Antarctique

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La Barrière de Ross en 1997 L'Antarctique est le continent le plus méridional de la Terre. Situé au pôle Sud, il est entouré de l'océan glacial austral. Il est aussi bordé par la mer de Ross et la mer de Wedell. Avec une superficie de 13, 9 millions de kilomètres carrés, l’Antarctique est plus petit que l’Asie, l’Afrique, l’Amérique du Nord et l'Amérique du Sud. Seuls l'Europe et l'Océanie sont plus petits que lui. Quelque 98% de sa surface sont recouverts
Antarctique

La Barrière de Ross en 1997 L'Antarctique est le continent le plus méridional de la Terre. Situé au pôle Sud, il est entouré de l'océan glacial austral. Il est aussi bordé par la mer de Ross et la mer de Wedell. Avec une superficie de 13, 9 millions de kilomètres carrés, l’Antarctique est plus petit que l’Asie, l’Afrique, l’Amérique du Nord et l'Amérique du Sud. Seuls l'Europe et l'Océanie sont plus petits que lui. Quelque 98% de sa surface sont recouverts d'une couche de glace faisant en moyenne 1, 6 km d'épaisseur. L'Antarctique est le continent le plus froid, le plus sec et le plus venteux. C'est également le continent le plus élevé au-dessus du niveau de la mer. Puisqu'il n'y tombe que peu de précipitations, excepté sur les côtes, l'intérieur du continent constitue techniquement le plus grand désert du monde. Il n'y pas de population permanente, et l'Antarctique n'a jamais connu de population indigènes. Seuls des plantes et des animaux adaptés au froid y survivent, y compris des manchots, des phoques, des mousses, du lichens et de nombreux types d'algues. Le nom Antarctique vient du grec (antarktikós), qui signifie « opposé à l’Arctique ». Bien que des mythes et des spéculations concernant une Terra Australis ("Terre Australe") remontent à l'Antiquité, on considère en général que le continent a été aperçu pour la première fois en 1820 par l'expédition russe de Mikhail Lazarev et Fabian Gottlieb von Bellingshausen. Cependant, le continent resta globalement négligé durant le reste du , du fait de son environnement hostile, de son manque de ressources, et de son emplacement isolé. Le traité sur l'Antarctique a été signé en 1959 par 12 États. Il a été complété en 1991 par le Protocole au Traité sur l'Antarctique relatif à la protection de l'environnement en Antarctique. Il interdit les activités militaires, l'exploitation des ressources minérales sauf celles qui sont menées à des fins scientifiques. Il accorde la priorité aux activités de recherche scientifique. Les expériences en cours sont effectuées par plus de 4 000 scientifiques de diverses nationalités et ayant des intérêts différents.

Partage du continent en huit pays

Sept États ont des prétentions territoriales en Antarctique. Un secteur de l'Antarctique n'a pas été revendiqué (Terre Marie Byrd). Territoires revendiqués

Carte géo-politique

Histoire

Une histoire liée à la forme de la Terre

L’Antarctique vue du pôle sud Son histoire est très liée aux nombreuses hypothèses concernant la forme de la Terre. La plupart des sources s'accordent pour affirmer que c'est Aristote qui nomme le premier ce continent. En effet, les Grecs pensent à l'époque que la Terre étant une sphère symétrique, il lui faut nécessairement un point d'équilibre, un "pivot" (polos en grec) de part et d'autre de l'équateur : l'Arctique (Arktos en grec) et son opposé (anti), l'Antarctique (Antarktos). Arktos signifie « ours », en référence à la constellation d'étoiles indiquant le nord, encore appelée aujourd'hui « Petite Ourse ». Au , Ptolémée (astronome grec), est persuadé que le continent existe, au point d'affirmer que ces terres sont habitées et cultivées, mais restent inaccessibles au reste de la Terre à cause d'une grande bande de terre infranchissable abritant des monstres. Mais au Moyen Âge, les savants abandonnent les réflexions sur ce continent, trouvant étrange que Dieu ait oublié une partie de sa Création sur ces terres si reculées. On se met à repenser que la Terre est plate, ce qui exclut l'existence de l'Antarctique (d'un point de vue géographique). On y repense à partir du , lorsque Bartolomeu Dias de Noveas et Vasco de Gama découvrent de nouvelles terres. Ces derniers dépassent le cap de Bonne-Espérance (au sud de l'Afrique) et réfutent ainsi l'hypothèse d'un continent africain étendu jusqu'aux plus hautes latitudes Sud. Néanmoins, lorsque Ferdinand Magellan contourne le sud du continent américain, il découvre qu'il y existe un détroit difficile à franchir, et au-delà duquel un épais manteau neigeux apparaît sous un climat très froid. Du coup les géographes de l'époque émettent l'hypothèse qu'un immense continent appelé continent Austral sur les planisphères de l'époque existe et qu'il serait continu de la Terre de Feu à l'Australie.

