Ernst Theodor Amadeus Hoffmann

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E.T.A. Hoffmann Ernst Theodor Wilhelm Hoffmann, dit Ernst Theodor Amadeus Hoffmann ou E.T.A. Hoffmann, est un écrivain allemand fantastique et romantique, mais également un compositeur et un dessinateur ainsi qu'un juriste. Il est né le 24 janvier 1776 à Königsberg et mort le 25 juin 1822 à Berlin. Il échangea en 1812 son troisième prénom Wilhelm en celui d'Amadeus en hommage à Mozart, son modèle.
Ernst Theodor Amadeus Hoffmann

E.T.A. Hoffmann Ernst Theodor Wilhelm Hoffmann, dit Ernst Theodor Amadeus Hoffmann ou E.T.A. Hoffmann, est un écrivain allemand fantastique et romantique, mais également un compositeur et un dessinateur ainsi qu'un juriste. Il est né le 24 janvier 1776 à Königsberg et mort le 25 juin 1822 à Berlin. Il échangea en 1812 son troisième prénom Wilhelm en celui d'Amadeus en hommage à Mozart, son modèle.

Biographie

Jeunesse

Ernst est le troisième enfant d'un avocat de Königsberg, fils d'un pasteur luthérien, Christophe-Louis Hoffmann, poète et compositeur à ses heures, qui quitte sa femme en 1778 en emmenant avec lui l'aîné de leurs enfants, Karl Wilhelm, à Insterbourg, en Petite Lituanie. Ernst est donc élevé dans la famille de sa mère, Louise Albertine Doerffer, une femme malade et d'une excessive nervosité qui disparaît en 1796, particulièrement par trois personnes: sa grand-mère Doerffer, sa tante Sophie, surnommée Füsschen (ou petit pied) et son oncle Otto Wilhelm Doerffer, magistrat célibataire, d'humeur sombre, dévote et solennelle dont Hoffmann devait tracer, dans ses lettres et à travers plusieurs personnages de son œuvre, un portrait sans aménité où le ridicule le dispute à l'odieux. Il l'appelle Onkel O. W. (Oh Weh!), que l'on peut traduire par « oncle quel malheur! » ou « oncle catastrophe ». Bien qu'il soit épris de musique, il a tout d'un béotien rationaliste. À six ans, il entre à l'école luthérienne, où il fait de bonnes études classiques. Il apprend l'art de la fugue et du contrepoint auprès d'un organiste polonais, Podbieski, prototype d'Abraham Liscot dans Le Chat Murr, et se révèle un pianiste prodige. Il s'essaie aussi à écrire des poèmes, des romans et à dessiner. Mais le milieu provincial n'est pas favorable à l'acquisition d'une technique. Également doué pour la peinture, la musique et l'écriture, le jeune homme reste ignorant de toute discipline un peu stricte et étranger aux formes nouvelles qui naissent alors en Allemagne. Son oncle le contraint à étudier le droit dans sa ville natale, mais il a peu de goût pour ses études. Sa correspondance de jeunesse n'en garde guère l'écho, au contraire de ses lectures, qu'il s'agisse de Voltaire, de Rousseau, de Goethe, de Schiller, de Jean-Paul ou de Kotzebue. En musique, il admire Bach, Mozart et les Italiens ; il ne découvre que plus tard Haydn, Gluck et Beethoven. À cette époque, Ernst se lie d'amitié avec Theodor Gottlieb von Hippel (1775-1843), fils d'un pasteur, écrivain connu et l'un des familiers d'Emmanuel Kant. En 1792, les deux amis se retrouvent à l'université, où ils suivent notamment les cours de Kant. En 1794, il a une grande passion pour une jeune femme mariée, Johanna Hatt, à qui il donne des leçons de musique et qu'il appelle Cora.

