musées principaux de la ville ont enregistré entrées en 2006Supplément du Vitré-Journal N°83 Mai 2007 p.5. Le musée du Château de Vitré est constitué d'une visite extérieure et d'un musée intérieur de tableaux, tapisseries, sculptures et un muséum d'histoire naturelle). En 2006, entrées ont été enregistrées. Le Musée Saint-Nicolas est situé à 500 m du château et présente une collection d'orfèvrerie religieuse de la fin du et début (Unique en France et de référence nationale). Le Musée Saint-Nicolas n'est autre que la chapelle dépendante et contiguë du couvent des Augustines construit au . Un très beau cloitre de cette époque est à voir. Le Musée des Rochers-Sévigné, situé à 7 km de Vitré vers Argentré-du-Plessis, est une résidence bretonne de la Marquise de Sévigné où elle écrivit de nombreuses lettres à sa fille. Il possède un très beau jardin à la française. Le musée du Manoir de la Faucillonnaie à Montreuil-sous-Pérouse, situé à 6 km de Vitré direction Fougères, regroupe une collection d'art rural du Pays de Vitré (mobilier, ustensiles de cuisine, costumes traditionnels de Vitré, coiffes, étable reconstituée, etc.). Enfin, le musée de l'Abeille Vivante est spécialisé dans l'apiculture (ZA de la Briqueterie). Des établissements spécialisés permettent d'accéder à de nombreuses œuvres d'art comme l'artothèque, unique dans le département, qui permet de louer des œuvres d'art. La médiathèque « Mme de Sévigné » propose des expositions et est un centre de ressources importantes. Enfin, la maison des cultures du Monde, Centre international de documentation sur les spectacles, de documentation et de diffusion, jusque-là située à Paris, a décidé de s'installer dans l'ancien Prieuré des Bénédictins à Vitré.

Médias

La presse de l'agglomération de Vitré est couvert par deux journaux. Le quotidien Ouest-France Édition Vitré-Fougères possède une page sur Vitré-Fougères et l'hebdomadaire Le Journal de Vitré - Entre Seiche et Vilaine a été tiré à exemplaires en 2005. Plusieurs magazine d'informations locales sont édités sur la commune. Le Vitré Journal, un trimestriel municipal, est tiré à exemplaires et le Vitré-Communauté, un magazine de l'agglomération, est tiré à exemplaires. Sur les ondes télévisuelles, une édition télévisée locale de France 3 existe avec France 3 Haute-Bretagne, diffusée chaque soir, et repris ensuite sur France 3 Bretagne. Plusieurs scènes de films ont été tourné dans le centre médiéval dont Meilleur Espoir féminin de Gérard Jugnot. Enfin la commune est couverte par les chaînes de radios nationales ainsi que des radios locales comme Zénith FM' (91.9 FM). Depuis 1990, l’association développe ses activités de radio locale et d’animation dans les pays de Vitré, des Vallons de Vilaine, de Châteaubriant et dans le district de Rennes.

