Archevêché d'Arles

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L'archevêché d'Arles est l'archevêché, c'est-à-dire le chef-lieu, de l'archidiocèse qui inclut la ville d'Arles et sa région. Un archidiocèse est dans l'Église catholique une circonscription ecclésiastique semblable à un diocèse. Mais elle est placé sous l'autorité d'un archevêque, à la différence du simple diocèse, sous l'autorité d'un évêque suffragant. Le chef-lieu d'un archidiocèse et la résidence d'un archevêque sont appelées archevêché.
Archevêché d'Arles

L'archevêché d'Arles est l'archevêché, c'est-à-dire le chef-lieu, de l'archidiocèse qui inclut la ville d'Arles et sa région. Un archidiocèse est dans l'Église catholique une circonscription ecclésiastique semblable à un diocèse. Mais elle est placé sous l'autorité d'un archevêque, à la différence du simple diocèse, sous l'autorité d'un évêque suffragant. Le chef-lieu d'un archidiocèse et la résidence d'un archevêque sont appelées archevêché.

Diocèse et province ecclésiastique

Le diocèse

basilique Saint-Trophime Si la date de la fondation du diocèse d'Arles est inconnue, il n'en est pas moins vrai que la création de ce diocèse remonte au tout début de l'installation de l'Église en France. Ainsi, selon la tradition, saint Trophime, qui aurait évangélisé la cité d'Arles, en aurait été le premier prélat vers 220-240. Mais le premier évêque historiquement connu est Marcianus, dont saint Cyprien demande au pape Étienne Ier, sur le rapport de Faustin, évêque de Lyon, la déposition pour son adhésion au schisme de Novatien, en 254. Au XVIIIe siècle le diocèse d'Arles compte 51 paroisses, dont 39 en Provence, 7 en Languedoc et 5 en Camargue. Il est bordé, à l'ouest, par le diocèse de Nîmes, au nord, par le diocèse d'Avignon et, à l'est, par les diocèses d'Aix et de Marseille. Le diocèse d'Arles est supprimé et réuni par le concordat de 1801 au diocèse d'Aix.

La province ecclésiastique

C'est au concile de Turin, en 401 que le mot métropole fait son apparition. En 417, le pape Zosime confère l'autorité métropolitaine à l'évêque d'Arles dans les trois provinces de Viennoise, Narbonnaise Ière et Narbonnaise IIe Cette décision est contestée par les évêques de Narbonne et de Marseille, faisant valoir qu'aucun évêque d'une province déterminée ne pouvait être ordonné par un évêque d'une province étrangère. Cette contestation est rencontrée par le pape Léon Ier qui, en 445, déclare que la primatie concédée à l'évêque Patrocle d'Arles n'était que purement personnelle. En 450, cependant, le pape attribue les fonctions de métropolitain à l'évêque de Vienne dans les diocèses de Valence, Tarentaise, Genève et Grenoble, tandis que les autres cités de la Viennoise et de la Narbonnaise IIe restent du domaine du métropolitain d'Arles. Un siècle plus tard, en 551, la province ecclésiastique arlésiennne s'agrandit de l'évêché d'Uzès qui passe sous la métropole d'Arles. En 794, au concile de Francfort, les limites entre les provinces ecclésiastiques d'Arles et de Vienne sont à nouveau débattues. La province ecclésiastique d'Arles perd les diocèses d'Aix et d'Embrun, qui sont élevés au rang de métropoles. La province ecclésiastique d'Arles conserve cependant huit suffragants : Marseille, Toulon, Orange, Saint-Paul-Trois-Châteaux, Avignon, Vaison, Cavaillon et Carpentras. En 1475 Julien de la Rovere, le futur pape Jules II ...arrive à Avignon en 1474, pourvu par son oncle Sixte IV de la charge de l’évêché –rapidement devenu archevêché- ainsi que de la légation d’Avignon. Cf. site de la mairie d'Avignon, , à la mort de l'archevêque d'Arles, Philippe de Lévis, le pape Sixte IV réduit le diocèse d’Arles : il détache le diocèse d'Avignon de la province d'Arles, l'érige en métropole et lui attribue comme suffragants les évêchés comtadins de Carpentras, Cavaillon et Vaison. Le concordat de 1801 supprime l'archevêché d'Arles. Cependant le concordat du 11 juin 1817, le rétablit avec un certain nombre de suffragants, mais le projet n'est pas ratifié par les chambres Le 11 juin 1817, un projet de concordat rétablissant les sièges épiscopaux, propose Jean-Claude Le Blanc-Beaulieu, évêque de Soissons sur le siège d'Arles. Devant l'opposition des Chambres, le projet est retiré puis repris partiellement dans la loi du 4 juillet 1821 , loi qui sera cette fois-ci définitivement funeste à l'archevêché d'Arles.. Depuis 1822, l'archevêque d'Aix porte en même temps les titres d'Arles et d'Embrun.

Histoire du diocèse, de ses évêques et archevêques

L'Antiquité Tardive

IIIe siècle

Naissance probable du diocèse d'Arles; une lettre de saint Cyprien (Epistula LXVIII) adressée au pape Etienne pour la défense des chrétiens repentants de la ville d'Arles après les persécutions de Dèce mentionne pour la première fois le nom d'un évêque, Marcianus. Cette lettre est datée de 254 Lettre de Saint-Cyprien (Epistula LXVIII) adressée au pape Etienne Frère Cyprien à Étienne, Notre collègue Faustinus, de Lyon, un frère qui nous est très cher, m’a écrit à deux reprises en me disant que Marcianus qui est à Arles, porte contre les chrétiens repentants la très grave accusation d’hérésie, si bien que les serviteurs de Dieu qui se repentent, souffrent et implorent l’église dans les larmes, les gémissements et la douleur, se voient refusées la consolation et l’aide de la piété divine et de la douceur du Père ; alors qu’ils sont blessés, ils n’ont pas le droit de venir soulager leurs blessures, mais sans espoir d’apaisement et de communion, ils sont laissés en pâture aux loups et jetés en proie au diable. .
-Trophime d'Arles (?) (avant 250)
-Marcianus (avant 254 - après 257)