Une carrière de fonctionnaire provincial

En 1796, un grand-oncle, notaire, le prend comme clerc, puis on l'envoie à Glogau, en Silésie, chez un oncle maternel magistrat, où il travaille pendant deux ans. À la société bourgeoise de Glogau, il préfère la compagnie des artistes locaux. Et, bien qu'il soit attaché à la tradition protestante, il choisit ses amis parmi les catholiques. Embauché pour aider à décorer une église (thème qu'il développera dans L'église des Jésuites), il se lie d'amitié avec un peintre italien, du nom de Molinari, qui l'initie aux secrets de son art et lui inspire la nostalgie du Sud (et singulièrement de l'Italie, qui s'exprime dans nombre de ses écrits. Il se fiance aussi avec une jeune cousine, Mina Doerffer, et semble se diriger vers un mariage de raison. Toutefois, alors qu'il vient de passer son examen de référendaire, en 1798, il apprend que son oncle a été nommé à Berlin. Heureux de fuir Glogau, il part avec lui et passe l'examen d'assesseur. Là, il peint, dessine, compose un opéra-comique, Le Masque, qu'il dédie à la reine Louise (mais que le directeur des spectacles, Iffland, refuse) et fréquente assidûment le monde des revues et des théâtres, qui est assez actif dans ces années-là, bien que le romantisme ait encore ses principaux foyers vivants dans l'Allemagne du Sud, à Iéna entre 1798 et 1806 (autour des frères August et Friedrich Schlegel, de Ludwig Tieck et de Novalis), à Heidelberg à partir de 1804 (autour de Joseph Görres, d'Achim von Arnim, de Bettina et de Clemens Brentano). L'école de Berlin ne commence à s'imposer qu'à partir de 1808, avec des figures comme August Wilhelm Schlegel, Adelbert von Chamisso, Friedrich de La Motte-Fouqué, Heinrich von Kleist, Zacharias Werner, Joseph von Eichendorff et Hoffmann. En 1800, nommé assesseur, il repart en province, à Posen, une petite ville de garnison dont la population est polonaise et catholique. Devenu un bon vivant, Hoffmann se permet de faire toutes sortes d'espiègleries avec ses amis, une bande de jeunes Allemands : ivrogneries et farces se succèdent, et Hoffmann dessine des caricatures de ses collègues et de ses supérieurs. Dans la ville de Posen, il jouit d'une manière de célébrité. On fait jouer une cantate qu'il a écrite pour saluer le siècle nouveau et un opéra qu'il a écrit à partir de Goethe (Badinage, ruse et vengeance), dont on n'a conservé que le titre. Mais son désaccord avec la société bourgeoise s'agrandit. En 1801, il rompt ses fiançailles avec sa cousine, s'attirant ainsi la réprobation de sa famille. De même, il s'aliène la sympathie de ses collègues et de ses supérieurs hiérarchiques en faisant de cruelles caricatures, qui circulent dans la ville. Ces impertinences lui valent d'être envoyé, en pénitence, dans un centre moins important. Mais, avant de quitter Posen, en 1802, il y rencontre et épouse une jeune polonaise, Maria Thekla Michalina Rorer-Trzynska, dite Rohrer (selon un usage de germaniser les noms), dont on sait peu de choses, mais qui demeurera jusqu'au bout à ses côtés. Ernst Theodor Amadeus Hoffmann Exilé à Plock, entre 1802 et 1804, un petit bourg triste de trois mille habitants, presque tous Polonais, Hoffmann commence à tenir son journal intime, écrit en partie en caractères grecs ou en abréviations, pour