Vitré dans la littérature

Château de Vitré vu de la Place du Château Les références à Vitré sont nombreuses dans la littérature. En voici quelques exemples avec parfois de grands auteurs :
- Madame de Sévigné, célèbre épistolaire, a précisément décrit dans ces fameuses lettres, la vie urbaine de Vitré au XVII siècle
- Honoré de Balzac,
Les Chouans, Chapitre premier -- L'embuscade, (Le livre de Poche, pages 40-41)
- Victor Hugo : Nous venons d'essayer de réparer pour le lecteur cette admirable église de Notre-Dame de Paris. Nous avons indiqué sommairement la plupart des beautés qu'elle avait au quinzième siècle, et qui lui manquent aujourd'hui ; mais nous avons omis la principale, c'est la vue du Paris qu'on découvrait alors du haut de ses tours. C'était en effet, quand, après avoir tâtonné longtemps dans la ténébreuse spirale qui perce perpendiculairement l'épaisse muraille des clochers, on débouchait enfin brusquement sur l'une des deux hautes plates-formes, inondées de jour et d'air, c'était un beau tableau que celui qui se déroulait à la fois de toutes parts sous vos yeux ; un spectacle sui generis, dont peuvent aisément se faire une idée ceux de nos lecteurs qui ont eu le bonheur de voir une ville gothique entière, complète, homogène, comme il en reste encore quelques-unes, Nuremberg en Bavière, Vittoria en Espagne ; ou même de plus petits échantillons, pourvu qu'ils soient bien conservés, Vitré en Bretagne, Nordhausen en Prusse. Notre-Dame de Paris, livre troisième, chapitre II -- Paris à vol d'oiseau.
- Gérard de Nerval, est venu à Vitré probablement en 1833. L'action de son roman Le Marquis de Fayolle se déroule d'ailleurs à Champeaux, Rennes et Vitré : Vitré est sans doute la ville de France qui a le mieux conservé sa physionomie du moyen âge. Elle a toujours ses vieux porches en bois à colonnes, à peine dégrossies enjolivées de sculptures ébauchés, ses maisons d'ardoises avec pignon sur rue, ses fenêtres étroites et bizarrement percées, suivant les caprices ou les besoins des nouveaux propriétaires... mais aussi dans L'auberge de Vitré, Pléiade, tome 1, pages 572-578 -- nouvelle peut-être attribuable à Gautier ?
- Marcel Proust, Du côté de chez Swann, Flammarion, 1987, pp. 526 et 529
- Pierre-Jakez Hélias, écrivain et poète, il a vécu à Vitré en 1945-1946
- Julien Gracq, a séjourné à Vitré et en parle dans l'un de ses livres.

Vitré et la musique

La ville de Vitré organise tous les deux ans une soirée de concerts ouverte aux talents musicaux de Vitré et son pays dans le but de les faire connaître. Cette manifestation permet de valoriser la pratique musicale à Vitré et encourager la pluralité des musiques comme le rock, le métal, les reprises ou la variété française ou étrangère. Ensuite, un jury élit le groupe lauréat. Ce prix lui permet de gagner un stage pratique pour travailler ses morceaux, ses techniques de scène et de sortir un CD. « Tremplin musical : objectif scène » :
- Première édition, en 2001 : Kiemsa (rock-ska), parrainé par Ouarzazate System
- Deuxième édition, en 2004 : Les Vieilles Pies
- Troisième édition, en 2006 : La Girouette (chanson française) Le 28 Septembre 1991, une soirée concerts « Monsters of Death » dédiée à la musique Hard-Rock eu lieu au Parc des Expositions, avec comme tête d'affiche, le célèbre groupe Motorhead .

Festivals et évenements


-Carnaval des Gais Lurons : Le plus grand carnaval de Bretagne.
-Festivals
-Festival « Jazz à Vitré » : Concerts de jazz dans les bars, dans la rue, dans des salles de concerts)
-Festival de l'Imaginaire : organisé par les Maison des cultures du Monde, offre des spectacles inédits en France. Ce festival est une scène ouverte aux peuples et à leurs formes d'expression les moins connues ou les plus rares.
-Festival « Les Sévignales » : Littérature
-Festival « Les Sportiviales » : culturel et sportif organisé par l'association La Vitréenne et soutenu par la Ville de Vitré. Des tournois, des démonstrations sportives, des conférences, des animations en ville.
-Festival du Bocage vitréen : Concerts, spectacles, théâtre, folklore
-Cyclisme
-Course cycliste « Route Adélie » : Cette course qui a lieu dans tout le Pays de Vitré compte pour la Coupe de France. Elle est organisée par le Comité d'animation cycliste du pays de Vitré et sponsorisée par la Ville de Vitré et la grande industrie de crèmes glacées « Les Délices du Valplessis ». Une centaine de coureurs de haut niveau et de renommée internationale participent à cette épreuve.
-Vitré a été ville étape du Tour de France en 1985, 1995, 2000 et en 2006.
-Patrimoine
-Printemps des Musées
-Journées du Patrimoine
-Autres évènements
-Spectacle sons et lumières au Château de Vitré (Juillet) :
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-« Bretagne en Marche... » (2001-2003)
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-« L'extraordinaire voyage d'un Vitréen autour du Monde » - Pierre-Olivier Malherbe (2005-2007)
-Vide-grenier (1 dimanche de septembre), attire des dizaines de milliers de personnes chaque année
-Marché de Noël
-Marché du Lundi
-Marché des produits frais le samedi

Héraldique

Sport

Vitré est reconnu comme une ville sportive avec 38 associations sportives, 4 900 licenciés dont 2 800 inscrits en compétition et environ 1 500 scolaires.