Les premiers pas vers la découverte

Carte de l'Amérique du Sud de 1575 Dès 1578, Francis Drake, envoyé par le gouvernement anglais pour explorer le Pacifique, est entraîné par la tempête au sud de la Terre de feu. Il aperçoit des manchots sur une île. En 1599, le Hollandais Dirk Gerritz, emporté par une tempête loin de son escadre jusqu'aux îles Shetland du Sud, est le premier navigateur à franchir le cercle polaire antarctique (latitude 66° 33' sud). Au cours du , d’autres navigateurs, en tentant de franchir le cap Horn, sont poussés vers l'Antarctique par des tempêtes et aperçoivent des montagnes recouvertes de neiges et de glaces. En 1738, Jean-Baptiste Charles Bouvet de Lozier, missionné par la Compagnie des Indes pour découvrir des terres inconnues et y établir des comptoirs, découvre une île brumeuse qu'il prendra pour un continent : l'actuelle île Bouvet (54° 26' de latitude Sud). En 1772, Nicolas Thomas Marion-Dufresne, secondé par le capitaine Julien Crozet à bord du Mascarin, découvre les îles Froides (aujourd’hui l’archipel du Prince-Édouard) et l’île Aride (l’actuelle île de l'Est de l’archipel Crozet). Au cours de sa deuxième expédition, comprenant les navires la Resolution et Adventure, James Cook explore les mers australes à la recherche d'un hypothétique continent austral. Parti du cap de Bonne-Espérance le 22 septembre 1772, il est arrêté à deux reprises par la banquise et regagne la Nouvelle-Zélande après avoir dépassé le 61 parallèle. Le 30 janvier 1774, la Resolution rencontre la banquise après deux mois de navigation au sud de la Nouvelle-Zélande et avoir franchi le 70 parallèle pour la première fois dans l'histoire. Cook découvre alors une plaine de glace, dans laquelle il compte quatre-ving-dix-sept montagnes de glace, très larges et ressemblant à une chaîne de montagne s'élevant les unes sur les autres et se perdant dans les nuages. S'avançant jusqu'à 71° 10' de latitude sud et 106° 54' de longitude ouest (position proche de l'île Thurston, mer d'Amundsen), il entend des « penguins » (manchots) et aperçoit quelques oiseaux, mais se persuade de l'absence de terres dans cette mer et renonce à chercher un passage vers le sud à travers les glaces. Selon certaines organisations (la National Science Foundation, la NASA, l'Université de Californie à San Diego et d'autres), le premier aperçu confirmé de l'Antarctique fut effectué en 1820 par les équipages de navires dont les trois capitaines étaient : Fabian von Bellingshausen (un capitaine de la Marine Impériale russe), Edward Bransfield (un capitaine de la Marine brittanique), et Nathaniel Palmer (un marin américain de Stonington, Connecticut). On suppose que Von Bellingshausen vit l'Antarctique le 27 janvier 1820, trois jours avant que Bransfield aperçut la terre, et dix mois avant que ne le fit Palmer en novembre 1820. Ce jour-là, l'expédition comprenant deux navires, menée par Von Bellingshausen et Mikhail Petrovich Lazarev atteignit un point situé à 32 km du continent et y aperçut des champs de glace.