échapper à la curiosité de son épouse. Durant ces deux années, il n'éprouve que tristesse et ennui et se demande s'il ne devrait pas abandonner la magistrature pour se vouer à l'art, mais sans parvenir à se déterminer, entre la peinture, la musique et la poésie. Il ébauche deux opéras, Le Renégat et Faustina. Déterminé à échapper à cet exil, il multiplie les démarches, sollicite l'intervention de ses amis. En attendant, il reprend sa vie de café, prend l'habitude du punch (une boisson à base d'arak, de citron et de sucre que l'on fait flamber) et connaît de graves crises d'angoisse nerveuse. Enfin, il obtient d'être muté à Varsovie. Avant de rejoindre son nouveau poste, il fait un dernier séjour dans sa ville natale en février 1804. Sa tante Sophie vient de mourir, et il craint d'être frustré de sa part d'héritage.

Varsovie et la découverte de l'art

Dans la capitale polonaise, Hoffmann retrouve enfin l'ambiance qui lui avait plu à Berlin. Il retrouve Zacharias Werner, compatriote de Kœnigsberg et fils de son parrain, et se lie avec un jeune collègue juif, de quatre ans son cadet, Julius Eduard Hitzig, qui est à Varsovie depuis cinq ans et fait partie du groupe littéraire berlinois du Nordstern (l'Étoile du Nord) ; il est resté en relations personnelles avec August Wilhelm Schlegel, Adelbert von Chamisso, Friedrich de La Motte-Fouqué, Rahl Levin. C'est lui qui révèle à Hoffmann la littérature nouvelle et lui fait lire Novalis, Ludwig Tieck, les frères August et Friedrich Schlegel, Achim von Arnim, Clemens Brentano, Gotthilf Heinrich von Schubert (l'auteur de La Symbolique des rêves et des Aspects nocturnes des sciences naturelles). C'est Hitzig aussi qui donne à Hoffmann les œuvres de Carlo Gozzi et de Calderon. Ces lectures relativement tardives marquent profondément Hoffmann, le révèlent à lui-même et le mettent sur la voie de son œuvre personnelle. De son côté, Zacharias Werner, personnalité complexe, lui fait découvrir l'attrait de la religion et d'une ambiance de mystère. À Varsovie aussi, Hoffmann se passionne pour le théâtre, fait dix projets d'opéras, compose une messe solennelle, une symphonie, un quintette, des chansons à l'italienne. Il parvient à faire jouer à l'opéra l'opéra qu'il tire des Joyeux musiciens de Clemens Brentano. En revanche, à Berlin, Iffland refuse La Croix sur la Baltique, dont le texte est de Zacharias Werner et la musique d'Hoffmann, auquel on préfère un autre compositeur. Il continue de peindre, notamment les fresques du palais de Mriszek, siège de la « société musicale » Mais, repris par son goût de la satire, il donne aux dieux égyptiens d'une des fresques les visages caricaturés des fonctionnaires dont il dépend, ce qui lui crée quelques ennuis. De même, il fait circuler d'autres portraits-charges de ses supérieurs. En dépit de ses multiples activités, Hoffmann s'ennuie à Varsovie, il déteste de plus en plus son métier, et l'existence trop bruyante de la ville épuise ses nerfs. Une fille, Cécile, voit le jour en 1805. Mais en novembre 1806, l'armée française occupe Varsovie et met fin à l'administration prussienne. il préfère démissionner. Mais, sans ressources, il ne parvient à quitter la Pologne qu'en juin 1807 et part à Berlin, laissant au passage sa femme et sa fille à Posen.

