Planétarium

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La bâtiment du planétarium de Saint-Étienne Un planétarium, est une salle de spectacle de type « cinéma », dont l'écran est un dôme de quelques mètres de diamètre et dédiée à la représentation du ciel étoilé. On peut y assister à un spectacle représentant un thème directement lié à l'astronomie, grâce à un appareil de projection, le simulateur d'étoiles ou « planétaire », conçu pour représenter la voûte étoilée, les constella
Planétarium

La bâtiment du planétarium de Saint-Étienne Un planétarium, est une salle de spectacle de type « cinéma », dont l'écran est un dôme de quelques mètres de diamètre et dédiée à la représentation du ciel étoilé. On peut y assister à un spectacle représentant un thème directement lié à l'astronomie, grâce à un appareil de projection, le simulateur d'étoiles ou « planétaire », conçu pour représenter la voûte étoilée, les constellations, le mouvement des planètes dans le ciel, etc. Le terme de planétarium est ambigü en ce sens qu'il désigne à la fois l'appareil qui simule le ciel et la salle dans laquelle cet appareil fonctionne. La tendance actuelle serait de réserver le terme "planétarium" à la salle et d'utiliser ceux de "simulateur" ou encore de "planétaire" pour le projecteur.

Historique

L'idée de représenter artificiellement le ciel est très ancienne. Il semble que, dès l'Antiquité, on ait forgé ce mot pour désigner une sorte de maquette représentant le Soleil, la Lune et les planètes. Ancien planétaire Les premières maquettes, que l'on pourrait désigner par planétaires (orrery, en anglais), permettaient de modéliser les mouvements des planètes autour d'un Soleil fixe : les étoiles n'étaient pas présentes, mais pouvaient être suggérées par des dessins placés à la périphérie. Ce type de planétariums, encore désignés par planétariums coperniciens (ou héliocentriques) n'a pas permis de déboucher vers la salle de spectacle que nous connaissons aujourd'hui. Par ailleurs, on a aussi cherché à représenter les étoiles par l'intermédiaire de globes célestes plus ou moins grands. Dans un cas comme dans l'autre le spectateur était extérieur : il voyait les planètes tourner autour du Soleil, ou les étoiles sur une sphère devant lui (les figures des constellations étaient donc inversées).

Le premier planétarium

A l'initiative de l'astronome allemand Max Wolf, alors directeur de l'observatoire de Heidelberg, et du fondateur du Musée technique de Munich (le Deutsches Museum) Oskar von Miller, l'idée d'un planétarium galiléen (ou ptolémaïque) fut proposée dès 1913 à la société Carl Zeiss. Son directeur, Walter Bauersfeld, construisit un premier planétarium, prototype de tous ceux que nous connaissons aujourd'hui. La première version de cet appareil a été installée en août 1923 sur les toits de l'usine Zeiss à Jena, en Allemagne. Cette première version a été montée sous un dôme de 16 m de diamètre. Le 21 octobre 1923 cet appareil fut présenté au public de Munich. Il n'y resta que quelques semaines, et retourna à Jena pour être terminé. C'est finalement le 7 mai 1925 que le premier planétarium fut installé définitivement sur le toit du Deutsches Museum. Image:W_Bauersfeld.jpg|Walter Bauersfeld, inventeur du planétarium Zeiss Image:Planetarium_Zeiss_Munich.jpg|Modèle installé au Deutsches Museum de Munich (1925) Image:Planetarium_awi_hg.jpg|Plus petit modèle Zeiss : ZKP1 Image:Palais_old.jpg|Modèle Zeiss universel de 1937 Image:Zeiss_ZKP2.jpg|Modèle Zeiss ZKP 2 Image:Zeiss_RFP.jpg|Modèle Zeiss RFP Image:Zeiss_Starmaster.jpg|Modèle Zeiss Starmaster Cet appareil, ainsi que ceux qui vont suivre, sont de type opto-mécanique. Les dernières générations de la famille Zeiss ont utilisé un nouveau système de projection : les images des étoiles étaient générées par des fibres optiques (c'est notamment le cas du Starmaster). Depuis, de nombreux autres constructeurs (japonais, américains et français) ont proposé des modèles qui équipent les salles actuelles. De petits modèles, moins perfectionnés, pour des salles de 4 ou 5 m de diamètre (souvent des structures mobiles) ont vu le jour au Japon, aux États-Unis et en France. Image:Goto-EX3.jpg|Petit modèle de la firme japonaise Goto (EX3) Image:Goto-E5.jpg|Modèle intermédiaire Goto (E5) Image:Minolta.jpg|Modèle MS-8 de la firme japonaise Minolta Image:Starlab_proj.jpg|Modèle de petit projecteur de la firme américaine Starlab Image:SN88.jpg|Modèle SN88 de la firme française RSA Cosmos Image:Cosmodyssée.jpg|Modèle de petit projecteur (Cosmodyssée) de RSA Comos

Les temps modernes

Les projecteurs de nouvelle génération ne fonctionnent plus comme les modèles créés par la firme Zeiss. À l'heure de l'électronique, ils sont maintenant numériques. Les images des étoiles et des planètes sont générées par un ordinateur et projetées grâce à un fish-eye . Ces appareils permettent de se déplacer dans un volume d'univers correspondant généralement au positionnement des étoiles du catalogue Hipparcos. Ils autorisent des effets spéciaux, comme le changement de perspective, le passage d'un repère géocentrique (comme nous, chaque fois que nous levons les yeux vers les étoiles) à un repère extérieur (en regardant la Terre de loin). Les phénomènes comme les saisons, les phases de la Lune, les marées, deviennent plus faciles à modéliser. Les nouvelles techniques permettent une meilleure immersion et l'intégration de spectacles pleine voûte, ayant un lien avec l'astronomie.

