Démographie de la France

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D'après une enquête statistique régulière de l'INSEE, la France comptait 63, 392 millions d'habitants au 1 janvier 2007, soit 61, 538 millions pour la France métropolitaine et le reste dans les DOM. Sa population atteint 64, 1 millions avec les 710 000 personnes résidant dans les TOM et les COM (ou collectivités d'outre-mer). En outre, selon le MAE, il y a deux millions de Français à l'étranger.
Démographie de la France

D'après une enquête statistique régulière de l'INSEE, la France comptait 63, 392 millions d'habitants au 1 janvier 2007, soit 61, 538 millions pour la France métropolitaine et le reste dans les DOM. Sa population atteint 64, 1 millions avec les 710 000 personnes résidant dans les TOM et les COM (ou collectivités d'outre-mer). En outre, selon le MAE, il y a deux millions de Français à l'étranger.

Données brutes

Pyramide des âges de la France en 2005 La France, DOM compris, compte 63 392 000 habitants (au 2007 d'après l'INSEE). Structure par âge au 2006 (INSEE): :Moins de 20 ans : 25, 1% de la population française (DOM-TOM inclus) :20 à 64 ans : 58, 7% :Plus de 65 ans : 16, 2% Densité : 112 hab./km² (France Métropolitaine seulement) Espérance de vie des hommes : 76, 8 ans en 2005; 77, 1 en 2006. Espérance de vie des femmes : 83, 8 ans en 2005; 84, 0 en 2006.En 2004, l'espérance de vie homme-femme passe la barre des 80 ans. Taux de croissance naturelle de la population (natalité moins mortalité): 0, 35% (en 2003) La France a gagné 1, 7 million d'habitants entre 1999 et 2004, soit une croissance moyenne de 0, 58% par an sur cette période. Pour 2006, l'accroissement est estimé à 393 000 habitants. Taux brut de natalité : 13, 1 ‰ (en 2006), 830 900 naissances en 2006. Taux brut de mortalité : 8, 7 ‰ (en 2006), 531 100 décès en 2006. Taux de mortalité infantile (enfants de moins d'un an) : 3, 8 ‰ (en 2005) Indice conjoncturel de fécondité (y compris les DOM) : 1, 89 enfants/femme (en 2001) ; 1, 86 enfant par femme pour la période 1999-2003, selon l'INSEE. Il est estimé à 1, 916 en 2004, à 1, 943 en 2005 et à 2, 005 en 2006. En 2005, c'était le troisième chiffre en Europe après l'Islande (2, 05) et l'Irlande (1, 99) . 47, 4% des naissances ont lieu hors mariage. L'excédent naturel étant de 299 800 en 2006, la France assure une grande partie du renouvellement des générations en Europe (216 000 en Europe en 2003) Taux brut de migration : 0, 64 ‰ (en 2001) Solde migratoire : environ 410 000 personnes (1999-2004), soit environ 82 000 par an Nombre d'entrées d'immigrés légaux : 173 000, dont 136 400 hors Union européenne (en 2003, source : Observatoire de l'immigration et de l'intégration) Ratio Hommes/femmes : En , la France comptait 31 385 000 femmes pour 29 659 000 hommes.

Les régions

La population des régions début 2006

Voici la répartition de la population française par région, en date du premier janvier 2006, et sa comparaison avec les données correspondantes de janvier 2005. À noter que toutes les données ont été révisées dans le courant de l'année 2006, et présentent quelques différences (à la hausse) avec les chiffres publiés précédemment. Les chiffres sont exprimés en milliers. On remarque qu'avec une progression de 92 000 habitants, la population de l'Île-de-France, soumise ces dernières années à un important solde migratoire négatif, reprend des couleurs. Il en va de même du Nord-Pas-de-Calais et de la Picardie. La région Champagne-Ardenne présente enfin un petit solde positif. Au sud, la croissance importante de l'Aquitaine, de la région Midi-Pyrénées et du Languedoc-Roussillon, s'est quelque peu atténuée cette année, tout en restant toujours assez vive . La région Rhône-Alpes a quant à elle franchi la barre des 6 millions d'habitants sans coup férir, tandis que les Pays de la Loire, le Poitou-Charentes et la Bretagne sont toujours aussi dynamiques. Enfin le Limousin, menacé il y a peu d'effondrement démographique suite à la dénatalité, confirme ses relativement bonnes prestations des cinq années précédentes, grâce à une immigration assez appréciable. Source :

Croissance démographique par région

Croissance démographique annuelle moyenne des régions françaises, entre 1999 et 2005, d'après l'enquête de l'INSEE rendue publique en janvier 2006 :

Villes, agglomérations et aires urbaines

Les 51 principales aires urbaines françaises (en 1999) Carte des principales agglomérations en France
- Paris : 11 174 743
- Lyon : 1 648 216
- Marseille : 1 516 340
- Lille : 1 143 1251
- Toulouse : 964 797
- Nice : 933 080
- Bordeaux : 925 253
- Nantes : 711 120
- Strasbourg : 612 104
- Toulon : 564 823
- Lens : 550 682
- Rennes : 521 188
- Rouen : 518 316
- Grenoble : 514 559
- Montpellier : 459 916
- Metz : 429 588
- Nancy : 410 508
- Clermont-Ferrand : 409 558
- Valenciennes : 399 667
- Tours : 376 374
- Caen : 370 851
- Orléans : 355 811
- Angers : 332 624
- Dijon : 326 631
- Saint-Étienne : 321 703
- Brest : 303 484
- Le Havre : 296 159
- Le Mans : 293 159
- Reims : 291 735
- Avignon : 290 486
- Mulhouse : 271 024
- Amiens : 270 870
- Béthune : 268 439
- Dunkerque : 265 974
- Perpignan : 249 016
- Limoges : 247 944
- Besançon : 222 381
- Nîmes : 221 455
- Pau : 216 830
- Bayonne : 213 969
- Genève-Annemasse (partie française) (212 248 h.)2
- Poitiers : 209 216
- Annecy : 189 674
- Lorient : 186 144
- Montbéliard : 180 064
- Troyes : 172 497
- Saint-Nazaire : 172 379
- La Rochelle : 171 214
- Valence : 167 155
- Thionville : 156 433
- Angoulême : 153 781 1 L'aire urbaine de Lille déborde des frontières nationales, incluant notamment Courtrai, Mouscron et Menin en Belgique, soit un total de 1 727 525 habitants (source: INSEE 1999). 2 L'agglomération transfrontalière Genève-Annemasse est estimée en 2002 à 737 000 habitants répartis dans les Cantons suisses de Genève et de Vaud, ainsi que dans les départements de l'Ain et de la Haute-Savoie (source: Observatoire statistique transfrontalier, 2004).