IVe siècle

Au début du siècle en 303 - 304, les persécutions de Dioclétien contre les chrétiens sont à l'origine d'une légende probablement vraie : le martyr de l'arlésien Saint-Genest. Cette anecdote rappelle l'implantation précoce du christianisme dans la cité. C'est sous cet empereur, à la fin du IIIe ou au début du IVe siècle, que le territoire du diocèse arlésien est réduit en Provence occidentale au profit de ceux d'Aix et de Marseille. Toutefois, l'importance de l'archevêché d'Arles au IVe siècle est illustrée par les conciles qui s'y tiennent respectivement en 314 sous la présidence de Marin et en 353 sous celle de Saturnin à la demande des empereurs romains.
-Marin (mentionné en 313–314)
-Nicaise (?)
-Saturnin (346–361), déposé au concile de Paris pour arianisme
-Concordius (361-† 385)
-Ingenuus (mentionné en 394-395)

Ve siècle

Au Ve siècle, les évêques d'Arles profitant du nouveau statut de leur cité s'efforcent d'unifier l'Église des Gaules sous leur seule juridiction apostolique. Ils y réussissent temporairement une première fois le 22 mars 417, lorsque le pape Zosime élève l'Église d'Arles au rang de primatiale des Gaules en faveur de son évêque Patrocle Cf. Fastes épiscopaux de l'ancienne Gaule de Louis Duchesne, pages 86-87 Le jeudi saint 22 mars 417, le pape Zozime ordonné quatre jours auparavant, délivra à l'évêque d'Arles Patrocle (NDLR - Patrocle se trouvait alors à Rome où il avait probablement participé à l'élection du pape) une lettre qui lui attribuait ou les reconnaissait, à lui et à ses successeurs, des pouvoirs considérables. L'évêque d'Arles devenait métropolitain, non seulement de la province Viennoise, mais encore des deux provinces de Narbonnaise Iere et de Narbonnaise IIeme. De plus le pape faisait de lui une sorte d'intermédiaire entre l'épiscopat des Gaules et le siège apostolique.. Le pape confirme ainsi le rôle important que tient alors Arles, nouvelle préfecture du prétoire des Gaules. Patrocle, devenu vicaire en Gaule, est investi du pouvoir de délivrer aux évêques les " lettres formées " sans lesquelles ils évêques ne peuvent s'absenter de leur diocèse et se présenter à Rome. Par ailleurs, par édit du 17 avril 418, reçu à Arles le 23 mai, cette cité est choisie comme lieu d'assemblée annuelle des sept-provinces du diocèse de Viennoise (Viennoise, Narbonnaise I et II, Aquitaine I et II, Novempopulanie et Alpes-Maritimes), laquelle assemblée doit se tenir chaque année entre le 13 août et le 13 septembre, en présence du préfet du prétoire, des gouverneurs des provinces, des nobles revêtus de dignités officielles et des députés des curies. Toutefois le privilège de Patrocle est annulé dès 418 par Boniface Ier, le successeur de Zosime. L'Église d'Arles qui est ensuite investie par des moines-évêques de l'abbaye de Lérins fondée vers 404 par Honorat d'Arles (Saint Honorat), est sanctionnée en 445 par le pape Léon 1 à la suite d'interventions imprudentes de son évêque Hilaire. Néanmoins dès 450, à la l'initiative de dix neuf évêques de Viennoise, Narbonnaise seconde et Alpes maritimes, il est demandé au pape Léon I de reconnaître à nouveau la pleine et entière primatie d'Arles et de son évêque Ravennius sur les Gaules. Ce qu'il fait en partie. Et à la fin du siècle, en mars 492, lorsque le pape Gélase Ier, écrit à Eone l'archevêque d'Arles, pour lui faire part de son élection et pour le charger d'en informer les évêques des Gaules, il reconnaît encore comme son prédécesseur la primatie de l’Église d’Arles. Vers l'an 500, la cité archiépiscopale comprend trois églises :
- la basilica Constantia, sur laquelle nous avons très peu d'informations mais il pourrait s'agir d'une ancienne église du début du IVe siècle (lieu du concile de 314 ?) batie sur un temple romain et devenue ensuite Sainte Marie Majeure, puis Notre Dame de la Major,
- ecclesa publica, l'ancienne cathédrale construite au milieu du IVe siècle dans la partie sud-est de l'Auture et dont les traces archéologiques ont été découvertes en décembre 2003,
- et la basilica beati et primi martyris Stéphani, bâtie au Ve siècle et qui devient à la fin de ce siècle la cathédrale de la ville (elle deviendra plus tard Saint-Trophime),
-Heros (408-412) - Héros, Tourangeau est moine et disciple de Martin. Il est nommé par Constantin III et chassé par Constance, tout comme son collègue, l'évêque d'Aix Lazare.
-Patrocle (412-† début 426) - Il meurt assassiné en 426 par le magister militum Felix.
-Hellade (début 426-fin 426) - Appelé parfois Euladius, son épiscopat éphémère est (encore) mis en doute par certains. Toutefois sa réalité est bien établie Cf. Article payant : EULADIUS OF ARLES, CHADWICK J Theol Studies.1945; os-XLVI: 200-205 .
-Honorat d'Arles (Saint Honorat) (début 427-† le 6 janvier 430)
-Hilaire (430-† le 5 mai 449)
-Ravennius (juin 449-† 456 ou 461?)
-Augustal (456-456 ou 461) - Existence contestée
-Léonce (456 ou 461-† fin 484)
-Eon (début 485-† le 17 août 502) On trouve également trace d'un certain archevêque Paulin, qui s'il a réellement existé aurait eu son épiscopat vraisemblablement au début de ce siècle Cf. L'archevêque Paulin qui écrivait au Ve siècle à propos de saint Genès : Illic (à Trinquetaille) sanguine, hic (aux Alyscamps) corpore (d'après Frédéric Tondeur, Camargue et Pays d'Arles, pages 62-63)..