L'exploration du continent

Belgica à l'ancre au mont Wilson Une base scientifique Au , de nombreux bateaux viennent pêcher le phoque le long des rives du continent. C'est le 21 janvier 1840 que des explorateurs français, commandés par Dumont d'Urville plantent leur drapeau sur les terres antarctiques. Quelques jours plus tard, c'est au tour de la flotte américaine de Charles Wilkes d'y parvenir. La découverte est alors controversée. La première expédition scientifique est envoyée en 1839 par les Britanniques, grâce à une association entre la British Association for the Advancement of Science et la Royal Society. Elle comprend des médecins, des naturalistes et des botanistes. En 1841, l'explorateur James Clark Ross traversa l'actuelle Mer de Ross et découvrit l'Île de Ross. Le Mont Erebus et le Mont Terror portent les noms de deux des bateaux de l'expédition : l'HMS Erebus et le Terror. Mercator Cooper, quant à lui, accosta en Antarctique de l'Est le 26 janvier 1853. La période 1895-1922 correspond à l'âge héroïque de l'exploration dans l'Antarctique, durant laquelle de nombreuses expéditions sont menées afin de parvenir au pôle Sud. En 1897-1898, l'expédition d'exploration scientifique du Belgica, menée par le commandant Adrien de Gerlache, se compose d'un équipage international avec Roald Amundsen pour second lieutenant. Ce dernier participera à la course au pôle Sud géographique, et sera le premier à y parvenir, le 15 décembre 1911, en un temps réduit grâce à l'usage de skis et de chiens de traîneau. Robert Scott, un anglais, arrive un mois plus tard. Il meurt sur le chemin du retour. En 1914, l’Espérance, un navire anglais commandé par Sir Ernest Shackleton, part avec 28 hommes pour traverser l’Antarctique. Mais le bateau est pris dans les glaces. L’équipage réussit à revenir sain et sauf en traversant océan et montagnes sans vivre et matériel. En 1928, George Wilkins survole le continent pour la première fois. En 1946, les États-Unis, à l'initiative de l'amiral Richard Evelyn Byrd, organisent la plus importante expédition envoyée à ce jour dans l'Antarctique, l’opération Highjump :
- 4 700 personnes ;
- 13 bateaux dont un porte-avions ; 25 avions, dont deux hydravions PBY Mariner. L'opération Highjump sera suivie l’été austral suivant (1947-1948), par l’opération Windmill au motif de sous-exposition des clichés pris lors de la campagne précédente. Du 24 novembre 1957 au 2 mars 1958, l'expédition Fuchs-Hillary traverse pour la première fois par voie terrestre le continent. Le déplacement s'effectue à l'aide d'autoneiges de marque Tucker. On prend des relevés sismologique, gravimétrique, etc. tout au long de l'expédition. On mesure l'épaisseur de glace au Pôle Sud et la présence du continent ou celle-ci.

La conquête scientifique du continent

Le Traité sur l'Antarctique est signé le 1959 à Washington par 12 pays (l'Argentine, l'Australie, la Belgique, le Chili, la France, le Japon, la Nouvelle-Zélande, la Norvège, l'Afrique du Sud, l'URSS (actuelle Russie), le Royaume-Uni, l'Irlande du Nord et les États-Unis. À l'heure actuelle, 45 États l'ont ratifié.

Géographie

Situation

Carte L'Antarctique est entouré par l'océan Antarctique, recouvert par une banquise d'épaisseur et d'étendue variable en fonction de la saison, mais qui peut dépasser le 60 parallèle au printemps austral. Les navigateurs à la recherche du continent austral ont donc d'abord rencontré les îles (cf. liste des îles de l'Antarctique) libres de glace pendant la plus grande partie de l'année, comme :
- l'île Bouvet ;
- la Géorgie du Sud ;
- les îles Shetland du Sud ;
- les îles Orcades du Sud.