Au cours de l'Histoire

Préhistoire

Les premiers hominidés sont attestés dans le sud de la France il y a plus de 500.000 ans, ils donneront naissance à l'homme de Néandertal. Il y a 40.000 ans l’homme de Cro-Magnon arrive d'Afrique via le Proche-Orient et l'Europe de l'Est. La population reste longtemps stabilisée à quelques milliers d'habitants. Elle augmente brusquement avec la diffusion de l'agriculture, pour atteindre le million d'habitants au début du IIIe millénaire av. J.-C.. Les premiers Celtes atteignent la France vers -700, apportant avec eux la civilisation indo-européenne. Il y a environ 6 millions d'habitants au début de la conquête romaine en -200. À partir du , les invasions germaniques conduiront de nombreux peuples à s'installer sur le territoire: Alamans en Alsace, Wisigoths en Aquitaine, Burgondes en Bourgogne, Francs en Île-de-France, Ostrogoths en Provence, Vandales en Corse…

Époque médiévale

On estime que vers la fin de l'Empire romain, la population gallo-romaine était d'environ 12, 2 millions d'habitants. Entre le et le , elle subit une forte diminution, puisque à l'époque de Charlemagne, vers l'an 800 elle est estimée à 8, 8 millions. À cette même époque les Celtes chassés d'Angleterre par les Saxons s'installent en Bretagne. La première occupation berbère, commencée en 715 par la prise de Narbonne, est repoussée en 759. En cinquante ans, entre 800 et 850, la chute est vertigineuse, puisqu'on estime qu'au milieu du , sous le règne de Charles le Chauve, elle atteint à peine 5 millions d'habitants. En 838 les Sarrasins débarquent à Marseille, il s'installeront de façon, permanente de 887 jusqu'en 973. À la même époque, les Vikings prennent pied à l'autre bout de la France. De nombreux scandinaves se fixent alors en Normandie. Le déclin est stoppé au , et au début du , vers 1200, la population française retrouve à peu près les chiffres qu'elle avait atteint 800 ans plus tôt, à la fin de l'Empire romain. Un peu plus d'un siècle plus tard, en 1320, à la fin de la dynastie des Capétiens directs, sous le règne de Charles IV le Bel, la France compte environ 24 000 paroisses (1 paroisse = environ 800 habitants) et atteint pour la première fois le chiffre de 20 millions d'habitants, sur un territoire de 320 000 km² (soit une densité de 62, 5 h/km²). Au milieu du , après la Grande Peste, au début du règne de Jean II le Bon, on évalue la population française entre 16 et 18 millions d'habitants sur 400 000 km², soit une densité de seulement 45 h/km². Le domaine royal couvre 300 000 km², les grands fiefs environ 100 000 km². La Provence est partagée en 23 vigueries/baillies. Une baillie fait environ seize localités. Elle fait 31 400 km². Sa population est de 375 000 habitants (80 000 feux), soit une densité d'à peine 12 h/km². L'armée compte 25 000 hommes (1, 25% de la population). Entre 1357 et 1453, à la fin de la Guerre de Cent Ans, la population française reste stable autour de 16, 6 millions d'habitants. Ce déficit démographique va attirer en France une main d'œuvre venue des pays voisins : Écosse, Pays-Bas, Italie, Allemagne et Espagne principalement. Le chiffre de 20 millions d'habitants n'est à nouveau atteint qu'après la fin du Moyen Âge, au début du , sur un territoire agrandi, donc avec une densité de population de seulement 34 h/km². Alors que 300.000 huguenots sont chassés du territoire, environ 50.000 jacobites irlandais, et quelques milliers de catholiques Anglais ou Écossais se réfugient dans les ports français.

Époque moderne

Jusqu'en 1795, la France métropolitaine était le pays le plus peuplé d'Europe, devant même la Russie. La France comptait alors la troisième population au monde derrière la Chine et l'Inde. Entre 1795 et 1866, la France métropolitaine était le pays comptant la deuxième plus importante population en Europe, derrière la Russie, et la quatrième mondiale derrière la Chine, l'Inde, et la Russie Entre 1866 et 1911, la France métropolitaine était le pays comptant la troisième plus importante population en Europe, derrière la Russie et l'Allemagne. Elle devient alors un pays d'immigrations d'abord pour les Belges puis pour les Italiens. Entre 1911 et 1931, la France métropolitaine était le pays comptant la quatrième plus importante population en Europe, derrière la Russie, l'Allemagne et la Grande-Bretagne. Elle a continué à connaître une importante immigration au cours du . Dans les années 1930 est arrivée une première vague venant d'Italie et de Pologne. Puis après la Seconde Guerre mondiale, de nombreux Espagnols et Portugais ont fui les dictatures de leur pays. À partir du début des années 1960, ce sont des migrants venant du Maghreb puis d'Afrique noire, plus récemment de Turquie et d'Asie. Le rapatriement des Pieds-Noirs aura également une grande influence sur la démographie française. Entre 1931 et 1991, la France métropolitaine était le pays comptant la cinquième plus importante population en Europe, derrière la Russie, l'Allemagne la Grande-Bretagne et l'Italie. On comptait à la mi-2004 3.510.000 étrangers, chiffre assez stable sur les dernières décennies. Entre 1991 et 2000, la France métropolitaine était le pays comptant la quatrième plus importante population en Europe, derrière la Russie, l'Allemagne et la Grande-Bretagne. Depuis 2000, la France métropolitaine est le pays comptant la troisième plus importante population en Europe, derrière la Russie et l'Allemagne.

Comparaison France-Allemagne

Depuis 2000, on enregistre plus de naissances en France qu'en Allemagne grâce à une plus forte fécondité des femmes françaises. En 2005 la fécondité était de 1, 94 enfant par femme, contre 1, 36 en Allemagne. La fécondité des femmes immigrées, surtout celles provenant des anciennes colonies d'Afrique et de Turquie, est supérieure à celle des femmes françaises de souche mais, quoique contribuant à élever quelque peu la moyenne, elle n'est absolument pas responsable de l'importante différence de fécondité entre les deux pays. L'Allemagne dont la population immigrée est nettement plus importante qu'en France a elle aussi une grosse communauté immigrée à fécondité plus élevée que celle de la population de souche (plus d'un million et demi d'immigrés d'origine turque par exemple). D'après l'INSEE, en 1999, la fécondité des femmes françaises était de 1, 7 enfant par femme, celle des immigrées maghrébines de 2, 8 enfants, mais il n'y avait que 2, 2 millions d'immigrés du tiers-monde et de Turquie (hommes et femmes confondus) en France sur une population de plus ou moins 58, 5 millions, ce qui atténue d'autant l'impact de l'immigration "afro-asiatique" sur la fécondité en France. Il est intéressant de souligner qu'actuellement, les départements ayant le taux de fécondité le plus élevé en France sont, après la Seine-Saint-Denis particulièrement bien pourvue en immigrés, la Mayenne et les Côtes-d'Armor, tous deux situés dans des régions à population immigrée africaine particulièrement faible . Voici une comparaison des naissances Allemagne/France depuis 1970, ainsi que deux années de l'époque du baby-boom européen : 1959 et 1964 (uniquement France métropolitaine sans les DOM). Ainsi en 1964, l'Allemagne avait près de 480.000 naissances de plus que la France, mais en 2006, la France avait nettement dépassé l'Allemagne. Notons en plus qu'au début du , les femmes allemandes mettaient au monde près de deux millions d'enfants, tandis que les françaises se contentaient de plus ou moins 900 mille. Ce qui prouve qu'il s'agit là d'un mouvement qui s'inscrit dans la durée. Sources :
- Statistisches Bundesamt Deutschland .
- INSEE .
- INED .
- Alfred Sauvy - L'Europe submergée (Bordas 1987) - ISBN 2-04-016472-3
- INSEE .

