Alphabet cyrillique

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L'alphabet cyrillique (en russe : кириллица ; en ukrainien : кирилиця ; en biélorusse : Кірыліца ; en ruthène : кырилиця ; en serbe : ћирилица ; en bulgare : кирилица ; en macédonien : кирилица) est un alphabet bicaméral de trente-trois lettres (dans sa version moderne russe), créé au par des disciples du frère Cyrille (peut-être Clément d'Ohrid), à partir du grec dans sa graphie onciale et de l'alphabet glagol
Alphabet cyrillique

L'alphabet cyrillique (en russe : кириллица ; en ukrainien : кирилиця ; en biélorusse : Кірыліца ; en ruthène : кырилиця ; en serbe : ћирилица ; en bulgare : кирилица ; en macédonien : кирилица) est un alphabet bicaméral de trente-trois lettres (dans sa version moderne russe), créé au par des disciples du frère Cyrille (peut-être Clément d'Ohrid), à partir du grec dans sa graphie onciale et de l'alphabet glagolitique. Il est notable que la valeur phonétique des lettres empruntées correspond, mutatis mutandis, à celle qu’elles avaient dans le grec de l'époque. Par exemple, le Β bêta (prononcé en grec classique mais en grec médiéval) est devenu le В ve russe ; il a donc fallu créer une lettre de façon à obtenir un graphème pour le phonème , en l'occurrence une modification du ve, soit Б.

Usages de l'alphabet cyrillique

Distribution de l'alphabet cyrillique. Le vert foncé désigne les pays où il est utilisé en tant qu'écriture principale ; le vert clair désigne les pays où il est utilisé en même temps qu'une autre écriture officielle. Le cyrillique est principalement utilisé pour écrire le russe (alphabet russe) et plusieurs langues slaves (en fait, les langues slaves de peuples orthodoxes, les catholiques ayant préféré l'alphabet latin) :
-vieux slave (ou vieux bulgare) ;
-biélorusse ;
-bulgare ;
-serbe (les serbes utilisent aussi l'Alphabet latin);
-ukrainien (alphabet ukrainien) ;
-macédonien (alphabet macédonien);
-ruthène (langue éteinte). Il sert également à écrire de nombreuses langues non slaves et non indo-européennes parlées sur le territoire de la Russie, comme l'oudmourte, le khanty, le nénètse ou l'ossète, ainsi que le mongol ou même le doungane, un dialecte du mandarin. Pour ces langues, il est souvent complété par des signes diacritiques ou des caractères spéciaux, destinés à noter des phonèmes qui n'existent pas en russe. On peut consulter à ce propos Diacritiques de l'alphabet cyrillique. Dans cet article, ne seront traités que les aspects de l'alphabet cyrillique servant à écrire le russe. En effet, dans les autres langues l'utilisant, les lettres peuvent avoir une tout autre valeur. Par exemple, en bulgare ъ (dit ер голям) se prononce comme le ă roumain et le щ vaut št.

