Volga

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La Volga (en , en ) est le plus grand fleuve d'Europe. Avec ses affluents, il arrose plus d'un tiers de la surface de la Russie d'Europe. La Volga prend sa source dans les collines de Valdaï à d'altitude entre Moscou et Saint-Pétersbourg avant de se jeter dans la mer Caspienne après un long parcours de . La Volga est navigable sur presque toute sa longueur grâce à d'énormes aménagements réalisés pour l'essentiel durant la seconde moitié du . Son bassin versant d'une
Volga

La Volga (en , en ) est le plus grand fleuve d'Europe. Avec ses affluents, il arrose plus d'un tiers de la surface de la Russie d'Europe. La Volga prend sa source dans les collines de Valdaï à d'altitude entre Moscou et Saint-Pétersbourg avant de se jeter dans la mer Caspienne après un long parcours de . La Volga est navigable sur presque toute sa longueur grâce à d'énormes aménagements réalisés pour l'essentiel durant la seconde moitié du . Son bassin versant d'une superficie de , rassemble une mosaïque de peuples. La vallée de la Volga concentre depuis la Seconde Guerre mondiale une part importante des activités industrielles de la Russie. La Volga joue également un grand rôle dans l'imaginaire russe et a inspiré de nombreux romans et chansons russes (Les bateliers de la Volga).

Géographie

Kama

Cours supérieur de la Volga

La Volga prend sa source dans les collines de Valdaï, dans un lieu situé au nord ouest de Moscou et à environ au sud-est de Saint-Pétersbourg. Après avoir quitté ces collines, le cours d'eau atteint Rjev et se dirige vers le nord-est. À partir de là, de petits navires de marchandises peuvent circuler. Plus loin, il arrose la ville de Tver (ancienne Kalinine) qui fut fondée en 1135 et se situait sur la route reliant Moscou à Saint-Pétersbourg. La Volga traverse le lac de retenue du barrage d'Ivankovo jusqu'à Doubna, où elle est rejointe par le canal Moscou-Volga. Le réservoir de Doubna a été construit pour alimenter Moscou. Après Kimry, le fleuve atteint le lac de retenue du barrage d'Ouglitch (réservoir Ouglitch). Ensuite le fleuve se dirige vers le nord jusqu'au lac de retenue du barrage de Rybinsk (réservoir de Rybinsk), qui est le plus ancien construit sur le fleuve. Dans ce lac se jettent deux affluents rejoignant la Volga - la Mologa et la Cheksna - ainsi que le canal Volga-mer Baltique.

Cours moyen de la Volga

En aval du barrage, on trouve la ville de Rybinsk (autrefois rebaptisée Andropov) qui est le grand port de transbordement du cours supérieur de la Volga. Celle-ci coule ensuite vers le sud-est et atteint Iaroslavl, une des plus anciennes villes de la Russie centrale, fondée au . Les industries qui y sont installées déversent la majeure partie de leurs eaux usées dans le fleuve sans les avoir retraitées. Environ en aval se trouve Kostroma fondée en 1152, à la confluence du fleuve avec la Kostroma. En aval de Kinechma, on trouve un nouveau lac de retenue (réservoir Gorki) : c'est un plan d'eau de de long créé par le barrage de Nijni-Novgorod. À Nijni-Novgorod, l'Oka, un affluent droit, rejoint la Volga. Plus loin sur le territoire de la république des Maris, se trouve le barrage de Tcheboksary. Dans les années 1980, lors de sa construction, des dizaines de milliers de Maris durent être déplacés pour faire place au lac de retenue (réservoir Tcheboksary). En aval du barrage se trouvent les villes de Tcheboksary et Novotcheboksarsk. Kazan, capitale du Tatarstan, est située sur le cours du fleuve, plus à l'est, là où le cours d'eau incline son cours vers le sud. La ville se situe au début du lac de retenue (réservoir Kouïbychev) long de créé par le barrage de Samara : avec ses de superficie, il s'agit du plus grand lac de retenue d'Europe. La Kama rejoint la Volga en se jetant dans ce lac. Sur les bords du lac se trouvent les villes d'Oulianovsk et Togliatti. La Volga forme une boucle presque fermée dans laquelle se situe la ville de Samara (autrefois Kouïbychev) qui compte plus d'un million d'habitants. La Samara, un affluent gauche, rejoint à cet endroit le fleuve. La ville de Syzran se trouve sur la fin de la boucle.