Musique et littérature

L'année passée à Berlin en 1807-1808 est la plus misérable de toute la vie d'Hoffmann. Dans la ville occupée par les troupes napoléoniennes, il ne parvient pas se faire réintégrer dans les cadres de la magistrature, et c'est à peine s'il obtient de maigres subsides. Il doit recourir à des amis, emprunter de l'argent, reste parfois plusieurs jours sans manger. C'est pourtant à Berlin qu'il compose les six cantiques pour chœur a cappella, dédiés à la vierge, l'une de ses meilleures œuvres musicales, que, dans Le Chat Murr, il attribuera à Johannès Kreisler. En août 1807, il apprend que sa petite fille est morte à Posen. Enfin, ayant mis une annonce dans un journal, il se voit proposer, en novembre 1807, l'emploi de « chef de musique » au théâtre de Bamberg, en Bavière. Mais sa nomination ne sera effective qu'en avril 1808, et son entrée en fonctions fixée au suivant. En attendant, il se rend chez un ancien ami, à Glogau. En septembre 1808, Hoffmann va chercher à Posen sa femme et l'emmène à Bamberg. Il va y passer cinq années décisives, entre 1808 et 1813 : il découvre l'Allemagne du Sud et, pour la première fois, peut se vouer à la musique. Mais la pratique de cet art lui permet de constater l'insuffisance de sa formation, et il se tourne vers la critique musicale, qui lui ouvre la voie de la création littéraire, sans pour autant abandonner la composition. Un choix commence à s'opérer entre les trois arts. La musique lui fait trouver son style d'écrivain, tandis que le dessin et la peinture passent au rang de divertissements. La ville de Bamberg plaît à Hoffmann, avec sa cathédrale, ses palais baroques et sa population catholique d'humeur assez gaie, qui le change de la bourgeoisie de Kœnigsberg. Mais le théâtre de Bamberg, mal géré par un certain comte Soden, est en pleine décadence, et Hoffmann ne conserve que peu de temps son poste de chef d'orchestre. Il lui faut courir le cachet, enseigner la musique aux jeunes filles. Les choses ne s'amélioreront qu'en 1810, lorsque l'acteur Franz von Holbein et le docteur Marcus, deux amis d'Hoffmann, reprennent le théâtre en main, et, pendant deux ans, Hoffmann se dépense avec enthousiasme. Il habite en face du théâtre et de l'hôtel de la Rose (qui est dépeint dans Don Juan, avec sa chambre ouvrant sur une loge), dans une petite maison étroite. La mansarde lui sert de refuge; il y travaille, assis sur le rebord de la lucarne, les jambes dans le vide, dans le voisinage aimé des chats de gouttière (qu'il décrira dans Le Chat Murr). Dans le plancher, il a fait pratiquer une trappe, par laquelle sa femme lui fait passer de la nourriture. Compositeur, metteur en scène, chef d'orchestre, décorateur, librettiste, il devient de fait le seul animateur des spectacles qui gagnent la faveur du public et se plaît à faire jouer les œuvres qu'il préfère: Shakespeare, Calderon, Gozzi, Heinrich von Kleist, Zacharias Werner, Mozart, Beethoven. Hoffmann se fait beaucoup d'amis, à Bamberg, parmi lesquels il faut noter le docteur Marcus, un homme cultivé et un psychiatre, qu'il interroge sur les troubles mentaux, le docteur Speyer et un marchand de vin, Kunz, qui deviendra son premier éditeur. Durant ses premières années à Bamberg, Hoffmann compose beaucoup, qu'il s'agisse de ballets, de chœurs, de prologues ou d'opéras. Mais cette activité un peu désordonnée, asservie aux demandes du public finit par le lasser, et il se tourne vers la critique musicale, à laquelle il donne une forme originale, englobant ses commentaires dans une trame romanesque. Cette évolution vers la littérature d'imagination doit sans doute beaucoup à la passion qu'il se met à éprouver en 1809 pour l'une de ses élèves, Julia Marc. La jeune fille n'a que treize ans (contre trente-quatre pour Hoffmann), elle est de famille juive, fille de commerçants et très douée pour la musique. En fait, cet amour, dont son journal permet de suivre les étapes, est très vite élevé au rang de mythe tragique, dont on retrouve les résonances dans Le Chat Murr et dans plusieurs de ses contes. Ses illusions s'évanouissent quand la jeune fille se fiance avec un commerçant de Leipzig. Son premier conte connu, Le Chevalier Gluck, date de l'automne 1808. Les Kreislerania, composés par un journal, suivent. À cette occasion, Hoffmann crée le personnage de Johannès Kreiseler, « musicien fou », double dérisoire et merveilleux qui va le hanter jusqu'à la fin de ses jours et dominer, , après les Fantaisies à la manière de Callot (1813-1815), le roman du Chat Murr (1819-1821). Au début de 1813, la guerre, les maladies fréquentes et la séparation d'avec Julia Marc décident Hoffmann à quitter Bamberg pour se fixer à Dresde, en Saxe où on lui offre un poste de « directeur musical ». Traversant l'Allemagne en guerre, il arrive à Dresde avec sa femme le 25 avril 1813. Mais le responsable du théâtre, avec lequel il venait signer un contrat, est déjà replié à Leipzig. Il passe donc un mois dans la capitale saxonne, dans des conditions difficiles et assiste le 8 mai à l'entrée de Napoléon. Dix jours plus tard, il gagne à son tour Leipzig, avant de rentrer à Dresde en juin. Son travail de chef d'orchestre l'occupe beaucoup, mais il continue son œuvre d'écrivain, rédigeant durant cette période difficile quelques-uns de ses meilleurs contes (Le Vase d'or, Le Magnétiseur, Ignaz Denner), le début de son premier roman, Les Elixirs du Diable, et deux actes de l'opéra Ondine, dont il a entrepris de composer la partition musicale à Bamberg d'après un livret tiré du conte de La Motte-Fouqué. Mais, au début de 1814, revenu à Leipzig, il se brouille définitivement avec son directeur, Seconda, et se retrouve bientôt sans travail, malade et endetté, sans autre ressource que quelques collaborations à des revues musicales. À contrecœur, il cherche à rentrer dans l'administration prussienne et sollicite à cette fin l'appui de ses amis berlinois. Son camarade de jeunesse, Hippel, finit par lui obtenir un poste dans la magistrature. toutefois, Hoffmann refuse d'être réintégré dans son ancien grade de conseiller, préférant accepter un emploi subalterne, qui lui garantisse la sécurité matérielle sans l'empêcher de poursuivre son œuvre d'écrivain et de compositeur.

