PASOK

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Le PASOK (en grec, Πανελλήνιο Σοσιαλιστικό Κίνημα, Panellínio Sosialistikó Kínima, ΠΑ.ΣΟ.Κ, ce qui signifie mouvement socialiste panhellénique) est un parti politique grec, social-démocrate, principal parti d'opposition depuis le 7 mars 2004. Le PASOK est membre du Parti socialiste européen et de l'Internationale socialiste.
PASOK

Le PASOK (en grec, Πανελλήνιο Σοσιαλιστικό Κίνημα, Panellínio Sosialistikó Kínima, ΠΑ.ΣΟ.Κ, ce qui signifie mouvement socialiste panhellénique) est un parti politique grec, social-démocrate, principal parti d'opposition depuis le 7 mars 2004. Le PASOK est membre du Parti socialiste européen et de l'Internationale socialiste.

1974-1981: du retour de la démocratie à la conquête du pouvoir

À la chute de la dictature des colonels en août 1974, la démocratie est rétablie et les partis sont officiellement autorisés : très vite, Andréas Papandréou, le fils du dirigeant libéral Georges Papandréou, qui vient de rentrer d'exil, appelle au rassemblement des forces politiques de la gauche. Le 3 septembre 1974, le PASOK est officiellement fondé. Les mots d'ordre du nouveau parti sont l' "indépendance nationale", le "pouvoir au peuple" et la "libération sociale". Le PASOK présente pour la première fois des candidats aux élections législatives de novembre 1974 et obtient 13, 5% des voix (15 députés sur un total de 300 au Parlement grec), arrivant troisième derrière la Nouvelle Démocratie de Konstantínos Karamanlís et l'EK-ND (Union du centre-Nouvelles Forces), dirigé par George Mavros. À cette occasion Mikis Théodorakis membre du parti communiste grec aurait déclaré : « Ou vous votez Karamanlis ou c'est les tanks ». Aux élections de 1977, le PASOK parvient à dépasser l'EK-NDen faisant élire 92 députés (soit 25, 3% des voix), devenant ainsi le principal parti d'opposition du pays. Sièges au Parlement grec en 2004 (le PASOK est en vert).

1981-1989: le Mouvement au pouvoir

Aux législatives d'octobre 1981, après une campagne menée par Andréas Papandréou aux cris de "Changement!" et "La Grèce aux Grecs!", le PASOK entre dans l'histoire en remportant 48% des suffrages (173 députés) et peut ainsi former le premier gouvernement de gauche en Grèce depuis 1924. Il s'agissait de quelque chose d'extraordinaire dans l'histoire d'un pays ayant connu une guerre civile et ne reconnaissant pas encore à cette époque les résistants de la seconde guerre mondiale. Il est à souligner que le soir des élections une nouvelle dictature était encore à craindre. Malgré ses prises de position de campagne en faveur d'un retrait de la Grèce de l'OTAN et de la CEE, Papandréou changea par la suite ses relations avec ces deux organisations. Les cris de raliement lors des élections étaient hors de l'OTAN : « exo apo to nato » et hors de la CEE : « exo apo tin evropi ». Plus tard, il y eut l'incident du Sismik. La Turquie envoya un navire faire des recherches géologiques dans ce que la Grèce considère être ses eaux territoriales. Il y eut mobilisation générale et la Grèce se retira de l'OTAN. Le laps de temps que la Grèce passa hors de l'OTAN fut très court et complètement occulté dans les autres pays dépendant de ce même OTAN mais la réaction fut immédiate, la Turquie retira le Sismik. En 1984, Andréas Papandréou est réélu président du parti au cours du 1 Congrès du PASOK, avec Georgos Genimatas comme dauphin officiel. Un an plus tard, le PASOK remporte à nouveau les élections législatives en parvenant à ne perdre que 3 points par rapport à son score de 1981 (45% et 161 députés), ce qui lui permet de se maintenir au gouvernement et d'engager une importante réforme de la Constitution, réduisant les pouvoirs du Président de la République et renforçant ceux du Premier Ministre. Le Code civil est également modifié et les mariages civils sont autorisés en Grèce pour la première fois. Au cours de ces deux législatures, le PASOK s'emploie, en tant que parti gouvernemental, à développer les infrastructures à petite et moyenne échelle dans l'ensemble du pays et à moderniser les petites entreprises, notamment dans le domaine de l'agriculture et du tourisme. Mais dès 1988, la popularité du gouvernement et du parti, affaibli par la mauvaise santé de son leader Andréas Papandréou, chute, du fait notamment de son implication dans plusieurs scandales économico-politiques (l'affaire Koskotas, entre autres) et, sans surprise, le PASOK perd les élections de juin 1989 en ne rassemblant que 40% des voix contre 45% pour la Nouvelle Démocratie

