Musée des Beaux-Arts de Lyon

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Le Palais Saint-Pierre Musée des Beaux-Arts Satue de Rodin dans le jardin central Le musée des Beaux-Arts de Lyon est un musée municipal situé près de la place des Terreaux dans un ancien couvent de bénédictines. Ses collections, qui embrassent une période comprise entre l’Égypte antique et l’art moderne, en font l’un des plus importants musées européens. Des expositions temporaires y sont proposées toute l’année. Une exposition rassemblant les œuvres de B
Musée des Beaux-Arts de Lyon

Le Palais Saint-Pierre Musée des Beaux-Arts Satue de Rodin dans le jardin central Le musée des Beaux-Arts de Lyon est un musée municipal situé près de la place des Terreaux dans un ancien couvent de bénédictines. Ses collections, qui embrassent une période comprise entre l’Égypte antique et l’art moderne, en font l’un des plus importants musées européens. Des expositions temporaires y sont proposées toute l’année. Une exposition rassemblant les œuvres de Braque et de Laurens durant la deuxième moitié et de l'année 2005, puis une exposition sur l'œuvre de Géricault d'avril à juillet 2006, ont remporté un succès considérable.

Les départements

Peintures

Le département des peintures propose des peintures européennes du siècle jusqu'à la deuxième moitié du siècle. Les œuvres y sont classées chronologiquement et par grandes écoles dans 35 salles. Parmi les points forts de cette collection, il faut noter :
-la peinture française du ; Simon Vouet, Philippe de Champaigne, Eustache Lesueur.
-la peinture française du et du début du (Géricault, Delacroix, Manet, Gauguin, Braque, etc.) ;
-la peinture italienne du Quattrocento ( siècle) et du siècle vénitiens (Pérugin, Véronèse, etc.) ;
-la peinture espagnole du siècle (Antonio de Pereda, Francisco de Zurbarán) ;
-la peinture flamande et hollandaise du siècle (Rembrandt, Rubens, etc.). Image:Lorenzo Costa 002.jpg|La Nativité, Lorenzo Costa (vers 1490) Image:Quentin Massys-Virgin and Child Surrounded by Angels-Musée des Beaux-Arts, Lyons..jpg|Vierge à l'Enfant entourée d'anges, Quentin Metsys (vers 1509) Image:Jacopo Tintoretto 009.jpg|Danaé, Le Tintoret (vers 1570) Image:Paolo Veronese 001.jpg|Bethsabée au bain, Véronèse (vers 1575)

Sculptures

Le département des sculptures est divisé en deux sections :
-le Moyen Âge et la Renaissance ;
-le et le début du siècle Ces deux sections sont séparées dans le musée : La première est située au 1 étage tandis que les sculptures plus récentes se trouvent dans la chapelle. Des sculptures françaises du siècle sont également visibles dans le jardin public.