Retour en Prusse

En septembre 1814, Hoffmann obtient de retrouver sa charge de fonctionnaire du royaume de Prusse. Dans le même temps, engagé en littérature, avec les Fantaisies à la manière de Callot, publiées par Kunz à Bamberg, avec une préface de Jean-Paul, il fréquente les milieux artistiques de Berlin. En 1817, le théâtre de Berlin joue son opéra, Ondine, dont le succès n'est interrompu que par l'incendie du théâtre lors de la vingt-cinquième représentation. Les revues et les almanachs sollicitent sa collaboration, tout ce qu'il écrit est aussitôt publié, et il se laisse parfois aller à une production facile. Cependant, ces dernières années sont marquées par la publication des quelques-uns de ses plus grands chefs-d'œuvres: Les Elixirs du Diable en 1816, les Contes nocturnes en 1817, les Frères de Saint-Sérapion en 1819-1820, puis trois courts romans, Le Petit Zachée, surnommé Cinabre, Princesse Brambilla, Maître Puce, ainsi que son ouvrage majeur, Le Chat Murr. À Berlin, hoffmann fréquente assidûment les tavernes du Tiergarten et de Unter der Linden, flâne dans tous les quartiers, qu'il dépeint avec complaisance dans ses contes, court les théâtres, les concerts et les expositions, fouille les bibliothèques, en quête de vieilles chroniques et de sujets romanesques. Il retrouve des amis de jeunesse, Hippel et Hitzig, et noue de nouvelles amitiés avec de nombreux écrivains et acteurs, quelques-uns déjà fort célèbres comme Ludwig Tieck, Clemens Brentano, Achim von Arnim, mais surtout Adelbert von Chamisso, Contessa, Friedrich de La Motte-Fouqué et l'acteur Devrient, qu'il retrouve à la taverne Lutter et Wegner, où se déroulent presque quotidiennement les entretiens des « frères Sérapion » (qui inspireront le recueil du même nom). Nommé en 1819 membre de la « Commission Extraordinaire d'Enquête contre les menées démagogiques », il remet en liberté un certain Yahn, mis en prison sans fondement. Mais une deuxième commission, la « Commission ministérielle médiatrice » qui coiffe la première (soupçonnée de libéralisme) refuse l'élargissement, et Yahn passe en jugement. Mais, pendant son procès, il décide de poursuivre pour calomnie la directeur de la police Kamptz, qui a affirmé par avance, dans une note envoyée aux journaux, la culpabilité de l'accusé. Hoffmann cite donc Kamptz à comparaître, à la fureur du ministère de la justice. Le roi fait classer l'affaire, mais Hoffmann, relevé de ses fonctions en juillet 1821 et nommé à la Cour d'appel, écrit un petit roman Maître Puce, vendu à un libraire de Francfort, où il caricature Kamptz sous les traits d'un personnage odieux, Karrpanti. Déjà, dans Le Chat Murr, il avait dépeint avec humour la vie à la cour dans cette multitude de principautés et de royaumes qui composaient alors l'Allemagne. L'éditeur imprime une version amputée des passages les plus litigieux (la version originale, récupérée par Georg Ellinger parmi les dossiers secrets de l'État, ne paraîtra qu'en 1906). Toutefois, sur la demande expresse de Berlin, les magistrats de la ville libre de Francfort confisquent le manuscrit à l'éditeur et l'envoient à Berlin. Kamptz exige alors le déplacement d'Hoffmann. Le 6 février 1822, celui-ci est cité à comparaître dans les vingt-quatre heures pour s'expliquer. Son médecin envoie un certificat déclarant qu'il ne peut se lever. Tombe d'Hoffmann Dès 1816, les accès de fièvre nerveuse se sont multipliés. Le surmenage, une imagination sans cesse exaltée et l'abus des boissons alcooliques ont ruiné sa santé. À partir de 1821 apparaissent les symptômes de l'ataxie locomotrice. Au début de 1822, les membres inférieurs se paralysent, puis les mains. Hoffmann doit dicter ses derniers contes à sa femme ou à un secrétaire de fortune. Parmi ces contes, la trace de sa maladie est évidente, que ce soit dans La Guérison, dans La Fenêtre d'angle de mon cousin, dans Maître Johannès Wacht ou dans L'Ennemi, dont la fin évoque l'agonie de Dürer. Il songe à d'autres œuvres, qu'il n'aura pas le temps d'écrire: « Rêve. La police enlève toutes les horloges des tours et saisit toutes les montres, parce que le temps doit être confisqué ». En juin, on diagnostique un tabès, c'est-à-dire une syphilis nerveuse atteignant la moelle épinière. On lui applique des fers rouges de chaque côté de l'épine dorsale. Le 25, les plaies au fer rouge se rouvrent et saignent. Il murmure alors: « Il est temps de penser un peu à Dieu ». Il demande qu'on lui tourne la face contre le mur et meurt quelques minutes après, le 25 juin 1822, à l'âge de quarante-six ans.

Réception et influence

Réception de l'œuvre d'Hoffmann dans la France romantique : création d'un mythe romantique