Le Haut Moyen Âge

VIe siècle

La primatie d'Arles qui a pratiquement cessé de faire parler d'elle en 480, aussitôt après le retrait des grandes administrations romaines, revient sur le devant de la scène une trentaine d'années plus tard lorsque ces mêmes administrations se réinstallent dans la cité à la suite de la main mise en 508 de Théodoric le Grand sur la cité. En 513, le pape Symmaque donne à Césaire le droit de porter le pallium et en 514 fait de lui son représentant en Gaule et en Espagne. Après l'annexion de la Provence par les Francs en 536, des liens particuliers sont alors établis entre la royauté et l'évêché. En 540, un acte de donation de Childebert, fils de Clovis donne les pêcheries situées au Sud de l'Etang de Caronte probablement l'actuel quartier de Jonquières à Césaire. Les Archevêques d'Arles deviennent peu à peu des propriétaires terriens de la région. La désignation des évêques par les rois mérovingiens devient aussi la règle dans la seconde moitié du VIe siècle A la suite du Ve Concile d'Orléans (549). On voit alors des évêques et des rois prendre position commune contre le pape Le pape Pélage Ier à la suite de sa condamnation des « Trois Chapitres » et de son soutien aux décisions du Concile de Constantinople ayant été accusé en Gaule d’hérésie, doit répondre au roi Childebert et à l'archevêque d'Arles Sapaudus, unis dans cette démarche, qu’il partage bien la doctrine prônée par le pape Léon Ier et leur garantir qu’en aucune façon il ne sera une cause d’un schisme en Gaule. . La royauté mérovingienne a également son mot à dire dans la réorganisation des évêchés. Ainsi, en 551, l'évêché d'Uzès, sous l'épiscopat de l'évêque Firmin, passe sous la métropole d'Arles. L'autorité religieuse d'Arles est manifeste lorsqu'en 554, l'évêque Sapaudus réunit à Arles pour un concile les titulaires, ou représentants, des dix-huit diocèses appartenant aux anciennes provinces des Alpes-Maritimes, de Narbonnaise Seconde, et même avec Vaison, du sud de la Viennoise. Si après 554 et pendant plus d'un siècle les conciles ne se tiennent plus à Arles, l'archevêque de la ville préside de nombreux conciles nationaux : à Paris en 552 et 573, à Orléans en 541 et 549 ou en des villes plus proches telles que Mâcon en 581 et 585, Lyon en 570 et Valence en 574 Edouard Baratier (sous la direction de) - Histoire de la Provence, page 97.. Toutefois Arles perd peu à peu de son influence et, après de nombreux rebondissements au cours desquels l'archevêque de la ville reçoit le pallium - Auxanius en 545, Aurélien en 548, Sapaudus en 557, Virgile en 595 - le patriarche de Lyon devient le seul chef de l'Église des Gaules. L'autonomie des archevêques arlésiens se réduit également : par exemple en 586, l'archevêque d'Arles Virgile qui gérait, comme ses prédécesseurs, la perception les revenus des domaines ecclésiastiques en France, se voit chapeauté par instruction papale, par l'évêque d'Aix chargé de le contrôler Cf. Histoire de la Provence sous la direction d'Edouard Baratier, page 96. Il est possible que cette perte d'influence résulte du déplacement du pouvoir politique vers le nord de la France à la suite du rattachement, pourtant souhaité par les archevêques d'Arles, de la Provence aux Francs en 536.
-Césaire d'Arles (décembre 502-† le 26 août 543)
-Auxanius (543-546)
-Aurélien (546-† le 16 juin 551)
-Sapaudus (552-† 586)
-Licerius (586-† 588) - nommé par Gontran, mort de la peste
-Virgile d'Arles (588-601 ou 610)

VIIe siècle

L'Église d'Arles tombe au fil du VIIe siècle dans une profonde décadence alimentée par la brutalités des mœurs et l'ignorance de plus en plus grande des clercs. Si en 613, Florianus se voit encore conférer le pallium et le vicariat, l'archevêché d'Arles s'efface progressivement dans les années qui suivent. On mentionne encore un concile tenu à Arles en 682 sous la direction de Felix, puis après 683, plus rien. Les patrices mettent la main sur la plupart des biens ecclésiastiques et il est probable que le diocèse d'Arles ait été sans évêque pendant de longues années. En tout cas, la liste des archevêques comporte de grandes lacunes dans ce siècle et le suivant.
-Florianus (mentionné en 613), successeur de Virgile
-Theodose (632 - 650)
-Jean Ier (vers 651 - 668)
-Felix (vers 679 - 682)
-Wolbertus (mentionné en 683) - probablement le premier d'origine franque
-Aucun évêque n’est mentionné à Arles de 683 à 788

VIIIe siècle

Charles Martel après avoir ravagé la Provence distribue les biens ecclésiastiques à ses leudes. Les évêchés en ruines sont dans les mains des laïques et les monastères sont dévastés par les bandes de mauresques. À Arles un seul évêque est connu de cette période : Elifantus.
-Elifantus (788-794) - En 794, au concile de Francfort, l'archevêché d'Arles est éclaté en trois (les diocèses d'Embrun et d'Aix deviennent indépendants)