Les équipements sportifs

Les équipements sportifs sont nombreux et permettent de pratiquer plus de 40 sports différents. La commune possède quatre complexes sportifs (avec terrains de football, tennis, basket, gymnases, etc.), deux terrains de rugby, une piscine intercommunale (bassin sportif et ludique avec aquaboggans, jeux d'eau, sauna, etc.) comptabilisant en 2006, 150 000 entrées public, 60 000 entrées scolaires et 20 000 participations aux activités, une piste de skate-board, de cross, un hippodrome, un terrain pour le tir à l’arc, un centre départemental de gymnastique, un dojo pour le judo, un stade municipal de 3500 places, un CRAPA (circuit rustique d'activités physiques) au Bois des Rochers près du Château des Rochers-Sévigné et un parcours de golf de 18 trous.

Les clubs

L'activité sportive de Vitré est rythmée par 3 clubs :

L’Aurore Basket de Vitré

L’Aurore Basket, créée en 1908, compte environ 1 200 licenciés. En 1986, le club arrive au niveau de l’« Excellence Région » et a progressivement atteint la Nationale 1 en 2001. Désormais, l’Aurore Basket est 2 avec Quimper dans la hiérarchie sportive bretonne et cinquième dans l’Ouest. À noter que l’Aurore de Vitré est le premier club de l’Ouest en nombre de licenciés. Le club dénombre 442 joueurs pour 41 équipes dont 5 équipes qui évoluent sous les maillots de l’Union de Basket du Pays de Vitré. Cette structure rassemblant 11 clubs locaux permet d’éviter l’évasion des meilleurs éléments tout en contribuant à leur émulation. Une initiative inédite en France à sa mise en place, en 1995. La dynamique de l’équipe de Nationale 1 gagne non seulement l’ensemble du club, les entraîneurs bénévoles mais aussi tous les passionnés et supporters. Les matches de l'Aurore-basket sont suivis chaque week-end par 700 à 800 spectateurs en moyenne.

AS Vitré

L'Association Sportive de Vitré est un club français de football amateur fondé en 1907 basé à Vitré. Le club du président Jean-Luc Texier évolue en 2005-2006 en championnat de France Amateurs (D4).
Palmarès
- 1991 : Champion de DH Ouest
- 2004-2005 : Champion de France de CFA2
- Coupe de France 2005-06:
-Vainqueur en 16 de finale : AS Vitré - Longuenesse (3-1) le 11/02/2006
-Éliminé en 8 de finale : AS Vitré - Lille (0-2) le 22/03/2006

La Vitréenne FC

La Vitréenne Football Club a été fondé en 1973 par 15 licenciés. Avec 6 montées successives, La Vitréenne FC évolue dès 1979 en promotion d'honneur. Au cours des années suivantes, le club voit la naissance d'équipes de jeunes et d'une équipe de football. Actuellement, La Vitréenne compte plus de 400 licenciés. Le club est dirigé par un bureau élu de 25 personnes, dont est issu un comité directeur de 8 membres qui a le pouvoir décisionnaire. L'accession en CFA 2 a obligé le club à se doter d'une structure comptable.
Palmarès
- 1993 : Accession DRH
- 1994 : Accession DSR
- 1998 : Accession DH
- 1999 : Accession CFA2
- 2001 : Accession CFA
Faits marquants
- 1997 : Vainqueur de la Coupe de Bretagne
- 1995 : 32 de finale de Coupe de France face à Monaco (15.000 spectateurs)
- 1998 : 32 de finale de Coupe de France face à Lorient (3.500 spectateurs)
- 2003 : 32 de finale de Coupe de France face à Dijon (3.500 spectateurs) - Vainqueur au tour précédent d'Angers, alors leader de National et aujourd'hui en Ligue 2.

