Guerre des Deux-Roses

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La guerre des Deux-Roses désigne une série de guerres civiles qui eurent lieu en Angleterre entre la maison royale de Lancastre et la maison royale d'York. La guerre prit fin en 1485, quand le dernier des rois Plantagenêt Richard III d'Angleterre mourut au champ d'honneur, et qu'Henri VII devint roi. La maison de Lancastre descendait de Jean de Gand, duc de Lancastre et 3 fils du roi Édouard III. Celle d'York descendait de son frère Edmond de Langley (1341-1402), 4 fils d
Guerre des Deux-Roses

La guerre des Deux-Roses désigne une série de guerres civiles qui eurent lieu en Angleterre entre la maison royale de Lancastre et la maison royale d'York. La guerre prit fin en 1485, quand le dernier des rois Plantagenêt Richard III d'Angleterre mourut au champ d'honneur, et qu'Henri VII devint roi. La maison de Lancastre descendait de Jean de Gand, duc de Lancastre et 3 fils du roi Édouard III. Celle d'York descendait de son frère Edmond de Langley (1341-1402), 4 fils du roi Édouard III, devenu duc d'York en 1385. L'emblème de la maison de Lancastre était la rose rouge (30 px), tandis que celui des York était la rose blanche (30 px), ce qui est à l'origine du nom donné a posteriori à ce conflit.

Une succession disputée

L'antagonisme entre les deux maisons prit naissance en 1399 quand le roi Richard II fut détrôné par son cousin, Henry Bolingbroke, duc de Lancastre. Comme il descendait de Jean de Gand, le troisième fils d’Édouard III, les droits de Bolingbroke à la couronne étaient discutables. D’après les lois de succession, elle aurait dû passer aux descendants mâles de Lionel d'Anvers, le deuxième fils d’Édouard III, et de fait, c’est le petit-fils de Lionel, Roger Mortimer, 4 comte de March, que Richard II avait désigné comme son héritier présomptif. Malgré tout, Bolingbroke fut couronné sous le nom d’Henri IV ; il fut accepté, car le gouvernement de Richard II avait été extrêmement impopulaire. Bolingbroke mourut en 1413. Son fils et successeur, Henry V, était un grand stratège et ses succès militaires contre la France dans la guerre de Cent Ans lui valurent une énorme popularité, qui lui permit d’assurer le maintien des Lancastre sur le trône. Toutefois, pendant son règne, qui devait être court, Henri V dut faire face à une conspiration menée tambour battant contre lui, organisée par Richard, comte de Cambridge, fils d'Edmund de Langley, le quatrième fils d'Édouard III. Cambridge fut exécuté en 1415 pour trahison au début de la campagne qui aboutit à la bataille d'Azincourt; sa femme Anne Mortimer avait aussi quelques droits sur le trône, étant fille de Roger Mortimer et par là descendante de Lionel d'Anvers. Henri V mourut en 1422 et Richard, duc d'York, le fils de Richard, comte de Cambridge, et d’Anne Mortimer, devait se dresser contre son successeur, le faible roi Henry VI, pour revendiquer la couronne.