IXe siècle

La renaissance carolingienne améliore le triste état de l'église arlésienne. Sur l'ordre de Charlemagne le concile d'Arles de 813 contribue à la restauration du temporel des l'églises provençales d'Arles et de Marseille. L'empereur associe étroitement les évêques à l'administration et à partir de cette époque, les prélats arlésiens participent aux assemblées des grands et aux luttes liées à la désagrégation de l'Empire. En 815, l'archevêque d'Arles Jean II est envoyé par Louis le Pieux à Ravenne pour réconcilier le pape et l'archevêque de Ravenne. Le gouvernement impérial favorise aussi la reconstitution du temporel ecclésiastique; les biens de l'Église, augmentés des legs et donations constituent une mense unique gérée par les archevêques qui disposent aussi d'abbayes dont ils nomment les abbés ou qu'ils dirigent personnellement Au début du Xe siècle, l'archevêque d'Arles Manassès (920-962) possède les trois abbayes d'Aniane, de Goulargues et de Cruas (cf. Histoire de la Provence sous la direction d'Edouard Baratier, page 117).Finalement à la fin du IXe siècle, le pouvoir temporel et le prestige des archevêques d'Arles dominent l'Église provençale. Ainsi au printemps 878, Boson et l'évêque d'Arles Rostang accueillent à Arles le pape Jean VIII qui fuit l'Italie. À cette occasion, Rostang reçoit le pallium. Peu de temps après, en octobre 879, à Mantaille (près de Valence, dans la Drôme), Boson se fait sacrer Roi de Provence avec l'appui de l'évêque d'Arles. Seuls trois prélats provençaux, dont l'archevêque d'Arles, sur vingt-trois au total et onze présents soutiennent cette prise de pouvoir ce qui souligne l'engagement fort de l'épiscopat arlésien auprès des princes bourguignons dès cette époque. Quelques années plus tard en 890, le même prélat participe activement à la réunion de Valence qui organise un royaume de Provence autour du roi Louis III, le fils de Boson.
-Rustan (mentionné en 806)
-Jean II (811-816 ou 819) - il aurait commencé à fortifier les côtes de Camargue contre les Sarrasins
-Nothon / Noto (819 ou 824-844 ou 850)
-Rotland (850 ou 852-† le 18 septembre 869) - enlevé et tué par les Sarrasins en septembre 869 lors d'un raid en Camargue
-Walter ?
-Rostang (ou Rostaing) (871-914)

Le Moyen Âge

Xe siècle

On a pu parler de la prépondérance écrasante de l'archevêque d'Arles (J.-P. Poly). L'archevêque d'Arles devient le seul métropolitain en Provence. Il réussit à placer à la tête des évêchés des clercs de son entourage. Les évêques de Fréjus, de Vaison, de Venasque, résident à Arles et exercent les fonctions de prévôt du chapitre. Les évêques ne jurent plus fidélité au roi, mais à l'archevêque d'Arles. Les archevêques deviennent également à cette époque de grands propriétaires fonciers. L'inventaire du domaine de l'archevêque Manassès, établi peu après son décés vers 961, montre qu'il possédait des propriétés qui s'étendaient sur la totalité du territoire du diocèse d'Arles, notamment en Argence, Autavès, Camargue et Crau Marin Aurell, Jean-Paul Boyer, Noël Coulet - La Provence au Moyen Âge, page 20. L'importance des archevêques du résulte aussi d'un pouvoir qui n'est pas encore diminué ni par les monastères ni par les papes. Mais l'Église d'Arles, comme plus généralement celle de Provence, doit commencer à composer avec les grandes familles comtales et vicomtales qui à partir de la seconde moitié du Xe siècle essayent de faire entrer la mense ecclésiastique dans leur patrimoine familial.
- …
-Manassès d'Arles (920-961) - Neveu d'Hugues d'Arles
-Ithier (avant mars 963-981)
-Anno (981-994)

XIe siècle

:Alors vinrent des évêques qui n’en étaient pas, mais bien des loups rapaces, envahisseurs simoniaques, publiquement mariés… c’était là non des pasteurs, mais des mercenaires ; ils ne gardaient pas les brebis, mais tondaient la laine et suçaient le lait. Cette notice, rédigée lors d'un concile d’Avignon est révélatrice de la situation de l’Église provençale tombée aux mains des laïcs. Les familles de la région mettent la main sur les sièges épiscopaux et sur les chapitres. Le XIe siècle voit aussi le développement du chapître ecclésiastique, qui accapare progressivement des ressources de l'archevêché. A partir du milieu du XIe siècle apparaissent les temps nouveaux de la Réforme Grégorienne, réforme qui s'efforce de récupérer les biens épiscopaux. Et à Arles comme ailleurs, elle produit de fortes tensions entre le pape, les archevêques, le comte et les grandes familles aristocratiques.
-Pons de Marignane (1005-1029) - En 1029, il se retire à l'Abbaye Saint-Victor de Marseille
-Raimbaud de Reillanne dit aussi Raimbaud d'Arles (mai 1030-† le 18 février 1069)
-Aicard d'Arles, appelé parfois en raison de ses origines Aicard de Marseille (1070-1080), en réalité il usurpe l'archevêché d'Arles entre 1080 et 1098, puis après un intermède, entre 1108 et 1113)
- 1080-1098 : Aicard d'Arles est déposé par le pape en 1080-1081, mais les Arlésiens interdisent l'entrée de la cité à Gibelin, son successeur désigné. Aicard usurpe alors le titre et la fonction d'archevêque d'Arles, probablement jusqu'en 1098. À propos de cette situation, il convient de souligner l'attitude du pape Urbain II : de passage en France en 1095-1096 pour précher la première croisade (Concile de Clermont en 1095), Urbain II sillonne les villes du Languedoc et de Provence (Montpellier, Nimes, Saint-Gilles, Avignon, Aix, ...) tout en évitant soigneusement la cité d'Arles alors aux mains d'un évêque banni.