Cours inférieur de la Volga

Le lac de retenue de Saratov (réservoir Saratov), qui commence à cet endroit est créé par le barrage de Saratov construit près la ville de Balakovo. La Grande Irguis se jette dans la Volga au niveau de cette ville industrielle. Le peuple des Allemands de la Volga vivait entre Balakovo et Saratov avant d'être déporté au Kazakhstan et en Sibérie après la Seconde Guerre mondiale. Les villes de Engels et Marks situées sur la rive gauche rappellent cette époque. Le fleuve a conservé intact son aspect d'autrefois uniquement sur cette partie de son cours. Les formes caractéristiques du paysage constitué de prairies et de collines - culminant à - à l'ouest et d'une rive plate à l'est sont encore perceptibles entre Kazan et Volgograd, même si les lacs de retenues ont en partie noyé les anciennes rives. Mais ce n'est qu'entre Balakovo et Marks que la Volga est dans son état originel. En face de la ville d'Engels se trouve la ville de Saratov, centre universitaire de habitants. Le lac de retenue du barrage de Volgograd (réservoir de Volgograd), long de commence à hauteur de cette ville. La ville de Kamychine se trouve sur les rives de ce lac. En aval du barrage, se trouvent les villes de Volgograd (autrefois Tsaritsyne puis Stalingrad) et de Voljski. Volgograd s'étale sur le long de la rive ouest. Près de Svetly, commence le canal Volga-Don qui permet d'atteindre la mer Noire. Il a été construit pour l'essentiel par des déportés entre 1950 et 1957. Près de Voljski se détache un bras de la Volga - l'Akhtouba - qui va suivre son propre cours jusqu'à la mer Caspienne. La Volga effectue une courbe prononcée vers le sud-est pour aller se jeter dans la mer Caspienne. La ville d'Astrakhan (autrefois Itil) se situe au début du delta formé par le fleuve. Une partie du delta est protégé car la région est un lieu de transit pour les oiseaux migrateurs. Les deux bras les plus importants de la Volga sont le Bakhtemir et le Tabola. Plus à l'est, l'Akhtouba se jette dans le plus grand lac du monde (la mer Caspienne).

Populations

La Volga près de son embouchure Les populations indigènes du cours supérieur de la Volga sont les Finnois Meryas qui sont aujourd'hui assimilés par les Russes. D'autres groupes finnois, comme les Maris et les Mordves résident le long du cours moyen de la Volga. Les populations turques sont apparues vers 600 et ont absorbé certains groupes finnois et indo-européens installés sur le cours moyen et inférieur du fleuve : par la suite, ils devinrent les Tchouvaches chrétiens et les Tatars musulmans ainsi que des Nogaïs aujourd'hui réinstallés au Daguestan. Les mongols bouddhistes Kalmouks colonisèrent la Volga au . La région de la Volga héberge également des Russes allemands qui avaient été incités par Catherine II de Russie à s'installer sur ces terres pour les cultiver et également pour créer une région tampon contre les attaques des hordes mongoles de l'est. Les Allemands vinrent en grand nombre. Sous le régime soviétique, une partie de la région devint la République socialiste soviétique des Allemands de la Volga. Après la Seconde Guerre mondiale, Staline dissout la république : ses habitants furent en partie déportés dans d'autres régions pour punir des actes de collaboration avec les occupants allemands.