Henri VI

Le roi d'Angleterre Henri VI de Lancastre était entouré de régents et de conseillers impopulaires. Les plus connus d'entre eux étaient Edmond Beaufort, 2 duc de Somerset, et Guillaume de la Pole, 1 duc de Suffolk, à qui l'on reprochait de mal diriger le gouvernement et de conduire de façon lamentable la Guerre de Cent ans qui se prolongeait avec la France. Sous Henri VI, pratiquement toutes les possessions anglaises sur le continent, y compris les territoires gagnés par Henri V, avaient été perdues. Henri VI était considéré comme un roi faible et inefficace. De plus, il souffrait par moments de troubles mentaux qu'il avait peut-être hérités de son grand-père, le roi de France Charles VI. Avant les années 1450, beaucoup considéraient déjà Henri comme un incapable. Les rois Lancastre avaient d'ailleurs été tourmentés par la question de leur légitimité et la Maison d'York pensait avoir des droits sur le trône beaucoup plus forts. Le désordre croissant à la cour se reflétait dans tout le pays, où les familles nobles se livraient à des querelles privées et respectaient de moins en moins l'autorité royale et les tribunaux. La querelle Percy-Neville fut la plus connue de ces guerres privées, mais d'autres s'accomplissaient en toute liberté. Dans bien des cas il s'agissait de luttes entre des familles établies depuis longtemps et la petite noblesse d'autrefois dont Henri IV avait accru le pouvoir et l'influence à la suite des rébellions organisées contre lui. La querelle entre les Percy, pendant longtemps ducs de Northumberland, et les Neville qui par rapport à eux n'étaient que des parvenus, se fit sur ce modèle; un autre exemple fut la querelle entre les Courtenay et les Bonville en Cornouailles. Un élément dans ces querelles était apparemment la présence d'un grand nombre de soldats qu'on avait renvoyés des armées anglaises en France. Les nobles engagèrent beaucoup d'entre eux pour organiser des raids, ou prendre d'assaut des tribunaux, intimidant plaignants, témoins et juges. L'accroissement du mécontentement dans la population, le grand nombre de nobles qui se querellaient grâce à leurs armées privées et la corruption à la cour d'Henri VI rendait le climat politique mûr pour une guerre civile. En 1453, Henry subit sa première crise de maladie mentale, à la suite de quoi un Conseil de Régence fut mis en place, dirigé par le puissant et populaire Richard Plantagenêt, duc d'York et chef de la Maison d'York en tant que Lord Protector. Richard manifesta bien vite son pouvoir avec une audace jamais égalée (bien qu'il n'y ait aucune preuve qu'il eût alors aspiré au trône). Il fit emprisonner Somerset et il soutint ses partisans, Salisbury et Warwick, dans une série de conflits mineurs avec les partisans puissants d'Henry, comme les ducs de Northumberland. La guérison d'Henry en 1455 contraria les ambitions de Richard et le duc d'York fut écarté de la cour par la femme d'Henri, la reine Marguerite d'Anjou. Puisqu'Henri n'était pas capable d'être le chef, c'est elle, femme puissante et volontaire, qui s'était placée de fait à la tête des Lancastriens. Elle noua des alliances contre Richard et conspira avec d'autres nobles pour réduire son influence. Richard de plus en plus pressé recourut finalement aux armes en 1455 avec la première Bataille de Saint-Albans.

Début des hostilités (1455-60)