Comparaison France - Russie

En Europe, seule la Russie reste devant la France en nombre de naissances (bien qu'ayant une population qui diminue). Pourtant, en extrapolant les tendances de ces quinze dernières années, et compte tenu de la fécondité extrêmement faible constatée en Russie ainsi que de la persistance prévue d'un courant migratoire vers la France, il n'est pas exclu que le nombre de naissances françaises dépasse celui de la Russie avant 2050, plaçant ainsi la France en tête en Europe. Ceci n'est nullement une certitude, mais une hypothèse réaliste basée sur l'extrapolation des données récentes.

Évolution de la population française

Evolution de la population française sur le long terme FAO, 2005). Population en milliers d'habitants. Carte des densités par département Sources :
- Compilation de données INSEE, INED, et Jacques Dupaquier, Histoire de la population française, Paris, PUF, 1988. Les données datant d'avant les premiers recensements napoléoniens sont des estimations qui prêtent à débats.
- INSEE : et .

La nuptialité

Tendances récentes

Ces dernières années l'indicateur conjoncturel de primo-nuptialité (ou somme des premiers mariages réduits) a évolué comme suit pour chaque sexe ( les taux représentent le nombre de premiers mariages pour 10 000 personnes) : En d'autres termes, si la tendance de 2003 se maintient indéfiniment, seuls 54, 53 % des hommes (taux de 2003) contracteraient mariage un jour ou encore 45, 47 % d'entre eux ne se mariant jamais resteraient ainsi célibataires, et l'âge moyen au premier mariage sera de 30, 6 ans. Quant aux femmes, seules 56, 59 % d'entre elles se marieraient un jour.

Les mariages suivant les nationalités

Si le nombre de mariages semble s'être stabilisé ces dernières années on constate un accroissement important parmi ceux-ci d'unions entre français(es) et étrangers(ères). Source : INSEE . Après un maximum en l'an 2000, une nette baisse des mariages s'est profilée. Mais celle-ci n'affecte que les couples dont les deux conjoints sont Français. En 2005, cette catégorie perd ainsi 31 362 unions sur les 256 500 de trois ans auparavant, soit une perte de plus ou moins 12 %. Mais il en va tout autrement des mariages entre étrangers et des mariages mixtes. Ce sont ces derniers d'autre part qui progressent le plus depuis l'année 1997. Ainsi les unions dont l'épouse est étrangère passent de 16 000 à 27 000, soit un accroissement de 70 % en huit ans, ce qui est remarquable. Certes tous ces mariages ne sont pas des premiers mariages entre jeunes époux, mais un bond aussi étonnant souligne l'importance du regroupement familial et de l'ensemble de la migration de conjoints ayant eu lieu ces dernières années. En effet, bien des jeunes gens et jeunes filles ont émigré en France avant leur majorité et se retrouvent actuellement nubiles et prêts à procréer. Ce phénomène est étroitement lié à la hausse des naissances de mères étrangères (et surtout afro-asiatiques ) observée durant la même période, et dont il est le moteur principal (voir plus loin : chapître sur la natalité). Les jeunes filles maghrébines ou turques par exemple, venues nombreuses en France dans les dernières années, se sont unies à un conjoint immigré maghrébin et étranger comme elles, ou souvent à un époux de nationalité française mais de même origine qu'elles. En 1995 déjà, la démographe française Michèle Tribalat notait que les unions mixtes sont loin d'être exceptionnelles chez les jeunes des familles originaires d'Algérie ou du Maroc et progressent avec la génération née en France : la moitié des garçons et le quart des filles d'origine algérienne vivent avec un conjoint français, né de deux parents nés en France . Depuis lors ce phénomène s'est encore accentué. Ces mêmes observations peuvent être faites pour d'autres communautés immigrées de France, telles les Turcs, les Portugais, les Tunisiens, les Vietnamiens, les autres Africains, etc. Il est logique qu'une partie des mariages mixtes où seul le conjoint masculin est étranger, et aussi des mariages où les deux conjoints sont français, soient conclus par des jeunes issus de l'immigration, mais ont été masqués par les naturalisations. Il en va de même des naissances issues de ces mariages. Et donc une partie de l'impact de l'immigration sur le chiffre des naissances est également comprise dans la rubrique « naissances de mère française ». Mais il y a plus : une analyse fine de l'immigration des conjoint(e)s, fait apparaitre une forte hausse depuis la fin du de l'immigration de conjoints de Français qui s'unissent à un(e) Français(e) sans antécédents migratoires récents. Et ceci autant pour les conjoints migrants masculins que féminins (voir plus loin dans le chapitre concernant la natalité : la natalité des couples français, étrangers et mixtes). Au total il semble évident qu'un vaste phénomène de mélange des diverses communautés française et étrangères est en cours en ce moment. On perçoit ici combien les statistiques basées exclusivement sur la nationalité de la mère sont incomplètes et combien plus proches de la réalité sont les statistiques néerlandaises, basées elles sur la notion d'allochtone qui prend en considération également l'origine du père pour dénombrer et classifier les immigrés de la deuxième génération. (Voir l'article démographie des Pays-Bas) Notons enfin que l'évolution récente des mariages en France, caractérisée par une baisse des mariages entre Français et une hausse des mariages dont l'épouse est étrangère, implique une poursuite, au delà de l'année 2003, de la hausse des naissances de mère étrangère constatée de 1997 à 2003, et ce malgré les nombreuses naturalisations contribuant à masquer partiellement le phénomène, ce qui est confirmé par les dernières données (95 500 naissances de mère étrangère en 2006 contre 87 650 en 2003).

Les mariages mixtes de Français en France et à l'étranger

Ainsi donc ces dernières années (2002-2005), environ 275.000 mariages ont été célébrés en France, dont 8.000 mariages entre étrangers et plus ou moins 45.000 mariages mixtes . Mais les mariages mixtes ne sont pas célébrés qu'en France. Il apparaît que plus de 45.000 mariages mixtes supplémentaires sont célébrés à l'étranger, la quasi-totalité entre un ressortissant français et un ressortissant étranger, et transcrits sur les registres de l'état civil français. De ce fait, près de 90.000 mariages sur 320.000, soit plus d'un mariage sur quatre, du moins pour ceux qui sont enregistrés en France, sont des mariages mixtes, et près de 100.000 soit 30 % concernent les étrangers. C'est un chiffre énorme. De ce fait aussi, la moitié des titres de séjour est délivrée à des ressortissants étrangers de conjoints français (surtout l'autorisation dite Vie privée et familiale). Également, 36.000 acquisitions de la nationalité française ont été prononcées au titre du mariage en 2005, 95 % des demandes étant couronnées de succès. Entre 1999 et 2004, la progression de leur nombre a été de 34 %. D'après le journal "Le Monde" du 12 octobre 2007, la progression en dix ans des mariages de Français au Maghreb et en Turquie a crû de 731 %. À titre d'exemple, en 1994, 1 129 ressortissants algériens seulement avaient épousé un Français. En 2005, ils étaient déjà 12 457, c'est-à-dire onze fois plus ( ).