Relief

barrières de glace (extensions de l’inlandsis sur la mer) sont représentées en bleu-vert. L'Antarctique est coupé en deux parties inégales par les Monts Transantarctiques, chaîne de montagne de de long, formant une courbe en « S » depuis la côte de la mer de Weddell (face à l’île Berkner) jusqu'à la côte de l'océan Antarctique face aux îles Balleny. Ces monts bordent la barrière de Ross sur près de ; c'est là que se trouvent les plus hauts sommets (en s'éloignant du pôle Sud) :
- le mont Fridtjof-Nansen, ;
- le mont Kirkpatrick, ;
- le mont Markham, . Cependant, le point culminant de l'Antarctique se trouve dans les monts d'Ellsworth, au massif Vinson à ; ces monts dominent la partie la plus occidentale de la mer de Weddell (barrière de Ronne). La partie du continent délimitée par les monts Transantarctiques et qui fait face aux océans Atlantique et Indien est appelée Antarctique oriental. Elle forme un plateau d'environ 10 millions de kilomètres carrés, recouvert d'une importante couche de glace : celle-ci atteint ainsi une altitude maximale de à proximité du centre de ce plateau, alors que le soubassement rocheux ne dépasse guère les . L'autre partie du continent est appelée Antarctique occidental ; elle comprend la terre Marie Byrd, la terre d’Ellsworth et la péninsule Antarctique, dont la partie la plus large est la terre de Palmer, alors que son étroite extrémité nord constitue la terre de Graham. C'est dans la péninsule Antarctique que se trouvent la plupart des zones non glacées du continent, où affleure la roche. Cette péninsule est environnée de nombreuses îles, dont la plus grande île de l'Antarctique, l’île Alexandre-I , qui borde à l'ouest la terre de Palmer ; reliée au continent par une étendue glacée (le détroit de George-V), cette île fut appelée terre Alexandre-I jusqu'à la mise en évidence de son insularité. L'inlandsis, qui recouvre la majeure partie des terres, s'étend localement sur la mer en barrières de glace permanentes, comme les barrières de Ronne et de Filchner sur la mer de Weddell (à l'est de la péninsule Antarctique), ou la barrière de Ross sur la mer de Ross ; ces barrières de glace flottante se confondent presque avec la partie continentale glacée sur l'image de gauche (ci-dessus), mais ressortent en bleu-vert sur l'image de droite. Le volume des glaces qui recouvre le continent Antarctique approche les , ce qui correspond à une épaisseur moyenne de l'inlandsis supérieure à . L’altitude moyenne calculée au-dessus du niveau de la glace étant voisine de , l’altitude moyenne du continent (le soubassement rocheux) ne dépasse donc pas quelques centaines de mètres, ceci même sans comptabiliser les régions « continentales » dont l’altitude est inférieure au niveau de la mer (comme la fosse subglaciale de Bentley, en Antarctique orientale, dont le point le plus bas se trouve à en-dessous du niveau de la mer). L’Antarctique comporte également de nombreuses étendues d’eau subglaciaires, dont la plus grande est le lac Vostok, avec une superficie de . Les forages dans cette région ont permis de mesurer l'épaisseur de la calotte de glace qui est de François Michel, Roches et paysages, reflets de l’histoire de la Terre, Paris, Belin, Orléans, brgm éditions, 2005, , p.153.

Climat

Précipitations en mm d'eau/an Le continent Antarctique détient le record de la température la plus basse du monde, avec -89, 2 °C à la base antarctique Vostok (base russe installée en 1957) :
- pendant l'hiver austral, la température peut atteindre -70 °C dans les terres et -35 °C sur les côtes ;
- en été, la température varie entre -35 °C dans les terres et 5 °C sur les côtes. L'inlandsis qui recouvre la quasi totalité de la superficie du continent, atteint plus de 4500 m d'épaisseur par endroits ; elle constitue 90 % de l'eau douce du globe. Malgré toute la neige et la glace qui recouvre l'Antarctique, une partie importante du continent, dont les précipitations annuelles sont inférieures à 50 mm, peut être assimilée à un désert. En tant que zone géographique au climat polaire, l'Antarctique est ainsi peu propice à la vie et aux activités humaines.

Géologie

Flore et faune

Manchots empereur L'Antarctique est l'une des huit écozones ou régions biogéographiques terrestres. L’océan Antarctique contient une biomasse importante grâce à des eaux très riches en nutriments et en oxygène. Une véritable frontière de brume le sépare des autres océans quand la température passe en quelques kilomètres de 6 à 16 °C en moyenne. La faune marine, très poissonneuse, comprend également :
- cachalots
- calamars
- dauphins
- orques
- rorquals
- et surtout le krill, constitué de petits crustacés, qui est la nourriture de base des baleines, manchots, phoques. Les côtes et les îles renferment de nombreux oiseaux :
- albatros
- cormorans
- fulmars
- manchots
- pétrels Enfin, plusieurs espèces de phoques peuplent le littoral. En revanche, il n'y a que très peu d'animaux au milieu des terres continentales, et ceux-ci restent proches d'organismes microscopiques. Le climat de la Région antarctique ne permet pas une végétation dense. En effet, les températures glaciales, la pauvre qualité du sol, le manque d'humidité et de luminosité empêchent les plantes de se développer. La flore antarctique se limite principalement à quelques mousses et hépathiques.