1989-1993: grande coalition et opposition

Prévoyant sa défaite, le gouvernement avait modifié en 1988 la Constitution, rendant ainsi difficile la formation d'un gouvernement, en cas de victoire serrée d'un parti aux législatives. La Nouvelle Démocratie n'ayant obtenu en juin que 5 points d'avance sur son concurrent, de nouvelles élections sont organisées en novembre 1989 auxquelles le PASOK obtient un score presque identique. Un gouvernement d'union nationale entre le PASOK, la Nouvelle Démocratie et le Synaspismós (coalition de gauche, dissidence du Parti communiste grec) est formé. Dès sa formation, il ne devait durer que trois mois, en effet à cette date devait avoir lieu l'élection présidentielle et aucun des partis n'ayant la majorité nécessaire pour l'élire (181/300) ni ne voulant aller plus avant dans une coalition, il allait y avoir de nouvelles élections législatives 1990. Les nouvelles élections sont remportées de justesse par Nouvelle Démocratie, le PASOK n'arrivant que deuxième avec 39% des voix.La Nea Demokratia n'a cependant que 151 sièges sur 300.

1993-2004: une décennie au pouvoir

Malgré l'implication d' Andréas Papandréou dans un nouveau scandale économique (affaire de la Banque de Crète), le PASOK remporte les élections organisées en 1993 avec 47% des voix et Papandréou redevient Premier Ministre. En 1995, le parti traverse une grave crise interne qui voit Dimitris Tsovolas démissionner du Comité central pour fonder son propre parti, le DI.K.KI (Mouvement démocratique social) tandis qu'Andréas Papandréou est hospitalisé en raison de graves problèmes de santé. Après 3 mois au cours desquels il contiue à diriger le pays depuis son lit d'hôpital, il est contraint à la démission le 17 janvier 1996. Le lendemain, Costas Simitis est désigné par le parti pour le remplacer à la tête du gouvernement. Représentant de l'aile pro-européenne du parti, il avait pour concurrent direct au sein du PASOK Aris Tsohatzopoulos, considéré comme le successeur légitime de Papandréou. Quelques jours après sa désignation, Simitis doit affronter la plus grave crise diplomtique qu'aie connu le pays depuis 1974, la crise dite "Imia-Kardak", du nom des îlots disputés par la Grèce et la Turquie. Accusé de faiblesse face à la Turquie et surtout d'être trop à l'écoute des États-Unis, Costas Simitis est néanmoins élu président du PASOK en 1996 et mène son parti à une nouvelle (très courte) victoire aux élections de septembre 1996 avec 41.5% des voix contre 40% pour la Nouvelle Démocratie. Le parti remporte à nouveau les élections de 2000 avec 43, 8% des voix, au terme d'une campagne très serrée. Malgré trois grands succès enregistré au cours des deux dernières législatures (1997:obtention par Athènes de l'organisation des Jeux Olympiques de 2004, 2001: admission définitive de la Grèce dans la Zone euro, 2002: démantèlement de l'organisation terroriste "17 Novembre") et surtout malgré le remplacement, peu avant les élections de 2004, de Costas Simitis à la tête du parti par Georges Papandréou, fils du charismatique fondateur du parti censé rallier les nostalgiques de son père déçus par la politique de Simitis le PASOK ne parvient pas à se maintenir au pouvoir et se retrouve dans l'opposition pour la première fois depuis 11 ans tandis que la Nouvelle Démocratie accède au pouvoir.

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Sujets connexes
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