XIIe siècle

Entre 1096 et 1119, l'Église profite de l'absence des dynasties locales, parties en croisade, pour mettre de l'ordre dans sa hiérarchie, plaçant des réformateurs à la tête de ses évêchés. À Arles, la rebellion épiscole d'Aicard de la fin du XIe siècle entraine un déclin du diocèse arlésien jusqu'aux années 1150. Ainsi le 3 février 1112, le mariage de comte de Barcelone Raimond Bérenger et de Douce, la fille aînée de Gerberge de Provence, comtesse de Provence se déroule à Saint-Victor de Marseille et non à Arles, alors capitale du comté de Provence, probablement en raison des attaches catalanes de l'abbaye Saint-Victor, mais plus certainement à cause de la présence de l'évêque banni Aicard sur le diocèse arlésien à cette date. En Provence, on assiste après les graves tensions de la période grégorienne à une normalisation des relations entre les évêques et les grands laïcs de manière concomittante à la diffusion des usages féodo-vassaliques au bénéfice des seigneuries ecclésiastiques. L'archevêque Raimon de Montredon, comme par la suite ses successeurs, se préoccupe de préciser la nature des relations qui lient l'Église aux fidèles laïcs qui tiennent d'elle certains de leurs domaines. Il se montre d'abord soucieux de consolider et de développer le patrimoine de la mense épiscopale Cf. , ainsi les inventaires successifs de son début d'archiépiscopat (Florian Mazel - La noblesse et l'Eglise en Provence, fin Xe-début XIVe siècle, page 281) et prend également grand soin de la prestation des serments qu'il estime lui être dus. Ainsi, par exemple, en 1142, Peire de Lambesc qui reçoit en fief de l'archevêque Raimon — en contrepartie de l'abandon de ses droits sur Salon — les castra de Vernègues et d' Avallon, doit prêter un serment de fidélité qui l'oblige explicitement à l'hommage, à l'aide (« servicium »), à une albergue de vingt chevaliers et à devoir rendre les deux castra sur simple requête de l'archevêque. Cependant les grands seigneurs comme ceux des Baux ou de Marseille, échappent à ce traitement et bénéficient de la poursuite des relations traditionnelles, plus égalitaires Voir l'article de Florian Mazel, « Seigneurie épiscopale, aristocratie laïque et structures féodo-vassaliques en Provence au XIIe siècle », dans la revue « Rives nord-méditerranéennes », Aspects du pouvoir seigneurial de la Catalogne à l'Italie (IXe – XIVe siècles). En ce qui concerne les Baux, compte tenu de la position dominante de cette famille parmi les grands laïcs de la région, Raimon de Montredon comprend en effet rapidement l'intérêt à s'entendre avec ces seigneurs qui disposent en outre d'une certaine influence sur le comte de Saint-Gilles avec lequel le siège d'Arles est en délicatesse à propos des terres d'Argence depuis le début du Cf. Florian Mazel - La noblesse et l'Eglise en Provence, fin Xe-début XIVe siècle, page 281. A la fin du siècle, les archevêques Pierre Isnard (1183-1190) et Imbert d’Eyguières Pour mémoire, la famille d'Eyguières est une alliée fidèle de celle des Baux(1191-1202) féodalisent toutefois les relations entre l’archevêché et cette puissante famille aristocratique au prix d’un doublement des domaines inféodés à cette lignée. Après avoir reçu la seigneurie de Salon-de-Provence, les archevêques d'Arles en font leur résidence principale. La richesse du terroir, la protection offerte par le château de l'Empéri d'une part et l'agitation urbaine d'Arles avec la création du consulat d'autre part, expliquent ce choix dans une période troublée par les guerres et les révoltes. La ville et son château sont ainsi liés pendant sept siècles à la temporalité de l'Église d'Arles. On peut également noter que dès la seconde moitié du , les archevêques d'Arles se font inhumés dans la cathédrale Saint-Etienne. Néanmoins à partir de 1180, l'importance de l'archevêché d'Arles passe progressivement au second rang, derrière celle d'Aix où les comtes de Provence viennent d'établir leur résidence comtale.
-Gibelin (officiellement 1080, en réalité vers 1098-1099, décembre 1107 ou † décembre 1112) - légat du pape et patriarche de Jérusalem
- 1107-1115 : vacance entre décembre 1107 -date du départ de Gibelin en Palestine- et octobre 1115 -date de l'élection d'Atton de Bruniquel-. Toutefois certains historiens (Florian Mazel) suggèrent que l'archevêque Aicard aurait pu retrouver son diocèse entre 1107 et 1113 date où ils situent sa mort.
-Atton de Bruniquel (6 octobre 1115-† le 6 mars 1129)
-Bernard Guerin/Garin (1129/août-† le 2 mars 1138) - légat du pape
-Guillaume Monge (1139 ?-† le 1 janvier 1142) - légat du pape
-Raimon de Montredon (1142-† le 16 avril 1160) - ancien chanoine de Nîmes, archidiacre de Béziers et évêque d’Agde
-Raimon de Bollène (1163-† le 22 juin 1182) - inhumé à Saint-Trophime.
-Pierre Isnard (1183-† 1190) - ancien chanoine d’Arles et évêque de Toulon.
-Imbert d’Eyguières (9 octobre 1191-† le 20 juillet 1202) - ancien chanoine et sacriste d’Arles.