Origine

Bible présentée dans l'église de Kumanovo (Bulgarie) Le fait que Constantin Cyrille, dit Le Philosophe, a créé l'alphabet et les premières traductions en slavon est incontestable. Mais une des questions des plus intéressantes, restée sans réponse univoque encore actuellement, porte sur la création dans une période relativement brève de deux alphabets slaves, à savoir l'alphabet cyrillique et l'alphabet glagolitique. Les avis ne s'accordent pas tous pour affirmer lequel des deux a été créé par Constantin Cyrille. Selon l’hypothèse la plus répandue sur la création des deux alphabets, le cyrillique ferait son apparition chronologiquement après le glagolitique. D'un point de vue acoustique et graphique le cyrillique est basé sur l'onciale grecque. Ce serait le Bulgare Clément d'Okhrid, un des disciples de Constantin Cyrille, qui l'aurait créé et lui aurait donné le nom de son professeur, en marque de respect. La plupart des scientifiques attribuent l'alphabet glagolitique à Constantin Cyrille. Il correspond à la composition phonétique de la langue bulgare et possède une graphie originale ; certains chercheurs indiquent que le dessin des lettres suit les règles de la section dorée (les rapports du petit et du grand côté à l'ensemble sont identiques). Si entre l'alphabet glagolitique et l'alphabet cyrillique il existe une certaine continuité, ils n'en comportent pas moins des différences significatives. L'alphabet cyrillique remplaça rapidement l'alphabet glagolitique, d'abord en Bulgarie orientale et notamment dans la capitale de l'époque, Preslav. À l’école d'Ohrid (Bulgarie occidentale, actuellement en Macédoine) l'alphabet glagolitique fut plus largement répandu et employé plus longtemps. Il existe quelques monastères au bord de la Mer Adriatique, en Croatie, où le glagolitique a été utilisé en cryptographie jusqu'au . Selon la deuxième hypothèse, Constantin Cyrille serait l'auteur des deux alphabets, ce qui signifierait qu'il aurait traduit les principaux livres liturgiques deux fois. En 855, il aurait créé l'alphabet cyrillique dérivé de l'écriture grecque en l'adaptant au langage slave pour traduire ensuite les livres liturgiques pour les besoins des slaves bulgares de la région du fleuve de Brégalnitsa (Macédoine du nord-ouest). Plus tard, en 862-863, il aurait créé l'alphabet glagolitique, recopiant les livres déjà traduits afin de donner à sa mission en Grande-Moravie une expression chrétienne universelle. De nos jours l'alphabet cyrillique est employé non seulement par les Bulgares, mais également par les Serbes, les Monténégrins, les Russes, les Biélorusses aussi bien que par beaucoup d'autres peuples non-slaves de l' ex-URSS, ainsi que par les Mongols : environ 200 millions de personnes en tout. L'œuvre de Cyrille et Méthode a été continuée par leurs disciples Clément, Naoum, Anguélarii, Gorazd et Sava qui, à leur arrivée en Bulgarie, ont reçu le soutien du roi bulgare Boris I. Chacun des cinq étudiants a sa propre fête religieuse, mais en plus, le 27 juillet on célèbre en commun les deux saints Cyrille et Méthode et leurs cinq élèves. La fête est appelée "Sveti Sedmotchislenitzi" (Les Sept Saints). Les saints Cyrille et Méthode ont été proclamés co-patrons de l'Europe en . Les ecclésiastiques vivant surtout dans la région de l'Adriatique du nord ont continué à utiliser l'écriture glagolitique jusqu'à la fin du (à partir duquel il ne s'est maintenu que dans la liturgie), et le dernier document en glagolitique date de la fin du . L'alphabet cyrillique doit, plus ou moins directement, plusieurs de ses caractéristiques innovantes par rapport au modèle grec, voire certaines de ses lettres, au glagolitique. Dans la religion orthodoxe, le 24 mai, jour de l’alphabet slave et des saints frères Cyrille et Méthode, est une fête qui n'a que peu d'analogues : jour de l'écriture, de l'éducation et de la culture. C'est la fête de l'éveil spirituel, de l'aspiration au perfectionnement à travers la science et la culture. Les lettres créées par Cyrille et Méthode, leurs traductions des livres liturgiques en slavon, la défense du droit de chaque peuple à glorifier Dieu dans sa propre langue, ont une importance historique qui dépasse la formation et la prospérité de la nation bulgare. Leur œuvre est humanitaire et démocratique, commune à tous les slaves et au service de la grande idée humaine d'égalité de tous dans le domaine spirituel.

Lettres

L'alphabet cyrillique utilisé pour le russe compte trente-trois lettres depuis 1917. Avant cette date, l'alphabet dit « prérévolutionnaire » en comprenait quatre de plus. Celles-ci sont repérées dans le tableau par un fond coloré. Cette écriture étant bicamérale, il existe deux variantes pour chaque lettre, capitale et minuscule. Le tableau suivant détaille l'alphabet actuel ; il se lit comme suit :
-Capitales et minuscules ;
-
nom de la lettre telle que prononcée lorsque on l'épelle ; on a adopté ici une transcription et non une translittération afin de rendre explicite le nom en question ;
-
translittération : le premier signe indiqué suit la norme ISO 9 de 1995 ; les suivants si les usages divergent, proviennent d'autres systèmes fréquemment utilisés ;
-
prononciation phonétique selon l'API ;
-
prononciation imagée orthographiée selon les usages français. Le système bulgare officiel de la translittération a été conçu en 1995, et approuvé à l'usage du , du , et du .

