Dépendance à la pornographie

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La dépendance à la pornographie serait un trouble psychologique entraînant un besoin plus ou moins important d'assister à des scènes pornographiques. Ce trouble toucherait majoritairement les hommes. Le conditionnel s'impose car son existence en tant que pathologie autonome n'est pas reconnue par la psychiatrie officielle, qui n'en fait qu'un symptôme parmi d'autres dans certains troubles de la personnalité, et uniquement dans des formes importantes entrainant une pert
Dépendance à la pornographie

La dépendance à la pornographie serait un trouble psychologique entraînant un besoin plus ou moins important d'assister à des scènes pornographiques. Ce trouble toucherait majoritairement les hommes. Le conditionnel s'impose car son existence en tant que pathologie autonome n'est pas reconnue par la psychiatrie officielle, qui n'en fait qu'un symptôme parmi d'autres dans certains troubles de la personnalité, et uniquement dans des formes importantes entrainant une perturbation de la vie courante. Ainsi en psychiatrie classique la pornographie ne crée pas une addiction et n'est pas dangereuse en elle-même, contrairement à l'alcool ou à la drogue, mais son recours s'impose comme nécessité à certaines personnes de par leurs troubles. A contrario les sexologues trouvent aussi des effets bénéfiques à la pornographie. Les tenants de l'existence de la dépendance à la pornographie (d'origine nord américaine, et qui ont voulu créer aussi une pathologie plus globale de sex addiction) en donnent la description suivante:

Symptômes

Une personne atteinte de dépendance à la pornographie chercherait d'abord à satisfaire un besoin sexuel obsédant par tous les biais possibles, du moment qu'elle arrive à l'orgasme. S'ensuivrait alors une forme de sentiment de culpabilité, la personne se promettant de ne plus s'abaisser à ce genre de pratique, jusqu'à ce que la tentation reprenne le dessus. La dépendance à la pornographie est un cercle vicieux. D'après no-porn.com http://www.no-porn.com, les symptômes peuvent être les suivants :
-Recherche permanente de nouvelles images pornographiques (films, photos…)
-Difficultés régulières à se concentrer sur autre chose que des séquences pornographiques
-Sentiment de culpabilité vis-à-vis de ses pensées ou recherches
-Préférence de la masturbation à l'acte sexuel D'après le site Orrozhttp://www.orroz.net il existe un réel danger d'accoutumance aux images véhiculées par Internet. Cette dépendance sexuelle est comparable à celle de l'alcool ou des drogues dures et nécessite parfois un sevrage. Nota bene : aucun de ses sites n'étaye ses assertions par des références scientifiques solides.

Conséquences

Cette dépendance peut provoquer une dénaturation des relations sexuelles, la personne atteinte cherchant à recréer, avec son ou sa partenaire, un schéma pornographique ou préfère le plus souvent cacher ce plaisir solitaire à son conjoint. Pour les cas les plus critiques cette dépendance peut entrainer une dégradation notable des relations sociales, séparation des proches, isolement. Elle nécessite dans ce cas des soins psychologiques sérieux. Depuis la facilité d'accès à l'Internet et aux pages aux contenus pornographiques qui devient facile et rapide, ce genre de trouble a tendance à toucher de plus en plus de personnes. Récemment une équipe de chercheurs américains ont entamé une expérience de plusieurs moishttp://www.courrierinternational.com/article.asp?obj_id=65145 d’imagerie par résonance magnétique fonctionnelle (IRMf), afin de mettre en évidence sur le cerveau les effets des images pornographiques, sans qu'il soit permis de conclure sur de possibles effets cliniques. Judith Reisman, auteure de The Psychopharmacology of Pictorial Pornography (éditeur ?) qualifie la pornographie visuelle d’“érotoxine” : “La pornographie agit sur le cerveau comme une drogue – c’est une drogue.” Regarder des films X déclenche une poussée d’adrénaline qui est ressentie dans le ventre et dans les organes génitaux, ainsi qu’une sécrétion de testostérone, d’ocytocine, de dopamine et de sérotonine, précise-t-elle. C’est un véritable cocktail de drogues. La pornographie est un excitant extrêmement puissant, qui provoque flash et euphorie. Ce n’est pas un excitant sexuel, mais un excitant mêlant peur, sexe, honte et colère.” Cette thèse est à ce jour très discutée, voir discutable, en ce qu'elle ne repose sur aucun protocole scientifique démontrable (au sens expérimental). Il est manifeste qu'une telle thèse favorise les positions néoféministes "antiporn" de certains groupuscules, notamment américains mais aussi européens et permet les amalgames entre "adeptes de la masturbation par l'usage de matériaux dits pornographiques" et "pervers, malades, voire pédophiles" dans certains médias et/ou esprits peu raisonnables.

Notes et références

Voir aussi

- Addiction
- Dépendance
- Hypersexualité Catégorie:Trouble sexuel et trouble de l'identité sexuelle Pornographie, Dépendance à la Catégorie:Pornographie de:Pornografiesucht en:Pornography addiction it:Dipendenza sessuale
Sujets connexes
Addiction   Cercle vicieux   Hypersexualité   Internet   Masturbation   Pornographie  
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