Si les premières années du sont marquées par le succès populaire du roman noir, ou gothique (de l'anglais gothic tales), dont les auteurs les plus connus sont Ann Radcliffe et Horace Walpole, et du roman historique de Walter Scott, la fin des années 1820 en France voit la littérature d’imagination menacée par les exigences d’un public nouveau. Des journalistes du Globe, Jean-Jacques Ampère et Prosper Duvergier de Hauranne, se tournent alors vers l’Allemagne et voient en E.T.A. Hoffmann l’auteur capable de régénérer cette littérature d’imagination. Ampère forge d’ailleurs un nouvel adjectif, « fantastique » (d’après le grec το φανταστικόν, qui désigne la faculté de se créer des illusions) pour l’accoler à l’œuvre de l’auteur allemand. Ainsi, le mot Fantasiestücke, qui apparaît dans le titre de son recueil le plus fameux, Fantasiestücke in Callot's Manier, devient par un glissement de traduction Contes fantastiques. Hoffmann s’était précédemment fait connaître en France par l’installation à Paris en 1822 (l’année de sa mort) de son ami le Docteur Koreff, personnage brillant et prestigieux, qui rencontra Adolphe Loève-Veimars (1799-1854), jeune homme distingué et ambitieux. Ce dernier, fasciné par la vie et l’œuvre de l’auteur allemand, entreprit une traduction en vingt volumes des Œuvres complètes qu'il ouvrait par une préface de lui-même et une introduction de Walter Scott, « Sur Hoffmann et les compositions fantastiques », dans laquelle l'écrivain écossais accusait Hoffmann de violer constamment le réel. La première mention du nom d’Hoffmann apparaît en 1828 dans la revue de Balzac, Le Gymnase, puis le 2 août de la même année dans Le Globe avec un article de Jean-Jacques Ampère qui fait son éloge en affirmant qu’il « compose comme Callot, invente comme les Mille et une nuits, raconte comme Walter Scott ». Le célèbre auteur écossais, alors figure essentielle de la scène littéraire, voit cependant dans Hoffmann un rival à abattre, et veut jeter le discrédit sur le nouveau genre fantastique, « où l’imagination s’abandonne à toute l’irrégularité de ses caprices ». Les admirateurs d’Hoffmann méprisent l’avertissement de Scott, et continuent à livrer leurs éloges dans La Revue de Paris notamment, Saint-Marc Girardin et Loève-Veimars à leur tête. Une âpre querelle littéraire éclate alors en décembre 1829 entre Walter Scott et Loève-Veimars à l’occasion de la parution de la première édition des Contes fantastiques (traduits par ce dernier) chez Renduel en quatre fascicules illustrés. Cette édition d’un choix de contes (les textes privilégiés étant les plus ‘‘fantastiques’’), dans une traduction élégante mais surtout très infidèle, accompagnée des illustrations de Gavarni, ainsi que la biographie romancée rédigée par le traducteur, constituent la première contribution importante à l’élaboration du mythe romantique d’Hoffmann : Loève-Veimars en effet fait de ‘‘son’’ auteur le parangon de l'artiste romantique, génie incompris, à l’existence pathétique, miné par la boisson et la maladie, cette légende biographique servant d’explication à l’excentricité des textes présentés ainsi que de référence pour le nouveau genre littéraire fantastique. Hoffmann et son art littéraire sont donc érigés en exemple du nouveau romantisme contre la vieille école représentée par Scott, caractérisée par le ‘‘bon goût’’ et les préjugés. La nouvelle esthétique romantique au contraire fixe le mouvement comme révolutionnaire et voulant assurer la liberté et l’autonomie complètes de l’art. Commence alors la vogue triomphale de l’auteur, dont une des preuves les plus manifestes est la traduction, dès février 1830, et la publication de quatre volumes de ses œuvres par Toussenel, rival de Loève-Veimars. Hoffmann de plus en plus devient une légende, un personnage mythique, et même un personnage d’œuvres littéraires, comme dans Entre onze heures et minuit, d’Alphonse Brot, ou encore Kreyssler, de Jules Janin (œuvre d’ailleurs signée, lors de sa publication dans l’artiste, du nom même d’E.T.A. Hoffmann). À cet engouement succède une mode forcenée, caractérisée par de nombreuses imitations de piètre qualité, que vient interrompre en 1833 une réaction négative de la part même des premiers défenseurs de l’écrivain : Théophile Gautier publie Onuphrius, ou Les vexations fantastiques d’un admirateur d’Hoffmann, qui montre les ravages occasionnés sur un esprit trop faible par le goût immodéré des Fantasiestücke, tandis qu’au bout de vingt volumes (mais dans lesquels toutefois ne figurent ni Les élixirs du diable, ni Le vase d’or), Loève-Veimars renonce à poursuivre sa traduction. L’auteur allemand conserve malgré tout dans le même temps de fervents admirateurs, telle George Sand, comme en témoigne sa Lettre d’un voyageur du 2 septembre 1836 : « poète amer et charmant, ironique et tendre, enfant gâté de toutes les Muses… ». Caricature d'Hoffmann par lui-même Enfin, 1836 marque la dénonciation de la légende romantique d’Hoffmann par quelques intellectuels, et à leur tête Henri Egmont, qui entreprend à son tour la traduction des œuvres complètes. Il cherche en effet à rétablir dans sa préface la vérité historique sur le personnage de l’auteur, et le même souci de vérité le pousse à réparer les erreurs et les mutilations de la traduction de Loève-Veimars : Egmont insiste particulièrement sur la mauvaise traduction du titre par "contes fantastiques", qu’il ne reprend que pour satisfaire et se plier à la tradition. Gautier lui aussi propose une nouvelle analyse littéraire plus réfléchie et plus approfondie, pour arriver à la conclusion qu’ « il faut dans la fantaisie la plus folle et la plus déréglée une apparence de raison, un prétexte quelconque, un plan, des caractères et une conduite », dénonçant par là les abus dont ont fait preuve les imitateurs d’Hoffmann (article publié pour la première fois dans la Chronique de Paris du 14 août 1836 sous le titre « Contes d'Hoffmann »).