Bien que des affrontements armés se fussent produits auparavant entre les partisans de Henry et de Richard, la période principale de conflit armé dans la Guerre des Deux Roses est survenue entre 1455 et 1489. Richard, duc d'York marcha vers Londres avec une petite troupe et affronta les forces de Henry à Saint-Albans, au nord de Londres, le 22 mai 1455. La Première Bataille de Saint-Albans, relativement limitée, fut le premier conflit ouvert de la guerre civile. Le but de Richard était apparemment de chasser les « mauvais conseillers » du roi Henry. Le résultat fut une défaite pour les Lancastriens. Plusieurs de leurs chefs furent tués, y compris Somerset et Northumberland. Après la bataille les Yorkistes trouvèrent Henry assis calmement sous sa tente, complètement abandonné par ses conseillers et ses domestiques, et ayant apparemment subi une nouvelle crise de maladie mentale. York et ses alliés recouvrèrent leur position influente, et pendant quelque temps les deux côtés parurent choqués qu'une bataille réelle se fût déroulée, si bien qu'ils firent tout leur possible pour apaiser leurs différends. Puisque le roi était malade, York fut de nouveau nommé Protecteur et Margaret fut écartée, chargée de soigner le roi. Après la première Bataille de Saint-Albans, le compromis de 1455 sembla quelque peu réussir, et York garda la prépondérance sur le Conseil même après la guérison d'Henry. Les problèmes à l'origine du conflit resurgirent, surtout la question de savoir si ce serait le duc d'York ou Édouard, le fils d'Henry et de Margaret, encore au berceau qui lui succéderait sur le trône. Margaret refusait d'accepter toute solution qui déshériterait son fils et il devint clair qu'elle ne tolérerait la situation qu'aussi longtemps que le duc d'York et ses alliés garderaient la suprématie militaire. Dans 1456, Henry se rendit solennellement dans les Midlands, où le Roi et la Reine étaient populaires. Margaret ne lui permit pas de revenir à Londres où les marchands étaient mécontents du déclin des affaires et du désordre qui croissait étendu. La cour du Roi fut réinstallée à Coventry. Là, le nouveau duc de Somerset se manifesta comme le favori de la cour, héritant de la faveur de son père. Margaret persuada Henry de révoquer les nominations que York avait faites en tant que Protecteur, profitant du fait que York lui-même avait dû retourner à son poste de Lieutenant en Irlande. Le désordre croissait dans la capitale, ainsi que le piratage sur la côte sud, mais le Roi et la Reine ne se préoccupaient que de garantir leurs propres positions, la Reine par exemple établit pour la première fois la conscription en Angleterre. Pendant ce temps, l'allié de York, Warwick (plus tard surnommé le « Faiseur de rois »), grandissait en popularité à Londres en tant que champion des marchands. York étant revenu d'Irlande sans autorisation, les hostilités reprirent. Le 23 septembre 1459, à la Bataille de Blore Heath dans le Staffordshire, une grande armée lancastrienne n'arriva pas à empêcher une troupe yorkiste sous les ordres du comte de Salisbury de marcher depuis Middleham Castle dans le Yorkshire pour associer ses forces à celles de York à Ludlow Castle. Bientôt les armées yorkistes réunies affrontèrent l'armée lancastrienne, beaucoup plus nombreuse, à la Bataille de Ludford Bridge. Un des lieutenants de Warwick passa aux Lancastriens et les chefs yorkistes s'enfuirent ; York lui-même retourna en Irlande et Édouard, comte de March (le fils aîné d'York, futur Édouard IV d'Angleterre), Salisbury et Warwick s'enfuirent à Calais. Les Lancastriens maintenant contrôlaient de nouveau tout à fait la situation et Somerset fut envoyé à Calais comme gouverneur. Ses tentatives d'en expulser Warwick furent facilement repoussées et les Yorkistes commencèrent même à lancer des raids sur la côte anglaise depuis Calais en 1459-60, ajoutant ainsi au sentiment de chaos et de désordre. En 1460, Warwick et les autres déclenchèrent une invasion de l'Angleterre et s'établirent rapidement dans le Kent et à Londres, où ils jouissaient d'un large soutien. Soutenu par un émissaire du pape qui avait pris leur parti, ils marchèrent vers le Nord. Henry mena une armée vers le Sud à leur rencontre, tandis que Margaret restait au Nord avec le Prince Édouard. La Bataille de Northampton, le 10 juillet 1460, s'avéra désastreuse pour les Lancastriens, aidée par la trahison dans les rangs du roi ; l'armée yorkiste sous les ordres du comte de Warwick fut en mesure de vaincre les Lancastriens. Après la bataille, et pour la deuxième fois au cours de la guerre, les Yorkistes trouvèrent le roi Henry sous une tente, entièrement abandonné par son escorte. Il avait apparemment subi une nouvelle crise de folie. Tenant maintenant le roi en leur pouvoir, les Yorkistes revinrent à Londres.

L'Acte d'Accord

Un tel succès militaire poussa Richard à revendiquer le trône en se fondant sur l'illégitimité de la lignée lancastrienne. Venant du Nord du Pays de Galles, lui et sa femme Cecily entrèrent à Londres avec l'appareil réservé d'ordinaire à un monarque. Le Parlement fut rassemblé et quand York fut entré il se dirigea directement vers le trône, s'attendant sans doute à ce que les Lords l'encourageassent à le prendre pour lui comme ils l'avaient fait pour Henry IV en 1399. Au lieu de cela il y eut un silence de mort. Il annonça sa revendication sur le trône, mais les Lords, même Warwick et Salisbury, étaient choqués d'une telle présomption ; à ce moment-là ils n'avaient aucune envie de renverser Henry. Leur ambition se bornait toujours à écarter de lui ses mauvais conseillers. Le lendemain, York produisit des généalogies détaillées pour soutenir sa revendication en se fondant sur le fait qu'il descendait de Lionel d'Anvers et il rencontra plus de compréhension. Le parlement accepta d'étudier l'affaire et admit que la revendication de York était mieux fondée, mais à cinq voix de majorité, ils décidèrent qu'Henry VI resterait roi. Un compromis fut élaboré en octobre 1460 avec l'acte d'Accord, qui reconnaissait York comme successeur d'Henry, déshéritant Édouard, le fils de celui-ci qui n'avait que six ans. York accepta ce compromis comme ce qu'on lui proposait de meilleur. Il lui donnait une grande partie de ce qu'il avait voulu, surtout du fait qu'il était fait également Protecteur du Royaume et avait le pouvoir de gouverner au nom d'Henry. On bannit Margaret de Londres avec le Prince Édouard ; l'acte d'Accord s'avérait cependant inacceptable pour les Lancastriens, qui se rallièrent à Margaret et formèrent dans le Nord une grande armée.