XIIIe siècle

L'épiscopat de Jean Baussan marque un tournant dans l'histoire de l'archevêché d'Arles. A la suite de la création du nouveau pouvoir urbain de la cité, la Confrérie, la ville s'oppose à son archevêque notamment en 1236-1237 puis en 1245-1250. Jean Baussan sollicitant l'aide non désintéressée du comte de Provence Charles Ier d'Anjou dans ce conflit, perd la plupart de ses prérogatives temporelles sur la ville. En 1300, Arles possède 15 églises dont 14 intra-muros, soit plus que n'importe quelle ville de Provence Cf. Louis Stouff, L'Eglise et la vie religieuse à Arles et en Provence au Moyen Age, page 9..
-Michel de Morèse (août 1202-† le 21 juillet 1217) - ancien prévôt d’Arles, inhumé à Saint-Trophime.
-Uc Béroard (27 mars 1218-† le 18 novembre 1232) - ancien prévôt de Marseille, inhumé à Saint-Trophime.
-Jean Baussan (27 juillet 1233-† le 24 novembre 1258) - ancien archidiacre de Marseille et évêque de Toulon.
-Bertran Malferrat (25 novembre 1258-le 25 mai 1262) - ancien prévôt d’Arles
-Florent (28 novembre 1262-† le 29 juin 1266) - ancien chanoine de Laon et évêque de Saint-Jean-d’Acre
-Bertran de Saint-Martin (11 octobre 1266-juin 1273) - ancien évêque de Fréjus (1248-1264), d’Avignon (1264-1266) puis cardinal-évêque de Sainte-Sabine (1273-† le 29 mars 1277); il est le premier archevêque d'Arles nommé cardinal.
-Bernard de Languissel (4 février 1274-1281) - nommé ensuite cardinal-évêque de Porto, il décède le 23 juillet 1291
-Bertrand Amalric (20 décembre 1281-31 mars 1286) - ancien chanoine de Reims
-Rostaing de la Capre (5 août 1286-† le 22 août 1303) - ancien chanoine et « operarius » d’Arles, inhumé à Saint-Trophime. Note : un Bernard II de Languissel est mentionné comme évêque mort à Rome en 1294. Il fait un leg à Saint-Trophime avec obligation d'y bâtir une chapelle en l'honneur de Saint-Pierre Congrès archéologique de France - 184 session : Pays d'Arles - 1976, page 470.

Le Moyen Âge Tardif

XIVe siècle

Si le s'est terminé de façon catastrophique pour l'archevêché d'Arles avec la perte du pouvoir temporel, le ne lui est pas plus favorable : recul démographique affectant les clercs et entraînant la disparition de paroisses urbaines (peste de 1347-1348), destruction des églises du faubourg (guerres de 1355 à 1398), et surtout installation de la papauté à Avignon en 1309 avec le pape Clément V. En résidant à Avignon et en se réservant le gouvernement de l'Église de ce diocèse, les papes deviennent des évêques suffrageants du prélat arlésien et affaiblissent donc son autorité de métropolitain. La proximité de la papauté affecte aussi le recrutement des archevêques. Autrefois d'origine provençale ou languedocienne, les prélats d'Arles sont désormais des compatriotes ou des parents dont on veut récompenser les services L'avènement de l'antipape Clément VII ouvre ainsi la voie des sièges arlésiens à des prélats d'origine savoyarde comme François de Conzié (1388-1390).. Ils sont également des oiseaux de passage dans un diocèse qui n'est qu'une étape de leur carrière ecclésiastique et plusieurs occupent même de hautes fonctions à la cour pontificale : à la Rote (Guillaume de la Garde), à la Chancellerie (Gaillard de Saumate), aux causes apostoliques (François de Conzié). Trois d'entre eux sont camériers (Gasberg de Laval, Pierre de Gros, François de Conzié). Deux sont enfin cardinaux (Jean de Rochechouard et Pierre de Gros). Ils sont donc peu présents dans leur diocèse et Arles cesse d'être la résidence de ses archevêques. À la fin du siècle, au début du Grand Schisme (1378-1418), les comtes de Provence profitent de la situation pour usurper des droits de l'Église d'Arles.
- Peire de Ferrières (30 janvier 1304 - 21 septembre 1307) - ancien doyen du chapitre du Puy, maître dans les deux droits, chapelain du pape, chancelier du roi Charles II de Sicile, évêque de Lectoure, évêque de Noyon
- Arnaud de Faugères (1307 - 1309 ou 1310)
- Gaillard de Faugères (19 décembre 1310 - † le 12 septembre 1317)
- Gaillard de Saumate (1318 - 1323), évêque de Riez (1317 - 1318)
- Gasbert de Valle / de La Val (1323 - 1341)
- Jean de Cardone (1341 - 1348)
- Étienne Aldebrand (1348 - 1350)
- Étienne de La Garde (1351 - † le 19 mai 1361)
- Guillaume de La Garde (16 juin 1361 - 1374), neveu du précédent. Chancelier de l'église de Beauvais, diacre, notaire du pape, évêque de Périgueux (1348 - 1361)
- Melchior de Brunswick (21 juin 1378) ? (douteux) : indiqué par Albanes dans son Gallia Christ. noviss.
- Pierre de Cros Pierre (1374 - 1388), archevêque de Bourges, puis archevêque d'Arles ; nommé cardinal par l'antipape Clément VII
- François de Conzié / Conzieu (1388 - 1390), archevêque de Narbonne (1391-1432), chamberlain du pape et oncle de Louis Aleman.
- Jean de Rochechouart (1390 - † 1398), évêque de Saint-Pons, archevêque de Bourges, puis archevêque d'Arles et évêque d'Ostie ; nommé cardinal par l'antipape Clément VII
- Pierre Blavi / Blau ?
- vacance de 1398 à 1404