Histoire

La Volga prise dans les glaces au nord de Iaroslav La Volga était connue par les anciens Grecs sous le nom de fleuve Rha. Dans le folklore russe, la Volga est connue sous le nom de « Mère Volga » en raison de son importance. Le fleuve constitua durant plusieurs siècles la frontière orientale de la Russie. Au haut Moyen Âge, des tribus slaves s'établirent sur son cours supérieur, tandis que des Bulgares s'établissaient sur son cours moyen (les Bulgares de la Volga, du au ) et les Khazars sur son cours inférieur. Ces derniers établirent à Itil, près du delta de la Volga, la capitale d'un « Empire » éphémère (-) qui s'étendit de Kiev à l'Oural, au détriment des Slaves orientaux et des Bulgares de la Volga. Ils sont surtout connus pour s'être convertis au judaïsme, avant d'être vaincus par les armées du Grand-Duc de Kiev Sviatoslav I en 965. C'est durant cette période que la Volga devint une voie commerciale majeure à l'est de l'Europe. Contrôlée par les Mongols de la Horde d'Or en aval de Nijni-Novgorod au , elle fut disputée au par les khanats d'Astrakhan et de Kazan. Aux , la Volga sur laquelle se trouvait la capitale de la Horde d'or - Saraï, près de l'actuelle Volgograd - joua un rôle prépondérant dans les conquêtes des Cosaques qui la firent passer sous le contrôle de Moscou. Après la prise de Kazan par Ivan le Terrible en 1552 puis celle d'Astrakhan en 1556, l'ensemble du cours du fleuve passa sous le contrôle de l'empire russe. Pour assoir son emprise sur la région de nombreux kremlins furent édifiés presque tous sur la rive droite plus escarpée. Parmi ceux-ci, certains sont devenues de grandes agglomérations : Saratov créée en 1590, Tsaritsyne (aujourd'hui Volgograd) en 1589, Simbirsk (aujourd'hui Oulianovsk) en 1648, Samara en 1648. Le peuplement de la région fut assuré par des colons russes, par des Cosaques et par des Allemands fuyant leur terre natale surpeuplée et attirés par l'offre d'installation de la reine Catherine II (1767). La Volga devenait un axe de communication facilitant l'expansion russe en Sibérie et sur la Caspienne, notamment sous Stenka Razine. À cette époque, la région de la basse Volga était principalement occupée par des populations turco-mongoles et finnoises. Le chemin de fer, au , consolida la prééminence des villes édifiées le long du fleuve. Les activités de ces centres urbains portaient sur le commerce, la minoterie, la conserverie de poisson, la construction navale et la maintenance du matériel ferroviaire. Mais la région resta globalement en marge de la révolution industrielle jusque dans les années 1930, date à laquelle fut construit un premier combinat métallurgique et une usine de tracteurs (à Stalingrad). Durant la Seconde Guerre mondiale, la Volga fut la dernière ligne de retranchement de l'armée russe jusque là vaincue par les troupes allemandes. La sanglante bataille de Stalingrad (aujourd'hui Volgograd) située sur le saillant est que dessine la Volga, permit aux Russes de renverser le rapport de forces et de changer le cours de la guerre.

Économie

Un pousseur et sa barge croise un bateau de passagers près de Nijni-Novgorod Ce n'est qu'après la Seconde Guerre mondiale que la région se développa réellement : plus de 200 usines (machine-outil, automobile) furent construites dans les principales agglomérations. De gigantesques travaux d'aménagements furent entrepris sur la Volga et son affluent, la Kama, pour en faire des artères de communication permanentes, produire de l'électricité et irriguer les terres peu arrosées situées le long du cours inférieur. La mise en exploitation après la seconde guerre mondiale de gisements de pétrole et de gaz importants tout au long du bassin (90 Mt de pétrole et 28 mds de m³ produits au cours de l'année 2001) ont favorisé la création d'une importante industrie pétrochimique dynamique même si les gisements ont tendance aujourd'hui à s'épuiser. La partie centrale du bassin du fleuve est relativement fertile, quoique les précipitations soient très irrégulières d'une année sur l'autre. Par contre, les tentatives d'irrigation des terres situées plus au sud n'ont pas donné les résultats espérés. De plus, une partie des terres cultivables situées au bord de la mer Caspienne ont été submergées dans les années 1980 à la suite de la remontée du niveau de la mer Caspienne qui a pris les spécialistes au dépourvu. Le bassin de la Volga est riche en ressources minières telles que la potasse et le sel. Le delta de la Volga ainsi que les abords de la mer Caspienne sont riches en poissons. Astrakhan, située sur le delta de la Volga, est le centre de l'industrie du caviar.