Antiquités

L’Égypte

L’Égypte constitue le thème principal du département des Antiquités. Cette place s’explique par l’importance historique de l’égyptologie à Lyon, animée par des hommes tels que Victor Loret. Les points forts de cette section sont la vitrine des sarcophages et les portes de Ptolémée III et IV du temple de Médamoud ramenées par le lyonnais Alexandre Varille en 1939. Le reste des objets donne un aperçu de la vie quotidienne en Égypte antique. Le petit millier d'œuvres égyptiennes conservé au musée des Beaux-Arts de Lyon est exposé dans 9 salles, suivant un parcours à la fois thématique et chronologique : Fragment de bas-relief funéraire provenant probablement de Deir-el-Bahari, XX dynastie.
- Salle 1 : la vie au-delà de la mortPlongée dans la pénombre, la première salle nous fait découvrir les pratiques funéraires des anciens Egyptiens à travers une belle collection de cercueils allant de l'Ancien Empire à la Basse époque, des vases canope renfermant les viscères du défunt, un ensemble de 102 ouchebtis de toutes les époques ainsi que 155 amulettes aux sujets très variés. On peut encore citer, entre autres œuvres, le fragment du tombeau de Bakenranef ramené de Saqqarah, datant de l'époque saïte, ainsi que le linceul d'époque romaine. Fragment de bas-relief du temple de Cléopâtre et Césarion, Coptos, I siècle av. J.-C.
- Salle 2 : le divin et les ritesNous entrons maintenant dans une salle toute en longueur qui recrée le décor d'un temple, avec en point d'orgue les portes de Ptolémée III et IV du temple de Montou de Médamoud. Celle de Ptolémée III est fragmentaire, mais conserve une partie de sa polychromie d'origine, alors que celle de son successeur est presque complète. Les autres bas-reliefs que nous découvrons dans cette salle proviennent de Coptos : 8 sont datés du Moyen Empire et proviennent du temple de Min. Ils furent découverts par Adolphe Reinach en 1909 dans les fondations d'un édifice tardif. 11 autres fragments remontent à la fin de l'époque ptolémaïque, et plus précisément au règne de Cléopâtre VII.Même si la statuaire pharaonique est très peu représentée au musée, le fragment de la statue de Ramsès VI en granite rose et l'ébauche de statue de l'empereur Commode en pharaon documentent quelque peu cet aspect de l'art égyptien.
- Salle 3 : le culte du divinOn accède à cette salle par la porte de Ptolémée IV. Au centre, on découvre un support de barque ou de statue datant du règne de Ptolémée II. Dans les murs sont exposés 3 fragments de bas-reliefs de la XVIII dynastie, trouvés eux aussi à Coptos. Tête en grès vert d'un roi de la XXX dynastie, sans doute Nectanébo II.
- Salle 4 : les images et les emblèmes du divinLes 3 vitrines de cette salle renferment une belle collection de statuettes en bronze de bon nombre de divinités du panthéon égyptien, avec notamment une très rare représentation du dieu du Nil Hâpy datant de la Basse époque. Une vitrine entière et consacrée aux représentations d'Osiris et une autre à celles du pharaon. On peut y voir une jolie tête de pharaon de la XXX dynastie, attribuée à Nectanébo II, un buste de roi du Moyen Empire, caractérisé par ses oreilles démesurées, ou encore un scarabée au nom d'Aménophis II. Image:Buste de pharaon, Moyen Empire.JPG|Buste de pharaon, Moyen Empire Image:Statuette d'Horus enfant, basse époque.JPG|Statuette d'Horus enfant, Basse Époque Image:Statuette du Nil divin Hâpy, basse époque.JPG|Statuette du Nil divin Hâpy, Basse Époque Modèle de barque en bois, Assiout, XII dynastie
- Salle 5 : pharaon et ses serviteursDans cette salle sont conservés 18 modèles en bois de la XII dynastie, provenant d'Assiout. Placés dans les tombes, ils reproduisent des scènes de la vie quotidienne, comme la fabrication de la bière ou une vache vêlant.En face de la vitrine contenant ces modèles, nous trouvons une vitrine consacrée à l'écriture et une autre aux serviteurs du pharaon. Cette dernière dévoile entre autre une belle représentation d'un couple anonyme de l'Ancien Empire en calcaire, un buste d'homme de l'époque ptolémaïque et un fragment de statuette de scribe accroupi.
- Salle 6 : les stèlesRéparties autour d'une statue d'Osiris en bois se trouvent 4 stèles du Moyen Empire, 8 du Nouvel Empire et 4 de l'époque romaine. L'une des plus belles est la stèle de Ptahmès, grand prêtre d'Amon, vizir de Thèbes et chef des travaux d'Aménophis III, qui conserve des traces de polychromie.
- Salle 7 : la vie quotidienneCommençons par les vitrines de droite en rentrant : la première contient 14 vases de l'époque protohistorique et prédynastique, tandis que la seconde présente des vases sur une période étalée du Nouvel Empire à la Basse époque.La grande vitrine qui leur fait face dévoile quelques pièces uniques, comme la stèle de Nes-Henou, datant de la II dynastie ou la magnifique tête d'homme en bois de la XVIII dynastie, qui ornait peut-être une harpe. Sinon, on trouve dans cette vitrine une foule d'objets du quotidien, comme des sandales, miroirs, bijoux... et même un tabouret.
- Salle 8 : l'Égypte et les Grecs - l'Égypte et RomeL'influence grecque et romaine dans l'art égyptien se fait particulièrement ressentir dans les œuvres privées, comme en témoigne la série de figurines en terre cuite reprenant les dieux égyptiens sous des traits hellénisants. Dans cette salle, on trouve aussi 5 stèles funéraires d'influence palmyrénienne des de notre ère, découvertes à Coptos.
- Salle 9 : l'Égypte et l'Empire Romain - la chrétienté CopteLa dernière salle consacrée à l'art égyptien présente de beaux masques funéraires en plâtre doré d'époque romaine. Enfin, la période copte est illustrée par des bas-reliefs, des patères, et plusieurs tapisseries, dont un fragment du célèbre « châle de Sabine ».