Les traces littéraires hoffmaniennes chez les grands auteurs français

Charles Nodier, l’auteur de Du fantastique en littérature (1830), semble s’être inspiré de Princesse Brambilla pour la composition de son chef-d’œuvre, La fée aux miettes (1832). Les intrigues des deux contes présentent en effet quelques analogies : un héros rêveur et fou d’amour (Giglio / Michel) croit aimer une femme merveilleusement belle et riche ; leur misérable demeure sera transfigurée en un palais de rêve… La même symbolique de l’idéal de rêve qui fonde la réalité du bonheur habite ainsi les deux œuvres. Dans sa nouvelle de 1831, La cafetière, Théophile Gautier cherche à créer des effets semblables à ceux d’Hoffmann : « comme son modèle, il conte à la première personne et mêle au récit des indications familières qui donnent à l’invention une couleur d’authenticité », nous dit P.-G. Castex (Le conte fantastique en France de Nodier à Maupassant, Paris, Librairie José Corti, 1951, p.217). D’autre part, Gautier fait un grand usage des thèmes traditionnels du fantastique, comme l’inquiétude apportée par la nuit, les objets qui prennent vie, l’intervention des portraits dans le monde des vivants, la correspondance entre le rêve et la réalité. L’intérêt pour les menus détails et le goût des descriptions minutieuses nous rappellent encore l’art du conteur allemand, tandis que l’héroïne, Angela, porte le même nom que celle de Bonheur au jeu, et que le héros s’appelle Théodore tout simplement comme Hoffmann lui-même. En 1841, Gautier livre par ailleurs un véritable pastiche des Fantasiestücke avec son conte Deux acteurs pour un rôle. Il est peut-être possible que quelques scènes du roman historique de Victor Hugo, Notre-Dame de Paris (1831), aient été inspirées par L’homme au sable dont Loève-Veimars avait publié la traduction en 1830, et particulièrement le moment des préoccupations alchimiques de Frollo (l.V, ch.1), qui évoque étrangement les entretiens de même nature entre Nathanaël et Coppelius. Le grand poète et dramaturge romantique Alfred de Musset, qui citait déjà Hoffmann à propos de Don Juan dans sa pièce Namouna (II, 24), a pour sa part tiré l’intrigue de son Fantasio de la biographie de Kreisler livrée dans Le Chat Murr. Gérard de Nerval trouve quant à lui en la personne d’Hoffmann un « génie fraternel » (Castex, op. cit. p.283), dans la mesure où celui-ci « sépare si peu visiblement sa vie intérieure de sa vie extérieure qu’on aurait peine à indiquer d’une manière distincte les limites de chacune » (Nerval, avant-propos aux Aventures de la nuit de Saint-Sylvestre, Mercure, 1831, t. XXXIV) : quelle révélation en effet pour celui qui s’attachera à décrire dans la suite de son œuvre « l’épanchement du songe dans la vie réelle » (en 1855 dans Aurélia)… Des Aventures de la nuit de Saint-Sylvestre, Nerval traduit les deux premiers chapitres (notons aussi qu’il aidera quelque peu Egmont dans sa traduction des œuvres complètes), et des Elixirs du diable, il veut tirer le sujet d’un drame, Le magnétiseur. Dans Le Gastronome du 2 décembre 1830, il publie sous le titre « La liqueur favorite d’Hoffmann » une page sur les vertus du punch, « cette liqueur merveilleuse où se combattent les gnomes et les salamandres » (c’est-à-dire les génies de la terre et ceux des eaux). Enfin, un de ses contes, La main de gloire (1832), semble être composé dans le sillage d’Hoffmann, dans la mesure où il oscille sans cesse entre tragique et burlesque ainsi qu’entre fantaisie et réalisme. Les soirées d’automne, elles, mettent en scène le héros Théodore et son confident Lothaire, qui portent les mêmes prénoms que deux frères de Saint-Sérapion, tandis que celui de l’héroïne, Aurélia, est emprunté aux Élixirs du diable ; de plus, l’œuvre comporte plusieurs références explicites aux Aventures de la nuit de Saint-Sylvestre et à Don Juan (conte d’Hoffmann de 1814 écrit d’après le Don Giovanni de Mozart).