Aménagements de la Volga

Plusieurs villes dont Kaliazine et Mologa, furent englouties à la suite de la création des barrages Plusieurs canaux - le canal de Moscou, le canal Volga-Don, le canal de Mariinsk - mettent en communication Moscou avec la mer Blanche, la mer Baltique, la mer d'Azov, la mer Caspienne et la mer Noire. Après la Seconde Guerre mondiale, un plan d'aménagement de la Volga imaginé dans les années 1920 est mis à exécution. Il s'agit d'abord de rendre navigable le fleuve soumis à de fortes variations de débit associées à une pente extrêmement faible (250 mètres de dénivelé sur l'ensemble du cours) avec des changements importants de niveau en fonction de la saison (jusqu'à 20 mètres). Les deux autres objectifs sont de produire de l'électricité et d'irriguer les terres peu arrosées situées sur le cours inférieur. Une dizaine de grands barrages sont édifiés sur le cours de la Volga et de ses affluents la Kama et l'Oufa créant de gigantesques lacs de retenue. Les ouvrages construits ont assagi le fleuve et garantissent désormais en toute saison (quand le fleuve n'est pas pris par les glaces) une profondeur supérieure à 4 mètres. En contrepartie, plus de km² de terres ont été noyées ainsi que des centaines de villages et quelques villes. Les centrales électriques produisent 40 Mds kWh par an. Par contre, le programme d'irrigation est un échec car il pâtit de la désorganisation de l'administration russe et de problèmes de remontée de sel sur des terres trop irriguées. Barrages construits sur la Volga (surface du lac de retenue, volume, production électrique, date de construction)Chiffres tirés de la Géographie des voies d'eau intérieures d'URSS de V. Toniaev :
- barrage d'Ivankovo (327 km² ; 1, 12 Mrd. m³ ; production électrique : 130 MkWh ; construit en 1937)
- barrage d'Ouglitch, (249 km² ; 1, 25 Mrd. m³ ; production électrique : 212 MkWh ; construit en 1940)
- barrage de Rybinsk ( km² ; 25, 42 Mrd. m³ ; production électrique : MkWh ; construit en 1979)
- barrage de Nijni-Novgorod ( km² ; 8, 7 Mrd. m³ ; production électrique : MkWh ; construit en 1955)
- barrage de Tcheboksary ( km² ; 14, 2 Mrd. m³ ; production électrique : MkWh; construit en 1980)
- barrage de Samara (auparavant barrage de Kouïbychev à la confluence avec la Kama) ( km²; 58 Mrd. m³; production électrique : MkWh ; construit en 1955)
- barrage de Saratov ( km² ; 12, 9 Mrd. m³ ; production électrique : MkWh ; construit en 1967)
- barrage de Volgograd ( km² ; 32, 1 Mrd. m³ ; production électrique : MkWh ; construit en 1958)

Étymologie du nom du fleuve

L'appellation russe Во́лга peut être rapprochée des mots slaves désignant le caractère « mouillé », « humide » (влага, волога). Ce nom est traduit en français et en anglais par Volga et en allemand par Wolga. Le nom pourrait également avoir des origines finnoises. Les populations turques vivant au bord du fleuve l'appellent Itil ou Atil. Attila le Hun pourrait tenir son nom du fleuve. Aujourd'hui dans les langues apparentées au turc, la Volga est connue sous le nom de İdel (Идел) en Tatar, Атăл (Atăl) en Tchouvache et İdil en turc. En langue Mari le fleuve est appelé Юл (Jul) utilisant la même racine Si on remonte encore plus loin dans le temps, les Scythes donnaient au fleuve le nom de Rha qui peut être associé à l'ancien mot sanscrit Rasah désignant une rivière sacrée. Cette origine est conservée dans le nom donné par les Mordves au fleuve : Рав (Raw).