Proche et Moyen-Orient

Réunies dans une unique salle, les collections évoquent tout d'abord trois grandes civilisations de Mésopotamie et du Moyen-Orient à travers des sceau-cylindres, des tablettes d'argile et des bas-reliefs :
-les Sumériens,
-les Assyriens,
-les Perses. On trouve ensuite des bronzes du Luristan, des céramiques et statuettes chypriotes et un bel ensemble d'objets provenant de Syrie, comme un sarcophage anthropoïde en marbre et des bas-reliefs.

Grèce et Italie antiques

Particulièrement connue des Lyonnais, la statue en marbre de korê (« jeune femme » en grec) du , provenant de l’Acropole d’Athènes, est un chef-d’œuvre du département des antiquités. Une salle entière lui est consacrée. Une seconde salle est dédiée à la civilisation grecque : elle rassemble une belle série de vases attiques à figures noires ou rouges, des bronzes et des figurines en terre cuite de Tanagra. Enfin, une petite salle est consacrée à la Grande Grèce, c'est-à-dire aux colonies grecques établies en Italie du Sud, avec là encore de nombreuses céramiques et des casques en bronze. Dans la salle suivante, la civilisation Étrusque, du au , est illustrée par des vases en bucchero (céramique à pâte noire) et des bronze. La sculpture romaine est également présente à travers plusieurs ensembles : des sculptures en marbre (un torse de Vénus, un enfant au coq, des statues de personnages drapés, etc.) et également de petites figurines en bronze de dieux et déesses (Mercure, Vénus, Mars, etc.) ou d’objets familiers.

Objets d’Art

Le département des Objets d'art du musée des Beaux-arts de Lyon recèle de véritables merveilles allant du Moyen Âge au . Passez des ivoires byzantins aux émaux peints de Limoges, et découvrez les décors des faïences de la Renaissance, pour reprendre votre souffle devant la chambre Art Nouveau d’Hector Guimard. Par laquelle de nos deux collections uniques serez-vous le plus séduit : les arts de l’Islam ou les céramiques extrême-orientales ? La galerie des objets d’art comprend depuis 1917, des grès de Chine, de Corée et du Japon. Des pièces rares illustrent le rituel de la cérémonie du thé. À côté de ces œuvres sont exposées des céramiques d’Art Nouveau qui s’inspirent largement de l’art du grès japonais.

Médaillier

Le médaillier de Lyon est le deuxième médaillier de France après Paris. Il conserve près de 50 000 objets : monnaies, médailles, sceaux, etc. Il est connu au niveau européen et tient une place prépondérante dans la numismatique mondiale allant du début du aux récentes découvertes des trésors des Terreaux et des Célestins Site internet du musée des Beaux-Arts : échantillon de médailles représentatives de la richesse de ce médaillier.

Arts graphiques

Le cabinet d’Arts graphiques regroupe des œuvres sur papier : dessins, estampes, gravures, etc. Ces œuvres ont comme point commun d’être basées sur le trait, par opposition à la couleur. Cependant, le cabinet comprend aussi des aquarelles. C’est en tout près de 4 000 œuvres qui sont conservées dans ce département. Sa création date du début du siècle. La collections comprend notamment des œuvres de Puvis de Chavannes, de Leonetto Cappiello ainsi qu’une étude remarquable de Dürer.