Graphie manuscrite et cursive

La graphie manuscrite cursive des lettres cyrilliques diffère autant de la graphie imprimée que le font nos lettres latines. De plus, dans certaines éditions l'italique imprimée minuscule suit le tracé des lettres cursives (ce qui, typographiquement, montre la différence entre des obliques et des italiques). Certaines cursives ne sont cependant pas identiques selon qu'elles sont manuscrites ou imprimées (ces lettres sont repérées par la couleur bleue) : Image:Cyrillique_cursif.png LégendeRangée 1 : caractères d'imprimerie en romaine ; rangée 2 : caractères d'imprimerie en italique ; rangée 3 : caractères manuscrits cursifs. Enfin, en serbe et en macédonien, les italiques cursives des minuscules бгдпт ont encore un autre œil, parfois plus proche encore de la graphie manuscrite : Image:Cyrillique_serbe_russe.PNG Note : dans ces langues, la lettre д en minuscule romaine se trace δ.

Fonctionnement de l'alphabet et orthographe

La notation du russe au moyen du cyrillique est relativement claire et facilitée par la basse fréquence de mots prononcés autrement qu'ils sont écrits, si du moins l'on ne regarde que les consonnes. Bien qu'il existe de nombreux archaïsmes dans la prononciation (les consonnes finales, par exemple, sont toutes dévoisées mais l'orthographe ne l'indique pas, non plus que les autres assimilations comme le dévoisement des consonnes les unes au contact des autres), l'orthographe du russe n'a rien de comparable avec celles, très complexes et peu régulières, de langues comme l'anglais ou le français. L'histoire de l'alphabet cyrillique, pourtant, est aussi longue que celle des lettres latines telles qu'utilisées pour noter les langues modernes. Cependant, la notation du russe a, au cours du temps, été simplifiée, de sorte que sa lecture et son orthographe soient aisées à un russophone moyen.

Des voyelles ambigües

Malgré une efficacité avérée de la notation des consonnes, la lecture directe d'un texte n'est cependant pas possible : le lecteur doit connaître pour chaque mot de plus de deux syllabes la place de l'accent tonique afin d'interpréter correctement les voyelles : celles-ci, en effet, connaissent une apophonie par atonie comparable à celle du portugais, du catalan ou de l'occitan et autres langues, parmi lesquelles encore les langues germaniques : les voyelles atones tendent à être neutralisées et perdent leur timbre initial. L'alphabet cyrillique, cependant, hormis dans les ouvrages didactiques, ne note pas la place de cet accent. À titre d'illustration, prenons le mot хорошо ; selon la place de l'accent, il sera réalisé :
- хорошо́ = ;
- хоро́шо = ;
- хо́рошо = . Note : à l'imitation de la marche suivie dans les ouvrages didactiques, les voyelles accentuées seront dans cet article marquées d'un accent aigu. Seul le premier signifiant renvoie au signifié de « bon ». Ces mécanismes sont traités en détail dans Apophonie accentuelle en russe. Cette apophonie existe en soi aussi en bulgare ou en ukrainien, mais est moins marquée qu'en russe.

Notation de la palatalisation

L'on traite ici de phonologie du russe pour expliquer certains mécanismes orthographiques. Le détail des explications se trouve cependant dans l'article consacré à ce sujet.