XVe siècle

Au début du XVe siècle les archevêques d'Arles, principalement Jean Allarmet de Brogny et Louis Aleman, tous deux cardinaux, sont des acteurs majeurs de l'Église, alors secouée par le Grand Schisme puis par le concile de Bâle.
- Jean Allarmet préside le concile de Constance (1414-1418) qui met fin au Grand Schisme.
- Au Concile de Bâle, en 1439, l'archevêque d'Arles Louis Aleman participe activement à la déposition du pape Eugène IV et à l'élection d'Amédée VIII, duc de Savoie, connu dans l'histoire comme l'antipape Felix V. À la suite de cet évènement, Louis Aleman est excommunié pendant 10 ans par Eugène IV qui ne le rétablit qu'en 1449 dans sa fonction archiépiscopale. Entre la fin du et le début du , le nombre d'églises de la ville diminue, soit à la suite des guerres pour Notre-Dame-de-Beaulieu, la seule située hors des murs, soit à la suite de regroupements. Arles passe ainsi de 15 à 11 paroisses. Ces paroisses deviennent des bénéfices ecclésiastiques tenus par des prieurs et dépendant d'institutions diverses telles l'abbaye de Montmajour, le chapitre de Notre-Dame-des-Doms d'Avignon ou celui de Saint-Trophime de la ville. Sources de revenus, elles sont recherchées et disputées. Parfois mises aux enchères, les paroisses sont dans la plupart des cas arrentées pour une durée comprise entre 1 an et 5 ans à des curés fermiers, appelés capellani curati, qui peuvent s'associer et imiter les prieurs. Si les prieurs, fils de notables, sont d'origines arlésiennes ou languedociennes, les curés sorte de prolétariat ecclésiastique nomade Cf. Emmanuel le Roy Ladurie. viennent en grande majorité de Provence ou des régions rhodaniennes Cf. Louis Stouff, L'Eglise et la vie religieuse à Arles et en Provence au Moyen Age, pages 12-16.. Sous le règne du roi René, il existe une sorte de concordat de fait entre le prince qui s'efforce malgré les protestations du pape de se faire attribuer un grand nombre de bénéficie et la papauté. Toutefois, deux incidents montrent que la papauté prend l'avantage vers les années 1470. En 1472, lorsque le pape Sixte IV nomme Urbain de Fiesque sur l'évêché de Fréjus, le roi essaye sans succès pendant plus de quatre ans de s'opposer à ce choix. De même en 1475, quand ce même pape crée au profit de son neveu une nouvelle province ecclésiastique au détriment de celle d'Arles, l'irritation du prince est très vive. En effet en 1475, à la mort de Philippe de Lévis, le pape Sixte IV réduit le diocèse d’Arles : il détache le diocèse d'Avignon attribué en 1474 à son neveu Julien de la Rovere, le futur pape Jules II, de la province d'Arles, l'érige en archevêché et lui attribue comme suffragants les évêchés comtadins de Carpentras, Cavaillon et Vaison. Les archiépiscopats d'Eustache de Lévis et de son successeur Nicolas de Cibo marquent la fin du monnayage d'Arles.
-Artaud de Mélan / Méhelle (17 décembre 1404-† 1 novembre 1410), évêque de Sisteron (1382-1404)
-Paul de Sade (13 novembre 1410), évêque de Marseille - Elu par le Chapitre d'Arles, son élection n'est pas validée par le pape ou plutôt l'antipape Jean XXIII qui impose Jean Allarmet de Brogny.
-Jean Allarmet de Brogny dit Cardinal de Brogny (1410-1423) - Evêque de Viviers, d'Ostia, archevêque d'Arles et cardinal, il meurt à Rome le 16 février 1426
-Louis Aleman (décembre 1423-† le 16 septembre 1450) - Evêque de Maguelone, archevêque d'Arles et cardinal, il meurt de la peste à Salon
-Entre 1440 et 1449, Louis Aleman étant excommunié, le diocèse d'Arles est sans archevêque. Robert Damiani, partisan zélé du roi René, évêque de Tibériade puis à partir de 1447 archevêque d'Aix, remplit alors les fonctions épiscopales dans ce diocèse.
-Pierre de Foix dit Pierre Ier Le Vieux de Foix (1450-1463), cardinal
-Philippe de Lévis (7 mai 1463 ?-† le 11 novembre 1475) - Archevêque d'Auch (1454-1462), d'Arles (1463-1475); nommé cardinal en 1473 par Sixte IV
-Eustache de Lévis (1475-† le 22 avril 1489), frère de Philippe et cardinal
-Nicolas de Cibo (1489-1499)

L'Ancien Régime

XVIe siècle

-Jean Ferrier Ier (1499-1521), inhumé à Saint-Trophime.
-Jean Ferrier II (1521-1550), neveu du précédent; inhumé à Saint-Trophime.
-Jacques du Broullat (1550-1560) - déposé pour apostat
-Cardinal Robert de Lenoncourt (7 février 1560-† le 2 février 1561)
-Antoine d'Albon (1561-1562) - Successivement archevêque d'Arles puis de Lyon (1563-1573), il décède le 24 septembre 1574.
-Hippolyte d'Este (1562-1566), ancien evêque d'Auch (1551-1563), cardinal
-Prosper de Sainte-Croix (1566-1574), cardinal
-Silvio de Sainte-Croix Silvio (1574-1598) - En 1575, il cède le seigneurie de Trinquetaille aux consuls d'Arles
-Oratio Montano (1598-1603)

XVIIe siècle

Le XVIIe siècle correspond à la Contre-Réforme. À Arles, ce mouvement se traduit par une phase d'embellissement du bati diocésain (Capucins, Carmes) et un regain d'évangélisation des campagnes, notamment en Camargue où de nombreuses nouvelles églises sont édifiées (Villeneuve, Galléjon, Boismeaux).
-Gaspard du Laurent (ou Laurenti) (1603-1630) - né à Belvédère (Alpes-Maritimes), abbé de Sénanque, frère d'André médecin du roi Henri IV et de la reine Marie de Médicis
-Jean Jaubert de Barrault (1630-† le 30 juillet 1643)
-François Adhémar de Monteil de Grignan (1644-† le 9 mars 1689)
-Jean-Baptiste Adhémar de Monteil de Grignan (1689-† le 11 novembre 1697), neveu du précédent