Le bâtiment

Le bâtiment est en lui-même une œuvre d'art architecturale.

Du couvent au musée

L’abbaye

Jusqu’en 1792, les bâtiments qui abritent aujourd’hui le musée des Beaux-Arts de Lyon appartiennent à une abbaye. Il s’agit de l'abbaye royale des Dames de Saint-Pierre construite au siècle. L'abbesse, issue de la haute noblesse, y reçoit régulièrement des personnalités importantes du royaume. Ce détail illustre l’orientation particulièrement aristocratique de l’institution. Le bâtiment est largement rénové au siècle, sous Louis XIV. L'état actuel du palais Saint-Pierre est largement tributaire de ces travaux. Le réfectoire baroque et le monumental escalier d’honneur, dit Thomas Blanchet, sont notamment réalisés à cette occasion. La Révolution française entraîne l’expulsion des religieuses et la destruction de l'église Saint-Saturnin. L’autre église de l’abbaye, l’église Saint-Pierre, existe toujours actuellement. Elle accueille désormais les sculptures du et du siècle.

Le Palais du commerce et des Arts

Après la Révolution les bâtiments accueillent le Palais du Commerce et des Arts. L’institution accueille dans un premier temps des œuvres confisquées au clergé et à la noblesse. Par la suite, son orientation devient pluridisciplinaire. Elle abrite ainsi, par exemple, des collections d’archéologie, d’histoire naturelle et l’Académie des Sciences et des Lettres. L’École impériale de dessin est créée en 1805 au sein du Palais du Commerce et des Arts afin de fournir des dessinateurs à l’industrie de la soierie lyonnaise. Il en naît une école de peintures devenue célèbre par la suite. En 1860, la Chambre de Commerce quitte le Palais Saint-Pierre. L’Établissement s’appelle désormais Le Palais des Arts. A partir de 1875, les collections du musée connaissent une expansion remarquable. Il s’ensuit de nouveaux travaux d’agrandissement. L’escalier réalisé par Pierre Puvis de Chavannes date de cette époque.

Le Musée des Beaux-Arts

Le début du siècle est marqué par une ouverture considérable des collections. Le Palais des Arts devient alors Musée des Beaux-Arts. Après plusieurs rénovations au cours du siècle, c’est au milieu des années 1990 que le bâtiment acquiert son agencement actuel.

Le bâtiment aujourd'hui

Le cloître du palais Saint-Pierre à Lyon Pendant ses dix ans de rénovation, de 1988 à 1998, pas à un seul moment le musée ne fut fermé grâce à la maîtrise parfaite de tous les corps d'états qui sont intervenus dans ce lieu, une prouesse technique que l'on doit aux ingénieurs de la ville de Lyon. Ce magnifique bâtiment reçoit de nombreux visiteurs, ils peuvent redécouvrir des salles plus claires, plus vastes.

Jardin

Ce jardin municipal prend place au cœur de l’ancien cloître de l’abbaye bénédictine. Situé en plein centre ville, sur la presqu’île, il est particulièrement aimé des Lyonnais pour son calme et son atmosphère reposante. Plusieurs statues de maîtres (Rodin, Carpeaux, etc.) lui servent d’ornementation.

Réfectoire baroque

Le réfectoire baroque, réalisé au siècle et rénové depuis, sert aujourd’hui à l’accueil des groupes. Il est notamment orné de deux peintures monumentales se faisant face de chaque côté de la pièce. Chacune de ses peintures à un sujet lié au thème du repas, en fonction de la destination du lieu. Il s’agit de la Multiplication des pains et de La Cène de Pierre-Louis Cretey. Le reste du décor, constitué de sculptures, a été réalisé par Nicolas Bidaut et Simon Guillaume.

Publication

En 1952, à l'intiative de René Jullian, est crée le « Bulletin des musées lyonnais ». En 1960 cette publication change de titre et devient le «Bulletin des musées et monuments Lyonnais» . En 2003, il change de périodicité en devenant annuel et s'intitule alors «Cahiers du musée des Beaux-Arts de Lyon».

Notes et références

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Sujets connexes
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