La natalité

Répartition par nationalité de la mère

Le tableau suivant reprend la ventilation des naissances ayant eu lieu en France, d'après la nationalité de la mère. À titre d'exemple la première colonne, intitulée "France" signifie "naissances de mère française". Les chiffres concernent les naissances de la seule France métropolitaine, à l'exclusion des DOM . Note : la catégorie "Autres UE-15" (autres nationalité de l'Europe de 15) comprend les nationalités allemande, autrichienne, belge, britannique, danoise, finlandaise, grecque, néerlandaise, irlandaise, luxembourgeoise et suédoise. Source : Les données postérieures ne sont pas encore disponibles. Néanmoins, début 2007, l'INSEE publiait un pourcentage de 12 % de naissances de mères étrangères en 2006, en léger retrait par rapport aux 12, 4 % de l'année 2005. On peut donc estimer le nombre de naissances de mère étrangère lors de ces deux années à :
-2005 : 96 000
-2006 : 95 600 L'analyse de ces chiffres est riche d'enseignements. Malgré toutes les mesures légales élaborées depuis 15 ans par les divers gouvernements pour faire obstacle à l'immigration des ressortissants du tiers-monde, et malgré la naturalisation progressive de larges couches d'immigrées et d'immigrés, la natalité de mères africaines et asiatiques ne décroît nullement, bien au contraire. C'est ce qui ressort du tableau suivant ou les nationalités étrangères ont été regroupées par région du monde. L'année 1997 a été choisie comme base de départ, étant donné qu'elle correspond au dernier trou d'air de la natalité en France, tant pour les femmes de nationalité française que pour les étrangères. On constate que plus de la moitié de l'accroissement des naissances observé de 1997 à 2004 est le fait de mères étrangères. Et ceci est assez surprenant dans la mesure ou le nombre d'étrangers en France n'a guère augmenté durant la période (plus ou moins 220 000 sur 3 300 000 étrangers supplémentaires, soit 7 %). Ainsi les naissances des mères françaises ne progressent que de 2, 75 %, alors que celles des mères étrangères progressent de près de 33 %. Les Maghrébines et les Asiatiques ont eu 30 % de bébés supplémentaires (en 7 ans), tandis que les "autres Africaines" (essentiellement issues des anciennes colonies d'Afrique noire et malgache et de Mauritanie) font un bond impressionnant de plus de 70 %. Il semble que ce soit en grande partie le résultat de la migration familiale surtout féminine effectuée massivement parmi les Africains ces dernières années. Quant à la catégorie appelée "Autres pays", elle comprend les naissances au sein des communautés sud et nord-américaines, océaniennes et surtout des anciens pays de l'Est dont une douzaine ont été incorporés depuis lors dans l'Union européenne dite des 27. Le nombre des jeunes ressortissantes de ces derniers pays ayant fait un grand bond depuis 1997, il n'est pas étonnant que le nombre des naissances ait fait de même. Mais, à l'inverse des naissances afro-asiatiques, il ne s'agit que d'une part assez réduite de la natalité en France. Quant à la progression peu importante des naissances dues aux mères de nationalité française, elle masque en fait une hausse régulière et appréciable de la fécondité de ces dernières. En effet l'arrivée en âge de procréation des classes "creuses" des années 1970 et du début des années 1980, et la baisse subséquente du nombre de jeunes mères potentielles, aurait du donner une baisse assez importante des naissances de mère française sur la période en question. S'il n'en a rien été, c'est en partie parce que ces classes creuses ont été étoffées par un nombre assez important de naturalisations d'étrangères, mais aussi parce qu'une hausse générale de la fécondité a eu lieu. Il importe cependant de garder à l'esprit que malgré cette hausse récente, la fécondité des femmes françaises reste nettement insuffisante pour assurer la simple reproduction des générations et que tant que l'on n'aura pas atteint une fécondité de 2, 07 enfants par femme, la population "d'origine française" est appelée à diminuer inexorablement (à l'instar de tous les pays d'Europe ainsi que des "blancs" d'Amérique du Nord). Voici les plus récentes évaluations de la fécondité des femmes en France métropolitaine de 1982 à 2005 qui nous permettent de chiffrer la situation . Dernière constatation importante, le nombre absolu des naissances de mère française en 2004, n'a pas progressé depuis les années d'entre deux guerres, et la progression des années 1950-1960, dites du baby-boom, a été en fait totalement reperdue au cours des décennies suivantes. Ainsi on peut voir que la dénatalité a touché tous les pays d'Europe, y compris la France. Le surplus de naissances constatées en France par rapport aux années 1935-45, est dû exclusivement à l'immigration (compte tenu des nombreuses naturalisations ayant eu lieu depuis lors). Pour être complet il faut souligner que si la natalité de la population française "de souche" se retrouve au niveau des années 1930, ce phénomène touche d'avantage les autres populations autochtones des pays d'Europe de l'Ouest. Pour la Grande-Bretagne, c'est une chute au niveau des années 1830, pour l'Espagne au niveau de la fin du , pour l'Italie, à la fin du ou au début du XVIIIe sans doute, et pour l'Allemagne vers 1670, peu après la guerre de Trente Ans.

Natalité au sein des couples français, étrangers et mixtes

Dans un article publié fin 2005, la démographe France Prioux nous donne la répartition des naissances en France entre couples français, étrangers et mixtes , ainsi que son évolution entre 1998 et 2004. Comme on le voit, la hausse récente de la natalité en France est due avant tout aux naissances issues de couples mixtes. Il y avait ainsi en 2004, 139 700 nouveau-nés dont au moins l'un des parents était étranger, soit 18, 2 %, contre seulement 14, 5 % en 1998. Rappelons que la mixité réelle est bien plus importante que celle correspondant à ces chiffres. En effet, bien des couples dont les deux conjoints sont Français, résultent d'unions entre une personne née étrangère mais naturalisée française, et une autre née française. Mais on ne peut actuellement chiffrer ce phénomène. À noter que le nombre d’enfants nés de deux parents français a atteint son maximum en 2000 avec 657 600 naissances.

Politique de gestion des naissances

Historique

C'est en 1896 que fut créée la première association familiale, 'Alliance nouvelle contre la dépopulation', qui deviendra 'Alliance nationale pour l'accroissement de la population française', par Jacques Bertillon, André Honnorat, Émile Javal et Charles Richet. En France beaucoup s'inquiétaient du déséquilibre croissant entre une Allemagne à la fois féconde et menaçante, dont la population s'accroissait d'année en année, et une France menacée de dépopulation suite à un siècle de dénatalité. Tout au long du et jusqu'en 1913, l'idée prévalait que les enfants ne pouvaient être qu'à charge de leurs parents, même si ceux-ci les avaient mis imprudemment au monde. La misère des petits n'était que le résultat d'une imprudence des parents. En juillet de cette année une loi sur l'assistance aux familles nombreuses nécessiteuses est promulguée. Elle prévoit le versement d'une allocation à tout chef de famille d'au moins quatre enfants de moins de 13 ans et ne disposant pas de ressources suffisantes. Cette loi rompait avec la logique précédente. À la fin de la première guerre mondiale les premières caisses d'allocations familiales furent créées dès avril 1918. Il fallut attendre 1938 pour que, d'une part sous l'impulsion du courant nataliste lié surtout à la droite nationaliste, et d'autre part du courant social lié aux principes de justice sociale de la gauche, se mette en place pour la première fois une véritable politique de la famille dont l'objectif prioritaire est nataliste. Cela aboutira en juillet 1939 à la promulgation du Code de la Famille (gouvernement Daladier).