Volga ou Kama ?

Le cours inférieur : on distingue le delta sur la mer Caspienne et la « grande courbe » de Volgograd La Kama est le plus important des affluents de la Volga. Plusieurs indices prouvent que la Volga dans son cours inférieur devrait être renommée la Kama. À la confluence, les débits moyens de la Volga et de la Kama sont respectivement de et m³/s. La superficie des bassins de leurs cours supérieur est respectivement de et km². La Volga reçoit un nombre de cours d'eau inférieur contre . La vallée fluviale de la Kama est plus ancienne que celle de la Volga. Dans la première moitié de l'ère quaternaire, à l'époque du maximum glaciaire, la Volga n'existait pas dans sa forme actuelle et la Kama alimentait la mer Caspienne. À l'époque, le cours supérieur de la Volga se jetait dans le Don qui était alors le fleuve le plus important d'Europe. Le cours inférieur de la Volga emprunte en fait celui de l'ancienne Kama. Si on s'en tient aux paramètres hydrologiques, il est clair que la Volga inférieure devrait en fait s'appeler la Kama. Mais le rôle historique joué par le cours supérieur de la Volga ainsi que son importance économique contemporaine expliquent la dénomination retenue. Il existe d'autres exemples analogues par exemple : le Mississippi et le Missouri; la Seine et l'Yonne; l'Ob et l'Irtych, l'Ienisseï et l'Angara, et d'autres.

Principaux affluents

(de la source à l'embouchure) La Volga à Ouglitch
- Mologa
- Cheksna
- Kotorosl
- Kostroma
- Vetlouga
- Oka
- Kama
- Samara

Principales villes traversées

La Volga à Iaroslav
- Ouglitch
- Rybinsk
- Iaroslavl
- Kostroma La Volga à Nijni-Novgorod
- Nijni-Novgorod (ex-Gorki)
- Kazan
- Togliatti
- Samara (ex-Kouïbychev)
- Saratov
- Volgograd (ex-Stalingrad)

Voir aussi

- Liste de fleuves dans le monde
- Allemands de la Volga
- Tchouvachie

Sources


-Volga Catégorie:Cours d'eau de Russie Catégorie:Oblast de Kostroma Catégorie:Oblast de Nijni-Novgorod Catégorie:Oblast de Saratov Catégorie:Oblast de Volgograd Catégorie:Oblast de Samara Catégorie:Oblast de Iaroslavl Catégorie:Oblast d'Astrakhan Catégorie:Oblast de Tver Catégorie:Oblast d'Oulianovsk Catégorie:Tatarstan Catégorie:Tchouvachie am:ቮልጋ ወንዝ ang:Folga ar:فولغا be:Рака Волга bg:Волга br:Volga ca:Volga cs:Volha cu:Вльга cv:Атăл cy:Afon Volga da:Volga de:Wolga el:Βόλγας en:Volga River eo:Volgo es:Volga et:Volga eu:Volga fa:ولگا fi:Volga gl:Río Volga he:וולגה hr:Volga hu:Volga io:Volga is:Volga it:Volga ja:ヴォルガ川 ka:ვოლგა (მდინარე) ko:볼가 강 ku:Volga la:Rha lt:Volga lv:Volga mk:Волга ml:വോള്‍ഗ നദി nds:Wolga nl:Wolga nn:Volga no:Volga pl:Wołga pt:Rio Volga rm:Volga ro:Volga ru:Волга sh:Volga simple:Volga sk:Volga sl:Volga sq:Vollga sr:Волга sv:Volga tg:Дарёи Волга th:แม่น้ำโวลก้า tr:İdil Nehri tt:İdel uk:Волга vi:Sông Volga zh:伏尔加河
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