Écriture syllabique

Une des caractéristiques principales des langues slaves, à savoir la palatalisation des consonnes (réparties entre consonnes « dures » non palatalisées, et « mouillées »), est notée dans cet alphabet d'une manière originale. Dans la majorité des cas, c'est la voyelle suivant une consonne qui indique la présence ou non de la palatalisation et il n'existe pas de signe notant le yod (phonème de
yaourt) dans toutes les positions. La lecture est donc relativement syllabique : il faut, pour lire la consonne, lire aussi la voyelle suivante. On retrouve ce procédé avec certaines lettres de l'alphabet latin utilisé en français, comme c ou g dont la réalisation (résultant d'ailleurs d'une ancienne palatalisation dans les langues romanes) devant des voyelles d'avant vaut et au lieu de et . Seule la valeur de la voyelle suivante (ou l'absence de voyelle, du reste) permet de lire la consonne. En russe, le mécanisme est utilisé pour presque toutes les consonnes. Chaque timbre vocalique fondamental peut-être écrit de deux façons (tableau ci-contre). Chacune indique si la consonne précédente est dure (devant voyelle de première série) ou mouillée (devant voyelle de deuxième série). Si aucune consonne écrite ne précède dans la syllabe (en début de mot ou après une autre voyelle : Плеяды Pleâdy « Pléiades »), il faut suppléer un yod devant une voyelle de deuxième série(sauf pour /i/ и, qui ne conserve un yod à l'initiale que dans les dérivés du pronom de 3e personne, soient им , их et ими ), rien devant une voyelle de première série. Le phonème /i/ est notable : les deux variantes constituent deux allophones réalisés /i/ après consonne mouillée, après dure. Les autres voyelles subissent un changement de timbre conditionné analogue bien que, de loin, moins important. De plus, les voyelles de deuxième série se divisent en deux catégories : les voyelles naturellement palatales(е et и) et les « yodisées », c'est-à-dire des voyelles non palatales étant le résultat d'une palatalisation secondaire (я, variante de а après consonne mouillée, et ю, celle de у). Contrairement aux apparences, ё /ʲo/ n'est pas la variante de /o/. Il s'agit du résultat de la vélarisation de tonique devant une ancienne consonne dure. L'orthographe ne note généralement pas cette modification secondaire : Горбачёв Gorbačëv est le plus souvent écrit Горбачев. Le tréma, cependant, est utilisé pour lever des ambiguïtés, comme dans la paire все « tout » (pluriel) ~ всё (neutre singulier). Pour être prononcé ainsi, un е doit de toute manière être tonique. Cette notation ne doit pas laisser croire qu'il existe dix voyelles en russe ; en fait, la langue ne possède que six timbres , (sachant que le sixème, , est secondaire et provient d'une centralisation de /i/ devant consonne dure). C'est l'écriture de ces voyelles qui est double et complexe. Dans certains cas, la variante de deuxième série indique la présence d'une consonne palatalisée précédente voire, quand la voyelle est en début de mot, celle d'une consonne . Dans d'autres, elle n'a qu'un rôle orthographique, principalement quand la consonne qui précède n'existe pas sous les des deux variantes, molle ou mouillée. Les consonnes viennent donc par paire d'allophones : dure ~ molle, sauf ш š, ж ž, et ц c, qui sont toujours dures ; щ ŝ et ч č, qui sont toujours molles (mais pas mouillées). L'alphabet ne l'écrit cependant pas au moyen d'un signe de mouillure externe (sauf dans quelques cas recquérant l'emploi du jer ь, dont l'emploi est décrit ci-après) mais l'indique par la graphie voulue de la voyelle suivante : est noté par т devant voyelle de première série (та, тэ, ты, то, ту), par la même lettre devant voyelle de deuxième série (тя, те, ти, тё, тю).