Mesures actuelles de soutien aux naissances

Notons d'abord que les mesures d'aide à la famille ne font aucune différence entre familles françaises et étrangères résidant en France. La Prestation d'accueil du jeune enfant (PAJE) a été mise en place en janvier 2004 (gouvernement Jean-Pierre Raffarin) et s'applique aux enfants nés ou adoptés à partir de cette date. Les montants repris ci-après s'entendent à la date du 2007. Cette prestation comporte :
-La prime à la naissance, versée en une seule fois, au cours du septième mois de grossesse : montant 855, 25 € (à partir de janvier 2007). Pour les enfants adoptés, elle est remplacée par la prime à l'adoption. Celle-ci s'élève à 1 710, 49 € à partir du 1 août 2005.
-L’allocation de base. D’un montant de 171, 06 € par mois, elle est versée à partir de la naissance, jusqu’au troisième anniversaire de l'enfant. Tant la prime à la naissance que l'allocation de base sont versées sous conditions de ressources (plafond de 25 430 € pour une famille avec un enfant, 30 516 € pour deux enfants, 36 619 € pour trois enfants et 6 103 € de plus pour chaque enfant supplémentaire).
-Le complément de libre choix d’activité : est attribué au cas où le parent cesserait partiellement ou totalement son activité professionnelle pour s'occuper de son enfant, sous condition d'avoir exercé cette activité durant un certain temps. Ce complément est attribuable pendant six mois pour le premier enfant, et jusqu'au troisième anniversaire du plus jeune, au cas où il y a plus d'un enfant. Le montant maximal est de 359, 67 € à taux plein (cessation totale d'activité). Ces montants sont majorés pour les ménages n'ayant pas droit à l'allocation de base (530, 72 € à taux plein).
-Le complément optionnel de libre choix d'activité (Colca) : Nouveau congé parental d'une durée d'un an maximum attribué pour la naissance ou l'adoption du troisième enfant. Il est entré en vigueur le 1 juillet 2006. Rémunéré 587, 90 € par mois pour les personnes bénéficiant de l'allocation de base de la Paje, et 758, 95 € par mois dans le cas contraire. La cessation d'activité doit être totale et s'applique au parent ayant travaillé au moins deux ans.
-Le complément de libre choix du mode de garde : Il s'applique aux enfants de moins de six ans nés après le 1 janvier 2004. Il est destiné à compenser les frais de garde des enfants, soit à domicile, soit dans une institution. La Prestation d'accueil du jeune enfant est une mesure typiquement nataliste en ce sens qu'elle vise la naissance et les premières années de l'enfant et que son importance augmente avec le rang de celui-ci (mesure destinée à multiplier les familles nombreuses) . Autres mesures :
- Allocations familiales
- Complément familial
- Allocation forfaitaire pour familles nombreuses
- Aides au logement
- Quotient familial introduit dès 1945 dans la calcul de l'impôt sur le revenu des personnes physiques.
-

Répartition par âge de la population métropolitaine

Le tableau suivant inclut les dernières projections de l'INSEE à l'horizon 2030 et 2050.

L'immigration

Immigrés et étrangers

Par immigré on entend quelqu'un résidant en France, né étranger à l'étranger. Il peut être devenu français par acquisition ou avoir gardé sa nationalité étrangère. Par contre le groupe des étrangers est constitué par l'ensemble des résidents ayant une nationalité étrangère, qu'ils soient nés en France ou hors de France. Nombre d'étrangers et d'immigrés : Ainsi le nombre d'immigrés s'est accru de 620.000 personnes en cinq ans et demi (1999-2004), ce qui compte tenu des décès ayant eu lieu parmi les immigrés (environ 25 à 30.000 par an), représente une immigration nette annuelle moyenne de plus ou moins 140.000 personnes durant cette période. Nous verrons plus loin que cela correspond à un calcul de l'INED concernant les entrées seules (immigration d'étrangers, sans l'émigration) Quant au nombre d'étrangers en France, qui avait baissé de 37 000-38 000 personnes par an entre 1990 et 1999, en grande partie suite à des naturalisations, il récupère 250 000 unités soit 45 000 par an, malgré un nombre historiquement élevé pour la France des naturalisations (voir plus loin). À noter que sur les 550 000 étrangers nés en France et recensés en 2004, 450 000 avaient moins de 18 ans.

Évolution du nombre des immigrés et des étrangers depuis 1968

Source : . Le pourcentage d'immigrés qui était resté stable depuis 1975, s'est remis à croître depuis 1999. Il s'agit d'un mouvement constaté dans toute l'Europe de l'Ouest et du Sud, surtout en Espagne, Irlande, Chypre et Italie. La France est moins concernée par ce phénomène.

Évolution des immigrés en pourcentage par pays de naissance

Source : Le pourcentage d'immigrés d'origine européenne s'effondre littéralement au fil des décennies. Ils passent de près de 79 % en 1962 à moins de 45 % en 1999. En particulier les Italiens (31, 9 % en 1962 et 24 % en 1968) et les Espagols (21 % en 1968) ont perdu près des deux tiers de leur poids relatif au sein de l'immigration, en trois décennies entre 1968 et 1999. Il en va de même des Polonais. Celà est dû au non-renouvellement des effectifs de ces deux nationalités par apport de nouveaux et jeunes immigrés. Par définition, on ne naît jamais immigré. On devient immigré uniquement en immigrant. La sortie du groupe des immigrés s'effectue soit par décès, soit par émigration (généralement retour au pays d'origine). Faute d'apport de nouveaux immigrés (plus jeunes - ce qui est presque toujours le cas), un groupe d'immigrés vieillit progressivement, puis, l'âge aidant, disparaît par décès. C'est ce qui se passe avec les immigrés italiens, espagnols et aussi polonais. En sens inverse, la hausse des immigrés d'origine africaine et asiatique est parfois très spectaculaire, surtout celle des Marocains et des ressortissants d'Afrique noire ou subsaharienne. L'immigration algérienne cependant, présente en France depuis très longtemps accuse un vieillissement assez net, compensé cependant par l'apport continuel de jeunes grâce au regroupement familial. Après avoir baissé de 1982 à 1999, Elle se maintient désormais et augmente même fortement ses effectifs selon les données de 2004.