Une économie dynamique

Une économie dynamique La ville de Vitré a profité très tôt de sa position enviable, à proximité de la 2x2 voies et autrefois, sur la route principale allant de Paris vers les plages bretonnes. La ville se réveille durant la prospérité économique et la période de la reconstruction. Les petites entreprises familiales se sont agrandies et emploient aujourd’hui parfois un nombre important de salariés dans de grandes zones industrielles. Par exemple, la Société Vitréenne d’Abattage (SVA – Viande Jean Rozé) est devenue la deuxième industrie du département avec près de 1500 salariés, juste derrière PSA Peugeot Citroën. D’autres industries vitréennes sont mondialement connues comme la maroquinerie Texier, les chaussures Noël ou encore l’entreprise Nounours près de Vitré. La ville et son pays se sont spécialisés dans l’industrie. L'agriculture est une activité peu présente avec seulement 1, 3% des actifs. L'industrie employait 4 643 salariés en 1999, ce qui représentait 41, 1% de la population active. Le secteur tertiaire emploie quant à lui, 5 890 personnes soit 52, 1% répartis surtout entre le commerce et les services aux entreprises. Le problème est que l’emploi n’est pas assez varié. L’effort est fait pour attirer l’emploi tertiaire mais Rennes concurrence fortement Vitré. C'est également une ville industrielle qui concentre plus de 12 000 emplois soit le tiers du Pays de Vitré. Le taux de chômage est le plus faible de France et connaît le quasi plein-emploi (2, 7% en 2005). Elle possède une pépinière d'entreprises de la Chambre de commerce et d'industrie de Rennes. De grandes entreprises vitréennes sont de véritables institutions par leurs origines du Pays et leur importance en nombre de salariés. Voici quelques exemples des principaux employeurs :
- SVA (Société Vitréenne d'Abattage) : 1000 à 1999 salariés (agroalimentaire)
- Cooper Standard Automotive France : 700 à 799 salariés (caoutchouc et matières plastiques)
- Texier : 400 à 499 salariés (textile, cuir, habillement)
- Oberthür Cards Systems : 300 à 399 salariés (électricité - électronique)
- Société Laitière de Vitré : 200 à 299 salariés (agroalimentaire)

Transports

Bus

Vitré est une des rares villes en France à avoir son transport urbain gratuit sur l'ensemble de ses lignes géré par la société Transport Armor Express (TAE), filiale de Keolis.. Depuis le 1 mai 2001, la municipalité a mis en place la gratuité du bus. Les objectifs visent à permettre un meilleur accès au centre-ville et entre les quartiers, optimiser le service rendu à la population, tenter de limiter la circulation automobile en centre ville, préserver l'environnement. Face au succès rencontré par cette opération, la gratuité menée sur une année a été pérennisée : « En un mois, la fréquentation des bus a doublé. Un succès dû en partie aux scolaires et aux retraités. Une nouvelle donne à intégrer dans un plan de déplacements urbains en gestation sur Vitré. La ville verse à la TAE, qui assure le transport en régie, une enveloppe de 1, 20 millions de Francs (ndlr: 183 000 €) et les recettes ne s’élevaient qu’à 150 000 Francs (22 900 €). Autant aller jusqu’au bout de la logique explique l’adjoint chargé des transports, Daniel Mouton. L’expérience devrait être menée sur un an. Elle devra s’inscrire dans la durée si la volonté politique suit »
Ouest-France'' du 08 juin 2001 Page informations locales de Vitré. Le réseau est constitué de 8 lignes de bus (dont une de soirée) et 65 arrêts :
- Ligne 1 : Gare - Mélinais - Chalet (quartier Nord)
- Ligne 2 : Gare - Champagne - Hôpital (quartier Ouest)
- Ligne 3 : Gare - Maison Rouge - Baratière (quartier Sud, cité Maison Rouge et centres commerciaux)
- Ligne 4 : Gare - Fleuriais - Djenné - Guilmarais (quartier Sud, maison de retraite et lotissements)
- Ligne 5 : Gare - Hugo - La Motte (quartier Sud-Est et cité La Motte)
- Ligne 6 : Gare - Poultière - Plagué (quartier Est et zone industrielle et commerciale)
- Ligne 7 : Gare - Beauvais (quartier Sud-Ouest et nouveau lotissement)
- Ligne 8 (de soirée) : Gare - Maison Rouge - La Motte (quartiers Sud et les 2 cités) Le bus ne circule pas le Dimanche et les Jours fériés.