Contre-attaque des Lancastriens

Le duc d'York quitta Londres vers la fin de l'année, avec le comte de Salisbury, pour consolider sa position au Nord contre l'armée de Margaret, dont on disait qu'elle s'était regroupée près de la ville d'York. Richard occupa une position défensive à Sandal Castle près de Wakefield à Noël 1460. Bien que l'armée de Margaret l'emportât en nombre sur celle de Richard à plus de deux contre un, le 30 décembre York ordonna à ses forces de quitter le château et passa à l'attaque. Son armée subit une défaite cuisante à la Bataille de Wakefield. Richard lui-même fut tué dans la bataille tandis que Salisbury Edmund, Comte de Rutland, deuxième fils de Richard et âgé de dix-sept ans, furent pris et décapités. Margaret ordonna que leurs têtes à tous les trois fussent placées sur les portes d'York. C'est cet événement, ou l'échec final de Richard III, qui a inspiré par la suite la phrase mnémotechnique « Richard Of York Gave Battle In Vain » pour les sept couleurs de l'arc-en-ciel. L'acte d'Accord et les événements de Wakefield avaient fait duc d'York et héritier du trône Édouard, comte de la Marche, fils aîné d'York et âgé de 18 ans. La mort de Salisbury avait fait de Warwick, son héritier, le plus grand propriétaire foncier en Angleterre. Margaret se rendit en Écosse pour négocier l'assistance écossaise. Mary de Gueldres, reine d'Écosse accepta de lui donner une armée à condition qu'elle lui cédât la ville de Berwick et que la fille de Mary serait fiancée au Prince Édouard. Margaret accepta, bien qu'elle n'eût aucun argent pour payer son armée et ne pût que lui promettre le riche butin que lui offrirait l'Angleterre du sud, il fallait seulement qu'aucun pillage n'eût lieu au nord du Trent. Elle prit son armée à Hull, en se trouvant à la tête de plus d'hommes que lorsqu'elle était venue. Édouard d'York pendant ce temps, avec une armée venant des marches pro-Yorkistes (la zone limitrophe entre l'Angleterre et le Pays de Galles), rencontra l'armée du comte de Pembroke qui arrivait du Pays de Galles et lui infligea une sévère défaite à la Bataille de Mortimer's Cross dans le Herefordshire. Il donna du courage à ses hommes en leur montrant une « vision » de trois soleils à l'aube (un phénomène connu sous le nom de « parhelion »), et en leur disant que c'était là un présage de victoire puisqu'il représentait les trois fils survivants de York : lui-même, George et Richard. Cet épisode explique pourquoi, par la suite, Édouard devait adopter le signe du « sunne » dans la splendeur comme emblème personnel. Margaret se dirigea vers le Sud, en saccageant tout sur son passage, son armée subvenait à ses besoins en pillant pendant qu'elle traversait la prospère Angleterre du sud. À Londres, Warwick se servit de ces saccages pour appuyer sa propagande et renforcer l'adhésion au parti yorkiste dans tout le Sud - la ville de Coventry changea d'allégeance en sa faveur. Warwick échoua quand il commença à recruter rapidement une armée et, sans l'armée d'Édouard pour lui prêter main-forte, fut pris au dépourvu par l'arrivée rapide des Lancastriens à Saint-Albans. À la Deuxième Bataille de Saint-Albans la Reine gagna une victoire décisive et, en fuyant, les forces yorkistes abandonnèrent le Roi Henry, que l'on retrouva indemne, assis tranquillement sous un arbre. Henry anoblit trente soldats lancastriens immédiatement après la bataille. Ce qui montre que la guerre devenait de plus en plus impitoyable, c'est que la Reine Margaret montra à son fils de sept ans Édouard de Westminster, comment déterminer la manière dont on exécuterait les chevaliers yorkistes qui avaient été chargés de le protéger et étaient restés à son côté durant la bataille. L'avance vers le sud de l'armée lancastrienne provoqua à Londres une vague de terreur ; les rumeurs couraient sur l'intention de piller de la ville qu'avaient les cruels soldats du Nord de l'Angleterre. Les Londoniens fermèrent les portes de la ville et refusèrent de ravitailler l'armée de la reine, qui pilla les comtés environnants de Hertfordshire et de Middlesex.