Influence et postérité en Europe

Édition de 1855 du Chat Murr L'œuvre de Hoffmann a bénéficié par ailleurs d'une fortune considérable, dans des domaines aussi divers que la littérature, le cinéma, l'opéra ou la psychanalyse. Hans Christian Andersen, le célèbre conteur danois, doit par exemple son premier succès littéraire à un récit fantastique directement inspiré d’Hoffmann, Promenade du canal de Holmen à la pointe orientale d’Amagre (1829). L’une des rares contributions espagnoles au fantastique romantique, le recueil Légendes (Leyendas, 1871) de Gustavo Adolfo Bécquer, montre les influences sensibles de grands romantiques allemands, tels Arnim, Heine, et surtout Hoffmann. Plusieurs écrivains russes ont eux aussi laissé sentir leur imprégnation du fantastique hoffmannien, tels Alexandre Pouchkine dans La dame de pique (1834) ou encore Nicolas Gogol dans « Le Nez » (in Nouvelles de Pétersbourg, 1836), où le fantastique se nourrit du réel et des multiples détails du quotidien pour exister. Par ailleurs, un groupe littéraire russe des années 1920, en période post-révolutionnaire et contre le futurisme de Maïakovski, revendiqua son attachement à la tradition classique russe, et se fit appeler Les Frères de Saint-Sérapion (1921), d’après l’œuvre du conteur allemand : menés par Victor Chklovski et Evgueni Zamiatine, ils revendiquaient la littérature comme une activité autonome où dominait l'imagination et l'indépendance créatrice. Peut-être enfin faudrait-il déceler quelques analogies entre les Fantasiestücke et les premiers écrits d’inspiration à la fois fantastique et réaliste de Franz Kafka, comme La Métamorphose (Die Verwandlung, 1915), où l’on peut voir encore, au milieu du mélange entre fantastique et réalisme bourgeois, l’image romantique de l’artiste incompris (la langue de Grégoire Samsa métamorphosé est devenue incompréhensible) si chère à Hoffmann. Nous pouvons enfin établir un parallèle entre la nouvelle de Natsume Sôseki Je suis un chat (1905-1906) et le célèbre Chat Murr (Lebensansichten des Kater Murr, 1822) : le récit de Hoffmann a sans doute été pour l'écrivain japonais un « stimulant », même s'il semblerait bien que Sôseki n'en ait pas eut une connaissance directe (cf. la préface de Jean Cholley à Je suis un chat, Gallimard / Unesco 1978, p.10). Le septième art n’a pas lui non plus oublié l’œuvre de l’auteur romantique. Nous pouvons retenir notamment deux adaptations des Contes fantastiques : en 1914, en Allemagne, Richard Oswald tourne Hoffmanns Erzählungen, où il met en scène le grand comédien allemand d’origine roumaine Lupu-Pick ; et en 1951, Michael Powell et Emeric Pressburger réalisent The tales of Hoffmann, film uniquement chanté et dansé. Par ailleurs, si les Fantasiestücke et les autres pièces fantastiques de l’auteur allemand ont bien accédé aux formes d’expression modernes par le biais du cinéma, une preuve peut-être encore plus grande de leur richesse et de leur adaptabilité seraient leurs nombreuses réutilisations par l’art musical, en particulier l’opéra et le ballet : ainsi sont nés les célèbres Contes d'Hoffmann de Jacques Offenbach, Casse-Noisette de Tchaikovsky, mais aussi Coppélia (Léo Delibes) et Cardillac de Paul Hindemith. Les Kreisleriana de Robert Schumann par ailleurs tirent leur titre du personnage du maître de chapelle Kreisler, inventé par Hoffmann. Sigmund Freud et Carl Gustav Jung ont quant à eux analysé son œuvre d'un point de vue psychanalytique.

Bibliographie

Contes et romans

- Fantaisies à la manière de Callot (comprenant Le Chevalier Gluck, Don Juan, Les Dernières aventures du chien Berganza, Le Magnétiseur, Le Vase d'or, Les Aventures de la nuit de Saint Sylvestre, Kreislerania), 1813-1815. Gérard de Nerval a traduit les deux premières parties des Aventures de la nuit de Saint Sylvestre (voir Les Romantiques allemands d'Armel Guerne, Desclée de Brouwer, 1956 et 1963, rééd. Phébus, 2004).
- Le Petit Zachée, surnommé Cinabre, 1816.
- Les Élixirs du Diable, 1816.
- Frères de Saint-Sérapion (comprenant Les mines de Falun, Les automates, Mademoiselle de Scudéry, Maître Martin le tonnelier, Le Casse-noisette et le Roi des souris, L'enfant étranger, Signor Formica, Une Histoire de Fantôme''...), 1816.
- Contes nocturnes (comprenant L'homme au sable, Ignaz Denner, L'église des jésuites, Le Sanctus, La maison déserte, Le majorat, Le vœu, Le cœur de pierre), 1817.
- La Princesse Brambilla, 1820.
- Le Chat Murr. Les sages réflexions du chat Murr entremêlées d'une biographie fragmentaire du maître de chapelle Johannès Kreisler présenté au hasard de feuillets arrachés, 1819-1821.
- Maître Puce, 1822.
- Derniers contes (comprenant La marquise de la Pivardière, Les brigands, L'esprit élémentaire, Dtura fastuosa, les sosies, La fenêtre d'angle de mon cousin, La guérison, Maître Johannès Wacht), 1821-1822.
- Contes retrouvés (comprenant Les effets d'une queue de cochon, Monde moderne... gens modernes, Vision sur le champ de bataille de Dresde, Délicatesse française, Le dey d'Elbe à Paris, La princesse Blandina, Dernières aventures d'un aventurier, Étranges souffrances d'un directeur de théâtre, Haimatochare, Les méprises, Les mystères, Lettres de la montagne et Agréable satisfaction d'un besoin naturel), 1810-1820
- Sœur Monika, roman attribué à Hoffmann, 1815.

Œuvres lyriques

- Les Joyeux musiciens, opéra, livret de Clemens Brentano, 1804.
- Le Chanoine de Milan, opéra, livret d'Hoffmann, 1805.
- La Croix sur la Baltique, drame de Zacharias Werner, 1805.
- Amour et jalousie, opéra, livret d'Hoffmann, d'après Calderon, 1808.
- Trois canzonette, 1808.
- Ondine, opéra, livret de La Motte-Fouqué, 1814.

Voir aussi

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