Utilisation des jer

Extrait d'un ouvrage en langue russe de 1902 (antérieur à la réforme orthographique) Quand aucune voyelle ne suit une consonne mouillée, on écrit un « signe mou » ь après elle : ть , si la consonne est dure, un « signe dur » ъ : тъ , sauf en fin de mot où tous les signes durs ont été éliminés depuis la réforme de 1917. Ces deux signes, anciennement des voyelles (en vieux slave et, encore, en bulgare), sont nommés jer. On note que la voyelle ы y est constituée de l'union des deux jers, lesquels, à la différence de ы, ne pouvant pas être employés à l'initiale d'un mot, ne possèdent pas de majuscule ; dans un texte en capitales au long, cependant, on écrira bien Ь et Ъ : ШЕСТЬ šest’ « six », СЪЕЗД s”ezd « congrès ». Le passé vocalique de ces deux signes (ь ǐ valait , ъ ǔ ) est décelable dans des mots où leur utilisation semble superflue, surtout pour ь. Leur élimination en tant que phonèmes vocaliques est ancienne et s'est manifestée par un amuïssement (principalement quand ces deux voyelles étaient faibles, c'est-à-dire atones ou après un jer en position forte dans la syllabe précédente) ; l'ancienne voyelle molle ь, cependant, a laissé une trace en mouillant, si possible, la consonne précédente : возьму́ voz’mu. L'amuïssement est de règle en fin de mots : щипа́ть ŝipátǐ > ŝipat’ « pincer ». De fait, la lettre ь est devenue un signe auxiliaire sans valeur phonétique propre. Le jer dur ъ, quant à lui, n'a, en fin de mot, laissé aucune trace décelable outre le caractère non mou (donc dur) de la consonne précédente. Encore utilisé comme signe auxiliaire avant 1917, son usage a été oblitéré par celui d'une nouvelle règle orthographique prévoyant que toute consonne finale non suivie d'une voyelle est dure. Il est donc devenu inutile dans cette position : домъ domǔ > домъ dom” > дом dom « maison ». À l'intérieur d'un mot, cependant, il continue à noter le caractère dur de la consonne qui le précède : объя́ть ob”ât’ « embrasser ». D'autre part, ces deux voyelles en position forte (tonique ou dans la syllabe précédent un jer en position faible) ont pu se vocaliser en е pour la molle, о pour la dure :
- дьнь dǐnǐ > день den’ « jour » ;
- плъть plǔtǐ > плоть plot’ « chair ». Enfin, le jer mou peut remplacer un ancien devant voyelle yodisée ; il se prononce alors après la consonne molle : судья́ sud’â « juge », пью p’û « je bois ».

Incompatibilités

On l'a dit, ш š, ж ž, et ц c sont toujours dures ; щ ŝ et ч č toujours molles. Les raisons en sont que ces consonnes sont déjà le résultat d'une palatalisation : le yod non écrit s'est mêlé à une première consonne pour donner l'une des cinq consonnes en question. Ainsi, il n'existe pas de щ ŝ dur ou de ž mouillé. Puisque ces consonnes n'ont qu'un seul allophone, la notation au moyen des deux séries de voyelles est superflue. Elle obéit en effet à des règles dépendant de la grammaire, qui précisent quelle graphie utiliser pour un même phonème vocalique (voire pour l'absence de voyelle qui peut, en fin de mot, être notée par un signe doux ь muet). Il existe une incompatibilité remarquable entre les voyelles yodisées (dont la mouillure est moins stable que celle des autres voyelles molles) я â et ю û et les chuintantes ш š, ж ž, ч č et щ ŝ. Pour chaque consonne concernée, il existe deux graphies ambiguës : devant /o/ (on peut écrire le phonème au moyen de о ou ё), en fin de mot (consonne seule ou avec signe doux ь) : La consonne ц c quant à elle n'est suivie que par des voyelles dures (et jamais par le signe doux ь) sauf pour /e/, écrit е et non э. Il existe aussi quelques graphies étymologiques avec un и au lieu de ы ; on prononce cependant bien : цифра . Le tableau ci-dessous récapitule les orthographes possibles : Légende : L'ensemble «
- » se lit « le phomène en fin de mot ». Il faut noter que la notation de i après ш, ж et ц est complexe : on emploie и après les deux premières mais ы après la troisième. Dans tous les cas, ces consonnes étant dures, le phonème est réalisé . Toujours pour des raisons liées à la palatalisation, les incompatibilités suivantes sont notables :
- le phonème /o/ atone ne peut pas suivre ж, ц, ч, ш et щ dans les seules désinences ; il est remplacé par е ;
- le graphème ы (mais non le phonème ) ne peut suivre к, г, х, ж, ч, ш et щ ; il est remplacé par и, notant ou après les consonnes nécessairement dures ;
- les graphèmes я et ю ne peuvent suivre к, г, х, ц ж, ч, ш et щ ; ils sont remplacés par а et у.

Divers

- Code ISO 15924 : Cyrl
- extension Firefox pour écrire en cyrillique sur un clavier européen : ==
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