Triomphe des Yorkistes

Pendant ce temps, Édouard s'avançait vers Londres en venant de l'Ouest où il avait joint ses forces à celles de Warwick. En même temps la reine se retirait vers le Nord, à Dunstable, ce qui permit à Édouard et Warwick d'entrer dans Londres avec leur armée. Ils furent accueillis avec enthousiasme par la ville qui leur était largement acquise et leur fournit argent et ravitaillement. Il n'était plus possible à Édouard de prétendre seulement essayer d'arracher le roi à de mauvais conseillers. Il s'agissait maintenant d'une bataille pour la couronne elle-même. Édouard avait désormais besoin de l'autorité et la chose parut imminente quand l'évêque de Londres demanda son opinion au peuple de Londres : on lui répondit avec les cris de « King Edward ! » Le Parlement se hâta de confirmer et Édouard fut couronné, quoique non officiellement, au cours d'une cérémonie hâtivement organisée à l'abbaye de Westminster au milieu d'une grande liesse, bien qu'Édouard eût juré qu'il n'y aurait pas de couronnement en forme jusqu'à ce qu'Henry et Margaret eussent été exécutés ou exilés. Il annonça également qu'Henry avait perdu ses droits sur la couronne en permettant à la reine de prendre les armes contre ceux que l'acte d'Accord avait faits ses héritiers légitimes, même si à ce moment-là il était largement admis que la victoire d'Édouard n'était qu'une restauration sur le trône de l'héritier légitime, puisqu'Henry et ses prédécesseurs Lancastre n'avaient été que des usurpateurs. C'est cet argument que le Parlement avait accepté l'année précédente. Édouard et Warwick marchèrent vers le nord, réunissant une grande armée à mesure qu'ils progressaient, et rencontrèrent à Towton une armée lancastrienne pas moins impressionnante. La Bataille de Towton, près d'York, fut la plus grande bataille des guerres des Deux-Roses jusque là. Les deux côtés avaient convenu au préalable que la question devait être tranchée ce jour-là, sans qu'on demandât ni qu'on fît quartier. Entre 40.000 et 80.000 hommes environ y prirent part et plus de 20.000 laissèrent la vie pendant (et après) la bataille, chiffre énorme pour l'époque et le plus grand en seul jour jamais enregistré sur le sol anglais. Édouard et son armée remportèrent une victoire décisive, les Lancastriens furent mis en déroute, et la plupart de leurs chefs tués. Henry et Margaret, qui attendaient à York avec leur fils Édouard, s'enfuirent vers le nord à l'annonce du résultat. Beaucoup de Lancastriens nobles survivants passèrent immédiatement au roi Édouard et ceux qui ne le firent pas furent repoussés vers les zones frontières du Nord et quelques châteaux du pays de Galles. Édouard s'avança pour prendre York où il aperçut les têtes en train de pourrir de son père, de son frère et de Salisbury, lesquelles furent bientôt remplacées par celles de seigneurs lancastriens vaincus comme le célèbre John Clifford, 9ème Baron de Clifford de Skipton-Craven, à qui l'on reprochait l'exécution d'Edmond, le frère d'Édouard, comte de Rutland, après la Bataille de Wakefield. Henry et Margaret s'enfuirent en Écosse où ils restèrent avec la cour de Jacques III, tenant leur promesse antérieure de céder Berwick à l'Écosse et en conduisant une attaque contre Carlisle au cours de l'année. Mais, manquant d'argent, ils furent facilement repoussés par les hommes d'Édouard qui pourchassaient les forces lancastriennes restantes dans les comtés du Nord.

Principales batailles de la Guerre des Deux-Roses

1455
- Première bataille de Saint-Albans 1459
-Bataille de Blore Heath
-Bataille de Ludford Bridge 1460
-Bataille de Northampton
-Bataille de Wakefield 1461
-Bataille de Mortimor's Cross
-Seconde bataille de Saint-Albans
-Bataille de Ferrybridge
-Bataille de Towton 1464
-Bataille de Hedgeley Moor
-Bataille de Hexham 1469
-Bataille de Edgecote Moor
-Bataille de Losecote Field 1471
-Bataille de Barnet
-Bataille de Tewkesbury 1485
-Bataille de Bosworth 1487
-Bataille de Stoke

Voir aussi

-La Guerre des Roses, de William Shakespeare ==
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