Répartition des immigrés selon l'origine et pourcentage des naturalisés

L'âge des immigrés

L'âge moyen des immigrés est nettement supérieur à la moyenne française. Cela s'explique aisément par le fait que les enfants et adolescents sont peu nombreux parmi eux. En effet on ne devient jamais immigré par naissance, mais uniquement par immigration, et peu d’enfants ont été concernés par le regroupement familial, ces deux dernières décennies. Ainsi, à la mi-2004, seulement 2 % des moins de 15 ans de France sont immigrés. Totalement "privée" de naissances, la population immigrée a donc une tendance naturelle à vieillir, tant qu'une nouvelle vague d'immigration de jeunes ne fasse baisser l'âge moyen. Faute de nouveaux jeunes adultes immigrés, la population immigrée vieillit puis diminue, par décès essentiellement, et finit par disparaître. C'est actuellent le cas des anciennes immigrations italienne, espagnole et polonaise qui se sont peu renouvelées après l'arrêt officiel de l'immigration de travailleurs en 1974. Ainsi plus de 54 % des originaires d’Italie ont plus de 65 ans et leur nombre décroît continuellement. Les immigrés sont aussi un peu moins nombreux aux âges élevés. À la mi-2004, 7 % de la population française âgée de 75 ans ou plus était immigrée (alors que ces derniers forment 8, 1 % de l'ensemble de la population du pays, tous âges confondus). Entre 30 et 59 ans, la part des immigrés atteint 11 %. Les populations immigrées ne constituent nullement un bloc démographique homogène du point de vue de l'âge, et se différencient considérablement par leur âge selon leurs origines, ce qui correpond à l’ancienneté des courants migratoires. Nous avons déjà cité l'exemple du fort vieillissement du groupe d'origine italienne. À l'inverse se situe le groupe des natifs d’Afrique subsaharienne. 4 % d'entre eux seulement ont plus de 64 ans et 21 % sont âgés de moins de 25 ans, contre 13 % pour l’ensemble des immigrés. Ces dernières années, depuis le recensement de 1999, une nouvelle vague d'immigrés a plus que compensé le vieillissement des populations immigrées plus anciennes. Pendant la période 1990-1999, période de faible immigration, l'âge moyen des immigrés avait augmenté de plus de deux ans, mais depuis 1999 et jusqu'aux dernières statistiques de 2004-2005, l'arrivée nettement accrue d'immigrés (généralement des jeunes adultes) a fait en sorte que cet âge moyen a légèrement reculé (de 45, 1 ans à 44, 9 ans), alors que simultanément l’âge moyen des personnes non immigrées augmentait d’un an (de 38, 3 ans à 39, 4 ans) grâce au recul continuel de la mortalité aux âges avancés .

Chiffres de l'immigration récente

Il semble que pour l'INSEE, le chiffrage exact des migrations en France soit un véritable casse-tête, ce qui s'explique entre autres par le fait qu'il n'y a guère d'émigrants qui prennent la peine de déclarer leur départ du territoire français mais aussi que depuis 2003, les étrangers venus des anciens pays de l'Europe des 15 ne sont plus tenus d'avoir un titre de séjour. L'INSEE nous fournit les chiffres des flux d'immigration permanente hors-EEE (c’est-à-dire incomplets) pour les quatre années 2000 à 2003. Attention, ces chiffres ne nous parlent que de l'immigration et pas du solde migratoire . Outre le fait que ces chiffres sont incomplets, ils ne disent pas grand chose quant au motif réel de l'admission. Ainsi la catégorie des permis "vie privée et familiale" est en fait un fourre-tout basé sur la durée de séjour autorisé (un an), mais qui recouvre notamment l'essentiel des conjoints étrangers de Français. Pour pallier la difficulté d'interprétation de ces chiffres, l'INED les a retravaillé et complété pour dégager des catégories sur base du motif d'admission et non plus de la durée du permis de séjour : (1) La catégorie "autres motifs" : admission après une présence de longue durée, motifs indéterminés.
- Inactifs : Anciens combattants, retraités, titulaires d'une rente, jeunes volontaires européens, étrangers malades.
- Mineurs : Tous les jeunes mineurs de 18 ans. Ils font partie du regroupement familial, y compris enfants de mères réfugiées ou ressortissantes de l'EEE.
- Afrique ex-française : Ensemble des pays anciennement sous administration française : Bénin, Burkina Faso, Cameroun, Centrafrique, Comores, Congo, Djibouti, Gabon, Guinée, Côte d'Ivoire, Madagascar, Mali, Mauritanie, Niger, Sénégal, Tchad et Togo. Sources : Restructuration par l'INED des chiffres de l'immigration, à partir de sources du ministère de l'Intérieur et de l'Agence nationale de l'accueil des étrangers et des migrations (ANAEM). L'INED nous fournit aussi une excellente ventilation par pays et par groupe d'âges de l'immigration étrangère durant l'année 2004. Comme on peut le constater, quelles que soient les régions dont les immigrants sont originaires, les adultes jeunes de 20 à 35 ans prédominent nettement. Les personnes âgées de plus de 50 ans ne constituent que 10 % des immigrants, avec un maximum de 16 % pour l'ensemble de l'Europe, malgré une immigration turque vraiment très jeune, et de 23 % pour l'"Europe des quinze". Les moins de 18 ans sont relativement peu nombreux et concernent essentiellement le regroupement familial, du moins pour les ressortissants hors-EEE. À remarquer la nette prédominance des femmes de 18 à 25 ans, proportion qui s'inverse rapidement par après. L'importance du nombre des adultes jeunes signifie que plus d'enfants d'immigrés naîtront sur le sol français dans les prochaines années. Notons que ce phénomène n'est pas seulement visible en France, mais aussi dans d'autres pays européens, tels la Belgique (et surtout la région de Bruxelles où l'immigration est très intense et qui connait un mini baby-boom depuis quelques années, lié à cette situation). Pour ce qui est de la destination principale des immigrés en France, l'INSEE nous apprend que 40 % d'entre eux choisissent la région de l'Île-de-France. Ce pourcentage peut être fort différent d'après l'origine des migrants. Ainsi c'est le cas de 60 % des originaires d'Afrique subsaharienne, mais de seulement 29 % des immigrants turcs.

Évolution du flux d'immigrants depuis 1995

L'INED nous fournit également l'évolution de 1995 à 2004 par pays et par année de l'immigration étrangère.

Répartition des étrangers par nationalité

Les chiffres suivants concernent seulement la France métropolitaine, à l'exclusion des départements d'outre-mer. Sources : et

Naturalisations des étrangers

Si le chiffre des étrangers en France reste relativement constant au fil des ans, malgré une arrivée continuelle de plus de 100.000 immigrants étrangers, voire 150.000, (du moins ces dernières années), c’est que chaque année un nombre plus ou moins équivalent d’entre eux acquiert la nationalité française. Début 2007, les derniers chiffres détaillés publiés par l’INSEE remontaient à 2003: Après 169 000 acquisitions de la nationalité en 2004 , le chiffre de 155 000 a été atteint en 2005, ce qui portait leur nombre à plus d'un million depuis 1999. En extrapolant quelque peu pour l'année 2006, et retenant le chiffre d’à peu près 120.000 naturalisations pour cette année, il paraît vraisemblable que, depuis début 1999, date du dernier recensement, jusqu’au début de 2007, plus d’un million cent quarante mille étrangers soient devenus français. Et parmi eux, les mineurs sont largement en tête, puisque plus de 40 % des acquisitions les concernent. Plus ou moins la moitié des mineurs ou de leurs parents en font la demande par anticipation dès 13 ans. Il s'agit pour certains d'entre eux d'une manifestation d'intégration accélérée.