Train

La gare, située sur l'axe ferroviaire majeur Paris-Brest, bénéficie de 15 arrêts de train « TER - correspondances Bretagne » ou « TER - correspondances Pays de la Loire » dans le sens Rennes-Vitré-Laval (dont 2 arrêts TGV) et de 19 arrêts dans l'autre sens (dont 3 arrêts TGV). Un nœud de transport multimodal conjugue le bus et le train juste en face de la gare, sur la Place du Général de Gaulle.

La polémique de la ligne TGV

La présence du TGV à Vitré est notamment dû à l'acharnement du député-maire UMP de Vitré Pierre Méhaignerie. C'est son lobbying qui a permis « l'exception vitréenne ». Un autre projet de TGV Bretagne existait, joignant Le Mans et une gare à mi-chemin entre Rennes et Nantes. Cette ligne partant ensuite en « patte d'oie » vers ces deux villes.

Jumelages

Vitré est jumelée avec 8 autres villes :
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Références

Bibliographie

- Jean Choleau, Métiers, " confrairies " et corporations de Vitré avant la Révolution, Vitré, Unvaniez Arvor, 470 p.
- Jean Choleau, De Vitré à la Baie du Mont Saint-Michel , Editions Jean Choleau, 1946, 238 p.
- Jean Choleau, De Roscanvel à Landavran, Choleau Jean, 1946, 238 p.
- Jean Choleau, L'outillage économique de l'arrondissement de Vitré, 15 p.
- Régine Crossouard, La Révolution dans le district de Vitré, 1789-1795, Rue des scribes, Rennes, 1989, 286 p. ISBN 2906064122
- Paul-Marie du Breil de Pontbriand, Un chouan, le général du Boisguy: Fougères-Vitré, Basse-Normandie et frontière du Maine, 1793-1800, La Découvrance, Bouhet, 1994, 476 p. ISBN 2910452018
- Patrice Forget, Le guide du visiteur, Rennes, 1972.
- Guides Gallimard, Rennes-Vitré-Fougères: Bretagne, Editions Nouveaux-Loisirs, Paris, 1992, 368 p. ISBN 2742400028
- Théophile Hochard, Vitré, Évolutions urbaines et démographiques depuis la construction de la voie ferrée, Archives communales de Vitré, 1982, 142 p.
- Bernard Lamarche-Vadel, Vitré: Bernard Plossu, Keiichi Tahara, Magdi Senadji, Lewis Baltz, Martin Rosswog, Jean-Loup Trassard, Editions de la Différence, Paris, 1992 ISBN 2729108718
- Jean Lemoine, Le Pays De Vitré, Apogée, Rennes, 1998,
- Bernard Le Nail et Jacqueline Le Nail, Pierre Méhaignerie, Pays de Vitré : Hommes et femmes remarquables, Les Portes du Large, Rennes, 2004, 240 p. ISBN : 2914612168
- Michel Mauny, Le Château Des Rochers Et Champeaux, Yves Floch, 1988, 78 p.
- Louis Montigné et Émile Guinard, Vitré, Alan Sutton, Rennes, 1995, 128 p. (Mémoire en Images). ISBN 2-910444-48-1.
- Abbé Paul Paris-Jallobert, Journal historique de Vitré, Editions Régionales de l’Ouest, Mayenne, 1995, 600 p., spécialement p. 419 et 552. ISBN 2-85554-076-3.
- Daniel Pichot, Vitré et son pays, Ouest-France, Rennes, mai 2005, 48 p. ISBN 2737335450
- Albert Robida, La Vieille France - Bretagne, Ed. De Crémille, Genève, 1993, 178p.
- Danielle Robert-Guédon, Dominique Le Goff et Henri Bordillon, Vitré, Ouest-France, Rennes, 1992, 32 p. ISBN 2-7373-1166-7.
- Édouard Frain de la Gaulayrie, Vitré, Monographies des villes et villages de France de Micberth. Le Livre d'histoire-Lorisse, Paris, 2004, 215 p. ISBN 2-84373-619-6.

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