Les planétariums en France

Le premier planétarium français était celui du Palais de la Découverte, il a été installé à l'occasion de l'Exposition Internationale de Paris, le 5 mai 1937, sur le cours Albert 1. Puis, à la cloture de l'exposition (11 novembre 1937), il fut démonté et entreposé dans les sous-sols du Conservatoire National des Arts et Métiers (CNAM). Il trouva son installation définitive à partir du 27 juin 1952, à l'intérieur du Palais, sous une coupole de 23, 5 m de diamètre située dans l'actuel hall d'entrée du Palais ; il pouvait accueillir 355 personnes. Cette installation fonctionna jusqu'au 19 avril 1979 : les nouvelles normes de sécurité imposèrent de libérer cet espace. En novembre 1979 une nouvelle salle ouvrait au public, avec un nouveau projecteur. Cette salle, de dimension plus petites que la précédente (15 m de diamètre et permettant d'accueillir 201 personnes) est désormais située au premier étage. Depuis toujours équipé de projecteurs Zeiss, le Planétarium du Palais de la Découverte a successivement été doté des simulateurs suivants : le modèle universel de 1935, le RFP Spacemaster, enfin le Starmaster.

Liste de planétariums

Au niveau international, l'I.P.S. regroupe les associations nationales qui couvrent l'essentiel des planétariums de chaque pays. Pour une liste mondiale complète : site de l'Association des Planétariums de Langue Française (APLF), sous l'onglet : .

Allemagne

Il existe beaucoup de planétariums en Allemagne, ici ne sont listés que les villes où se trouvent les plus grands.
- Berlin : Grand planétarium Zeiss
- Bochum
- Hambourg : Planétarium du Satdtpark
- Jena
- Kassel
- Kiel
- Mannheim
- Münster
- Nuremberg
- Stuttgart
- Wolfsburg

Canada

- Planétarium de Montréal, Montréal, Québec
- H.R. MacMillan Space Centre, Vancouver, Colombie-Britannique

États-Unis

Vue sur l'Observatoire Griffith (au premier plan) et le centre de Los Angeles (à l'arrière-plan)
- Baltimore, Maryland : Davis Planetarium au Maryland Science Center .
- Boston, Massachusetts : Charles Hayden Planetarium, au Museum of Science.
- Champaign (Illinois) : Staerkel Planetarium
- Chicago, Illinois : Adler Planetarium, .
- French Camp, Mississippi, Rainwater Observatory and Planetarium
- Grand Rapids (Michigan), Roger B. Chaffee Planetarium
- Los Angeles, Californie :Observatoire Griffith
- New York City, New York, Hayden Planetarium, dans le Rose Center for Earth, American Museum of Natural History : 27 mètres.
- Philadelphie, Pennsylvanie : Fels Planetarium dans le Franklin Institute.
- River Grove, Illinois : Cernan Earth and Space Center, Triton College, 13, 40 mètres.
- Saint-Louis, Missouri : St. Louis Science Center
- San Francisco : planétarium de l'académie des sciences de Californie dans le Golden Gate Park.
- Salt Lake City, Utah : Clark Planetarium
- Tampa, Floride : Museum of Science and Industry
- Caroline du Nord : Morehead Planetarium

France

Le planétarium du Palais de la découverte à Paris L'Astronef de Saint-Etienne Planétarium Peiresc d'Aix-en-Provence Il existe une quinzaine de planétariums dont le dôme a un diamètre supérieur à 10 mètres, et une dizaine entre 6 et 10 mètres. Ouverts pour la plupart presque tous les jours, ils accueillent environ 60% de scolaires et 40% de grand public. Une association, l'APLF, regroupe tous les planétariums de langue française. Mentions spéciales pour :
- Le Futuroscope (près de Poitiers), présente un spectacle d'astronomie mais n'est pas un planétarium puisqu'il ne peut pas représenter la voûte étoilée en temps réel.
- Le casino de Pougues-les-Eaux près de Nevers, dispose d'un simulateur astronomique en 3D temps réel mais installé comme élément d'animation décoratif dans le hall d'accueil qui fait également bar.

Italie

- Florence : Planetario, 29 Via Giusti.
- Milan
- Modène
- Ravenne
- Rome : Planetario di Roma
- Venise

Royaume-Uni

- London Planetarium, Marylebone Road, Londres
- Planétarium de l'Observatoire royal de Greenwich, Londres (en travaux, mais un planétarium provisoire a été mis en place).

Pays-Bas

- Amsterdam : Artis Planetarium

Voir aussi

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