Ventilation des acquisitions par région et pays d'origine

Note : "n.d." signifie "non disponible" Source : Comme on peut le constater, les acquisitions de nationalité française sont en baisse fort importante parmi les membres de l'Europe des 15. Par contre elles sont en nette augmentation parmi les citoyens du reste de l'Europe (Europe de l'Est avant tout). Les étrangers originaires d'Afrique et d'Asie constituaient ensemble plus des trois quarts des acquisitions en 2003; les seuls Maghrébins comptaient pour 47, 4 % de l'ensemble. Toujours en 2003, les principaux pays représentés étaient en ordre décroissant : le Maroc (25, 5 %), l'Algérie (14 %), la Tunisie (7, 9 %), la Turquie (7, 25 %) et le Portugal (6, 6 %). Il y avait très peu d'Italiens et d'Espagnols, malgré leur présence importante au sein du groupe des étrangers. Les représentants de l'Afrique hors Maghreb étaient de plus en plus nombreux (14 %) et en forte augmentation au long de la période analysée.

Naturalisation des jeunes

La législation française actuelle, concernant l'acquisition de la nationalité par les jeunes, est basée sur le droit du sol. Les jeunes étrangers nés en France deviennent français de plein droit et donc sans formalité à 18 ans, s'ils y résident et y ont résidé de manière continue ou pas pendant cinq années depuis l'âge de 11 ans. À partir de l'âge de 16 ans, ces jeunes résidant en France peuvent anticiper l'acquisition de la nationalité française, sous les mêmes conditions de résidence. De même, les parents d'un jeune étranger né en France peuvent demander pour lui et avec son accord, la nationalité française, dès qu'il a 13 ans, si du moins il a rempli les conditions de résidence en France (période continue ou non de cinq ans depuis l'âge de 8 ans).

L'immigration dans les départements d'outre-mer

À la mi-2004, on a recensé près de 110 000 immigrés dans les départements d’outre-mer, soit 6 % de la population de ces derniers. C’est en Guyane qu'ils sont les plus nombreux, alors qu'il y en a fort peu à la Réunion et en Martinique (moins de 2 %). La Guadeloupe se situe dans la moyenne (6 %). 80 % des immigrés résidant dans un DOM sont natifs d'un pays américain, surtout d'Haïti (30 % du total des immigrés des DOM), et aussi du Surinam (14 %) et du Brésil (14 %), pays voisins de la Guyane.

La fécondité

Le taux de fécondité est le nombre moyen d'enfants mis au monde au cours d'une année par l'ensemble des femmes d'une population, calculé d'après les données de natalité. Pour assurer le simple remplacement des générations, un taux de fécondité minimum de 2, 07 est nécessaire, dans les conditions de mortalité régnant aujourd'hui en France. C’est-à-dire que chaque femme doit avoir en moyenne 2, 07 enfants au cours de sa vie, nombre nécessaire pour qu'en moyenne 100 femmes soient remplacées par 100 filles. Il faut en effet tenir compte du fait qu'il naît approximativement 105 garçons pour 100 filles, et que tous les bébés n'arriveront pas à l'âge de la reproduction, puisqu'il en meurt un certain nombre en cours de route (surtout au cours de la première année. C'est la mortalité infantile, actuellement en 2007 de 4 pour mille environ).

Evolution de la fécondité générale

Les données suivantes fournies par l'INED ne concernent que la France métropolitaine. Pour la France entière, c'est à dire la France y compris les DOM, les chiffres fournis par l'INSEE sont les suivants : Le taux de fécondité de 1, 98 observé en 2006 en France métropolitaine correpond à un taux net de reproduction de 0, 96. Depuis le nadir de la fécondité observé en 1993-1994, celle-ci s'est sérieusement redressée, et a atteint en 2006 le niveau de 1975, date à laquelle cette même fécondité avait plongé sous le seuil de remplacement des générations. Mais qu'on ne s'y trompe pas, le niveau actuel quoique considéré comme excellent au niveau européen n'est pas encore suffisant pour assurer la simple reproduction de la population. Un taux de fécondité d'au moins 2, 07 est nécessaire pour cela. A noter enfin qu'il est impressionnant de constater en France l'alternance de périodes de haute et de basse fécondité depuis au moins le début du , chacune d'à peu près 30 ans, c’est-à-dire de la durée approximative d'une génération :
- 1914-1943 : basse fécondité et effondrement du nombre des naissances (aggravé par la perte de nombreux hommes jeunes lors de la première guerre mondiale).
- 1944-1974 : haute fécondité et baby-boom.
- 1975-2005 (?) : basse fécondité, mais partiellement compensée par la baisse de la mortalité des bébés et par l'apport migratoire, avec nette remontée dans les dernières années.

La fécondité des régions

La fécondité des femmes immigrées

Dans une excellente étude publiée en 2004, et analysant en détail l'impact de l'immigration sur la population de la France métropolitaine, le chercheur démographe français de l'INED, Laurent Toulemon, est parvenu à cerner de près les effets de l'immigration sur la fécondité et la natalité en France dans les années 1990-1998 . Il apparait que durant cette période 17, 1 % des naissances, soit plus d'un sixième, sont dues à au moins un parent immigré. La moitié d'entre ces naissances étaient issues de deux parents immigrés (8, 6 % du total des naissances de France métropolitaine), le reste, soit 8, 5 %, étant dû pour moitié à un père immigré et à une mère française (4, 2 %) et pour moitié à une mère immigrée et à un père français (4, 3 %). Laurent Toulemon est aussi parvenu à déterminer les taux de fécondité des femmes françaises nées en France, ainsi que de toutes les communautés principales d'immigrantes en France, d'après leur pays d'origine : On constate qu'en général les femmes issues des pays à faible fécondité (toute l'Europe, plus la Tunisie et la Turquie) ont plus d'enfants en France que dans leur ancien pays. Et c'est le contraire pour les femmes originaire d'un pays à haute fécondité (essentiellement l'ensemble des pays d'Afrique y compris le Maroc et l'Algérie). L'ensemble des originaires des pays d'Asie (sauf la Turquie), d'Amérique et d'Océanie ont également une fécondité nettement plus faible en France que dans leur pays de naissance.