Activité économique

L
'Hanseatic (navire de croisière) dans la baie du Paradis Certains états maintiennent une présence humaine permanente ou semi-permanente, dans des bases à vocation essentiellement scientifique. Ces bases sont ravitaillées par la mer pendant l'été polaire, lorsque le retrait ou la diminution de l'épaisseur de la banquise permet aux navires de s'approcher suffisamment des côtes. Des expéditions scientifiques sont notamment envoyées dans le cadre du programme ANSMET pour la recherche et la récolte de météorites, disponibles en quantité sur le continent. La beauté des paysages et la richesse de la faune favorisent une certaine activité touristique. Un tourisme d'échelle réduite existe depuis 1957. Il est régulé en grande partie par l'IAATO (Association Internationale des Tour Operators d'Antarctique). Selon cette organisation, environ 27 950 touristes ont visité l'Antarctique pendant la saison estivale 2004-2005, et ce nombre pourrait croître jusqu'à 80 000 par an d'ici 2010.Association Internationale des Tour Operators d'Antarctique Des gisements de charbon, d'hydrocarbure, de nickel ou d'or ont été découverts, mais pas en quantités suffisantes pour permettre une exploitation rentable, et le Protocole de Madrid de 1991 limite par ailleurs une éventuelle exploitation des ressources naturelles de l'Antarctique.

Politique

Drapeau proposé pour l'Antarctique drapeau du territoire britannique Le continent antarctique fait actuellement l'objet d'un régime juridique défini par le Traité sur l'Antarctique de 1959. Ce traité reconnaît le continent comme une terre propice à la recherche scientifique, et dans ce cadre, à la coopération internationale. Le Traité sur l'Antarctique établit également un "gel" des prétentions territoriales. En effet, en raison de la proximité géographique de leur métropole ou par intérêt géostratégique ou économique (au vu des probables ressources naturelles que comporte son sous-sol), des États ont revendiqué des portions du continent. La plupart des portions sont des sortes de tranches partant du pôle Sud, allant jusqu'à l'océan, et dont les bords sont des méridiens. Dans certains cas, ces secteurs sont même revendiqués par plusieurs États (la péninsule Antarctique est ainsi revendiquée par l'Argentine, le Chili et le Royaume-Uni). Le Traité sur l'Antarctique organise un "gel" des prétentions territoriales ainsi émises. Cela signifie que la France, par exemple, peut continuer à affirmer que la Terre Adélie relève du droit français alors que d'autres États, au contraire, pourront considérer que l'Antarctique est un espace international.

Recherche

2007. Selon Mark Meier de l'Université du Colorado (Boulder, États-Unis), la fonte des glaces du Groenland et de l'Antarctique ne contribueraient qu'à hauteurs respectives de 28% et 12% à l'élévation du niveau des mers. Les petits ruisseaux formant les grandes rivières, ce serait plutôt les petits glaciers du monde, qui, fondant désormais à une vitesse accélérée, contribueraient à des apports excédentaires de 417 milliards de mètres cubes en eau par an, et devraient rester les plus gros contributeurs jusqu'à la fin du siècle. Alors le niveau marin se sera élevé de 10 à 25 cm.

Fiction

-
La Nuit des temps, de René Barjavel, où les Expéditions polaires françaises découvrent deux cryonautes humains appartenant à une civilisation vieille de 900 000 ans, surprise par le basculement soudain de l’axe terrestre.
-
Antarctica, surnommée Mars la blanche, un roman par Kim Stanley Robinson.
-
White, de Marie Darrieussecq.
-
Les Sarcophages du 6e continent, tomes 1 et 2, une bande dessinée de Blake et Mortimer par Yves Sente et André Juillard.
-
Les Montagnes hallucinées, (At the Mountains of Madness, 1931), une nouvelle de Howard Phillips Lovecraft dans laquelle une expédition scientifique découvre une cité perdue au milieu de l'Antarctique.
-
Les aventures d'Arthur Gordon Pym, d'Edgar Poe, et sa suite Le Sphinx des glaces, par Jules Verne.
- Dans la série télévisée Stargate SG1, une arme créée par les Anciens est cachée près de la base scientifique américaine de McMurdo.
- Est évoqué comme base extraterrestre dans The X Files, le film.
- Dans la série "La Compagnie des Glaces" de G.J Arnaud, continent choisi par le Peuple du Froid "les Roux"..
-
The Thing'', de John Carpenter (1982) où une expédition scientifique est contaminée par un virus d' origine extraterrestre

Références

Voir aussi

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Sujets connexes
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