XVIIIe siècle

L'archevêché d'Arles disparait à la Révolution. C'est en effet le 12 juillet 1790 que l'Assemblée nationale décide d'abolir le siège archiépiscopal et le Chapitre de cette cité.
-François de Mailly (1697-1710) - nommé ensuite archevêque de Reims en 1710, puis cardinal le 29 novembre 1719, il décède le 13 septembre 1721
-Jacques II de Forbin-Janson (Pâques 1711-† le 13 janvier 1741)
-Jacques Bonne-Gigault de Bellefonds (1741-14 mars 1746) - Evêque de Bayonne, archevêque d'Arles, puis de Paris où il meurt peu de temps après sa nomination, le 20 juillet 1746
-Jean-Joseph Chapelle de Saint-Jean de Jumilhac (1746-† le 20 février 1775) - Evêque de Vannes, puis archevêque d'Arles
-Jean-Marie du Lau d'Allemans (1 octobre 1775-† le 2 septembre 1792) - Évêque de Grenoble, puis dernier archevêque d'Arles, il est massacré aux Carmes à Paris, lors de la Terreur révolutionnaire ; béatifié, le 26 octobre 1926.

Aujourd'hui

Depuis 1801, Arles fait partie de l'Archidiocèse d'Aix-en-Provence, qui, depuis 1822 porte en même temps les titres d'Arles et d'Embrun.

Notes

Voir aussi

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Sujets connexes
Abbaye de Lérins   Abbaye de Montmajour   Abbaye de Saint-Victor de Marseille   Aicard d'Arles   Aix-en-Provence   Alpes-Maritimes   Amédée VIII de Savoie   Anno   Antipape   Antoine Ier d'Albon   Archevêché   Archevêque   Archidiacre   Archidiocèse   Archidiocèse d'Aix-en-Provence   Argence   Arianisme   Arles   Artaud de Mélan   Assemblée constituante de 1789   Atton de Bruniquel   Aurélien d'Arles   Avallon   Avignon   Belvédère (Alpes-Maritimes)   Bertran de Saint-Martin   Boniface Ier   Boson V de Provence   Béatification   Béziers   Camargue   Camérier   Cardinal (religion)   Carmes   Carpentras   Catholicisme   Cathédrale Notre-Dame des Doms d'Avignon   Cavaillon   Chanoine   Charlemagne   Charles II d'Anjou   Charles Martel   Chef-lieu   Childebert   Childebert Ier   Château de l'Empéri   Clément V   Clément VII (antipape)   Concile   Concile d'Orléans   Concile de Bâle   Concile de Constance   Conciles d'Arles   Concordat   Concordat du 11 juin 1817   Concordius   Confrérie des bailes   Constance III   Constantin III (Rome)   Contre-Réforme   Crau   Césaire d'Arles   Diocèse   Eon d'Arles   Eugène IV   Eustache de Lévis   Firmin d'Uzès   Florent (archevêque)   Francs   François Adhémar de Monteil   François de Mailly   Gasbert de Valle   Gaule   Gaule narbonnaise   Gerberge de Provence   Grand Schisme   Grand Schisme d'Occident   Gélase Ier   Gérard Cholvy   Henri IV de France   Heros   Hilaire d'Arles   Hippolyte d'Este   Histoire d'Arles   Hommage   Honorat d'Arles   Hugues d'Arles   Hérésie   Ithier   Jacques Bonne-Gigault de Bellefonds   Jacques II de Forbin-Janson   Jacques Marie Trichaud   Jean-Baptiste Adhémar de Monteil de Grignan   Jean-Joseph de Jumilhac   Jean Allarmet de Brogny   Jean Baussan   Jean II d'Arles   Jean Jaubert de Barrault   Jean Marie du Lau   Jean VIII (pape)   Jean XXIII (antipape)   Jean de Rochechouart   Jules II   Languedoc   Leude   Liste des archevêques d'Auch   Liste des archevêques de Bourges   Liste des archevêques de Lyon   Liste des archevêques de Narbonne   Liste des archevêques de Reims   Liste des patriarches latins de Jérusalem   Liste des évêques d'Agde   Liste des évêques d'Uzès   Liste des évêques de Bayonne   Liste des évêques de Carpentras   Liste des évêques de Cavaillon   Liste des évêques de Fréjus   Liste des évêques de Grenoble   Liste des évêques de Lectoure   Liste des évêques de Marseille   Liste des évêques de Noyon-Tournai   Liste des évêques de Nîmes   Liste des évêques de Riez   Liste des évêques de Saint-Pons-de-Thomières   Liste des évêques de Sisteron   Liste des évêques de Soissons   Liste des évêques de Toulon   Liste des évêques de Vaison   Liste des évêques de Vannes   Liste des évêques et archevêques d'Avignon   Liste des évêques puis archevêques de Paris   Louis Aleman   Louis Duchesne   Louis III l'Aveugle   Louis le Pieux   Lyon   Léon Ier (pape)   Léonce (évêque)   Manassès d'Arles   Marie de Médicis   Marseille   Martin   Mâcon   Métropole   Novatien   Nîmes   Orléans   Pallium   Pape   Paris   Patrocle d'Arles   Peire de Ferrières   Persécution de Dioclétien   Persécution de Dèce   Peste   Peste noire   Philippe de Lévis   Pierre Isnard   Pierre de Foix   Pons de Marignane   Prosper de Sainte-Croix   Provence   Province ecclésiastique   Pélage Ier   Raimbaud de Reillanne   Raimon de Montredon   Raimond-Bérenger III de Barcelone   Ravenne   Ravennius   Reims   Renaissance carolingienne   Robert Damiani   Rote romaine   Réforme grégorienne   Révolution   Saint-Genest   Saint Faustin   Saint Trophime   Sainte-Sabine   Salon   Salon-de-Provence   Sapaudus   Saturnin d'Arles   Schisme   Sixte IV   Suffragant   Symmaque (pape)   Terreur (Révolution française)   Théodoric le Grand   Urbain II   Vaison-la-Romaine   Valence (Drôme)   Vernègues   Vicomtes de Marseille   Zosime   Zosime (pape)  
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