Augmentation récente de la fécondité (1999-2004)

L'augmentation récente de la fécondité en France métropolitaine, observée parmi les femmes françaises, étrangères, naturalisées et immigrées, a fait l'objet d'une intéressante publication de l'INED sous la plume des démographes François Héran et Gilles Pison . Le petit tableau ci-dessous résume la croissance observée entre 1999 et 2004, au sein des divers groupes de femmes, réparties par origine, et résidant en France. Notons qu'en 2004, les étrangères et les immigrées constituaient respectivement 7 % et un peu plus de 10 % de la totalité des femmes en âge de procréer. Ces chiffres sont très significatifs et l'on peut en tirer plusieurs enseignements : Primo, la fécondité a augmenté pour toutes les femmes, françaises de naissance incluses. Il est vrai que la hausse est particulièrement élevée pour les femmes étrangères, mais ceci est en relation avec la forte augmentation depuis 1999 du nombre de femmes originaires de pays asiatiques et surtout africains, à haute fécondité. En d'autres mots, la composition de la population étrangère a été fortement modifiée, suite à la vague d'immigration constatée depuis 1999. Ainsi le nombre de naissances de mère originaire d'Afrique noire est passé de 14 861 en 1999 à 21 452 en 2004, soit une augmentation de plus de 44 % en 5 ans. Ensuite la fécondité des femmes immigrées, naturalisées et étrangères incluses, est déjà nettement moindre avec 2, 6 enfants par femme. Ceci est dû au fait que les femmes ayant acquis la nationalité française, ont un taux de fécondité à peine supérieur à celui des femmes nées françaises (2, 1 contre 1, 8). Enfin, il est remarquable, dans le contexte européen actuel, de constater que la fécondité des femmes françaises de naissance qui constituent 90 % des femmes en âge de procréer, ait atteint le niveau de 1, 8 enfants par femme, ceci en franche opposition avec tous les pays voisins. On a calculé qu'en Suisse la fécondité des Suissesses de naissance n'est que de 1, 2 par exemple. Pour l'Allemagne, l'Espagne et l'Italie, le taux de fécondité est à peu près aussi bas, voire plus bas (Italie). François Héran et Gilles Pison estiment que c'est avant tout la fécondité des Françaises qu'il faut expliquer, et non pas celle des étrangères, et qu'il est impossible de le faire sans souligner la politique de soutien à la famille et à l'enfance pratiquée continuellement en France depuis la deuxième guerre mondiale et qui bénéficie d'un large consensus dans le pays. Il paraît donc vraisemblable que la hausse de la fécondité, plus importante encore, constatée en 2005 et surtout en 2006, soit en relation avec les nouvelles dispositions de la PAJE ou Prestations d'accueil du jeune enfant, mise en oeuvre en 2004 et constituant un soutien toujours plus important à l'accroissement du nombre des naissances (voir plus haut le paragraphe intitulé "Mesures actuelles de soutien aux naissances").

Nombre d'enfants par famille

:Note : notions de ménages et de familles : Ménage : C'est l'ensemble des occupants d'un même logement, quels que soient les liens qui les unissent. Il peut n'y avoir aucun lien de parenté entre eux. Un ménage peut se réduire à une seule personne. : Famille : C'est un ensemble d'au moins deux personnes du même ménage, constitué ::- soit d'un couple marié ou non, et, éventuellement de ses enfants célibataires sans enfant ::- soit d'un parent avec ses enfants (famille monoparentale). : Un ménage peut comporter plusieurs familles, comme ce fut et c'est encore souvent le cas chez certains agriculteurs. : Les membres d'un ménage n'appartenant pas à une famille sont appelés "personnes isolées" ou "isolés" tout simplement. Pourcentage des familles en 1999, suivant le nombre d'enfants de moins de 25 ans vivant sous leur toit : Source : .

Projections de l'INSEE 2005-2030 pour la Métropole

En 2006, l'Insee a établi de nouvelles prévisions de population à l'horizon 2030, incluant la nouvelle donne démographique française, apparue en ce début de XXIe siècle. Les prévisions précédentes établies sur base du recensement 1999 et des données de l'époque étaient déjà largement dépassées et ne prévoyaient qu'une population totale de 64 millions pour la métropole et 59 983 000 habitants pour janvier 2005, alors que la population relevée à cette date se montait déjà à 60 702 000 personnes, soit 719 000 de plus que prévu sur une période de six ans. Ceci était dû, d'une part à la hausse importante de fécondité depuis l'année 2000, et d'autre part au solde migratoire bien plus important que précédemment depuis 1998-99, et basé avant tout sur des mouvements non maîtrisables tels que l'importance de l'immigration familiale en hausse vraisemblablement structurelle. Les nouvelles prévisions envisagent plusieurs hypothèses donnant lieu à différents scénarios, dont le plus probable est appelé scénario central et se base sur les hypothèsses suivantes :
- Fécondité moyenne de 1, 9 enfant par femme (au lieu de 1, 8)
- Solde migratoire annuel de 100 000 personnes (et non plus 50 000)
- Enfin longévité moyenne atteignant progressivement 86, 4 ans (au lieu de 87, 7 retenus en 2000) Ce scénario prévoit, pour l'année 2030, 67 000 000 d'habitants en métropole répartis comme suit par région : En valeur absolue, les quatre régions se partageant la part du lion sont l'Île-de-France, Rhône-Alpes, Provence-Alpes-Côte d'Azur et le Languedoc-Roussillon, la population française se concentrant toujours davantage en région parisienne et dans ce qu'on appelle le "Grand Sud-Est" , comprenant les trois dernières régions citées. L'accroissement serait également notable dans le Grand Ouest ( Bretagne et Pays de la Loire ), ainsi que dans le Sud-Ouest aquitain ( Midi-Pyrénées et Aquitaine ) et dans la petite mais dynamique Alsace. L'ensemble des neuf régions citées s'attribuent un accroissement de 5 950 000 personnes sur 6 379 000, ne laissant aux treize autres régions qu'un accroissement de 429 000 personnes (moins de 7 % du total).

Morbidité

En France, les maladies infectieuses sont la troisième cause de mortalité, dont : Autres maladies infectieuses :
- Fièvre hémorragique avec syndrome rénal (France métropolitaine)
- Maladie de Chagas (Guyane)
- Chikungunya (Réunion)
- Bronchiolite
- Salmonellose

Méthodes de recensement

(A compléter)''

Religion

Par principe, les recensements suivant des critères religieux sont interdits en France. L'une des études faisant foi dans ce domaine est celle menée tous les trois ans par l'institut CSA (édition 2003 - 2004 sur plus de 18 000 personnes).
- Selon l'étude CSA, 27% des Français se déclarent athées et 64, 3% catholiques (69% en 2001), soit environ 30 millions d'adultes contre 4 millions d'adultes pour toutes les autres religions.
- Un autre sondage IFOP d'avril 2004 nous indique que 44% des Français déclarent ne pas croire en Dieu. Ils n’étaient que 20% en 1947. On remarque la forte divergence des réponses concernant la croyance en Dieu, puisque seulement 27 % des Français se déclaraient athées dans l'étude CSA de 2003-04 contre 44 % dans le sondage IFOP de 2004. Soit les questions étaient posées différemment, soit un nombre important de Français ne savent pas (agnosticisme).
- Une enquête récente (décembre 2006) de l'institut CSA menée sur 2 012 personnes ne recensait plus que 51 % de Français se déclarant catholiques contre 31 % sans-religion, 4 % musulmans, 3 % protestants et 1 % juifs .

Abandon de la nationalité

En sus de la renonciation formelle à la nationalité française en particulier à cause de certains pays exigeant l'unicité, elle est caduque si aucune formalité administrative n'est accomplie pendant cinquante ans.

Notes et références

Voir aussi

- France
- Démographie
- Chiffres de population en France
- Recensement
- Immigration en France
- Regroupement familial
- Immigration familiale en France
- Démographie des régions de France
- Mariages mixtes en France par nationalité du conjoint
- Démographie des Pyrénées ==
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